Sciences & Techniques

  • Les mots de la migraine Nouv.

    Les mots de la migraine

    Carole Séréni

    • Cerf
    • 2 Septembre 2021

    La migraine ? Un fléau contemporain dont souffre aujourd'hui une personne sur dix sur la planète et qui mobilise la recherche médicale. La migraine ? Un mal éternel consigné depuis les premières civilisations de l'écriture et qui a irrigué les littératures, les arts, les moeurs.
    C'est à la confluence de ces deux univers que Carole Séréni, en grande spécialiste de la science neurologique mais aussi en savante passionnée des expressions culturelles, nous entraîne dans un époustouflant voyage au sein des termes de la migraine. Qu'en est-il de ce phénomène en soi, dans le cerveau, et de ses manifestations au regard du pouvoir politique, de la création artistique, de l'élan poétique, de la quête de l'ivresse, de la vie amoureuse ? Sous sa plume, fondée et informée, sensible et alerte, se dévoile, entrée après entrée, la prodigieuse transformation par l'être humain d'un état censé paralyser sa capacité rationnelle et émotionnelle. Chacune, chacun, y trouvera matière à approcher cette affection jugée mystérieuse. Et pourra la comprendre à la fois dans ses mécanismes et dans ses représentations.
    Voici un lexique surprenant et subjuguant, objectif et subjectif, où les mots répondent aux maux et les éclairent.
    Un magnifique dictionnaire, d'une immense rigueur et d'une belle écriture, qui désembrouille l'esprit et le rend lumineux.

  • La médecine s'attache à guérir la maladie. Mais que veut dire soigner la souffrance ? Derrière les maux du corps, se tiennent les peines de l'esprit. C'est en clinicien et en théologien que Thomas de Gabory dessine une conception globale de la santé. Un livre qui, dans les suites de la pandémie, éclaire notre temps.

    La pandémie de Covid-19 incite à repenser la place de la médecine dans le monde et la mission confiée aux professionnels de santé. La guérison est souvent espérée ou attendue par les personnes malades, mais elle devient parfois une exigence. Le désir de guérir est bien légitime, mais la guérison est-elle un dû ? Que faut-il attendre de la médecine, que peut-on espérer d'elle, et jusqu'à quel point peuvent aller les exigences des malades ? Qui sont ces soignants que le monde applaudit ? Sont-ils faits pour sauver, guérir, ou soigner ? Ils sont certainement ceux qui donnent un surplus d'humanité à une médecine de plus en plus technique.
    Ce livre propose une réflexion sur la médecine dans une perspective chrétienne à la lumière de la Bible, des Évangiles et des Pères de l'Église. Il éclairera toute personne qui sait que le handicap ou la maladie peuvent faire, un jour, partie de sa vie. Il donnera du sens à celles et ceux qui exercent un métier de la santé.

  • La Lune m'a dit...

    Jacques Arnould

    • Cerf
    • 14 Mars 2019

    Il y a cinquante ans, deux d'entre nous, après avoir quitté le sol de Floride au sommet d'une gigantesque fusée, se sont posés à la surface de la Lune pour la fouler de l'épaisse semelle de leurs bottes. C'était le 21 juillet 1969 et ils se nommaient Neil Armstrong et Buzz Aldrin.
    D'un seul coup, notre horizon a changé. Il s'est peuplé de milliards d'étoiles comme jamais jusque-là des yeux ne les avaient vues.
    Depuis Galilée jusqu'à cette ère de l'odyssée spatiale, l'univers nous est devenu toujours plus infini. Alors qu'avons-nous appris en devenant enfants des étoiles ?
    Fou de science, chroniqueur des galaxies, surfeur des mondes inconnus, Jacques Arnould nous invite à travers cette grandiose aventure, qu'il raconte comme personne, à méditer une sagesse empreinte d'humanisme : en voguant vers d'indicibles horizons, notre nature terrestre nous rappelle à nos responsabilités face à la Terre-Mère.

