Cnrs

  • Écrans, claviers, souris, plateformes, internet des objets et « intelligence » artificielle envahissent désormais notre quotidien et transforment nos relations aux autres. Après leur entrée dans le champ du bien-être et du quantified-self, des industriels explorent celui de la santé, champ d'autant plus prometteur qu'il offre - avec la chronicisation de certaines maladies infectieuses ou cancéreuses et l'augmentation du vieillissement de la population -, de nombreux domaines d'application. De son côté, la situation actuelle de la crise sanitaire du Covid-19 a modifié en quelques mois des pratiques enracinées depuis des décennies dans le champ de la santé.
    Les attentes et les espoirs sont immenses, de même que les questions soulevées par ces nouveaux dispositifs. Car au-delà de leur capacité à démontrer leur efficacité et l'efficience de leur utilisation à améliorer véritablement le parcours du patient, ces objets connectés produisent un changement de l'expérience intime du sujet avec lui-même. Ils interfèrent également dans la façon dont la relation thérapeutique entre le patient et l'équipe médicale, va pouvoir se nouer. Avec un risque majeur : une dépendance technologisée.
    Les auteurs, ici réunis, exposent plus qu'un simple paysage de l'utilisation de ces nouveaux objets en santé. Ils en soulignent les limites, les paradoxes et les enjeux qu'ils posent à notre définition de l'humanité.

    Auteurs : Jean-Michel Besnier, Grégory Bonnet, Vincent Bunel, Jean-Marc Deltorn, Philippe Drweski, Hervé Dumez, Rodolphe Gouin, Camille Jean, Cristina Lindenmeyer, Étienne Minvielle, Marie-Pia d'Ortho, Aloïse Quesne.

  • De nouvelles pratiques funéraires, entre réel et virtuel, marquent ce début de XXIe siècle. À l'heure des éternités numériques, un nouveau champ d'expression du mourir surgit et le lien avec les défunts se pérennise et se modifie.
    De quelles façons notre rapport à la mort s'est-il métamorphosé dans le contexte de la mondialisation et de la médiatisation des dernières décennies ? Comment se dématérialise la sociabilité funèbre, comment se transforme le soin fourni aux cadavres ? Quelle gestion mortuaire, d'ordre politique et symbolique, adopter face aux dépouilles indésirables (attentats-suicides) ou en cas de corps souillés (guerre, génocide) ou absents (migrants) ?
    Dans une perspective pluridisciplinaire et comparatiste, cet Essentiel d'Hermès aborde la mort comme un phénomène de communication vital qui engage notre rapport à l'altérité et à l'identité.

    Auteurs : Élisabeth Anstett, Marie-Frédérique Bacqué, Jean-Michel Besnier, Gaëlle Clavandier, Fanny Georges, Agnès Giard, Dominique Jaillard, Laurent Jérôme, Riva Kastoryano, Carolina Kobelinsky, Christophe Pons, Gabriela Ramos, Valérie Robin Azevedo.

  • Gastronomie, Food tech, santé, big data et génétique sont, entre autres, au menu de cet Essentiel entièrement inédit. Les chercheurs réunis ici nous éclairent sur les comportements alimentaires et les nouvelles pratiques ou tendances qui façonnent, à travers le monde, l'alimentation de demain.

    Depuis quelques années, l'alimentation est un objet de controverses... La communication est devenue cruciale pour comprendre les crises alimentaires (scandales sanitaires, OGM, avaries dans la distribution ou la restauration). Le mécanisme est partout le même : pléthorique et contradictoire, l'information circule à la vitesse de la lumière, elle se déforme, affole ou séduit les mangeurs. Les individus, notamment les « millennials », sont pris entre renoncement et pratiques alternatives, nourris par une défiance croissante envers l'industrie agroalimentaire. Ces médiations mettent les chercheurs au défi de comprendre comment les consommateurs construisent leurs systèmes de confiance et réinventent la façon dont nous mangerons demain.

  • Neutralité d'Internet Hervé Le Crosnier et Valérie Schafer Le livre La Neutralité d'Internet peut apparaître comme une notion avant tout technique. Toutefois, derrière la question de l'équité du traitement des données, se jouent des rapports de force entre acteurs économiques (fournisseurs d'accès à Internet, fournisseurs de contenus et de services ...) qui ont des implications sur l'accès aux contenus, l'innovation et l'unité de l'Internet. Les gouvernements, les Autorités nationales de régulation, la justice, les instances multilatérales impliquées dans la gouvernance de l'Internet, " les pères fondateurs " et les associations sont dès lors entrés dans un débat qui livre un instantané des enjeux actuels et futurs des réseaux de communication et dévoile les relations de pouvoir à l'oeuvre.
    Les positions des différentes parties prenantes convoquent plusieurs valeurs, visions et imaginaires de l'Internet, qui interrogent la démocratie technique. Les protocoles et architectures informatiques sont à la rencontre de la technique, de l'économie, de la culture, du social et du politique. C'est la raison pour laquelle un débat d'apparence technique occupe une réelle place politique et communicationnelle.

