Marc Leroy

  • Dans une approche pluridisciplinaire mobilisant l'histoire, la sociologie, le droit, l'économie et la gestion, les points de vue des spécialistes des deux pays sont croisés pour offrir, au regard du français, une vision concrète et documentée des problèmes particuliers de la politique fiscale en Russie. Cette comparaison dévoile les mécanismes in situ de la taxation financière, de l'interventionnisme fiscal, de la qualification et de la répression des stratégies d'évasion et de fraudes fiscales.

  • Cet ouvrage propose une réflexion scientifique sur les effets de la "mondialisation" dans le domaine de la fiscalité. La fiscalité est un terrain excellent pour étudier la progression de la globalisation économique et politique qui remet en cause les rôles respectifs de l'Etat et des puissants marchés financiers. Cette évolution est questionnée par la notion de globalisation fiscale dans les trois dimensions internationale, européenne, et nationale/sociale.

  • Voici une étude concernant l'administration de l'impôt en France, en Allemagne, au Brésil, aux Etats-Unis, en Italie, au Maroc, au Portugal, en Russie, Suède et Tunisie. Face à la mondialisation, la modernisation de cette administration est ici questionnée, ainsi que la relation contribuable-citoyen, tout en prenant en compte les particularismes nationaux. L'étude de l'amnistie fiscale, ainsi que la responsabilité administrative des agents est aussi abordée.

  • Les finances publiques sont vues comme une boîte noire, une contrainte technique, alors qu'elles forment un noyau dur de l'action publique et de la société.
    Nourri d'études de cas, l'ouvrage propose une analyse sociologique des budgets et une lecture financière de l'action publique. par rapport aux budgets, il traite des causes des dépenses publiques et du pouvoir des décideurs. par rapport à l'action publique, il offre un modèle de la régulation financière à partir du développement territorial, de l'europe, des politiques sectorielles... par rapport aux sciences sociales, il questionne des théories (lobbies, électoralisme), des variables (clivage gauche-droite, contrainte économique), des notions (gouvernance, partenariat) pour réfléchir à l'action politique et démocratique de l'etat dépensier.

  • L'impôt, l'État et la société La relation constitutive de la démocratie interventionniste entre l'impôt, l'État et la société est questionnée à partir d'une science sociale générale, la sociologie fiscale. L'état des savoirs pluridisciplinaires est réuni dans la perspective d'une théorie démocratique des choix politiques portant sur le financement de l'action publique légitime. Les travaux fondateurs sur la croissance des dépenses publiques, la crise de l'État fiscal et le clientélisme de l'élite au pouvoir sont présentés. La genèse de l'État moderne est caractérisée par la tension entre l'obligation fiscale au souverain et le consentement à l'intérêt public. La résilience des compromis socio-fiscaux du contrat social keynésien d'après guerre est appréciée à l'aune de la remise en cause néo-libérale initiée dans les années 1970. Parmi les divers facteurs de configuration des politiques publiques (idées, institutions, clivage gauche-droite...), la diffusion de l'idéologie de l'efficience du marché, qui est renforcée par la mondialisation capitaliste, vise à réduire les dépenses sociales et à favoriser fiscalement les plus riches, en excluant la vox populi. Avec une certaine conception de la performance budgétaire, elle participe à la déstabilisation des fonctions de l'État dans la démocratie interventionniste. La complexité de la catégorisation technique de la société par la politique fiscale (et le droit) accentue cette aliénation démocratique. Le rempart de la labellisation bureaucratique de la déviance fiscale apparaît fragile pour pallier l'incohérence d'une régulation sociétale de la globalisation économico-financière. En contrepoint à cette forme paradoxale d'anomie où la concurrence des États banalise l'optimisation/fraude des multinationales et les paradis fiscaux, les conditions d'une conception citoyenne de l'impôt-contribution à l'action sociale légitime sont posées pour remédier aux méfaits de la mondialisation et à la panne de l'Europe.

  • L'analyse des enjeux financiers révèle les règles, légitimes ou non, et les marchandages souvent occultes, de la sélection des programmes publics ; elle montre comment l'Etat tente d'imposer ses règles de négociation à des partenaires régionaux et locaux qui, de leur côté, élaborent des stratégies autonomes ; elle rend compte de la portée des politiques territoriales.

  • Fondée en 1941 par Paul Angoulvent, traduite en 40 langues, diffusée pour les éditions françaises à plus de 160 millions d'exemplaires, la collection " Que sais-je ? ", est aujourd'hui l'une des plus grandes bases de données internationales construite, pour le grand public, par des spécialistes.
    La politique d'auteurs, la régularité des rééditions, l'ouverture aux nouvelles disciplines et aux nouveaux savoirs, l'universailité des sujets traités et le pluralisme des approches constituent un réseau d'informations et de connaissance bien adapté aux exigences de la culture contemporaine.

  • Cet ouvrage propose une comparaison des systèmes fiscaux de l'Allemagne, de la France, de l'Italie et de la Russie à partir des trois domaines du fédéralisme fiscal, de la réforme fiscale, et de l'interventionnisme fiscal. Il croise les regards de juristes, d'économistes, de sociologues et d'historiens des quatre pays. Avec l'Allemagne qui n'a pas achevé d'assumer l'intégration des Länders de l'Est, l'Italie où le pouvoir des régions a été renforcé, et la Russie qui hésite toujours sur le contenu effectif de son fédéralisme.

  • À cent ans, Hubert Germain est l'un des quatre Compagnons de la Libération encore en vie. « Quand le dernier d'entre nous sera mort, la flamme s'éteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd'hui en France des braises ardentes ! » C'est le message que veut laisser dans ce témoignage inédit, celui qui, à 19 ans, rallia la France libre dès les premiers jours. Lors de leur rencontre à Londres, le général de Gaulle lui dit simplement : « Je vais avoir besoin de vous. » Chevalier de la Légion d'Honneur à 21 ans, Compagnon de la libération deux ans plus tard - « Quand vous êtes reçu comme Compagnon, c'est comme si la foudre vous tombait dessus » -, il sera aussi maire, député puis ministre de Georges Pompidou. Légionnaire de la mythique 13e DBLE, il a combattu à Bir Hakeim, El Alamein, en Italie où il est blessé, puis durant toute la campagne de libération de la France. « Vous m'emmerdez avec Germain ! », rétorque le général de Gaulle alors qu'on le presse, vingt ans plus tard, d'écouter celui qu'on a envoyé rencontrer les émissaires des généraux putschistes d'Alger. Hubert Germain pardonne tout à celui qu'il considère comme son deuxième père.

  • Le contrat constitue un mode d'action pour les collectivités territoriales, qui en font usage aussi bien entre elles qu'avec l'Etat. Dans le contexte de la décentralisation, les enjeux de pouvoir et de légitimation des acteurs du développement local sont questionnés. Le rôle des Régions et des départements et communes, mais aussi des pays et des agglomérations face à l'Etat régulateur de l'aménagement du territoire est étudié et mis en perspective au regard d'expériences étrangères.

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