  • Médecine bashing

    ,

    • Cerf
    • 26 Septembre 2019

    Les Français semblent de plus en plus méfiants devant les progrès de la science médicale. Certains refusent de faire vacciner leurs enfants ; d'autres sont persuadés de souffrir de maladies qui, selon les médecins, n'existent pas. La mode a remplacé l'expertise : du jour au lendemain, des centaines de milliers de Français se sont découverts intolérants au gluten - même si leur nouveau régime peut être dangereux pour la santé.
    Cette défiance a des conséquences désastreuses : faute de vaccination, des maladies graves réapparaissent, des cancers qui devraient être soignés restent mortels, et des accidents vasculaires qui auraient pu être évités surviennent. Comment renouer le dialogue ? Comment permettre au citoyen de comprendre les arguments scientifiques qui sous-tendent les décisions médicales, afin qu'il y adhère en connaissance de cause ?
    Entourés des meilleurs spécialistes, Carole et Daniel Séréni répondent ici aux inquiétudes et aux interrogations que chacun est en droit de se poser sur sa santé et sur celles de ses proches.
    Un document d'utilité publique.
    Le meilleur vaccin contre les fake news médicales.

  • Le secret médical

    Anne Lécu

    Qu'en est-il du secret dans notre société qui prétend à l'immédiateté de l'information et à la radicalité de la transparence ? Que reste-t-il du secret professionnel du prêtre, du médecin, de l'avocat à l'heure du tout-juridique, du tout-médiatique, du toutnumérique? Quel peut être l'avenir, surtout, du secret médical qui nous concerne tous dans notre quotidienneté, dans notre intimité, dans notre corps ? Pour comprendre la menace qui pèse sur le serment d'Hippocrate, il faut interroger les soubassements religieux de notre culture. Questionner l'héritage de notre pensée politique. Examiner la médecine et son histoire. Mais aussi scruter la réalité d'aujourd'hui, les circulaires ministérielles et européennes, les systèmes de surveillance et les modes de traçabilité, les révolutions technologiques et les évolutions de mentalité. C'est ce que fait ce maître-livre en dressant un panorama sans précédent qui est aussi un traité de résistance. Car, alors que domine la présomption de culpabilité, préserver le secret, c'est restaurer l'innocence.

  • Quelle est la réalité de la pratique médicale ? Comment les soignants se doivent-ils d'aborder et d'accompagner ce passage éminemment intime de la fin de vie, que la société et les individus leur ont abandonné ? Comment empêcher la violence engendrée par la disparition des traditionnels rituels ? Quelle éthique pour que la mort contemporaine soit l'occasion d'une relation sociale apaisée ? La mort assistée rebat aujourd'hui les cartes pour les patients, leurs familles et l'hôpital. C'est dans ce contexte que la médecine est devenue un instrument de régulation sociale masquée.
    Interrogeant la complexité, les outils, les stratégies et les tactiques d'apaisement de cette violence, Marc Grassin et Frédéric Pochard ouvrent la voie à une solidarité entre les morts et les vivants, en alliant le savoir-faire technique et la puissance du symbolique. Une plaidoirie pour de nouvelles pratiques.

  • Le Dictionnaire Ricci des plantes de Chine présente quelque 16500 noms de plantes chinoises (ou présentant un intérêt suffisant pour avoir un nom chinois) et 3500 noms de matières médicales.
    Chaque entrée principale donne le binôme latin du chinois et ses traductions française et anglaise (lorsqu'elles existent), ainsi qu'une brève description (en français) de la plante, de sa situation géographique et de ses principales utilisations. L'ouvrage est complété par plusieurs index classant l'ensemble des entrées par le latin, le français, l'anglais, ainsi que par familles botaniques. Ces 20 000 entrées constituent le premier des nouveaux ensembles lexicographiques qui viendront enrichir dans les années à venir le Grand dictionnaire Ricci de la langue chinoise.
    Depuis sa parution en 2001, le Grand Ricci constitue le plus grand ensemble de données entre le chinois et une langue occidentale ; il a vocation à contribuer durablement à l'interaction culturelle entre le monde francophone et la Chine, et pour cela, d'être en permanence actualisé et enrichi en suivant l'évolution de la langue chinoise. C'est donc l'ambition d'un dictionnaire perpétuel.

  • « Notre maison brûle », disait le président Chirac en 2002 à propos de l'avenir de la Terre. Lorsqu'il est question de changement climatique, ne réduisons pas le rôle de l'espace au service, certes indispensable, rendu par les satellites qui tournent inlassablement au-dessus de nos têtes pour fournir aux scientifiques d'utiles données ! Depuis plus de cinquante ans, l'espace a aussi radicalement transformé la vision et l'appréhension de notre planète, cette singulière perle bleue sertie sur le sombre fond cosmique. L'espace a aussi été le lieu et l'occasion d'efficaces coopérations entre les nations pour explorer les planètes lointaines, comme pour venir au secours des populations touchées par des catastrophes. Saurons-nous suivre ces exemples pour préparer l'avenir de la Terre ? S'il n'est pas raisonnable d'espérer fuir notre planète, il est nécessaire de la considérer comme un précieux patrimoine commun à notre humanité.

