Philippe Cohen

  • L'histoire du progrès se confond avec l'extension de la sécurité des personnes et des biens, la conquête de la dignité dans la vie professionnelle par le droit au travail et au revenu, l'assurance croissante de vivre tranquillement ses vieux jours.
    Depuis une vingtaine d'années, ces trois attributs du progrès social, garantis par le capitalisme de l'après-guerre, sont remis en cause. L'insécurité, que l'on croyait définitivement vaincue, revient en force. Elle envahit aussi le monde du travail, où s'étendent le chômage et la précarité. Enfin, elle est en train d'hypothéquer l'avenir à cause des menaces pesant sur les systèmes de retraites et d'épargne.
    Cette montée de l'insécurité urbaine, sociale et financière, les gouvernements, en France comme dans la plupart des pays occidentaux, qu'ils soient de gauche ou de droite, se révèlent impuissants à l'enrayer. Plus grave : les élites la jugent inévitable car elle est supposée nourrir le dynamisme économique de nos sociétés. Une nouvelle idéologie est apparue qui prétend dépasser le cadre national et exalte le risque pour tous, alors que seule une caste détentrice de la rente peut mettre son existence à l'abri des tumultes du monde.
    Or, si les gouvernements ne peuvent plus protéger les populations qui les ont élus, à quoi servent-ils ? La sécurité des personnes, des biens et de l'avenir est, depuis le Moyen Age, le socle du contrat social. C'est sur elle que sont fondés l'Etat moderne et la démocratie. Voilà pourquoi les élites seront bientôt confrontées à un choix radical : protéger ou disparaître.

  • Bhl

    Philippe Cohen

    • Fayard
    • 12 Janvier 2005

    Voilà plusieurs années que l'intellectuel médiatique intrigue et suscite de la curiosité. Son avènement en chair et en os se confond avec la vie, souvent méconnue, parfois romanesque, toujours surprenante, de Bernard-Henri Lévy.


    « Nouveau philosophe », chroniqueur, militant antitotalitaire, BHL s'est d'abord révélé un formidable bateleur d'idées. Il a construit une nouvelle figure du paysage littéraire français : le livre comme événement.


    Avec L'Idéologie française, en 1981, il convainc la gauche de rejeter la Nation et la Révolution française, et lui impose une lecture différente de son histoire, devenue aujourd'hui hégémonique : l'antifascisme et l'antiracisme des années 1980-90 puisent leur inspiration dans le corpus de principes et de réflexes qui sous-tendent cet ouvrage, sans doute le plus important de BHL.


    Une fois installé au coeur de la vie éditoriale française, BHL a tenté de devenir, avec des bonheurs divers, un écrivain. Mais la qualité de son réseau l'a emporté sur le génie de ses textes. Il choisit alors d'assumer son vrai talent, médiatique, en devenant un personnage hybride : militant de causes lointaines, reporter, homme de télévision et producteur de cinéma, diplomate ponctuel, parrain de son réseau, coach de son épouse actrice et chanteuse, puis de sa fille romancière, etc.


    Au travers des aventures picaresques d'un homme aux mille vies, le lecteur arpente les coulisses de l'édition et des médias. Tout autant que l'homme Bernard-Henri Lévy, le monde cruel et pathétique qui a fabriqué BHL sont le sujet de ce livre.

  • La relation entre les deux traditions du judaïsme et du christianisme a fait l'objet, depuis le début du xxe siècle, d'approches philosophiques fondamentales que le présent ouvrage s'efforce de réunir et de ressaisir. De Rosenzweig à Levinas, de Bergson à Maritain, de Péguy à Sartre et de Simone Weil à Ricoeur, c'est une constellation théorique singulièrement contrastée qui s'y manifeste, mettant en lumière une histoire philosophique inspiratrice de notre espace religieux et politique. Il ne s'agit cependant pas ici de rejouer philosophiquement les antagonismes historiques. Les textes rassemblés dans ce volume posent en effet de manière irréductible la question : qui est l'autre ? À quels types d'altérations et de complémentarités la pensée est-elle ici confrontée ? Il ne saurait donc être question d'autre chose que de trouver une orientation et une signification là où les déterminations historiques ont parfois recouvert ce qu'il est permis d'appeler l'exception judéo-chrétienne.

