Jean-Pierre Poirier

  • Dans l'histoire de la France, les femmes, et avant tout les reines, ont souvent régné sur le coeur et l'esprit de leur peuple, bien qu'elles n'aient pas toujours.
    Exercé le pouvoir. Pendant quinze siècles, certaines ont joué un rôle prépondérant en se montrant plus lucides, plus préoccupées du bonheur de leurs sujets, sinon plus attentives au rayonnement de la monarchie. Si les rois ont fait la France, on peut dire que les reines l'ont sans doute aimée davantage. Héritière des Médicis, belle-fille de François II, épouse d'Henri H, mère de François II, de Charles IX et d'Henri III, elle tient pendant trente ans la barre de l'État, dont quatorze de pouvoir absolu.
    Confrontée à huit guerres de religion, aux luttes des Guise et des Bourbons pour s'arroger le pouvoir, aux interventions de l'Espagne et de l'Angleterre, elle se bat avec un courage admirable contre tous les facteurs de désintégration. Mais, on ne peut laisser dans l'ombre ses fautes - dont la Saint-Barthélemy au premier rang - ni ses erreurs politiques, sa méconnaissance des thèses économiques des premiers mercantilistes, ses dépenses inconsidérées et ses guerres.
    Jean-Pierre Poirier signe ici une biographie magistrale qui remet en lumière la grandeur et les lacunes d'une reine hors pair.


  • À travers documents d'époque, correspondances, témoignages et
    études savantes, Jean-Pierre Poirier raconte, dans un langage
    accessible à tous, l'une des plus extraordinaires et passionnantes
    sagas du XXe siècle.
    Elle commence en 1898, lorsqu'une jeune Polonaise, Marie
    Sklodowska, mariée à un chercheur français, Pierre Curie, précise la
    notion de radioactivité naturelle et découvre le radium. Récompensée
    par deux prix Nobel, Marie Curie crée à Paris, en 1911, l'Institut du
    Radium, où va naître l'école française de chimie-physique nucléaire,
    ouverte aux chercheurs de toute l'Europe.
    C'est là que sa fille Irène et son gendre, Frédéric Joliot, découvrent,
    en 1934, la radioactivité artificielle, succès récompensé par un troisième
    prix Nobel.
    En 1939, Frédéric Joliot apporte la preuve physique de la fission du
    /> noyau de l'uranium sous l'action des neutrons, montre qu'elle
    s'accompagne d'un dégagement d'énergie et de la libération de
    neutrons supplémentaires, capables d'amorcer une réaction en chaîne.
    Le principe du réacteur nucléaire producteur d'énergie est énoncé.
    Une politique d'indépendance énergétique débute alors en France,
    dont quelques étapes seront la bataille de l'eau lourde, la création du
    Commissariat à l'Énergie Atomique, la construction de la première pile
    atomique, ZOE. En 2006, grâce au nucléaire, le pays assure 80 % de ses
    besoins en énergie électrique tout en réduisant la production de gaz
    à effet de serre.
    La même double ambition guide les récentes décisions de construire
    E.P.R., nouveau type de réacteur à fission nucléaire, d'implanter à
    Cadarache le réacteur à fusion nucléaire I.T.E.R, et de participer au
    projet A.B.R., réacteur à neutrons rapides capable de recycler les
    déchets radioactifs.


  • Jacqueline Auriol, belle-fille du président de la République Vincent Auriol, commence en 1947 une carrière d'aviatrice. En juillet 1949, passagère à bord d'un avion amphibie, elle est victime d'un terrible accident qui la laisse défigurée. Elle ne retrouve un visage qu'après vingt-deux interventions de chirurgie esthétique et décide, comme une revanche sur le destin, de réussir dans un métier d'hommes, celui de pilote d'essai.
    Ses qualités professionnelles, sa dignité, son charme, son courage lui attirent rapidement le respect de tous. Cinq fois, entre 1951 et 1963, elle est la femme la plus rapide du monde. À partir de nombreux témoignages inédits, Jean-Pierre Poirier retrace ici la passionnante aventure d'une jolie femme, adulée et mondaine, qui devint l'ambassadrice de l'aéronautique française et une héroïne des temps modernes.
    Couverture Atelier Didier Thimonier

  • «La science est une chose très dangereuse pour les femmes, déclarait, en 1808, Joseph de Maistre, porte-parole des phallocrates antiféministes. On ne connaît presque pas de femmes savantes qui n'aient été ou malheureuses ou ridicules par la science. Les femmes qui veulent faire les hommes ne sont que des singes ; or, c'est vouloir faire l'homme que de vouloir être savante.» Deux siècles plus tard, personne n'oserait tenir un tel discours. Pourtant subsiste du passé une grave lacune : dans le domaine des sciences, les femmes ne représentent encore que 30 % en moyenne des effectifs des grandes institutions. Or, elles ont tenu une place déterminante dans l'histoire de l'astronomie, de la chimie, de la physique, de la médecine, etc., en France.
    Pour la première fois de façon exhaustive, l'auteur entend leur rendre justice en évoquant plus de 60 personnalités, des plus connues (Héloïse, Madame du Châtelet, Madame Lavoisier) aux plus obscures. Au cours d'existences riches en aventures intellectuelles et amoureuses, ces femmes ont mené des carrières que beaucoup d'hommes pourraient leur envier et participé aux grandes révolutions scientifiques. Grâce à ce livre, leur réhabilitation est enfin effectuée de manière éclatante.