  • Songhaï ? Personne n'y croyait. Le bio ? Pas en Afrique. L'innovation technologique ? Il était trop tôt, ou trop tard. Lutter contre la pauvreté ? Tout le monde avait essayé.
    Tout le monde sauf un, le père Nzamujo.
    En trente ans, ce dominicain héroïque a vaincu toute les difficultés, fait taire toutes les réticences, contredit tous les préjugés. Son centre d'agriculture et d'innovations biologiques s'est tout simplement imposé comme le modèle de développement par excellence en Afrique. Il revient ici non seulement sur l'aventure Songhaï, mais livre un véritable plaidoyer pour « une Afrique qui relève la tête et prend son destin en main ».

  • Figures de la médecine

    Delaporte F

    Quoi de commun entre l'histoire des débuts de la transfusion sanguine en Europe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et la découverte de moustiques vecteurs de parasites en Chine à la fin du XIXe siècle ? Entre la reconstitution d'un nez par lambeau cutané à Bologne à la fin du XVIe siècle et l'ouverture d'un kyste sébacé frontal au Guatemala en 1916 ? Ou entre l'examen d'un visage greffé à Amiens en 2005 et celui d'un faciès bouffi en Amérique du Sud dans les années 1930 ? Certainement pas ce que pourraient suggérer les premières analogies thématiques que l'on serait tenté de faire en rapprochant deux à deux les textes de Figures de la médecine, mais c'est précisément du côté de cette critique de l'analogie qu'il faut chercher l'une des clés de l'unité de l'ouvrage.
    Des symétries, les six textes en ouvrent à profusion, et ils fourmillent d'exemples de ces pollinisations par lesquelles l'importation d'un concept ou d'une croyance dans un domaine étranger aide à y résoudre un problème. Mais appliquées aveuglément sans tenir compte des spécificités des lieux de recherche, les symétries et les analogies finissent toujours par poser plus de problèmes qu'elles n'en résolvent, et c'est avec ces problèmes induits que commence, à chaque histoire, ce qui fait le livre.
    Pour François Delaporte, chaque problème épistémologique comporte son mode de résolution propre et, s'il fallait trouver une unité à ces problèmes, c'est dans cette spécificité qu'il faudrait la chercher et non dans une méthode de résolution commune qu'ils pourraient abriter. Ce qui veut dire que la richesse des problèmes réside dans celle de leurs objets, mais aussi dans celle de la réalité et du lieu où ils se posent.

  • Nombre de nos contemporains ont du mal à accepter la description du monde telle que nous la présentent aujourd'hui les scientifiques, en particulier les biologistes héritiers de Charles Darwin.
    Les créationnistes - ces fondamentalistes qui prétendent que notre monde a été créé en six jours - veulent imposer la Bible comme autorité décisive en matière scientifique. D'autres, sans être aussi extrémistes, refusent toute théorie qui donnerait au hasard un quelconque rôle au sein du vivant et sont à l'affût de la moindre information scientifique qui renforcerait leur vision déterministe de l'histoire et du monde.
    Derrière ces joutes et ces controverses, se dessine un défi majeur pour le croyant : dépasser ses peurs, essayer de comprendre les enjeux de la vision évolutionniste du monde et du vivant, pour élaborer un discours sur la création qui puisse véritablement rendre compte de l'espérance chrétienne. Autrement dit, " rendre à César ce qui est à César, afin d'inviter César, à son tour, à rendre à Dieu ce qui revient à Dieu " (Dalmace Leroy).
    Ce livre veut avant tout offrir au lecteur l'occasion de réfléchir sur ses propres questions (et sur ses propres réponses) concernant l'origine, le sens et la fin de la réalité qui est la sienne et celle du monde qui l'entoure.

  • Les traités de Su Wen font encore aujourd'hui autorité dans la pratique de la médecine chinoise.
    Sont présentés dans cet ouvrage les onze premiers chapitres, qui forment trois volumes du Classique dans lequel l'Empereur Jaune pose les questions fondamentales sur l'art de vivre et de soigner.
    Pour la première fois, une maquette intérieure, alliant harmonieusement idéogrammes, transcription pinyin, traduction et commentaires, offre un précieux confort de lecture. L'ouvrage est augmenté d'un glossaire définissant notions et grands concepts. L'Institut Ricci et l'École européenne d'acupuncture livrent ici le fruit de quinze années de travail, un ouvrage sûr et sérieux, accessible à tout lecteur curieux de la pensée chinoise.

