Sciences humaines & sociales

  • Face aux actes de barbarie qui frappent la France, où en est la République ? État, Église, nation, laïcité, que signifient aujourd'hui ces mots au sein d'un paysage confessionnel troublé, mais aussi d'un environnement international hostile ? Comment distinguer entre le culte et la culture ? Et pourquoi est-il urgent de réaffirmer la séparation du politique et du religieux ?
    Ces questions animent le dialogue entre Régis Debray, Didier Leschi et Jean-François Colosimo qui précède, dans ce livre, les commentaires personnels de chacun d'eux. Balayant l'histoire et l'actualité, leurs désaccords mêmes contribuent à éclairer un accord essentiel : nous ne saurions céder à la peur car l'exception française est plus que jamais indispensable à l'ordre du monde.
    Un appel à l'intelligence et à la lucidité.

  • Les femmes, en France, n'ont pas reçu le droit de vote des mains d'un homme enfin éveillé et attentif à l'injustice de leur sort. Elles l'ont gagné de haute lutte après cent ans de revendications. Elles l'ont arraché au législateur. L'ordonnance promulguée en 1944 a été l'aboutissement d'un mouvement sans cesse recommencé de contestation initié au milieu du xixe siècle.
    C'est l'histoire de cette ère de débats et de combats que dresse ici, d'une plume ardente et vivante, Anne-Sarah Moalic, la spécialiste incontestée de cette question cruciale qui constitue aussi bien une épopée militante. Loin des images d'Épinal, recourant aux faits, aux portraits, aux archives, reprenant argument contre argument ce long cheminement, ce livre montre comment, face aux défenseurs d'un ordre inique assignant les femmes à un rôle secondaire, les pionnières de l'équité politique ont peu à peu structuré la conscience du féminisme.
    Passer derrière l'isoloir, glisser un bulletin dans l'urne, émarger les listes électorales : ces gestes devenus communs à toutes et à tous condensent une mémoire active qui détermine encore aujourd'hui la recherche de l'égalité réelle entre les sexes.
    Une lecture passionnante et tonifiante.

  • Dès les années 1980, Michel Maffesoli se fait l'observateur averti et implacable des temps postmodernes. Il annonce un effondrement social porteur d'un paradoxal retour des tribus, ce que prouveront les décennies suivantes. Il pronostique également que, profitant de la fin des idéologies, les élites au pouvoir entendent instaurer un ordre nouveau qu'il qualifie de totalitarisme doux. Ce que démontre l'actualité récente.
    De l'éruption des gilets jaunes devenus un phénomène international à la contestation globale de la gestion de la pandémie, des grèves émeutières pour contrecarrer le libéralisme mondialisé à la vague d'émotion planétaire suscitée par l'incendie de Notre-Dame, le sociologue du quotidien et de l'imaginaire traque, de son oeil inégalé, le changement de paradigme que nous vivons.
    Le règne de la rationalité, de la technicité et de l'individualité agonise convulsivement sous nos yeux. Pour le meilleur et pour le pire, l'ère des révoltes a commencé et ne cessera pas avant longtemps.
    Cet essai flamboyant dit pourquoi et comment le peuple a raison de se rebeller.

  • Rome médiévale ? L'expression sonne presque comme un défi ou une provocation. Entre l'Antiquité et les splendeurs de la Renaissance et du Baroque, on a longtemps cru que s'était ouverte dans l'histoire de la Ville éternelle une parenthèse de près de mille ans, sur laquelle il n'y avait pas lieu de s'attarder, sinon pour déplorer qu'elle ait duré si longtemps. Or le Moyen Âge n'a pas seulement permis à Rome de survivre en tant que cité pendant les siècles obscurs et de devenir au xiiie siècle un des foyers les plus vivants de la civilisation italienne, il a fait d'elle l'instrument d'une unification de l'Europe occidentale sous l'égide de l'Église catholique.
    Voici les récits des siècles qui manquaient à l'histoire de Rome.

