Littérature générale

  • Lucienne Portier, éminente spécialiste de l'italien ancien, a donné en 1987 une traduction de La Divine Comédie de Dante Alighieri, aujourd'hui réimprimée.
    Aldo Vallone s'adressait, à l'époque, en ces termes à Lucienne Portier : " Votre traduction est neuve, profondément vécue de l'intérieur, elle donne force ,nouvelle à la parole de Dante.
    Plus encore, elle est nécessaire parce que Dante demeure et rencontre toujours intelligence et sensibilité pour l'accueillir. "

  • Quatrième de couverture " Le livre d'Alexandre Jollien m'est infiniment précieux parce qu'il apporte un témoignage vivant, sincère et authentique de cette conviction ancienne (puisque aristotélicienne) mais toujours menacée que l'homme est capable d'être, que l'homme est l'ami de l'homme. "

  • La Divine comédie, la merveille du quattrocento, enluminée et redécouverte. Le poème sacré, dont la composition aura marqué la seconde partie du Moyen Âge occidental, se pare ici des atours symbolistes d'un des maîtres graveurs du XIXe siècle. Lorsque Gustave Doré choisit de s'attaquer à ce chef-d'oeuvre de la littérature européenne, l'éditeur Hachette lui aurait déclaré : « Vous n'en vendrez pas 400 exemplaires. » 3 000 copies de L'Enfer furent écoulées en quelques jours.
    Magnifiée, voici la prosodie dantesque comme vous ne l'avez jamais lue, servie par l'une des meilleures traductions qui soit, celle de Lucienne Portier, l'éminente spécialiste de l'italien ancien. Par cette nouvelle version en français, les trente-trois chants constituant L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis sont magnifiés dans une langue forte de précision et de beauté.
    La rencontre du « père de la langue italienne », poète majeur de l'Occident, Dante Alighieri et du « plus illustre des illustrateurs », l'artiste précoce et autodidacte, Gustave Doré, et de Lucienne Portier, la savante et traductrice exigeante et sensible. Une somme à l'excellence sans pareille. Une édition collector.

  • Tao-tö king

    Lao-Tseu

    • Cerf
    • 1 Décembre 1983
  • Saint Dominique

    Georges Bernanos

    • Cerf
    • 1 Juillet 2021

    Quel est le mystère d'une vie sainte ? Quel est le secret d'une figure qui a radicalement transformé son temps ? Quelle énigme recèle une existence qui continue d'inspirer des milliers de femmes et d'hommes des siècles après sa disparition ?
    Né vers 1170 en Espagne, Dominique Nuñez de Guzman meurt le 6 août 1221 à Bologne, en Italie, après avoir traversé la France. C'est là où, sautant les âges, avec son talent de médium mystique, le romancier Georges Bernanos le rattrape. Le voilà qui dresse la fresque biographique du fondateur des Dominicains qui a révolutionné la spiritualité, embrasé l'Université, intimidé les princes, sermonné les papes, façonné l'Europe et réformé l'Église. Mais l'écrivain, avant tout, se penche sur l'agonisant pour recueillir, par-delà les codes convenus de l'hagiographie, son ultime confession. Celle qu'il doit à ses frères, à ses soeurs et, en premier lieu, à Dieu.
    La rencontre spirituelle et littéraire de deux géants convaincus qu'il n'est d'autre raison de vivre que d'apporter le feu au monde.

