Jean-Manuel Escarnot

  • Dix ans d'enquête au coeur du djihad français : voyage aux sources du mal.
    « La revendication des attentats du 13 novembre 2015 à Paris par Fabien Clain m'a remué les tripes. Depuis les émeutes de 2005 dans le quartier du Mirail, j'ai suivi sa trajectoire et celle de ses amis. Aujourd'hui, la plupart d'entre eux sont djihadistes en Syrie. Comment en sont-ils arrivés là ? ».
    Personne n'a pris la mesure du phénomène. Fabien et Jean-Michel Clain sont à l'origine d'une des plus importantes filières françaises de candidats au djihad. Mohamed Merah en est issu. Ces nouveaux ennemis ont profité de l'éclatement des services de renseignements pour frapper. Et l'état d'urgence et le fichage généralisé des « radicalisés » ne les empêchent pas d'opérer.
    Dans l'ombre, pourtant, des hommes et des femmes agissent pour endiguer ce fléau. Un policier de l'antiterrorisme, un agent infiltré dans les réseaux et sur la Toile mais aussi une socioclinicienne et des parents de djihadistes : l'auteur a côtoyé ces acteurs de premier plan et nous livre leur témoignage exceptionnel.

  • Ce livre suit pas à pas l'itinéraire d'une dérive sanglante. Celle de Mohammed Merah, « le tueur au scooter », l'homme aux mains tâchées par le sang des innocents.
    Pour la première fois, ce livre retrace précisément les deux opérations du Raid, dont l'une devait s'achever par la mort du « djihaddiste Merah ». Pour la première fois également, on peut lire la dernière discussion entre Mohammed Merah et le négociateur du Raid avant l'assaut final. Les auteurs ont découvert la voix de Mohammed Merah : celle d'un fanatique froid, déterminé, au discours structuré et au vocabulaire choisi qui a pris depuis longtemps la décision de mourir les armes à la main.
    Après une enquête minutieuse, sur le terrain, où les auteurs ont rencontré les amis de Merah, les surveillants de prison qui se souviennent de lui, l'éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse qui l'a suivi, mais aussi et surtout les policiers de la Direction régionale du renseignement intérieur (OCRI) qui l'ont surveillé à son retour d'Afghanistan.
    Enfin, les auteurs racontent comment Mohammed Merah a pu tromper le dispositif de surveillance mis en place autour de son domicile par la PJ et la DRRI, quelques heures avant la première intervention du Raid, avec, en filigrane, cette question épineuse : les services de renseignements ont-ils failli ?

empty