  • L'islamisme militant va-t-il subvertir les institutions et la vie politique en instrumentalisant la démocratie ?
    C'est à cette question cruciale que répond l'ex-maire de Sarcelles François Pupponi, homme de gauche amoureux de la diversité, mais inflexible sur la République.
    Contre les errances idéologiques des islamo-gauchistes, les lâches démissions électoralistes des élus et les calculs des réseaux qui veulent influencer le parlement et le gouvernement, ce livre est une défense des idéaux universalistes et, en premier lieu, pour les musulmans.
    Des révélations chocs. Une apologie du véritable vivre-ensemble.

  • Ils ont pour nom de guerre les « Black Blocs », les antifas, les autonomes, les zadistes. Ils se définissaient hier comme situationnistes, conseillistes, luxemburgistes, marxistes libertaires, anarcho-communistes.
    Ce sont eux les « infiltrés », les « provocateurs », les « casseurs » qui, au sein des manifestations, affrontent les policiers, vandalisent les commerces, dégradent les monuments. Eux qui occupent et radicalisent les fronts politiques, humanitaires ou écologiques, qui ferraillent au nom des Gilets jaunes, des sans-papiers, des néoruraux, des altermondialistes. Eux qui s'emparent de chaque foyer de contestation pour en faire un axe d'insurrection.
    Ils forment l'ultra-gauche, cette mouvance qui se veut à la gauche de l'extrême gauche.
    On la croyait finie. Elle est aujourd'hui plus active que jamais.
    /> Christophe Bourseiller nous fait découvrir l'histoire de cette nébuleuse dissidente et la géographie de cet univers militant. Il raconte la chronique secrète de cette avant-garde critique de l'idéologie mais aussi de la culture, de la pensée, des arts. Il dessine le culte de la violence révolutionnaire qui l'anime.
    Une plongée sans égale dans les marges.
    Un travail d'investigation éblouissant, éclairant, indispensable.

  • Que nous arrive-t-il ? Quel est le sens de cette pandémie ? Que reste-t-il de nos visions de la vie, du monde, de l'homme ? Où allons-nous ? Et où est passé Dieu dans tout ça ?
    Répondant du tac au tac à son contemporain dépressif ou dubitatif, Jean-Pierre Denis lui oppose les leçons de la Bible. Lui concédant que son désarroi n'est pas sans raison, il n'épargne pas la France, ni son État, ni son Église. Lui déniant de réduire la foi à un fidéisme ou à un fanatisme, il montre la fulgurante actualité de l'Évangile.
    Un dialogue enlevé, lumineux, frappant. Un essai ravageur d'humour et pétillant de profondeur. L'irrésistible appel à la lucidité d'une grande voix spirituelle d'aujourd'hui.
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  • L'extermination des animaux ou le suicide de l'homme Nouv.

    Ne pas protéger les animaux, c'est perdre de vue notre humanité. En raison de l'installation croissante de l'homme sur la terre comme conquérant, et non comme simple cohabitant, les animaux font désormais partie des plus vulnérables. Et ce que l'homme inflige aux bêtes, il se l'inflige à lui-même.
    Élevage intensif violent pour les animaux et déshonorant pour les hommes, destruction des forêts primaires bouleversant les lieux de vie des uns et des autres, propagation d'épidémies franchissant la barrière des espèces font aujourd'hui apparaître, grandeur nature, qu'hommes et animaux sont engagés dans un destin commun, et que les agressions infligées au vivant nous entraînent dans une spirale suicidaire. À l'heure de l'industrie agro-alimentaire, de la Covid-19 et du réchauffement climatique, c'est à un sursaut salutaire que Danielle Moyse, philosophe, par ailleurs spécialiste des questions d'éthique médicale, appelle de ses voeux. Il n'y va pas seulement de notre survie, même si la brutalité à l'égard des animaux n'a jamais tardé à s'étendre concrètement à l'être humain. Sans une réforme radicale de notre rapport au vivant et une redéfinition de notre habitation terrestre, le pire est à venir.
    Un plaidoyer magistral en faveur des hommes et des bêtes. Un appel décisif au respect de tous !

  • Capitale Nouv.

    Capitale

    Jonathan Siksou

    • Cerf
    • 26 Août 2021

    Rues et statues, défilés et bals, décrets et émeutes, crues et incendies, saints et assassins : c'est la France qui, à travers Paris, comme en un kaléidoscope, se diffracte, se déroule et se donne tout en sourires et en larmes dans son éternel quotidien.