  • Cette nouvelle édition propose une présentation, entièrement revue et augmentée, des connaissances disponibles en science politique. Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l'expertise de plus de 80 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés.
    La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux thèmes les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l'attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie, l'historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable.
    Il s'adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants de droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des universités comme des instituts d'études politiques, en France et dans les pays francophones. Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de tous niveaux, de la L1 au M2 (incluant la préparation aux concours).

  • Les auteurs proposent un modèle économique alternatif de type inclusif, axé sur l'innovation verte, l'intégration des générations à venir et le rééquilibrage des finances publiques. Un tel système permettrait d'améliorer les mobilités sociales.

  • L'économie, matière vivante s'il en est, serait-elle réservée aux spécialistes et condamnée à l'hermétisme ? " Non " répondent les économistes parmi les plus éminents, réunis autour de Philippe Askenazy et Daniel Cohen.
    Ils le montrent et le démontrent dans ce livre singulier qui procède tout autant d'un dictionnaire du quotidien, d'un traité pratique que d'un manuel intelligent d'économie. Des limites du système de retraites français aux liens entre guerre et commerce dans les relations internationales en passant par la rente nucléaire, les faiblesses de la grande distribution ou les crises financières, les auteurs analysent les fils qui relient la vie économique à l'ensemble de la société.
    Les thèmes abordés dans cette somme plongent le lecteur dans un univers enfin plus intelligible, loin des débats d'initiés.

  • La crise financière de 2008 a-t-elle durablement changé le visage de l'économie mondiale ? Les solutions improvisées dans l'urgence et les réformes structurelles entreprises pour mieux réguler les transactions financières sont-elles à la hauteur des besoins de l'économie ? La société française est-elle marquée par une défiance croissante des individus envers les institutions ? Sommes-nous durablement entrés dans une "société de défiance" ? Comment restaurer la confiance des citoyens envers les institutions et entre eux ? Quel doit être le rôle indispensable du politique à cet effet ? Des menaces conséquentes pèsent de plus en plus sur notre Etat providence.
    Une refonte majeure de notre système de protection sociale permettrait-elle de le pérenniser tout en le rendant plus efficace ? Le système de santé et surtout celui des retraites sont au coeur des analyses et des solutions présentées ici. Tels sont les thèmes abordés dans ce volume à travers 16 essais où l'on retrouve les qualités de clarté et de rigueur qui avaient fait le succès du précédent recueil, sous la direction des mêmes auteurs.

  • Un nouveau miracle chinois fascine les médias. La Chine est célébrée à la fois comme le tout prochain leader des nations, l'atelier du monde et son plus grand marché.


    À travers des reportages et des témoignages saisissants, les auteurs démontent l'imposture de cette nouvelle mythologie. L'expansion chinoise détruit l'emploi dans le monde, mais aussi en Chine où le chômage touche des dizaines de millions de personnes. La compétitivité du pays repose sur la surexploitation de 200 millions de travailleurs migrants, les mingong, et sur l'absence de tout droit stable en matière de travail, mais aussi de commerce et d'environnement. Nous fermons nos usines au profit exclusif d'une caste de bureaucrates corrompus.


    Ce libéral-communisme, maladie sénile ou stade suprême du capitalisme, s'accompagne ainsi d'une explosion des inégalités et de l'appauvrissement des campagnes encore habitées par deux Chinois sur trois. Il expose le pays et le monde à des catastrophes écologiques et sanitaires, surtout si les dirigeants occidentaux persistent à s'applatir devant ce nouveau dragon.

