Françoise Chandernagor

  • Césarée : un port qui ressemble à celui d'Alexandrie, un phare bâti sur le modèle de Pharos, et, au premier plan, un palais royal aux colonnades de marbre grec. Séléné, la fille de Cléopâtre, peut se croire revenue « chez elle », dans cette Égypte dont les Romains l'ont arrachée à l'âge de dix ans. Mais Césarée n'est pas Alexandrie, et si Auguste l'a libérée, c'est pour la marier en Afrique au prince « barbare » qui gouverne la Maurétanie, immense pays formé par le Maroc et l'Algérie d'aujourd'hui. À la surprise de Séléné, ce roi berbère se révèle aussi beau et cultivé qu'il est riche et puissant. Mais on ne renoue pas la chaîne des temps. Pour la fille des Pharaons, prisonnière de son passé, la nuit de noces tourne au cauchemar... avant que les jeunes époux, tous deux issus de lignées détruites par Rome, ne parviennent peu à peu à s'apprivoiser, à faire de leur capitale un haut lieu de la culture grecque, et à fonder une dynastie capable de venger un jour leurs familles. Après Les Enfants d'Alexandrie et Les Dames de Rome, Françoise Chandernagor déroule un autre chapitre de la vie étonnamment romanesque de l'unique descendante d'Antoine et Cléopâtre. Elle nous transporte d'un souffle puissant dans un monde d'or et de sang disparu depuis deux mille ans.

  • De ses amours avec César et Marc Antoine, Cléopâtre eut quatre enfants. Seule Séléné survécut au destin tragique de la reine d'Egypte. Âgée de dix ans lors de la prise d'Alexandrie, elle n'oublia jamais l'anéantissement de sa famille, de son royaume, de sa dynastie, de ses dieux. Prisonnière en terre étrangère, elle vécut dès lors pour venger ses frères et faire survivre dans le monde des vainqueurs la lignée des vaincus.
    Avec la sensibilité d'écriture et la force romanesque qui ont fait de L'Allée du Roi un classique, Françoise Chandernagor s'empare du destin de la dernière des Ptolémées et questionne un passé deux fois millénaire. Une fresque grandiose. Françoise Chandernagor porte son Egypte à bras-le-corps avec cette aisance, ce brio que confère une passion intelligente.

  • " je ne mets point de borne à mes désirs ", disait celle qui fut presque reine de france...
    de sa naissance dans la prison de niort à sa mort dans la douce retraite de saint-cyr, de l'obscure pauvreté de son enfance antillaise à la magnificence de la cour, de la couche d'un poète infirme à celle du roi-soleil, de la compagnie joyeuse de ninon de lenclos et de ses amants au parti pris de dévotion de l'âge mûr, quel roman que cette vie !
    à partir d'une documentation considérable et en recourant aux écrits, souvent inédits, de la marquise de maintenon, françoise chandernagor a su restituer, à travers des " mémoires apocryphes " qui ont la séduction de la langue du xviie siècle, le vrai visage d'une femme méconnue, témoin sans pareil d'une époque fascinante.

  • Rome la rouge, Rome la sanglante a vaincu. Lorsque Séléné, la fille de Marc Antoine et de Cléopâtre, y pénètre, enchaînée à son jumeau lors du triomphe d'Octave, elle n'entend que les hurlements de la foule et les cris des prisonniers qu'on traîne. La petite captive, bientôt seule survivante de sa fratrie, est confiée à Octavie, soeur du nouveau maître et première dame de Rome, mère nourricière de nombreux orphelins de haute lignée. Séléné grandit au sein de cette tribu impériale. Tandis qu'Octave Auguste impose au monde sa puissance tyrannique, Séléné s'imprègne peu à peu de cette culture qu'elle rejetait. Mais, en secret, la jeune fille refuse d'oublier que sa nouvelle patrie fut l'ennemie jurée de sa mère, et rêve de vengeance... Entre splendeur et cruauté, une fresque puissante où l'on suit le destin de Séléné, la princesse mélancolique des Enfants d'Alexandrie.