    Qu'est-ce une ville, sinon un livre tissé de livres s'ouvrant devant qui désire déchiffrer les époques, les lieux, les êtres qui l'ont façonnée ? Qu'est-ce voir vivre et mourir une ville, la concevoir siècle après siècle à se construire et à se détruire jusqu'à ne plus savoir ce qu'elle est ? Qu'est-ce le souvenir d'une ville s'il ne fait pas mémoire ? La mémoire d'une ville, si elle ne fait pas histoire ? L'histoire d'une ville si elle ne se fait pas récit ? Qu'est-ce revoir le temps qui passe et qui efface inexorablement la pierre, l'événement, le visage qui ne subsistent plus alors que dans l'écrit ?

    C'est en écrivain au grand style, précis et libre, ascétique et inspiré, que Jonathan Siksou se fait l'ultime promeneur de Paris, entraînant à sa suite les chroniqueurs qui l'ont précédé et qui ont tout raconté, tout chanté, tout filmé de la ville-lumière. Sauf comment, dans la Capitale, notre passé devient notre présent au point de réduire l'avenir à une nostalgie.

    Une démonstration littéraire à hauteur de la plus fascinante des villes du monde. Une métaphysique de l'urbanité. Un roman. Le nôtre.

  • Quetzalcoatl est l'une des divinité majeures des civilisations de l'aire méso-américaine. Serpent à plumes et homme-dieu du Mexique, prêtre-roi divinisé hostile aux sacrifices humains, législateur, artiste et justicier, il n'en finit pas de se métamorphoser. Il participe aussi à la création du monde et, grâce à son sacrifice, donne vie au cinquième soleil sous lequel nous vivons encore aujourd'hui.
    Conçu autour des multiples facettes de la divinité, le livre de Carmen Bernand est une superbe et fascinante initiation aux croyances du Mexique.

  • Il était une fois une France heureuse... Personnages bigarrés, affaires scandaleuses et anecdotes savoureuses : c'est avec son inimitable verve que Sacha Guitry réalise en 1953 et 1955 deux films parmi les plus marquants de sa longue carrière, Si Versailles m'était conté et Si Paris nous était conté. Ce diptyque rassemble ainsi deux centres, deux axes et deux versants du récit national. Mais il le fait en fêtant la rencontre entre le cinéma et l'histoire.
    Ces deux contes relèvent des images d'Épinal car ils composent une même déclaration d'amour à la France. Ils sont romanesques, théâtraux, toujours enlevés, souvent tragicomiques, parfois caricaturaux car ils ont pour seule ambition de nourrir l'imaginaire populaire.
    C'est sur cet art perdu et la disparition du sentiment collectif auquel il répondait que revient ici Mathieu Geagea, interrogeant notre difficulté présente à nous conter et raconter la France.

  • Le Lion de France : l'histoire épique du roi Louis VIII Nouv.

    Que sait-on aujourd'hui de Louis VIII, roi de France pendant seulement trois ans, qui manqua de devenir à la fois roi de France, d'Angleterre et de Castille ? Louis le fils de Philippe Auguste, attendant patiemment dans l'ombre de son père que vienne son heure. Louis le Lion, qui étendit le pouvoir royal jusqu'à La Rochelle et rattacha le Languedoc à la couronne. Louis le guerrier, à la reconquête du Poitou, triomphant du roi d'Angleterre à la Roche-aux-Moines, sans qui la fameuse victoire de Bouvines n'aurait pas été possible... Louis le Capétien, revenu de l'ivresse de la conquête, qui reprit à son compte la politique patiente de ses ancêtres et poursuivit l'expansion du domaine royal à l'intérieur des frontières du royaume. Mais aussi Louis l'époux de Blanche de Castille, qui assura ensuite la Régence jusqu'à l'avènement de son fils, le célèbre Saint Louis.
    Le témoignage d'un destin téméraire : celui d'un souverain à la fois sage et brave, foudroyé au zénith de son règne. Un roi lettré, cultivé, injustement tombé dans l'oubli, protecteur des arts et des lettres, à rebours des clichés médiévaux.
    Un récit enlevé et un travail précieux, qui vient éclairer un pan jusque-là méconnu de notre récit national.