  • La modernité a rendu muette la nature, étrangère à l'homme : enserrée dans un réseau conceptuel réducteur, dominée sans égard par l'emprise technique, elle ne lui dit plus rien sur sa place dans l'univers, encore moins du sens de sa présence au monde.
    Aujourd'hui, l'homme peut-il renouer avec l'oeuvre divine ? Catherine Chalier nous suggère une réponse, en référence à la tradition hébraïque, dans l'alliance passée par Dieu avec son peuple. Elle nous invite à une redécouverte de ce thème oublié : l'exil et l'absence de la terre orientèrent décisivement la spiritualité d'Israël vers d'autres urgences que celle d'une méditation sur la nature. Pourtant, le pacte divin concerne aussi le cosmos (Jr 33, 25) et toutes les créatures vivantes sont partie prenante de l'Alliance (Gn 9, 10).
    Le livre n'enseigne-t-il pas une perception et une contemplation de la création qui noue l'intériorité humaine et l'extériorité du cosmos et de la nature ? (en une alliance où l'homme est responsable). Cette recherche enseigne que l'Alliance prend forme au coeur même de la création, qu'elle en constitue le sens profond.

  • Le sous-titre de ce nouvel ouvrage de Jacques Arnould, " Dieu et la science sans complexes " dit tout. L'auteur entend aborder le plus simplement possible, sans simplisme, sans désinvolture mais avec rigueur et liberté, les questions qui se posent dans le dialogue entre la foi et la science. Ces deux registres, qu'il convient de ne pas confondre, entretiennent des liens importants. De fait, l'être humain a besoin des deux pour aborder les antiques questions qui tantôt enrichissent, tantôt alourdissent son existence. Qui est-il, au milieu de cet univers scintillant d'étoiles, sur cette planète grouillant d'êtres vivants ? D'où vient-il : d'une poussière d'étoile tombée du ciel ou de LUCA, la cellule ancêtre de tous les vivants ?, etc. Après avoir consacré plusieurs ouvrages à la découverte de ces deux sphères - celle de la science et celle de la théologie -, Jacques Arnould a choisi d'en reprendre certains thèmes et d'en aborder de nouveaux sous une forme un peu inhabituelle : de brefs chapitres qui visent à mettre en scène telle ou telle question, sans prétendre qu'il soit nécessaire de lui offrir une réponse définitive ; récits imaginaires, lettres, méditations... Comme il le dit lui-même, " s'il y a dans ces pages de la théologie, pourquoi son école ne pourrait-elle pas, à l'occasion, se faire buissonnière, prendre les voies de la fiction ? "

  • Face aux assauts ou à la présence lancinante de la douleur, le mot d'ordre est aujourd'hui de la combattre par tous les moyens, et ils sont de plus en plus efficaces.
    Cette lutte n'accepte plus les renoncements et les défaillances. Elle refuse plus encore quelque justification que ce soit qui prétendrait donner un " sens " à la souffrance, comme si une telle quête ne faisait que démobiliser patients et soignants, qu'encourager le fatalisme ou, pire encore, le masochisme. Prenant au sérieux ces défis, des hommes et des femmes qui travaillent comme médecins, infirmiers, psychothérapeutes, philosophes, théologiens, ont confronté leurs pratiques et leurs questions lors d'un colloque interdisciplinaire, tenu en 1999 à l'Université catholique de Lyon conjointement par le Centre de bioéthique et la Faculté de théologie.
    Cet ouvrage contient l'ensemble des interventions qui ont apporté des expériences de praticiens et des réflexions plus théoriques. Elles se croisent sur le questionnement suivant : si on refuse le postulat utopique que seule une existence enfin libérée de toute forme de douleur serait vraiment et pleinement humaine, que pouvons-nous construire sur la conviction que la vie doit être vécue telle qu'elle se donne à chacun, en combattant contre les causes de la douleur et en résistant aux effets mortifères du souffrir ? Ces approches plurielles ne cherchent donc pas à donner la réponse à la question du sens de la souffrance.
    Elles invitent plutôt les sujets en relation les uns avec les autres à s'ouvrir, y compris à travers l'épreuve, à la vérité de ce qu'est vivre pour les humains.

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