  • Le maître, le disciple et l'artiste entrent dialogue : comment l'homme peut-il atteindre à la perfection anarchique de la beauté dans la nature ? Ce texte miraculeusement retrouvé du jeune Hopkins annonce toutes les révolutions de l'art et de la philosophie modernes. Un indispensable.
    Quoi de plus beau qu'une forêt ? Entre amis parler aux arbres, prendre le temps de respirer sous les ombrages de leurs canopées. C'est à l'écoute des arbres, que le jeune Hopkins - 21 ans au moment où il rédige ce traité - puise l'essence du beau, qu'il tire son amour pour la nature et toute la Création ; là où sa poésie se donne.
    Sous les frondaisons d'un grand parc à Oxford, Hopkins met en scène la rencontre fortuite entre un professeur d'histoire de l'art, un étudiant et un peintre amoureux de la nature. Discussion philosophique et poétique, au cours d'une touchante promenade, sur la beauté de la nature et la critique des règles classiques de composition en peinture, en poésie, en musique. Il n'est question que du regard et de l'écoute, et de la joie de se parler en toute sérénité, en toute gratuité.
    La force des arbres n'est pas vaine, ni l'harmonie qu'ils nous dispensent. Leurs ramifications ne miment-elles pas les méandres de notre pensée en mouvement ? À moins que ce ne soit l'inverse : comme un esthète qui se ferait écologiste, le poète s'en vient et nous rappelle que tout est lié, combien est capitale la préservation des équilibres dans la relation entre l'homme et ses arbres dont il a reçu la garde. C'est une invitation à renouer des liens avec la nature, qui touchera au coeur les lecteurs de l'encyclique Laudato Si' du pape François : une respiration dans la tourmente.

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Cécile Ladjali, l'autrice de Corps et âme, pour nous raconter les délices et les délires mortifères de la gloutonnerie.

    «Marie se délecte d'admirer les participants en train de pétrir les pâtes, fouetter les crèmes, battre les oeufs, effiler les légumes, confire les fruits, concasser les noix, piler les poivres, cuire les sirops, griller les viandes, pocher les oeufs, paner les poissons, blanchir les sucres. Ce ballet la réjouit. Ce concert des goûts l'enchante. La concurrence entre les cuisiniers est rude. Et toujours déloyale.»

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Cécile Curiol, l'autrice de L'Ardeur des pierres, pour nous raconter l'indolence et la langueur de l'âme.

    «Elle pensa soudain à Melville, et à ce que l'écrivain américain avait voulu signifier par sa célèbre formule : «I would prefer not to».
    Contrairement à ce que beaucoup avaient cru, son héros Bartleby n'était peut-être pas la figure d'une «résistance passive», d'un «en puissance» dépourvu d'agir, mais bien celle d'un malencontreux paresseux !»

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Linda Lê, l'autrice de Lame de fond, pour nous raconter la vérité et la folie du courroux.

    «À côté des bilieux qu'il faudrait seulement purger de leur humeur acariâtre, il serait instructif de placer ces tragiques figures d'une colère impuissante face à Dieu (ou à son absence), face à ce qui est perçu comme une injustice, comme une atteinte à leur liberté, leur intégrité quand elles subissent les coups de boutoir de la réalité : ces guerriers n'écrivent, ne vivent, ne s'exposent qu'à seule fin de se dresser contre ce qui les meurtrit ou les indigne.»

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Laurence Nobécourt, l'autrice du Chagrin des origines, pour nous raconter les tours et détours de la chair.

    «'D'un jadis plein de pères abusant de leur effarante arrogance, à la servitude contemporaine qu'un maternel tout-puissant soumet de sa loi, les corps se sont perdus dans leur lien à l'esprit et il n'y a plus qu'un monde de chair où la pulsion avance masquée sous des figures de mort. Ô Adonaï, où es-tu ? La sexualité est une spiritualité peu commune. Je t'y vois plus que nulle part ailleurs.»

  • Les sept péchés capitaux, ce ne n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Louis-Henri de la Rochefoucauld, l'auteur du Club des vieux garçons, pour nous raconter la tragi-comédie de la mesquinerie.

    «De la même façon qu'il y a un bon et un mauvais cholestérol, n'y a-t-il pas une mauvaise et une bonne avarice ? Contre la mondialisation heureuse à laquelle personne ne croit plus, il y a une radinerie vertueuse. Ne me déplaçant qu'en France, je ne prenais quasiment pas l'avion. Je gardais les mêmes mocassins des années. Je ne jetais rien. Je recyclais au maximum. Je polluais peu la planète.
    Mon avarice était écologique.
    J'étais un Harpagon bio !»