  • Françoise Chandernagor nous convie à la lecture des textes de femmes poètes francophones de tous horizons et nous raconte leurs vies si souvent tumultueuses. De ces regards de femmes sur l'amour émerge peu à peu, au sein d'un patrimoine poétique jusqu'ici essentiellement masculin, un chant singulier.
    De la très sensuelle Béatriz de Die à la romantique Marceline Desbordes-Valmore, de la sulfureuse Renée Vivien à la pieuse Marie Noël, des « troubadouresses » aux « garçonnes », des plumes québécoises aux plumes libanaises, voici un panorama incomparable de l'amour à travers neuf siècles d'expression poétique.

  • Ce livre est un roman dont les héros sont les quatre frères de Jésus : Jacques, José, Simon et Jude. Mais bien qu'ils soient ici des personnages romanesques, je ne les ai pas inventés : leur existence est attestée par de nombreux textes canoniques. Jacques fut même le chef de l'Église de Jérusalem en un temps où la Rome chrétienne n'existait pas.
    Restait à imaginer la vie de cette famille peu ordinaire dans la Palestine occupée par les Romains : tandis que les disettes s'enchaînent, que les tensions politiques s'exacerbent et que les sectes religieuses se multiplient, les massacres succèdent aux révoltes et le peuple, épuisé, attend le Jugement dernier.
    Au soir de sa vie, Jude, le dernier des frères, se souvient et raconte...
    F. C.
      Le lecteur de Françoise Chandernagor est de nouveau émerveillé du naturel, de la grâce sans ornements, du laconisme de son écriture, et de sa capacité de s'adapter aux époques les plus différentes... Elle est une grande romancière et une grande historienne. Paul Veyne. 

  • Ruiné par des affairistes sans scrupules, le comte de Breyves s'est donné la mort : au XVIIIe siècle, pire qu'un malheur, un scandale. Veuve à trente ans, sans appuis, sans fortune, sa femme fuit Paris et la Cour pour se réfugier dans une campagne éloignée avec son fils Alexis, âgé de sept ans. Désormais, elle va consacrer sa vie à cet enfant. Avec une idée fixe : le rendre invulnérable. D'Alexis, si gai et charmeur, Madame de Breyves veut faire un homme apte à tous les combats, toutes les ruses. Ce grand roman d'amour - celui d'une mère pour son fils - se situe à la fin du siècle des Lumières, à la veille de la Révolution. Mais les questions qu'il pose sont aussi celles d'aujourd'hui : pour affronter un monde de plus en plus dur, faut-il endurcir nos enfants ? Quelles valeurs transmettre encore, quand autour de nous la société se défait oe

  • «Le tour de l'île : vingt-quatre pas. Six du nord au sud et d'est en ouest, depuis la porte d'entrée jusqu'à la fenêtre. Les cloisons de planches, la cheminée de marbre et, comme un lac suspendu, le grand miroir - la géographie de la chambre, ses rivages, ses déserts, sa faune, j'en sais tout. Mais le décor, cet étrange décor, acajou et pavé, brocart et chaises dépaillées, qui l'a composé ? Qui, surtout, a donné l'ordre de condamner les portes, puis la fenêtre, la cheminée, de poser des serrures, des verrous, je l'ignore... Et l'enfant ? Lorsqu'on a détaché sa chambre du continent, pourquoi n'a-t-il pas crié ? Pourquoi s'est-il laissé couler ?
    À l'origine du crime, qu'y avait-il ?
    Quand la foi soulève des montagnes, elle écrase des enfants. Est-ce la foi qu'on trouve au commencement de cette histoire ? Ou bien la peur, la bêtise, le hasard ? Qu'y avait-il "au commencement" ?»

