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  • Demeure des rois de France devenue le musée le plus prestigieux du monde, le Louvre est riche de huit siècles d'histoire. Plus d'une centaine d'auteurs dressent ici un panorama synthétique de son histoire, depuis les origines jusqu'à nos jours. Le domaine que forment le palais du Louvre, celui des Tuileries (désormais disparu) et leur jardin voit se dérouler l'histoire de France. L'évolution, au fil des siècles, de son architecture, de son décor peint, sculpté et planté, de son ameublement, a forgé les destinées de l'art français.
    Ici se déploient, depuis 1793, le musée du Louvre et ses collections. Leur histoire, leur constitution et leur aménagement, mais aussi l'évolution de leur administration et le portrait des acteurs qui les ont fait vivre, sont racontés grâce à des sources nombreuses, documentaires et visuelles, très souvent inédites. Depuis sa genèse sous l'Ancien Régime, sa création sous la Révolution, son développement sous l'Empire, son ouverture aux mondes  lointains sous la Restauration, son agrandissement sous Napoléon III et ses multiples phases de restructuration  jusqu'à l'épanouissement du « Grand Louvre » et aux mutations les plus récentes, le musée voit toutes les étapes de son histoire analysées et détaillées.
    Documents d'archives, gravures, plans, photographies anciennes et modernes des salles ou des bâtiments illustrent cette vaste synthèse et confèrent à cet ouvrage un caractère exceptionnel. Complétant cette démarche chronologique, un dictionnaire thématique donne une vision transversale des principaux éléments constitutifs du musée. 

  • Ce catalogue retrace l'histoire des sculptures conservées dans les collections publiques françaises, depuis leur création jusqu'à nos jours, en suivant toutes les étapes de leur conservation. On trouvera pour chacune de ces oeuvres l'intégralité des sources la concernant, une bibliographie exhaustive, l'historique de son état et de ses restaurations, la liste de ses répliques.

  • Achevé en 1202, le Louvre de Philippe Auguste n'était qu'un simple château fort. Au XIVe siècle, Charles V en fait une résidence royale. François Ier et l'architecte Pierre Lescot le transforment en palais où se déploient les fastes de la Cour. Henri IV, dans son " Grand Dessein ", le réunit aux Tuileries. Délaissé au profit de Versailles, le Louvre devient au XVIIe siècle le séjour des académies et abrite marchands et ateliers d'artistes. Il retrouve son éclat en 1793 avec l'ouverture du Muséum des arts dans la Grande Galerie. Napoléon III en fait l'un des symboles de son pouvoir, et lui donne l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui. Après l'incendie de la Commune, qui a raison des Tuileries, la République privilégie la vocation muséale du Louvre. La pyramide de Peï clôt magistralement l'aventure architecturale et inaugure, en 1989, le Grand Louvre. Geneviève Bresc retrace le singulier destin d'une forteresse médiévale devenue le plus grand musée du monde.

  • Le sculpteur Nicolas Coustou a manifesté ses talents à la fin du règne de Louis XIV et au début du règne de Louis XV par de grands marbres, animés par un souffle épique ou par la grâce féminine. La plupart de ses oeuvres destinées au parc de Marly sont désormais exposées dans la cour Marly au Louvre. Art royal, officiel, il est cependant traversé de touches personnelles, faites de dynamisme, et d'un sens puissant des volumes que magnifient des draperies volantes et des mouvements contrastés.
    Le parc de Marly et son décor appartiennent aux grandes réalisations du règne de Louis XIV. C'est en effet sur cette colline, déjà habitée mais en lisière des grandes forêts de chasse, que Louis XIV a choisi de se faire construire, par Jules Hardouin-Mansart, une résidence plus intime que Versailles. Alors que les bâtiments ont été détruits à la Révolution, et que le parc reste seul à évoquer la grandeur passée, la sculpture a été transférée dès le XVIIIe siècle au jardin des Tuileries. Le musée du Louvre, gestionnaire du jardin, s'en trouve donc l'héritier et a entrepris depuis 1870 la sauvegarde et l'exposition des oeuvres provenant du parc de Marly. En 1993, l'ouverture de la cour Marly qui présente la majeure partie des sculptures connues a été l'occasion de mettre en valeur les marbres les plus célèbres, dont les emblématiques Chevaux de Marly d'Antoine Coysevox et de Guillaume Coustou.
    En 1703, une commande prestigieuse fut adressée à Nicolas Coustou, neveu d'Antoine Coysevox, celle de deux grands groupes en marbre, Méléagre tuant le cerf et Méléagre tuant le sanglier, première oeuvre d'envergure pour l'artiste. Dès 1706, les Chasseurs sont achevés et mis à une place d'honneur à proximité du Pavillon royal de Marly.
    Le Louvre expose déjà dans la cour Marly l'ensemble des sculptures de la grande perspective du domaine de Marly : les chevaux de Coysevox, les groupes de fleuves, les statues de Neptune, Amphitrite, la Seine et la Marne, et les deux groupes de trois statues qui étaient situées non loin des deux Méléagre, Faune, Adonis et des Nymphes. Les deux Méléagre étaient les seules pièces manquantes à ce grand axe, rythmé par des statues qui se répondent deux à deux. Ils sont le complément du groupe d'Adonis et des Nymphes, pour évoquer la glorification de la nature sauvage qui est un thème majeur de l'iconographie du lieu, fait d'eaux et de bois.