  • Jusqu'aux années 1980, on savait peu de chose sur Bernard Palissy, créateur de l'art de la céramique et des émaux en France.
    Sa légende, forgée au XIXe siècle, retenait surtout la scène où on le voyait brûler son plancher pour entretenir le feu dans son four de potier. Il a fallu attendre les fouilles réalisées au Louvre, sous la cour du Carrousel, entre 1985 et 1987, pour que notre connaissance fasse soudain un bond. La mise à jour de son atelier, de son four, de ses moules et de huit mille fragments de céramique émaillée ont établi de façon incontestable sa présence en ces lieux.
    On peut désormais affirmer que la grotte de rocaille conçue à la demande de Catherine de Médicis pour le jardin des Tuileries a vraiment existé et rendre ainsi au créateur sa vraie stature d'artiste et d'architecte-paysagiste. Bernard Palissy a été, comme les grands créateurs de la Renaissance, un esprit curieux de tout : peintre de vitraux, géomètre-arpenteur des marais salants de Saintonge, céramiste-émailleur, architecte de jardins, il a aussi été un scientifique aux intuitions encyclopédiques.
    Celles-ci ont touché à l'agronomie, l'hydrologie, la minéralogie, la géologie. Et, plus que tout, inventeur d'un style naturaliste, il a instauré en France une longue tradition de l'art de la céramique et des émaux. Elle s'est enrichie tout au long des siècles jusqu'à la période magnifique de l'Art nouveau et de l'Art déco, trouvant un rayonnement mondial à Vallauris, à partir de 1947, lorsque Picasso décida de lui donner un nouvel essor.
    Jean-Pierre Poirier nous livre ici la première et passionnante biographie moderne de Bernard Palissy, fondée sur une relecture critique de ses textes et sur les découvertes les plus récentes des archéologues et des historiens de l'art.

  • L'attention du lecteur sera d'abord retenue par les deux illustres signatures de Condorcet et de Lavoisier qui apparaissent parmi les six commissaires de la toute nouvelle Trésorerie nationale instituée par le décret de la constituante du 27 mars 1791, auteurs collectifs du rapport ici produit.
    Les historiens apprécieront l'aubaine que représente l'exhumation d'un document émanant de l'intérieur même de la Trésorerie, réalisation fondamentale de la Révolution. Mais l'intérêt de ce document dépasse de beaucoup l'histoire des institutions financières françaises. Le contexte politique précis dans lequel il se situe lui confère une dimension par laquelle il touche à l'histoire de la démocratie en France.

  • Traité élémentaire de chimie».


  • L'histoire romanesque mais vraie d'Ambroise Paré (1510-1590) urgentiste au XVIe siècle, écrite par un docteur en médecine. Ce récit littéraire, scientifique et historique raconte le parcours de cet apprenti-barbier qui entama à 26 ans une carrière de chirurgien militaire dans les armées de François 1er et inventa les grands principes de la chirurgie, de la médecine et de la thérapeutique modernes.


  • Ce dictionnaire réunit, pour la première fois en France depuis le XIXe siècle, les notices biographiques et bibliographiques de plus de 3 000 hommes et femmes de science français -auteurs de grandes révolutions scientifiques, enseignants de talent, créateurs d'écoles de pensée, concepteurs d'ins- truments scientifiques, inventeurs méconnus, artisans de gé- nie- qui, du XI e au XXI e siècle, ont contribué au progrès des sciences. Il constitue un instrument d'érudition pour les ensei- gnants en histoire des sciences, en histoire des technologies, les étudiants, les bibliophiles, les libraires et devrait figurer dans toutes les bibliothèques universitaires. Exhaustif et ac- tuel, comme en témoigne la présence de tous les récents bé- néficiaires de prix Nobel, de prix Abel ou de Médaille Fields, il a pour objectif de mieux faire connaître aux jeunes généra- tions le patrimoine scientifique dont ils sont les héritiers. Les auteurs ont été attentifs à ce que les textes en soient bien écrits, clairs, intelligibles et didactiques.

  • A la suite des guerres liées à la Révolution française, la France est affaiblie et divisée. Le général Bonaparte prend le pouvoir et devient consul puis empereur. Il n'a de cesse de repousser l'ennemi aux frontières du grand empire : celui-ci s'étend des Pyrénées au Zuyderse, de Rome à Hambourg. Les guerres n'en finissent pas en Europe.

