Beatrice Bonne

  • La conversion forcée puis l'expulsion des juifs espagnols et portugais aux XIVe et XVe siècles ne sont pas des événements anodins ou secondaires de l'histoire européenne. Yirmiyahu Yovel revient ici, longuement, sur l'histoire de ceux qu'il préfère désigner du nom de conversos : sur leurs origines dans l'Ibérie musulmane ; les raisons complexes de leur conversion forcée à la fin du XIVe siècle ; leur expulsion pour raison de " pureté du sang " à la fin du XVe ; leur " fortune " ultérieure en Europe. En se fondant sur une considérable documentation, Yovel n'hésite pas à prendre parti, avec des arguments, sur les nombreuses questions qui restent ouvertes à propos des conversos.Mais son travail historique, d'une particulière clarté, est avant tout prétexte à une interrogation philosophique ou anthropologique : " qu'est-ce ", au fond, qu'un marrane ? Que furent-ils historiquement et mais surtout " en soi " ? Que signifie, à quoi aboutit une conversion forcée ? Et comment vit-on intérieurement une conversion par la force ? Pourquoi les marranes sont-ils devenus, pour certains d'entre eux, des précurseurs de l'âge moderne ? Sont ainsi abordées les questions de l'" autre intérieur ", de l'identité multiple, de la subjectivité scindée, de l'illusion de l'identité homogène, de la valeur de l'accomplissement individuel, de la sécularisation moderne par indifférence au judaïsme comme au christianisme, par l'importance accordée aux " choses de ce monde "...

  • « Contrôler, c'est savoir raisonner pour sortir d'une logique de vérification vers une réelle approche par les risques ».
    Dans un monde où les organisations cherchent à maitriser leurs risques, le renforcement des contrôles est une façon de se protéger et de mettre en avant son obligation de moyens. C'est oublier qu'un contrôle avant d'être conforme, se doit d'être pensé efficacement. Passer d'une culture du contrôle à une culture du risque suppose de donner du sens à ces contrôles. Le contrôle n'a pas pour prétention d'être exhaustif par nature : il incite à développer des capacités de raisonnement et d'anticipation des risques de celui qui le conçoit et le réalise.
    Destinée aux instances de gouvernance, au management, aux acteurs des deuxième et troisième lignes de maitrise aux étudiants cet ouvrage facilite l'apprentissage d'un ancien sujet, le contrôle qu'on ne cesse de redécouvrir au fur et à mesure de l'évolution des risques. Le livre aborde à la fois les notions essentielles ainsi que les bonnes pratiques identifiées par l'auteur ces dernières années accompagnés de nombreux exemples permettant d'avoir une approche globale sur l'ensemble du dispositif de maîtrise, des instances de gouvernance aux contrôles spécifiques de la première ligne.
    Béatrice BON-MICHEL est associée de la société AFGES et plus spécifiquement en charge des pôles Gouvernance et Gestion des risques. Elle par ailleurs gérante d'Audicos, société de conseil spécialisé en gouvernance par les risques.
    Béatrice a plus de 20 ans d'expérience en gestion des risques et audit au sein d'institutions financières, après avoir évolué du trading sur les marchés financiers à la direction de l'audit interne d'une entité bancaire.
    Diplômée d'école de commerce et docteur en sciences de gestion, elle contribue à divers travaux de recherche et articles notamment en lien avec l'IFACI. Elle est également professeur au CNAM et à l'université Paris Dauphine.
    Elle est par ailleurs vice-présidente du Cercle Gouvernance et Équilibre.
    Enfin, elle intervient au sein de Transparency International afin de sensibiliser les universités et grandes écoles aux enjeux de corruption et de conflits d'intérêts.

  • La chanson engagée a-t-elle encore un sens au XXIème siècle ? Peut-on concilier critique sociale et société du spectacle ? Que vivent les spectateurs pendant les concerts ? Faut-il chanter les causes perdues ? Il y a une spécificité de la chanson sociale française. Bernard Lavilliers, icône spectaculaire du moderne, en est l'un des principaux représentants. L'artiste propose dans ses concerts un espace politique alternatif qui se construit autant par les mots que par la musique. « Qui aime les mots baise avec la musique » chante l'artiste. À partir d'enquêtes sur les publics, l'ouvrage, qui renouvelle la sociologie politique de la musique, interroge ce qui se joue entre un artiste et ses publics.

  • Depuis quelques années, la Conformité (Compliance) s'est progressivement imposée dans la réglementation des établissements financiers. Les scandales et crises financières récents soulignent les risques liés à l'innovation permanente et à l'internationalisation des opérations tandis que la nécessaire prise en compte du couple risque/rendement augmente d'autant cette complexité.
    Exigence formelle ou exigence réelle ? La vocation de cet ouvrage est de situer la Conformité et ses récentes évolutions dans leur contexte réglementaire international tout en les intégrant dans une réflexion plus pratique de mise en oeuvre stratégique et opérationnelle. Car si la Conformité apparaît comme un des objectifs assignés au Contrôle Interne, elle doit permettre d'en optimiser le dispositif dans un secteur où la confiance est essentielle mais ne repose pas nécessairement sur les seuls mécanismes formels. Ce livre apporte ainsi des réponses précises pour faire le lien entre Conformité et Contrôle Interne :
    Pourquoi réglementer la Conformité ?
    En quoi la Conformité est-elle un élément majeur du dispositif de Contrôle Interne ?
    Comment organiser efficacement la Conformité ?
    À la fois ouvrage de référence et guide pratique, ce livre est étayé d'exemples et de témoignages de responsables opérationnels. Il s'adresse à la fois aux praticiens de la banque et de la finance (managers, contrôleurs, opérationnels) ainsi qu'aux enseignants et étudiants souhaitant approfondir leur expertise sur ce sujet.

empty