  • Chaque année plus de dix millions de visiteurs du monde entier arpentent ses 68 000 mètres carrés de galerie qui offrent aux regards plus de 35 000 oeuvres. Enrichi par l'ouverture d'un huitième département, celui des Arts de l'Islam, par la création du Louvre-Lens, par le Louvre Abu Dhabi, le musée du Louvre a assis sa place de premier musée du monde.

    Quelle est l'histoire de ce haut lieu du patrimoine ? Comment se sont constituées ses prestigieuses collections ?
    Forteresse au Moyen Age, puis demeure des rois de France, le Louvre a accueilli huit siècles d'histoire. Ses origines remontent au XIIe siècle lorsque le roi Philippe Auguste décide de protéger sa nouvelle capitale, Paris, en la dotant d'une forteresse sur la rive droite de la Seine.
    Avec Charles V, le Louvre devient une résidence royale et les souverains Valois et Bourbons ne cesseront de l'agrandir, l'aménager, l'embellir. Les plus brillants architectes et peintres sont appelés à y oeuvrer.
    Siège des académies de Beaux-Arts et résidence de nombreux artistes au XVIIIe siècle, le Louvre confirme sa vocation de temple des arts avec l'ouverture en 1793 du Muséum des Arts, premier musée national ouvert au public. Dès lors, ses collections issues des collections royales ne cesseront de s'enrichir au fil des acquisitions, des découvertes archéologiques, des dons ou des legs.
    Dans les années 1980, le projet du "Grand Louvre", symbolisé par la fameuse pyramide de Ioeh Ming Pei, est un point d'orgue de ces siècles de transformation.

  • Catalogue officiel de l'exposition Un musée révolutionnaire. Le Musée des Monuments français d'Alexandre Lenoir au musée du Louvre du 7 avril au 4 juillet 2016. Alexandre Lenoir (1761-1839), fervent défenseur des arts face au vandalisme révolutionnaire, fut le créateur et l'administrateur du musée des Monuments français de 1791 à sa fermeture en 1816 et à la dispersion de ses collections. L'exposition qui se tiendra dans le hall Napoléon du musée du Louvre du 7 avril au 4 juillet 2016 s'attache dans un premier temps à présenter l'histoire et l'influence de cette institution et de son fondateur sur l'historiographie et la conservation du patrimoine français. Dans un second temps, l'exposition dévoile au public plusieurs ensembles de sculptures tels qu'ils étaient exposés au musée des Monuments français, notamment les statues-colonnes de Gaillon représentant Jeanne d'Arc et Louis XII ou encore le tombeau de Valentine Balbiani et du cardinal René de Birague. Plus qu'un catalogue d'exposition, la publication accompagnant cet événement constitue un véritable ouvrage de référence sur le musée des Monuments français. Dirigé par les commissaires d'exposition Geneviève Bresc-Bautier et Béatrice de Chancel, il rassemble vingt-huit textes d'historiens de l'art accompagnés de plus de deux cent cinquante illustrations, notamment les nombreuses vues de salles à l'aquarelle de Jean-Lubin Vauzelle qui font revivre un instant ce musée aujourd'hui disparu. Coédition Editions du musée du Louvre/Editions Hazan

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