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Mathieu Terence, l'auteur de L'autre vie, pour nous raconter les affres et les terreurs du désir de possession.

    «L'envie est, avec l'orgueil, l'un des péchés du diable.
    En suivant la carrière du Mal à travers les siècles, on comprend que l'envie se soit muée en ressentiment.
    Cet affect caractérise aujourd'hui l'ère d'uniformisation mondiale à laquelle la modernité donne lieu. Comme l'ont pressenti Nietzsche, Bernanos ou Robert Bresson, chacun envie désormais les autres pour ce qu'ils ont, pour ce qu'ils font ou même pour ce qu'ils sont. Et, paradoxe diabolique, c'est bien à cette condition ressentimentale que le monde suit sa course à l'indifférenciation.»

  • Le livre de Gomorrhe

    Pierre Damien

    • Cerf
    • 4 Février 2021

    Mille ans avant les révélations actuelles sur les scandales sexuels au sein du clergé, l'ermite Pierre Damien se fait déjà lanceur d'alerte. Au milieu du XIe siècle, il écrit au pape Léon IX pour dénoncer, dans un rapport détaillé, les dérives des moeurs dans l'Eglise, singulièrement chez les évêques, moines, prêtres, diacres censés incarner l'institution et donner l'exemple. Pour encore plus de clarté il intitule ce réquisitoire Gomorrhe, le pendant de Sodome dans la Bible. Mais son brûlot est ignoré, puis interdit et ne circulera plus que sous le manteau.
    C'est ce texte, à la fois intransigeant et prophétique mais d'une surprenante actualité, qu'exhume pour la première fois, avec science, Jean-François Cottier.
    Un texte sidérant, venu du Moyen Âge mais conduit à la manière d'un breaking news contemporain.

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Laurent Nunez, l'auteur des Récidivistes, pour décrire avec humour et sagesse les vertiges et les abîmes de l'amour de soi.


    Sautant de genre en genre, de la nouvelle réaliste au poème lyrique, du journal intime au traité moqueur, et convoquant Racine, Baudelaire, Duras, Homère (et même un secrétaire de l'Intérieur...), ce livre déjoue malicieusement la tentation de la gloriole à laquelle s'expose quiconque croit qu'aligner les mots suffit à maîtriser le destin...
    Un tour de prestidigitation follement drôle, savant et ironique, passionné et lucide.

  • à Marie ; lettres

    Anne Lécu

    • Cerf
    • 3 Septembre 2020

    Mystiques et concrètes, contemplatives et fulgurantes, adorantes et familières, paisibles et frondeuses, édifiantes et savoureuses : il faudrait réunir tous les oxymores pour décrire un tant soit peu les lettres intimes qu'Anne Lécu adresse sur papier libre à Marie de Nazareth. En les ouvrant à tous, ce livre fait de chacune et de chacun d'entre nous un correspondant entre la Terre et le Ciel.
    Ainsi, jour après jour, une femme s'entretient avec la « femme entre toutes les femmes ». Une soeur consacrée à Dieu se confie à la mère de Dieu. Une médecin des prisons s'en remet à la protectrice des affligés. Portant par écrit ses pensées, ses méditations, ses attentes, ses demandes, sa prière, Anne les inscrit dans la propre histoire de Marie, de l'Annonciation à l'Assomption. Les nouvelles du monde font écho aux plus grandes grâces à aux plus sourdes peines qu'a connues celle qui a donné chair au Verbe. L'énigme de l'iniquité s'évanouit devant le mystère de l'incarnation. Et l'infidélité, devant la merveille. C'est toute l'humanité blessée que la Vierge embrasse et étreint.
    Un sommet contemporain de la littérature spirituelle.

