Boutet Ga Rard

  • Depuis plus de vingt ans, Gérard Boutet bat les campagnes afin de collecter de précieux témoignages sur la vie d'autrefois.
    Le quotidien, alors, c'était aussi ce qu'il y avait dans le verre et l'assiette. Gérard Boutet se devait d' évoquer le boire et le manger de naguère. Nos Grands-mères aux fourneaux propose plus de 200 recettes qui fleurent bon le terroir, directement inspirées des habitudes culinaires de jadis. A ces secrets de bonnes femmes s'ajoutent de succulentes anecdotes, grains de sel indispensables à l'assaisonnement de certains mets quasi-légendaires.
    Le livre se déguste de plusieurs manières, selon qu'on hume le fumet de la marmite, ou qu'on goûte la savoureuse écriture de l'auteur.

  • Au printemps 1726, deux couples de paysans s'éloignent de leur province orléanaise pour se rendre à Tournai, dans le but de s'y marier selon leur religion. Ils sont protestants et un tel déplacement enfreint la loi. A leur retour, leur existence devient un enfer, mais ils ont ouvert une nouvelle voie aux protestants de France.

  • Gérard boutet est né d'une famille dont l'histoire se confond avec celle d'un terroir.
    Ses aïeux vécurent tous dans le même village du coeur de la france, dans la maison ancestrale qu'il habite toujours. il est le dernier maillon d'une longue chaîne de paysans et c'est tout naturellement qu'il rend hommage aux gens des champs qui l'ont précédé. ces laboureurs, ces artisans, ces glaneuses, ce sont les personnages qui ont peuplé son enfance. il témoigne de leurs besognes modestes, parfois difficiles ; il peut évoquer leurs joies et leur bonheur de vivre, sans pour autant sombrer dans un passéisme trompeur.
    On ne va droit que si l'on sait d'où l'on vient. près de 200 métiers d'autrefois sont évoqués par gérard boutet dans sa série "les gagne-misère".

  • Les derniers rescapés des métiers d'autrefois se sont changés en précieux témoins d'une société traditionnelle dont nous sommes tous issus.
    Ce sont quelques uns de ces personnages avisés et rares, le sourcier, le grèsier, le boutonnier et d'autres, que gérard boutet nous présente ici.

  • Les femmes ont toujours pris leur part de peine dans la vie des hommes.
    Elles vivaient autrefois à l'ombre d'un père, puis dans celle d'un mari. Elles se dépensaient du matin au soir, effacées mais efficaces, au fond de l'atelier ou au faîte des gerbières, à la boutique ou à la manufacture. Si l'ouvrière percevait un maigre salaire, l'épouse d'un artisan ne devait se contenter que de vagues mercis. La fille de ferme, quant à elle, connaissait plus les réprimandes que les compliments.
    Il y avait aussi le ménage à tenir, les enfants à élever, le quotidien à gérer avec parcimonie, toutes ces taches indispensables, mais tellement banales, qu'on finissait par ne plus les voir. Il y a les rêves perdus, les grandes tristesses et les joies, les gestes qui se perpétuaient de génération en génération... C'est en confident que Gérard Boutet a écouté ces vénérables grand-mères. Leurs souvenirs évoquent un hier où elles n'étaient que des gamines confiantes dans la vie qui se présentait à elles.

  • La rivière est belle, pour qui flâne dans le verdoiement estival de ses berges.
    Le pêcheur du dimanche s'abandonne au murmure des joncs, au clapotis de l'onde ; la baigneuse s'alanguit sous la caresse du courant qui lèche la plage. Mais, gare ! La rivière s'enfle parfois de terribles colères. Brusquement gonflée par les neiges d'amont, la voici qui s'échappe de son lit. Elle submerge les gués, elle ronge ses îles. Elle emporte les ponts, les moulins, les gabares. Ce n'est qu'après plusieurs jours de folie que, effrayée de son audace, elle fait mine de se raisonner.
    Elle se retire alors, penaude et sale, dans la coulée qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Elle redevient caressante et soumise, mais elle demeure insaisissable. Et pourtant, l'eau se fait délicieusement fraîche, au plus ardent de l'été, quand elle s'écoule de la claire fontaine en un filet cristallin. Elle a un goût de paradis terrestre quand les enfants y barbotent près de jolies ondines aux seins délicatement ambrés.
    Plus que jamais, dans ces moments-là, l'eau symbolise le besoin vital, le bonheur essentiel, le bien-être absolu. La vie, simplement.