    Les directeurs de l'ouvrage Hervé Le Crosnier est Maître de Conférence en Informatique à l'Université de Caen-Basse-Normandie, Valérie Schafer est chargée de recherche à l'Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC), docteur en histoire.

  • La rhétorique est un art très ancien et pourtant toujours actuel : celui de s'adresser à un public pour le convaincre. Née au Ve siècle avant notre ère lors de procès liés à la propriété, on la retrouve aujourd'hui logée au coeur des discours politiques et managériaux. Etudier la rhétorique, c'est s'intéresser à deux choses complémentaires : les méthodes existantes pour construire un discours visant à recueillir l'accord du public ; les réflexions philosophiques sur le vraisemblable.
    Ces deux aspects sont présents dans cet Essentiel. Il s'agit, à travers les textes de spécialistes contemporains de la rhétorique français et étrangers, de mieux comprendre comment cet art, qui a disparu des programmes scolaires et universitaires, imprègne bien plus qu'on ne le pense les discours contemporains. Ou comment comprendre les rouages essentiels de la persuasion actuelle pour éviter la manipulation.

  • Voir d'un pays « éloigné » offre toujours des perspectives nouvelles et conduit à envisager autrement problèmes et solutions. Dans le contexte des événements tragiques survenus en 2015 et face à la désaffection du politique que connaît notre pays, ce volume fait appel aux regards d'observateurs étrangers généralement peu sollicités dans les travaux et les études sur les banlieues françaises.

    Photographes, journalistes, universitaires ou encore chefs d'entreprise pointent ici les problèmes de fond que les exigences de l'actualité occultent souvent. La banalisation du mot « banlieues » cache en effet des pièges et des maux, mais aussi des opportunités et des réussites que souvent nous ne voyons plus. Cet Essentiel, composé entièrement de textes inédits, présente des regards croisés qui contribuent à élargir notre réflexion et invite à comparer pour imaginer différemment le lien social.


    Auteurs : Francesca Artioli, Marc Berthiaume, Clément Boisseuil, Alec G. Hargreaves, Christina Horvath, Ana Navarro Pedro, Jean-Manuel Simoes, Tyler Stovall, Alain van Vyve, Bernard Wallon.

  • Les utopies, aujourd'hui, attirent car elles promettent en ces temps de crise et de morosité, un mieux vivre ensemble. Etrange paradoxe que l'attirance séculaire pour ces fictions qui naissent officiellement avec la modernité pour en nier aussitôt les fondamentaux. En effet, c'est au moment où les sociétés s'arrachent de leurs tutelles religieuses ou traditionnelles pour devenir des produits authentiquement humains, au moment où les hommes prennent leur avenir politique en main, que les utopies proposent des projets collectifs qui enferment les individus dans des structures coercitives.
    Rares sont, de fait, les utopies individualistes tant la liberté y est sacrifiée pour des idéaux égalitaristes. Dès lors, faut-il, dans ces productions, lire en creux les limites d'une démocratie adulte, d'une "société d'individus" ? Ce livre s'emploie à revisiter le genre utopique et ses variantes (dystopie, uchronie) dans la diversité de ses facettes (sociales, politiques, urbanistiques, techniques), dans quelques-unes de ses réalisations concrètes (Arc-et-Senans, Sofia-Antipolis), et dans son actualité contemporaine à partir de plusieurs thèmes émergents (économie solidaire, écologie, post-humanité).

  • La presse écrite est née en ville. Elle informe les citadins sur ce qui s'y déroule, vient contredire ou confirmer les « rumeurs » et institue le « fait divers » comme expression de l'ordinaire urbain. Les radios et les télévisions amplifient cette exploration de la vie citadine en prenant, en temps réel, le pouls d'une cité. Les jeux vidéo ne sont pas en reste et permettent à chaque utilisateur d'imaginer sa ville ou de réécrire tel ou tel événement récent la concernant.
    Mais comment communiquer sur la ville et que montrer d'elle ? Cet ouvrage collectif est le premier à offrir un panorama critique sur les liens qui se nouent entre la communication, les politiques urbaines, les urbanistes, les architectes, la vie municipale, la data city. Il rassemble les contributions de spécialistes reconnus et introduit le lecteur dans la « fabrique communicationnelle » du monde des villes et de l'architecture.