  • " divorce ou séparation ? " lorsque son mari prononce ces mots, catherine se demande si elle a bien entendu.
    En vingt-cinq ans de mariage, francis ne s'est jamais refusé les aventures extraconjugales. mais ils formaient un vrai couple et, avec leurs quatre enfants, une famille unie. catherine ne doutait pas d'être la " première épouse ", la confidente, l'âme soeur élue pour la vie. une vie qui s'effondre quand l'infidélité fait place à la trahison. contrainte de céder la place à une jeune rivale, elle perd avec francis les deux tiers de son passé.
    Du jour au lendemain la voici " veuve ", une veuve qui pleure un vivant tout au long d'un douloureux divorce. avec la première épouse, chandernagor livre un roman intimiste sur la rupture, la séparation, et la douleur du renoncement.

  • Second volet des Enfants d'Alexandrie, Les dames de Rome, s'ouvre sur l'arrivée à Rome des trois enfants de Cléopâtre et de Marc Antoine exhibés lors du triomphe d'Octave, avant d'être confiés à Octavie, soeur aînée d'Octave et première dame de Rome, qui vit entourée d'enfants : ceux qu'elle a eu avec Antoine et ceux qu'il avait eus avec sa première épouse.
    Après la disparition brutale de ses frères (possiblement assassinés), Séléné va grandir au milieu de cette tribu impériale, faisant lentement sienne la culture romaine. Si on marie à peine pubères les autres filles selon des jeux d'alliances complexes, Séléné reste une paria. Octavie qui s'est attachée à la petite prisonnière, va pourtant affairer pour lui faire épouser Juba, roi de Maurétanie, de l'autre côté de la Méditerranée, bouleversant le destin de la dernière des Ptolémée.

  • Marc Antoine et Cléopâtre. L'Imperator et la Reine des Rois. Un couple mythique, parents des jumeaux Alexandre et Cléopâtre, surnommés Hélios et Séléné (en grec Soleil et Lune). Deux jumeaux magnifiques, cadets de Césarion (fils de César), ainés de Ptolémée.
    Petits princes élevés dans la pourpre et l'encens du Quartier-Royal, « cité interdite » d'Alexandrie. Rois à deux ans, à six, à douze.
    Princes éphémères de royaumes imaginaires qu'ils jouent aux dés et aux osselets sur les terrasses du palais. Si fragiles et si jeunes encore lorsque la ville tombe. Tous massacrés par les Romains, sauf Cléopâtre-Séléné, la reine oubliée, qui revient hanter les rêves de la narratrice, exigeant qu'elle raconte au monde leur histoire. Les morts ne demandent qu'à vivre.
    Comme la Marguerite Yourcenar des Mémoires d'Hadrien, Françoise Chandernagor joue de toutes les armes : érudition, distanciation, empathie, intuition, réflexion sur les rapports entre ambition et destin, vainqueurs et vaincus, opportunisme et aveuglement. Un roman éblouissant qui brasse l'Histoire, en évoque les coups du sort, les amours, les combats, les conquêtes, pour faire jaillir une vérité deux fois millénaire.

  • Que savons-nous de nos " proches " ? Lorsque Olga, malade, coupe brusquement toute communication avec son entourage, ne parle plus, ne regarde plus, ce sont ces filles qui ouvrent les yeux - sur ce qui les sépare. Dans cette famille en apparence si unie, chacune des quatre soeurs a, en effet, sa propre vision de la mort et sa propre vision de la mère. Les voilà renvoyées à leur enfance, et confrontées à cette vérité : personne n'a eu la même mère. Parce que Olga, silencieuse, les yeux fermés, est en train de s'effacer, chaque fille découvre sur " le clan ", un clan étrangement matriarcal, ce qu'elle ne savait pas ou n'avait pas voulu savoir - petits secrets qui recomposent peu à peu le puzzle géant dont aucune, jusque-là, n'avait détenu toutes les pièces.

