Littérature générale

  • « N'attisez pas la haine ! » Tel est le cri d'alarme que lance Nassera Frugier à l'adresse de la République et des politiques face au profond malaise des cités. Celle qui se définit volontiers comme une « Berbère de banlieue », au caractère bien trempé, est née d'une famille de migrants algériens en 1968. Comme tant d'autres, elle a grandi dans un quartier populaire où toutes les conditions de l'intégration étaient alors réunies. Heureuse époque, écrit-elle, douce France où l'ascenseur social fonctionnait encore pour beaucoup... Mais aujourd'hui, après des années comme assistante sociale engagée sur le terrain, Nassera Frugier ne reconnait plus ce monde des quartiers, devenus autant de « cités de la peur ». Elle y dénonce la montée du communautarisme et de l'islam radical, l'éclatement des familles et la délinquance des jeunes, les carences éducatives et la ghettoïsation. Alors, qui aura le courage de tenter un sursaut pour les transformer, sans céder aux extrémismes ou aux démagogies de toutes sortes ? Qui saura motiver les familles à retrouver leur rôle d'autorité, les femmes musulmanes en particulier ? Des pistes existent pour cela. À nos responsables élus et aux citoyens que nous sommes de les saisir sans attendre. Il en va de l'avenir de la République et de notre vivre-ensemble.

  • Il est heureusement des domaines qui échappent au contexte anxiogène de notre quotidien. Le monde des animaux qu'ils soient de compagnie ou non, fait partie de ceux-là, pour autant que nous ayons l'humilité et la curiosité de les observer.

    C'est à partir de ce constat que François Frugier a écrit les Histoires d'animaux, toujours dans un souci de simplicité : celle de Gribouille, le chien malin capable de «?faire le mur?» pour partir seul sur la plage et aller prendre son bain, du singe astucieux qui testait s'il pouvait manger les dattes avec leur noyau sans risque, d'un vol d'hirondelles virevoltant dans un ballet aérien magique au-dessus de nos têtes...

    Les histoires dont les animaux sont les héros abondent, mais les plus belles sont celles que l'on a vécues soi-même, et que l'on partage ou que l'on échange en famille ou avec les amis. Parfois drôles, parfois étonnantes, tirées du quotidien, les histoires de François Frugier montrent toute la beauté de notre rapport à l'animal.

  • « Par ce livre, je veux témoigner de mon parcours, que partagent tant de malades de Lyme. Je ne prétends pas être leur porte-parole - chaque parcours est unique. Je veux seulement apporter ma pierre afin qu'un jour, le plus tôt possible, toute personne piquée par des tiques et présentant les premiers symptômes de la maladie puisse être prise en charge rapidement. La maladie, prise à temps, peut être éradiquée en quelques semaines. Ce livre est aussi un hommage à ces médecins pionniers qui travaillent sur la maladie de Lyme sans relâche depuis des années, souvent incompris de leurs collègues. C'est enfin, et d'abord, un message d'espérance pour tous ceux qui souffrent et que la maladie isole et fragilise. Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir nous soutenir et nous entraider sur ce long chemin vers la guérison. » Témoignage bouleversant d'une malade dont la maladie n'a été diagnostiquée qu'en 2015, après quatre ans de calvaire. Nassera Frugier exprime aussi de façon poignante la manière dont la foi - elle s'est convertie au christianisme en 2014 - l'a soutenue tout au long de cette épreuve.

  • L'auteur évoque sa jeunesse, dans les années 1950 et 1960. Il raconte son école, témoin du modèle d'éducation de l'époque, et sa vie, souvent très modeste dans la période d'immédiat après-guerre. Un confort spartiate, un équipement ménager rudimentaire, ni voiture, ni télévision, ni téléphone, peu de jouets et de bandes dessinées. Un univers que les enfants d'aujourd'hui auraient du mal à imaginer et que l'auteur décrit avec des souvenirs et des anecdotes authentiques, souvent drôles, parfois émouvants.
    François Frugier met l'accent sur l'importance du lien familial sur plusieurs générations, patrimoine affectif à transmettre aux plus jeunes. Peut-être un jour auront-ils la curiosité de se pencher sur la vie de leurs aïeux ? L'ouvrage donne quelques repères dont ils pourront chercher la concordance avec les photos de famille, avant que la mémoire ne s'éloigne définitivement.
    François Frugier est né à Limoges en 1944. Après son service militaire, il entre chez Legrand et y effectue toute sa carrière. Il sera membre du comité de direction jusqu'à sa retraite en 2007. Après Regards sur les Ressources humaines, retour sur ses souvenirs professionnels, La Mémoire qui s'éloigne est son deuxième ouvrage.

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