  • Alors que la France commémore le cinquantième anniversaire de sa disparition, et que se multiplient les interprétations occasionnelles ou opportunistes sur son héritage, c'est à Charles de Gaulle écrivain que revient Jacques Julliard. Et ce, afin de ressaisir le génie du Général dans son intimité même : là où sa parole et son action se sont nourris de ceux qui furent vraiment les siens. À savoir : Paul Claudel, Georges Bernanos, François Mauriac - et surtout Charles Péguy.
    Pourquoi la politique a-t-elle besoin de la poésie ? Et comment réagirent certains de ces auteurs devant un si illustre lecteur ? Révélant ce pan méconnu de la généalogie spirituelle du Commandeur, Jacques Julliard entre lui-même en dialogue avec ces écrivains passionnés par les Saintes Écritures.
    Un beau remède contre toutes les réductions contemporaines.
    Une leçon inspirée de mémoire vivante.

  • Alors que l'humanité commence à comprendre tout le mal qu'elle inflige au vivant, à commencer par les terribles souffrances qu'elle fait subir aux animaux, il est plus que temps de répondre à l'interrogation muette que nous adresse, depuis les orignes, le plus fidèle d'entre eux.
    Comment avons-nous fait pour ne pas comprendre l'évidence? L'image d'un homme et d'un chien se promenant l'un à côté de l'autre est devenue tellement banale que nous oublions d'y discerner la troisième présence qui chemine avec eux. C'est Dieu. Et, des deux créatures, c'est le chien qui le sait pour l'homme même quand l'homme ne le sait plus.
    Aussi faut-il renverser, explique et démontre Xavier Loppinet, l'ordre de la relation. Le maître n'est pas qui l'on croit. Ce n'est pas moi qui dresse mon chien, mais lui qui m'éduque. Ce n'est pas moi qui l'incite à l'affection, mais lui qui m'en donne l'exemple. Ce n'est pas moi qui lui donne une place ou lui qui la prend, mais l'Eternel qui réserve à chacun de nous celle qui lui revient.
    Les animaux domestiques participent aussi de la grande école de l'amitié cosmique. C'est parmi les canidés qu'elle recrute ses meilleurs élèves. Ce livre, qui les fête en receuillant ce que les versets de la Bible, les récits de sainteté, les oeuvres d'art racontent à leur sujet, constitue ainsi leur prix d'excellence.

  • « Normalement, dans la vie, les parents ne voient pas leur enfant mourir. Ce n'est pas dans l'ordre des choses, et la raison en est simple : c'est infiniment trop dur à supporter.
    Pourtant, Gaspard nous a appris à aimer mieux, à nous donner plus. Avec lui, c'était somme toute assez simple. Il ne demandait qu'une seule chose : être cajolé, dorloté, caressé, bercé, câliné, embrassé, enlacé. Bref, aimé ! Cette capacité à aimer, nous la possédons tous. Chacun d'entre nous. »

  • 1970. Le 1er septembre meurt François Mauriac, la voix du catholicisme engagé. Le 9 octobre décède Edmond Michelet, la figure de la Résistance chevaleresque. Le 9 novembre s'éteint Charles de Gaulle, l'icône de la France éternelle. Âgé de douze ans, l'adolescent Xavier Patier vit en direct ces événements nationaux qui sont pour lui, en raison des liens du sang, d'abord des drames familiaux.
    2020. L'écrivain Xavier Patier se souvient. Un demi-siècle a passé, et cette séquence funèbre a inauguré une crise historique des trois vertus théologales. La foi de Mauriac a cédé la place à la tentation identitaire. La charité de Michelet, à la confusion émeutière. L'espérance de De Gaulle, au culte décliniste. Ce que je crois a tourné à « D'où suis-je ? ». Contre la guerre civile, à « Vive l'incivilité ! » Et les Mémoires d'espoir, à « La France qui dévisse ». Les élites ont dès lors beau jeu d'incriminer le populisme. Le désarroi est là.
    Et si aller de l'avant nécessitait de regarder en arrière ? Conjuguant au futur la remémoration du passé, Xavier Patier ouvre aujourd'hui les tombeaux qu'il a vu hier se fermer, afin que nous nous rouvrions aux vertus qu'ils recèlent et qui, elles, ne sauraient mourir.
    Une exhortation à l'amour du pays entrelaçant une chronique intime et une méditation historique, servies par une écriture d'exception.