  • Nostalgie. Algérie. Jérémiades. C'est par ces trois mots, regroupés en Nostalgériades que s'ouvre le nouveau livre de Fatiha Agag-Boudjahlat, alternant l'essai politique et le récit autobiographique. Décrivant les naïves croyances des collégiens auxquels elle enseigne chaque jour (« Au bled, ça coûte rien », « Seul Allah guérit »), et la difficulté qu'éprouvent les professeurs à enseigner la colonisation, la guerre d'Algérie ou la Shoah, la cofondatrice du mouvement Viv(r)e la République décrypte la condition féminine, en France comme dans les pays de culture musulmane. Rêvant d'un MeToo mondial, elle affirme dans sa splendide conclusion que si la condition féminine est un malheur, alors « il ne faut pas renoncer à ce malheur ».
    Sans langue de bois, sans naïveté et sans ressentiment, voici le nouvel essai flamboyant d'une femme puissante appelé à provoquer le débat.

  • À l'heure où le patriarcat, en tant que système social d'oppression, commence à se déliter, nous nous trouvons devant une alternative. Ou bien l'on croit qu'on élèvera d'autant plus les femmes qu'on rabaissera les hommes. Ou bien nous ferons, pour les garçons arrivant en ce monde, le voeu qu'ils sont, en tant que tels, une bonne nouvelle.
    Car chacun porte en soi la promesse de ce que l'autre a de meilleur. Ce n'est pas en détestant les hommes que nous respecterons les femmes. Plus libres d'aller au monde, les femmes seront aussi plus exposées. Elles ont donc besoin d'hommes en qui mettre leur confiance, d'hommes consistants.
    Annoncer aux jeunes hommes que leur virilité les oblige à ce qu'ils ont de meilleur, c'est cela aussi lutter contre le patriarcat.
    Un livre critique, généreux, lumineux qui appelle, contre la confusion, à une vraie libération.

  • D'Atatürk à Erdogan, de la caserne à la mosquée, de la nationalisation de l'islam à l'islamisation de la nation, de l'Europe à l'Oumma, de l'Otan au Califat, voici la face cachée de la Turquie.
    Ce livre plonge dans les cent ans de vertiges qu'a connus la République turque née des ruines de l'Empire ottoman.
    Ce livre convoque les fantômes de son négationnisme, Arméniens, Grecs, Alévis, Kurdes. Il dévoile les dessous des putschs militaires qui ont étranglé la démocratie. Il révèle les compromissions de Washington et de Bruxelles.
    Ce livre démasque la permanence de la reconquête. Hier à Chypre. Aujourd'hui au Proche-Orient, en Méditerranée, dans le Caucase. Demain en Asie, dans les Balkans.
    Ce livre dénonce le chantage auquel Ankara soumet Berlin et Paris.
    Un livre-choc. Pour enfin comprendre d'où vient et jusqu'où ira la Turquie.

  • Mémoires d'un négrier Nouv.

    Mémoires d'un négrier

    Joseph Mosneron-Dupin

    • Cerf
    • 23 Septembre 2021

    1804 : Joseph Mosneron Dupin achève la rédaction du « Journal de mes voyages ». Il y raconte, pour ses enfants, comment, adolescent, il s'est fait négrier. Sans remord, en insistant sur les « valeurs » qu'il entend transmettre aux siens. Incompréhensible pour l'homme d'aujourd'hui, sa démarche nous rappelle que l'histoire ne nous invite pas seulement à un voyage dans le temps. Elle est aussi incursion dans des univers aux logiques parfois totalement étrangères aux nôtres. Mais, pour combattre l'esclavage, il faut l'étudier, le comprendre.
    À cet égard, unique, le récit de Mosneron Dupin est précieux. Il nous livre une multitude d'informations : sur les opérations de traite, le commerce dit « en droiture » vers les Antilles, les méthodes éducatives du temps, la manière de composer les équipages des négriers, la navigation... Plus encore, il nous renseigne sur les mentalités d'une partie des milieux maritimes du tout début du xixe siècle. À un moment, pourtant, où se multiplient les critiques à l'encontre de la traite.