  • Cet Essentiel offre un large panorama permettant de comprendre les nouvelles formes et les enjeux de la communication politique contemporaine. Qu'en est-il aujourd'hui des connivences entre les mondes de la communication, des médias et de la politique ? Quels effets produisent les excès de la communication politique, lorsqu'on analyse les cas emblématiques de Silvio Berlusconi et Donald Trump ? Quel poids réel peuvent avoir l'internet et les réseaux socionumériques en contexte électoral ou dans un cadre insurrectionnel comme lors des « printemps arabes » ? Il s'agit dans cet ouvrage de dévoiler la crise du tout-marketing politique et l'urgence de penser autrement la communication politique, en identifiant ses contradictions et les menaces qui planent sur nos démocraties dans le cadre d'une guerre de l'information désormais ouverte. Menaces omniprésentes lors de l'élection présidentielle américaine puis française, où mensonges, rumeurs, « fake news » et attaques personnelles d'une rare bassesse ont proliféré sur les réseaux sociaux.

    Auteurs : Gilles Achache, Éric Dacheux, Alex Frame, Tourya Guaaybess, Christian Le Bart, Juremir Machado da Silva, Arnaud Mercier, Pierre Musso, Marie-Cécile Naves, Nicolas Tenzer, Eliseo Verón, Dominique Wolton.

  • Les algorithmes, nourris par des masses de données de plus en plus importantes, sont désormais au coeur de nombreux dispositifs susceptibles d'orienter, voire de prendre des décisions publiques. Le recours aux algorithmes permet d'envisager de réels progrès dans la qualité et l'adaptation des services publics aux besoins des citoyens/usagers, par ailleurs eux-mêmes producteurs de données nécessaires à leur fonctionnement. Tous les secteurs, ou presque, sont déjà concernés : santé, justice, police, sécurité, éducation, etc. Mais à quel prix et avec quels risques ?
    Ce volume propose un panorama critique du recours aux algorithmes dans le secteur public, avec des focalisations sur des applications concrètes et une réflexion sur l'évolution de l'État, des administrations et de la communication entre les citoyens et les décideurs publics.
    La loi pour une République numérique a instauré en 2016 un droit d'information spécifique pour les citoyens concernés par une décision individuelle fondée sur un algorithme. Il convient aujourd'hui non seulement d'envisager les modalités de mise en application de ce droit, mais aussi d'en considérer les aspects collectifs. Comment, dans ce contexte, maintenir et développer les conditions de liberté de choix et d'action des citoyens ?

    Auteurs : Boris Barraud, Bilel Benbouzid, Maryse Carmès, Laurent Carnis, Emmanuel Chazard, Thierry Côme, Jean Deydier, Isabelle Falque-Pierrotin, Clément Mabi, Stéphane Magne, David Monniaux, Pierre Pezziardi, Gilles Rouet.

  • Propagande, censure et désinformation d'un côté ; devoir de réserve, secret défense et silence dans les rangs de la « grande muette » d'un autre. Faire la guerre semble condamner la communication des armées à de tels extrêmes. Mais qu'en est-il aujourd'hui, avec l'internet et les réseaux sociaux, l'information continue et les lanceurs d'alerte, et une opinion publique de plus en plus sondée et souveraine ? Parallèlement, la surveillance géopolitique électronique, la numérisation du champ de bataille, l'arrivée des drones, robots et soldats augmentés sur les théâtres d'opérations changent aussi la donne.
    Reste que la guerre engage toujours et avant tout des relations entre des hommes sur le terrain. Elle est aussi profondément un acte de communication pour être d'abord un dialogue rompu, un affrontement avec l'altérité. Avec, comme horizon, à l'heure de la montée des nationalismes et la multiplication des revendications identitaires, un risque croissant d'incommunication.

    Auteurs : Jean-Yves Boursier, Bénédicte Chéron, Didier Danet, Barbara Jankowski, Éric Letonturier, François-Bernard Huygue, Michel Sage, Sébastien Schehr, André Thiéblemont, Daniel Ventre.