  • La Sorbonne, 6 juin 2098 : Elzéar KESSEL, étudiant en Sciences Politiques, présente sa thèse de doctorat à 'un jury composé, conformément aux lois sur la discrimination positive, d'un afro-européen à forte corpulence, d'une musulmane tendance opposante au voile et d'un juif homosexuel souscatégorie ashkénaze'. Son sujet : un des phénomènes politiques les plus fascinants du début du siècle le SARKOZYSME
    Sur 128 pages, de la réalité de ses origines familiales à la prise de l'UMP, de son enfance 'difficile' à ses rapports avec Jacques CHIRAC, de ses premiers pas en politique à ses amitiés médiatiques, de l'élimination féroce de ses rivaux à l'exploitation de sa vie privée, de ses traverséesdu désert à ses ascensions fulgurantes, de BALLADUR à VILLEPIN, du Kärcher aux 'affaires', ce sont 50 ans de la vie du candidat Président qui sont retracés avec minutie et humour.
    Loin des clichés et des visions simplistes, mais avec un sens de la satire et de la parodie vertigineux, cet ovni journalistique captive de la première à la dernière bulle.

  • La France est traversée par un doute d'ordre existentiel sur son modèle social. La promesse d'une société assurant à chacun le droit au bonheur s'éloigne, et les remèdes proposés semblent souvent pires que le mal qu'ils veulent combattre.

    Tableau d'une société qui s'interroge sur son avenir, ce livre a pour ambition de proposer un diagnostic et d'explorer des pistes de réformes à travers les propositions des plus éminents chercheurs en économie, réunis sous la houlette de Philippe Askenazy, Daniel Cohen et Claudia Senik.

    Analysant les différentes facettes de la question sociale, l'ouvrage traite des principaux thèmes qui préoccupent l'opinion : les inégalités hommes-femmes, le combat contre les discriminations à l'embauche, la lutte contre l'obésité ou encore la réflexion sur le lien entre libéralisation et croissance ou la réforme de l'État-providence.

    Cette édition rassemble les contributions de : Hippolyte d'Albis, Bruno Amable, Maya Bacache, Christian Baudelot, Luc Behaghel, Antoine Bozio, Hédi Brahimi, Eve Caroli, Damien Cartron, Martin Chevalier, Brigitte Dormont, Anthony Edo, Fabrice Etilé, Gabrielle Fack, Olivier Godechot, Jérôme Gautié, Michel Gollac, Julien Grenet, Angela Greulich, Malka Guillot, Nicolas Jacquemet, Ivan Ledezma, Mathieu Lefebvre, Dominique Meurs, Marion Monnet, Pierre Pestieau, Grégory Ponthière, Lucile Romanello, Gilles Saint- Paul et Claudia Senik.

  • Retrouvés pendus dans le salon du pavillon familial. Les raisons, comme l?enchaînement des faits, n?ont jamais été élucidés. Il était temps d?y remédier, Philippe Cohen--Grillet l?a fait, quitte à tout inventer. Quoi de mieux qu?un bon roman pour révéler nos existences comme un miroir dans lequel nous devrions nous reconnaître.
    Ce premier roman raconte avec humour et réalisme la descente aux enfers de gens victimes de la crise.

  • Aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, le début du millénaire a vu se multiplier des discours épurés de toute référence à la catégorie de "race".
    La tolérance et la diversité sont désormais les registres dominants que l'on emploie pour parler de questions relevant auparavant de cette dernière. Ainsi, aux États-Unis, l'élection de Barack Obama a donné un puissant élan à ce que Thomas Sugrue nomme le "grand récit de la réconciliation raciale", en dépit de la racialisation évidente des inégalités sociales. De part et d'autre de l'Atlantique, la notion de color-blindness gagne en influence.
    Elle dissimule une forme de racisme culturel, ou de racisme différentialiste, qui se diffuse dans la sphère publique, et que revendiquent même parfois certains responsables politiques. Cette évolution intervient dans un contexte de remise en cause des modèles nationaux d'intégration et de déclarations catégoriques sur le prétendu échec du multiculturalisme : prises de position dont l'objet est de critiquer des politiques jugées trop différentialistes, tout en pointant du doigt certaines catégories de la population dont l'intégration s'avérerait problématique.
    Ce volume se propose de mieux comprendre les logiques sociales de racialisation, et leur rapport au politique, dans une perspective comparative et en recourant à différentes disciplines. Il pratique une forme d'"histoire du présent", à la fois empirique et théorisée. Celle-ci est de salubrité publique à l'approche d'échéances électorales cruciales, en Europe comme en Amérique, alors que les problématiques identitaires conservatrices, sinon réactionnaires, effectuent un retour en force dans le débat politique et l'exercice du pouvoir.