  • Le siège de Paris

    Frédéric Mounier

    • Cerf
    • 7 Janvier 2021

    1870. Paris confiné. Paris émeutier. Paris encerclé.
    Paris incendié. Le nouveau pouvoir débordé.
    L'armée jetée contre la foule. L'insurrection matée.
    Et toute la France qui vacille...
    Où va la démocratie ? Les drames d'aujourd'hui font écho aux tragédies d'hier. Le siège de la capitale par les Prussiens, du 18 septembre 1870 au 28 janvier 1871, aura servi de décor à l'un de ces grands déchirements auxquels se livrent les Français. Le combat aura opposé les accoucheurs de la IIIe République aux précurseurs de la Commune. Il aura préfiguré, déjà, l'affrontement contemporain entre les libéraux réformistes et les révolutionnaires radicaux.
    C'est cette guerre civile dans la guerre globale dont Frédéric Mounier dresse ici le flamboyant et émouvant récit. À la manière journalistique d'un reporter, cinématographique d'un vidéaste, il nous transporte de scène en scène, de personnage en personnage et nous donne à voir, en direct, les espoirs et les colères, les rêves et les saccages, les enthousiasmes et les malheurs de ce tourbillon sur fond de palais et de barricades, de discours et de harangues, de larmes et de sang. Tout en ressuscitant, femmes ou hommes, célèbres ou anonymes, les politiques, les intellectuels, les artistes, les bourgeois, les ouvriers qui furent les acteurs de cette page essentielle de notre histoire.
    Un roman vrai qui se lit d'une traite. Une épopée populaire qui permet à chacune et à chacun de revivre hier comme s'il y était. Une plongée passionnante dans le passé qui éclaire l'actualité.

  • Pourquoi Dieu sans l'être ? Que nous dit Éros sur l'amour et le don ? Qu'est-ce que la Révélation ?
    Que signifie philosopher aujourd'hui au regard de la Bible et de la théologie, de la poésie et de la littérature ?
    Pourquoi faut-il en finir avec la métaphysique ? Comment repenser Descartes et Husserl, réviser Nietzsche et Heidegger, relire Levinas et Derrida ? Quelle langue neuve peut dire l'invisible, l'inouï, l'inattendu ?
    Qu'est-ce que le nihilisme ? En quoi éclaire-t-il l'époque ? Où va le monde ? Où en est l'Église ? Que penser du déclin de l'Amérique, du réveil de l'islam ? Quel avenir ont la France et l'Europe ?
    Pourquoi l'Évangile reste-t-il plus que jamais d'actualité ?
    Telles sont, parmi d'autres, les questions de Paul-François Paoli auxquelles Jean-Luc Marion a consenti à répondre au cours de cette libre conversation comme le siècle n'en connaît plus guère.
    De la rue d'Ulm et de la Sorbonne à l'université de Chicago et à Rome, de l'aventure de Communio à l'engagement antitotalitaire, sur fond de rencontres et de portraits, d'enjeux et de combats, ce sont la clé d'une destinée et la fabrique d'une pensée qui, ici, se dévoilent. Celles du philosophe français vivant le plus lu, le plus commenté et le plus traduit au monde.
    Une démonstration éblouissante de l'intelligence en acte. Une invitation, surtout, à l'espérance. Un antidote au malaise contemporain.

  • GPA : le grand bluff Nouv.

    GPA : le grand bluff

    Céline Revel-Dumas

    • Cerf
    • 16 Septembre 2021

    Une femme généreuse et compréhensive remettant tout sourire un enfant à un couple infertile qui l'a toujours attendu. Comment ne pas être ému devant cette vision du bonheur ? D'autant que les partisans de la gestation pour autrui se réclament de principes qui définissent notre société : liberté-égalité-solidarité. Mais qu'en est-il exactement ?
    Au terme d'une enquête rigoureuse qui convoque acteurs de la GPA, journalistes du monde entier, sociologues, philosophes, historiens et psychologues, GPA, le Grand Bluff met en lumière les vérités dérangeantes occultées dans le débat public, qui se résume bien souvent à distinguer une GPA commerciale d'une GPA prétendument « éthique ».
    Un essai coup de poing, sans concession, qui dénonce un scandale éthique et les velléités de légalisation qui menacent la France, où les couples sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l'étranger pour recourir à une GPA. Et qui met au jour la réalité d'une pratique qui ébranle profondément les principes qui constituent le coeur même de notre société.