  • Qui ne connaît les gens de métier dont les ateliers animaient les bourgs de naguère ? Il s'agissait - pour ne citer que quelques-uns - du forgeron, du charron, du bourrelier, du sabotier.
    Tous étaient les mainteneurs d'une tradition corporative qui conjuguait un savoir-faire quasi initiatique et une habileté indéfectible. A côté de ces maîtres artisans, s'affairaient nombre de femmes et d'homme qui, faute de verser dans la belle ouvrage, accomplissaient des besognes de peu, mais nécessaires à autrui. L'un taillait des allume-feu pour les ménagères du pays, l'autre donnait la main à qui le demandait, un troisième piégeait les nuisibles dans les potagers des alentours.
    Aucun ne fainéantait plus que de raison, aucun ne vivait en parasite. Chacun se rendait utile comme il pouvait, en effectuant ce qu'on nommerait aujourd'hui des " petits boulots ". Il n'était jusqu'au benêt du village qui avait sa place, quoique modeste, dans la communauté paysanne. Ainsi, sans que ce fût le Paradis retrouvé, nul ne se sentait poussé à l'écart du voisinage. Personne ne craignait d'être abandonné dans la marche de son monde.
    Travailler en marge des métiers de maîtrise empêchait a contrario de se marginaliser. Au fait, qu'en reste-t-il de nos jours ?

  • Gérard boutet est né d'une famille dont l'histoire se confond avec celle d'un terroir.
    Ses aïeux vécurent tous dans le même village du coeur de la france, dans la maison ancestrale qu'il habite toujours. il est le dernier maillon d'une longue chaîne de paysans et c'est tout naturellement qu'il rend hommage aux gens des champs qui l'ont précédé. ces laboureurs, ces artisans, ces glaneuses, ce sont les personnages qui ont peuplé son enfance. il témoigne de leurs besognes modestes, parfois difficiles ; il peut évoquer leurs joies et leur bonheur de vivre, sans pour autant sombrer dans un passéisme trompeur.
    On ne va droit que si l'on sait d'où l'on vient. près de 200 métiers d'autrefois sont évoqués par gérard boutet dans sa série "les gagne-misère".

  • Gérard Boutet est né d'une famille dont l'histoire se confond avec celle d'un terroir.
    Ses aïeux vécurent tous dans le même village du coeur de la France, dans la maison ancestrale qu'il habite toujours. Il est le dernier maillon d'une longue chaîne de paysans et c'est tout naturellement qu'il rend hommage aux gens des champs qui l'ont précédé. Ces laboureurs, ces artisans, ces glaneuses, ce sont les personnages qui ont peuplé son enfance. Il témoigne de leurs besognes modestes, parfois difficiles; il peut évoquer leurs joies et leur bonheur de vivre, sans pour autant sombrer dans un passéisme trompeur.
    On ne va droit que si l'on sait d'où l'on vient. Près de 200 métiers d'autrefois sont évoqués par Gérard Boutet dans sa série " Les Gagne-Misère ".

  • La lessive était un temps fort dans la vie des campagnes.
    La corvée se produisait deux fois l'an au printemps et en automne. C'était l'époque des lourdes armoires bondées de draps, de linge, de chemises. C'était aussi, les jours de "buée", la période où les lavoirs bruissaient de la médisance des lavandières et du caquetage des " poules d'eau ".

  • Si la ronde des saisons décidait de l'ordre des travaux, c'était sur le pas lent et lourd des attelages que, naguère, se réglait la marche des campagnes.
    Une allure mesurée n'était pas confondue avec la nonchalance. Les paysans n'ignoraient point qu'ils devaient ménager leurs bêtes de trait pour aller loin et en profiter longtemps. Les artisans savaient qu'en fin de compte, ils ne gagnaient pas de temps à précipiter l'ouvrage qu'ils s'étaient engagés à fournir. En notre époque où les événements s'emballent souvent, où l'on ne fait que courir sans rien rattraper, sinon de menues satisfactions vite dépassées, il serait bon, quelquefois, de s'arrêter un moment et de souffler.
    On pourrait alors se demander à quoi sert de se hâter puisque, de toute façon, on s'usera sur le chemin avant d'en atteindre la fin.

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