  • En 2011, la sarkozysation est générale. Dans une étrange clinique quelques anciens proches du président Sarkozy tentent de se désintoxiquer...

  • Les États-Unis ont une croissance plus dynamique que l'Europe, et l'avance américaine en termes de niveau de vie ne se résorbe pas.
    Ce constat est maintenant largement partagé, mais ses causes font l'objet d'interprétations très diverses et parfois contradictoires : préférence collective pour le loisir de la part des Européens, insuffisance de la demande en zone euro, combinaison d'une intégration inachevée et de l'insuffisance des réformes au niveau national, enfin incapacité de l'Allemagne, la France et l'Italie à mener des réformes, par opposition aux petits pays.
    Les auteurs du rapport ne rejettent pas en bloc ces thèses, mais soulignent qu'aucune d'elles n'est satisfaisante, car toutes négligent les déficiences du système de politique économique dont s'est dotée l'Union. Sur la base d'une analyse des insuffisances de l'Europe en matière économique et institutionnelle, les auteurs avancent un certain nombre de propositions. Celles-ci s'inscrivent dans le cadre des traités existants et visent à être réalistes, elles n'en constituent pas moins une véritable relance de l'Europe par l'économique, à un moment où celle-ci, après le non à la constitution, est en manque de projet mobilisateur.
    Ces propositions s'articulent autour de quelques grands axes : recentrer l'intégration dans les domaines porteurs de croissance ; conserver la décentralisation des réformes, notamment celles touchant au fonctionnement du marché du travail, sauf en matière de politique de recherche, pour tenir compte des externalités ; améliorer le cadre de la politique macroéconomique, dans le double but de permettre une véritable gestion du cycle économique et d'accompagner les réformes structurelles pour en diminuer les coûts immédiats.
    Résumés en français et en anglais en fin d'ouvrage.

  • Au terme d'une investigation minutieuse, nos trois auteurs nous dévoilent de façon décalée et savoureuse certains aspects inconnus et passionnants de cette course à la présidence.
    Vous saurez tout sur :
    Les luttes intestines au sein de chaque clan et les show médiatiques des candidats, les gaffes de Royale et les calculs de Sarkozy, Chirac et Villepin, les cuisines des sondeurs, les secrets du phénomène Bayrou, les manoeuvres des candidats pour les 500 signatures, le mystère de Cécilia......
    Un sujet passionnant traité avec humour et dérision, une analyse originale de la campagne électorale, un scénario foisonnant, et un dessin virtuose.

  • Le monde change ; Le Monde aussi, mais pas forcément dans le bon sens. Le quotidien fondé par Hubert Beuve-Méry a été la victime d'un détournement. Après avoir conquis la direction du Monde en 1994 et s'être affranchi de tout contrôle réel sur la gestion de l'entreprise, Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc ont installé le nouveau Monde au coeur des réseaux de pouvoir français. Du soutien à Balladur lors de la campagne électorale pour la présidentielle de 1995 à la « chasse au Messier », en passant par un appui aux nationalistes corses dans le cadre du Processus de Matignon et par les campagnes contre les « nouveaux réactionnaires », la direction peut à loisir honorer ou discréditer hommes politiques, patrons et intellectuels, selon leurs intérêts propres et leurs choix partisans. Usant de son pouvoir d'intimidation, Le Monde a insidieusement glissé de son rôle de contrepouvoir vers l'abus de pouvoir permanent... C'est l'histoire de cette dérive que racontent les deux auteurs après deux années d'enquête.
    Le danger est devenu d'autant plus grand pour la démocratie que Le Monde bénéficie encore de l'aura de son passé et qu'il demeure un média influent, voire dominant, dont les télévisions et radios s'inspirent tous les jours, même s'il est davantage craint que respecté.
    Bref, il fallait « investiguer sur l'investigateur ».

    Pierre Péan est enquêteur-écrivain. Philippe Cohen est journaliste et responsable du service Économie de Marianne.