  • Parmi les facteurs d'incompréhension dont souffre l'islam, la condition de la femme est une source inépuisable de quiproquos et de polémiques. Les dérives conservatrices ou extrémistes ont considérablement contribué à cette situation. Pourtant, comme le rappelle avec force le docteur Zeina el Tibi dans cet ouvrage, les textes fondamentaux de la religion musulmane, à commencer par le Coran, sont clairs à ce sujet. On veut opposer l'islam et une certaine conception occidentale, alors qu'il faut en réalité confronter les dérives extrémistes aux écritures saintes. Et c'est ce que fait, avec brio, Zeina el Tibi dans ce livre indispensable.

  • Nietzsche aura été le philosophe du siècle. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. Retournant contre le prophète de Dionysos le marteau philosophique que lui-même employait pour ébranler les idoles, Pierre-André Taguieff livre avec acuité, verve et élégance une relecture inédite, iconoclaste et critique de l'histoire de la pensée contemporaine, de ses incohérences et de ses abîmes. Il explore le vaste continent des écrits nietzschéens et antinietzschéens qui continuent d'inspirer et de diviser les philosophes, les écrivains et les artistes, notamment face à la question de la décadence et à celle du nihilisme.
    Comment comprendre la fascination récurrente exercée par Nietzsche et sa pensée ? Qu'ont en commun les nietzschéens de droite et les nietzschéens de gauche ? Pourquoi puisent-ils au même fond de métaphores, de paraboles, d'images survoltées pour les surinterpréter ? Comment comprendre cette bataille d'appropriations qui semblent contradictoires mais qui se rejoignent souvent dans le même culte de la force et de la destruction ?
    Cet essai est déterminant pour lever nos cécités sur le plus enthousiasmant et le plus aveuglant des philosophes. Un exercice de lucidité qui marque un tournant dans la pensée française et européenne.

  • Dénoncer ne suffit pas. Il faut aussi réformer. Si l'on veut que cesse enfin le massacre moderne des innocents, le saccage de l'enfance abandonnée au silence et à la dénégation.
    Sans le courage de « La Parole Libérée », l'association lyonnaise qui a révélé les violences sexuelles commises sur les plus jeunes par des religieux, jamais sans doute ce scandale n'aurait été autant connu et débattu au sein de la société française.
    Aujourd'hui, ses membres ne sauraient se satisfaire d'avoir brisé l'omerta. C'est à un véritable Ségur des violences sur mineurs qu'ils appellent. À une concertation nationale incluant les autorités, les experts, les acteurs, les victimes. Et qui sans ignorer l'ampleur de ce fléau dans l'Église, s'appliquerait à tous les lieux qu'étreint ce mal : les institutions, les écoles, les clubs, les foyers, les centres de loisirs, et hélas, les familles.
    Le glaçant état des faits que dresse ce livre blanc, et qui est sans précédent, n'est pas gratuit. Il introduit 30 préconisations claires, simples et possibles, sur les pratiques judiciaires, les politiques publiques, les lois à parfaire.
    Un livre d'information pour que l'on ne puisse plus dire : « Je ne savais pas. » Un livre de combat pour que nous changions ensemble la vie de millions d'enfants.

  • Pourquoi la méditation ne suffit pas Nouv.

    Formations en ligne, stages, applis : la méditation est partout. Son succès révèle en creux le stress, le mal-être diffus ou l'inconsistance de nos existences. Mais la méditation peut-elle tout résoudre ? N'est-ce pas trop lui demander ?
    Sans nier son apport, Bernard Minvielle se tourne vers d'autres maîtres : les spirituels du Carmel. Il dialogue avec eux, les interroge, leur soumet nos questionnements essentiels : Comment libérer sa liberté ? Faut-il avoir peur de la vérité ? L'amour a-t-il ses chemins, ses lois ? Que penser de l'homme ? de Dieu ? Comment prier ? Comment affronter la mort ?
    Loin d'être les hallucinés extatiques que l'on imagine, ces maîtres apparaissent comme des experts en humanité, passionnants, souvent bouleversants, toujours stimulants.
    La force de leurs témoignages et leur profonde sagesse dilatent l'espace de nos vies, bien au-delà des ressources de la méditation et comme à l'infini.
    Ils offrent un traité magistral du métier de vivre.

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