  • Tolkien l'enchanteur écrivait : « Mon livre, Le Seigneur des anneaux est une oeuvre fondamentalement religieuse et catholique. » Or l'arrière-fond chrétien de ce roman mythique est souvent ignoré. Il est vrai que son auteur a infusé le mystère chrétien avec tact et astuce dans les aventures de ses inoubliables personnages : Frodon le hobbit, Gandalf le magicien, Aragorn le roi errant, l'elf Legolas et le nain Gimli, le bon géant Tom Bombadil et le répugnant Gollum à la recherche de son Précieux !
    Le destin des héros du Seigneur des anneaux, leurs défis et leur victoire en Terre du Milieu éclairent notre propre quête spirituelle, nos tentations, notre espérance. Les personnages de Tolkien ressemblent à chacun de nous, dans nos pires trahisons comme dans nos plus beaux rêves.

  • Quand le génie de la littérature française se révèle l'alter ego de Tocqueville.
    Et si le génie de Chateaubriand était aussi politique ? Alors que l'histoire retient essentiellement l'image de l'écrivain romantique, Jean-Paul Clément ressuscite à travers ce choix de textes la figure d'un homme dont l'oeuvre est dominée par la politique. Dans ses écrits, Chateaubriand restaurait l'importance de l'histoire et de la religion, analysait les conséquences de la Révolution sur le monde catholique et tentait de comprendre comment construire un lien entre l'Ancien Régime et la jeune République qui éblouissait l'Europe.
    Un livre qui nous montre que le présent ne peut se passer du passé.

  • Flavius Josèphe, prêtre de Jérusalem (37-96 av. J.-C. env.) et historien célèbre de la Guerre des juifs, est un témoin exceptionnel de son siècle. Dans son oeuvre majeure, les Antiquités juives (publiées en 93/94, la 13e année de l'empereur Domitien), il donne, depuis Rome, sa manière de voir l'histoire de son peuple, en la faisant remonter à Adam.
    Ce volume contient les livres XII à XIV des Antiquités. Prolongeant la paraphrase biblique, il couvre l'histoire de la Judée depuis les troubles qui ont suivi la mort d'Alexandre le Grand jusqu'à la mort d'Antigone, le dernier roi asmonéen, c'est-à-dire de -323 à -37, avec pour pièce maîtresse la crise maccabéenne (167-164). Après la mort de la reine Alexandra en -67, la rivalité entre ses fils eut pour effet une domination romaine durable et la promotion du roi-client Hérode.
    Josèphe a peiné pour montrer une continuité judéenne depuis l'époque perse, en particulier pour la succession des grands prêtres, mais il n'a pu cacher que la Judée n'a émergé comme réalité politique perceptible que dans le cadre de la rivalité entre l'Égypte lagide et la Syrie séleucide, qui se sont longuement disputé la maîtrise de la côte, de Gaza à la Phénicie, à travers de nombreuses guerres aux IIIe et IIe siècles.

  • L'ombre du Galiléen

    Gerd Theissen

    Jérusalem, sous les Romains. Un jeune Juif, André, manifeste contre l'occupant. Arrêté par la police de Ponce Pilate, il lui faut accepter de devenir espion. Sadducéens, pharisiens, zélotes, esséniens et nazaréens, nouveaux venus : sa mission de renseignement va le faire plonger au coeur de l'ébullition religieuse du Second Temple. Au long de son enquête, André va devoir mettre ses pas dans ceux d'un mystérieux Galiléen. Un dénommé Jésus.
    C'est tout un monde que ressuscite, avec science et passion, ce roman vrai qui, de succès international, est devenu un classique.

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