  • Pourquoi Baptiste V***, ancien peintre de Cour désormais oublié, tient-il à présenter à la plus grande exposition parisienne un Portrait de famille si étrangement démodé ? La touche, la composition, les vêtements même des personnages, tout y paraît d'une époque révolue ; rien, non plus, n'y semble accordé : dans cette famille figée par les années, la femme, en robe d'autrefois, a l'air encore d'une très jeune fille, les enfants sont des nourrissons, tous du même âge, tandis que l'artiste s'est représenté en grand vieillard... Que veut démontrer « Monsieur V*** » ? Que cherche-t-il, en reparaissant ainsi brusquement sur le devant de la scène ?
    Dans ce roman d'un portrait, Françoise Chandernagor raconte l'histoire d'une vie, et, à travers le destin d'un homme, la quête d'une couleur chère à tous les conteurs : la couleur du temps.

  • " Voici la suite de La Sans Pareille, second volet de la trilogie Leçons de ténèbres.
    A trente ans, Christine Valbray connaît une fulgurante réussite dans les sphères du pouvoir. Elle a lié son sort à celui du ministre Charles de Fervacques, " l'archange de la politique ". On la croit ambitieuse. Qui pourrait deviner que cette spectaculaire ascension dans un monde de faux-semblants revêt pour elle, de plus en plus, le caractère d'une descente aux enfers oe Françoise Chandernagor s'offre tous les luxes du romancier, c'est-à-dire le plaisir d'explorer les ambassades et les banlieues, l'érotisme et l'espionnage, la jet set et le gratin, le grand fric et la petite combine, les allées du pouvoir et ses cagibis.
    François Nourissier, Le Figaro Magazine. "

  • Françoise Chandernagor La Sans Pareille Voici un grand roman qui mérite d'échapper à la précarité des enthousiasmes et d'accomplir une carrière durable dans les esprits. Ce n'est pas une chose si fréquente dans une époque assez démunie, malgré l'apparence qu'elle voudrait se donner.
    François Bott, Le Monde.

    C'est l'historienne qui perce sous la romancière, exceptionnelle. Une historienne des moeurs, des modes, des idées, des sensibilités de la société française des années 50 à 70 et de son désarroi, qu'elle peint avec une virtuosité, une profondeur... sans pareilles.
    Pierre Démeron, Marie-Claire.

    Voici un miroir placé devant notre monde : il nous renvoie notre propre image. Une fresque éblouissante.
    Georges Suffert, Le Figaro Magazine.

    Le tout est animé par une intelligence vive et déliée. L'écrivain a de la patte. Ses portraits ont l'éclat du diamant et le mordant de l'acide.
    Frédéric Valloire, Valeurs actuelles.

    Une superbe épopée humaine à ne pas manquer, un chef-d'oeuvre de passion littéraire, d'élégance, de souffle épique où l'aventure humaine se mélange à une savante analyse psychologique des êtres et des époques.
    Christine Arnothy, Le Parisien.

  • Tout commence avec la découverte d'un manuscrit sur la vie de Jude, le plus jeune frère de Jésus, dans un tombeau d'Égypte. Il y évoque sa famille et leurs proches dans leurs faits et gestes avérés mais aussi dans leur humanité, avec leurs doutes, leurs failles. Sous le regard de Jude, Jésus est avant tout un homme, poussé presque malgré lui par des forces qui le dépassent. Subtil alliage de véracité historique et d'intuition sensible, ce livre nous transporte au coeur d'une époustouflante reconstitution de la Judée du premier siècle. On est ému, fasciné, certain de tenir entre ses mains un authentique manuscrit !

  • Saint-Cyr, 1719. C'est un matin gris d'avril. La lumière monte lentement du fond par une fenêtre fermée d'une grille, qui donne sur un jardin. Il neige. On découvre peu à peu une vaste bibliothèque : quatre panneaux chargés de livres, un fauteuil couvert d'une housse blanche, un prie-Dieu, un petit bureau plat, deux ou trois tabourets et un de ces escaliers mobiles qui ne comptent que quatre ou cinq marches. Côté cour, un Louis XIV équestre, en bas relief ou sur toile, occupe le mur qui fait face aux rayonnages. La lumière finit par atteindre, dans un recoin, une femme dissimulée sous le grand manteau noir à capuche des Dames de Saint-Cyr. Elle se tient debout, immobile, drapée comme les pleurants des tombeaux d'autrefois.

empty