  • Ce Nouveau manuel propose une vaste présentation des connaissances disponibles en science politique.
    Unique manuel collectif en langue française, mobilisant l'expertise de plus de 70 auteurs, il réunit les meilleurs spécialistes des nombreux thèmes abordés. La diversité de ces thèmes, des objets les plus classiques de la discipline aux sujets les plus contemporains, le traitement novateur de certaines questions, l'attention particulière accordée aux relations transnationales et à la politique comparée, la discussion des auteurs de sociologie et d'histoire, l'historicisation des processus sociaux qui ont donné corps à la politique moderne font de cet ouvrage un outil de travail indispensable et incomparable.
    Il s'adresse aux étudiants en science politique et aux étudiants en droit, histoire, sociologie, économie ayant des options de science politique au programme dans le cadre de leur cursus LMD, au sein des universités comme des Instituts d'études politiques, en France et dans les pays francophones (Belgique, Suisse, Québec, etc.). Par sa clarté pédagogique et son exhaustivité thématique et bibliographique, il est destiné aux étudiants de la L1 jusqu'au M2 (incluant la préparation aux concours).

  • Aborder les questions de conflits, d'opinions et de politisation sur le temps long, comme le propose cet ouvrage, permet d'ouvrir de nouvelles pistes et de se prémunir tout autant des fausses continuités que des ruptures illusoires. L'émergence de l'opinion publique se produit-elle, comme le pensait Habermas dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ou bien plus tôt ? De même, la notion de politisation doit être maniée avec précaution, pour éviter toute forme d'évolutionnisme un peu naïf. Ce livre voudrait ainsi sortir de certaines impasses nuisibles à la recherche historique et nourrir un dialogue constructif avec l'ensemble des sciences sociales.

  • Les jeux de l'amour et du mensonge.

    Victor Goupille est un faussaire, talentueux sinon génial. Pour se distraire et (bien) gagner sa vie, il façonne des lettres et manuscrits plus vrais que nature. Sous sa plume naissent des documents autographes de Céline, Georges Perec, Romain Gary, Françoise Sagan, Jean-Edern Hallier, Antoine Bondin : des " trésors de papier " qu'il écoule aux enchères avec la complicité d'un expert.
    À la faveur d'une petite annonce, il rencontre Camille, une mystérieuse femme brune à la main brisée. Coup de foudre ? Réciproque ? Pas si sûr. Car la belle aime jouer et dissimule aussi un secret. Alors que son manège attise les soupçons de la police, Victor doit mentir à Camille pour mieux l'aimer.
    Entre intrigues, éclats de rire et sensualité, l'aventure continue. Mais à leurs risques et périls ! Car bien souvent, tel est pris qui croyait prendre...

  • Depuis le 6 mai, on nous raconte une histoire à dormir debout : la gauche a imposé une candidate moderne et populaire grâce à une potion nouvelle : la démocratie participative. Bref, il n'a manqué que du temps à Ségolène Royal. Voilà pourquoi il faut lui confier les rênes de la gauche afin qu'elle la conduise à la victoire en 2012. Elle devant, tous derrière en rang et admiratifs.
    Cette "imposture Royal", Marie-Noëlle Lienemann, député européenne, ancienne ministre et militante de longue date, a décidé de la dénoncer, avec l'aide d'un dynamiteur en chef d'icônes - du Monde à Sarkozy en passant par B-HL -, Philippe Cohen.
    Son récit, nourri d'anecdotes et de petits secrets de famille socialiste - notamment ceux entendus chaque semaine aux réunions du Bureau national du PS -, montre comment la gauche est devenue inaudible. Incapable d'inventer une stratégie et des solutions face à la mondialisation et au délitement de la République, elle a tout misé sur une improbable alliance entre bobos et exclus, ignorant ainsi la majorité du pays.
    Marie-Noëlle Lienemann démonte un à un tous les échafaudages friables d'un parti dénaturé, à la fois syndicat d'élus et réserve de technocrates. Sa colère rageuse et argumentée n'épargne personne, grâce à Philippe Cohen qui la pousse à aller jusqu'au bout de cette radiographie : oui, il faut tout changer à gauche pour reconquérir la confiance d'un peuple déboussolé.

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