  • S'appuyant sur une importante base de données anonymisées livrée par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec concernant plus de 86 000 étudiants et sur près de deux millions de résultats scolaires au secondaire et au collégial, cette recherche jette un regard critique sur la réussite scolaire dans l'enseignement collégial québécois. Elle englobe 20 programmes d'études de la formation préuniversitaire et 84 programmes de la formation technique ainsi que tous les établissements publics et privés. Elle décrypte les facteurs clés menant à l'obtention d'un diplôme d'études collégiales (DEC) et propose une avenue à emprunter pour augmenter la réussite scolaire dans les cégeps et les collèges par la mise en place de tests de dépistage des étudiants à risque de ne pas obtenir le DEC selon la durée prévue ou deux ans après la fin de la durée prévue. La recherche remet également en question plusieurs idées reçues quant à la place du collégial dans la réussite scolaire, à la présence d'effets de composition et au caractère inégalitaire du système d'éducation québécois. Elle montre aussi que les établissements collégiaux exercent un effet non négligeable sur la réussite scolaire, indépendamment des caractéristiques des étudiants à leur arrivée au collégial.

  • En plus d'offrir un portrait des productions culturelles queer au Québec tant francophones qu'anglophones, dont certaines autochtones, cet ouvrage s'attarde à révéler le caractère queer de celles qui ne le sont pas de facto. Il se présente comme un manuel de référence sur le sujet, avec des essais critiques - qui portent autant sur la littérature et le monde du spectacle que sur les arts médiatiques ou la presse gay - et des textes expérimentaux - fictions, dessins, récits autobiographiques. Plus de 27 oeuvres de fiction publiées entre 1965 et 2017 y sont analysées sous différents aspects, avec des méthodologies diverses, mais toujours sous l'éclairage queer (un terme à la nature instable, paradoxale, que calque la forme éclatée de l'ouvrage). Du polyamour à l'inceste, en passant par le racisme, l'urbanité, le suicide, le non-désir d'enfant, l'alimentation ou les processus de production, le queer met en scène des personnages hétéros ou homosexuels, intersexués, cis, trans, travailleur·euse·s du sexe, gros et plusieurs autres... Cette juxtaposition d'états, de genres, de thèmes, de formes et de pratiques constitue l'une des forces de ce livre qui intéressera bien sûr un lectorat d'intellectuel·le·s et de personnes issues des communautés LGBTQIA2S+, mais pas seulement. Il deviendra, sans nul doute, une ressource indispensable pour l'enseignement de nouvelles perspectives dans le cadre des sciences humaines et sociales.

  • Steve Valois est un champion de poker qui, depuis quelques années, remporte régulièrement les plus grands tournois. Au sortir d'un tournoi au Casino de Montréal, une femme l'aborde. Elle souhaite qu'il retrouve son fils qu'elle a perdu au jeu au profit de Wladimir Manchesky, un parrain de la pègre russe de Montréal. Son fils de 10 ans est un surdoué du poker et est devenu la mine d'or de Manchesky. Steve s'engage à aider la jeune mère : il infiltre les tournois de poker clandestins et finit par être confronté à l'enfant. Steve Walsh commence alors la plus grosse partie de bluff de sa carrière. Une histoire palpitante qui nous fait pénétrer dans le monde interlope des parties de poker.
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  • De par leur fréquence et le poids de leurs conséquences pour le patient et son entourage, les maladies dépressives sont désormais considérées comme un problème majeur de santé publique.
    «Les maladies dépressives», sous la direction de Jean-Pierre Olié, Marie-France Poirier et Henri Lôo, est l'ouvrage de référence sur la dépression.
    Après une première partie consacrée aux principaux aspects sémiologiques observés, tant chez l'adulte que chez l'enfant, l'adolescent et le sujet âgé, chez l'homme et la femme, les auteurs abordent les problèmes posés par les diverses pathologies associées, puis précisent la nosologie des maladies dépressives et exposent les principaux outils de la recherche, en particulier les échelles d'évaluation, les outils de la psychiatrie biologique, les outils médico-économiques, la modélisation de la dépression ; enfin l'exposé détaillé des facteurs étiopathogéniques précède les neuf chapitres consacrés aux principales thérapeutiques des maladies dépressives.
    Dans cette nouvelle édition, les auteurs ont mis plus particulièrement l'accent sur l'apport des nouvelles thérapeutiques médicamenteuses, notamment dans le cadre de la prévention des rechutes, élément crucial dans la maîtrise du risque suicidaire.

  • À la suite des guerres liées à la Révolution française, la France est affaiblie et divisée. Le général Bonaparte prend le pouvoir et devient consul puis empereur. Il n'a de cesse de repousser l'ennemi aux frontières du grand empire : celui-ci s'étend des Pyrénées au Zuydersee, de Rome à Hambourg. Les guerres n'en finissent pas en Europe.

  • Cet ouvrage comprend une carte de l'Europe à la veille de la guerre, un descriptif précis de la vie des poilus mais aussi de l'arrière, une chronologie précise du déroulé des conflits. Une approche claire qui permet de bien comprendre toutes les conséquences de cette première guerre mondiale.

  • 1914-1918 : des dates essentielles de notre histoire ! Pour un prétexte futile, la plupart des États se précipite dans la guerre et pour la première fois dans le monde 65 millions d'hommes sont mobilisés ! Désastre humain, économique et financier, la grande guerre est le spectaculaire suicide de la vieille Europe . Cet ouvrage permet de faire revivre les terribles conditions de vie des civils et des soldats.

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