  • Si l'humain augmenté est le dernier avatar de l'utopie technique, il exacerbe la vision purement informationnelle de l'homme et de son rapport à l'autre. Lorsqu'on parle d'humain augmenté, on sous-entend en général un individu plus fort, plus intelligent, à la longévité plus longue, etc. Autrement dit, on pense à une augmentation de ses capacités. Dès lors, l'individu se trouve réduit à un ensemble de fonctions motrices, cognitives, etc.
    L'altérité disparaît. Il n'y a plus de rupture entre l'homme et la machine, la pensée elle-même étant conceptualisée comme une propriété émergente des interactions au sein d'un substrat matériel biologique ou électronique. Les mouvements "transhumanistes" militent pour une utilisation des technologies d'augmentation afin de dépasser l'être humain et sa finitude : si la science nous permet de vivre mieux, pourquoi devrions-nous nous en garder ? Le présupposé communicationnel est que, si nous augmentons nos capacités d'émettre des signaux, de les recevoir et de les traiter, il serait logique que nous parvenions à mieux communiquer, donc à mieux nous comprendre et vivre ensemble...

  • L'acquisition du langage articulé a donné à l'homme une aptitude à communiquer avec ses semblables sans commune mesure avec celle qui résultait de l'utilisation de registres émotionnels nécessairement limités. L'évolution s'est faite dans deux directions parallèles : d'une part, la complexification du langage oral a permis la structuration du psychisme inconscient et la conservation de la mémoire ; d'autre part, les progrès successifs dans la conservation de la parole et sa transmission à distance ont modifié les modalités mais aussi les conséquences de la communication tout en suscitant de nouveaux problèmes.
    Cet Essentiel aborde entre autres les difficultés du développement du langage chez l'enfant, les relations amoureuses, l'isolement, les relations entre création et communication, les conventions de langage, le langage institutionnel, le langage totalitaire, les difficultés des exilés par rapport à leur langue maternelle. Le concept d'incommunication est abordé par Dominique Wolton dans une interview inédite.

  • À l'ère d'Internet, l'expression de nos identités numériques est prise en porte-à-faux. D'un côté, l'invention par les citoyens-internautes de nouvelles modalités d'expression et de revendications identitaires, individuelles et collectives sont susceptibles de renforcer le lien social et l'existence démocratique. D'un autre côté, la propension de contrôle de ces identités à des fins économiques et politiques s'accroît via la captation, la fidélisation et la traçabilité des profils. Répression et surveillance de nos comportements numériques semblent plus que jamais d'actualité.
    Comment maîtriser ses identités numériques ? Peut-on être personne sur le réseau ? Peut-on effacer ses traces ? Que faire de tous nos mots de passe et identifiants ? Ce volume des Essentiels d'Hermès propose de mettre en lumière les ressorts et dilemmes de la présence en ligne et de l'« être ensemble », ou autrement dit de la communication à l'ère numérique.

    Auteurs : Michel Arnaud, Franck Beau, Dominique Cardon, Alexandre Coutant, Oriane Deseilligny, Milad Doueihi, Olivier Ertzscheid, Jean-Paul Fourmentraux, Emmanuel Kessous, Sonia Livingstone, Giovanna Mascheroni, Louise Merzeau, Maria Francesca Murru, Marc Parmentier, Jacques Perriault, Bénédicte Rey.

  • Pas de société sans communication.
    Pourtant la communication peut être tout aussi bien technologie de guerre que processus de paix, art de la diversité qu'instrument de domination culturelle, source de la découverte de l'autre que moyen de lui imposer son point de vue. Autrement dit, l'enjeu majeur de la communication est celui du vivre ensemble. Comment éviter l'uniformisation tout en valorisant la diversité ? Ce numéro n'apporte pas une seule réponse, universelle, mais démontre que, selon les aires géographiques et les circonstances, la communication peut être tout à la fois créatrice et destructrice du lien social.
    Niche et stimulant.

  • Inventive, dynamique, volontiers insolente, en prise directe avec nos questionnements, la bande dessinée connaît de profondes mutations qui renouvellent utilement le regard que nous portons sur elle. Roman graphique, adaptation de Proust ou de Céline, journaux intimes, reportages... elle se décline sous toutes les formes, et s'est affranchie du format rigide des 54 pages de la bande dessinée franco-belge.
    Représentation du monde qui donne des clefs pour comprendre nos modes de représentation, elle nous permet aussi de décrypter le lien social de nos sociétés contemporaines.
    Cet ouvrage en offre une approche pluridisciplinaire, mêlant étude de cas (Achille Talon, Persépolis) et analyse générale.

  • Communiquer la science : une activité désormais centrale, aux formes diverses et engageant de multiples acteurs, compétences et supports. Cet Essentiel propose des regards croisés interdisciplinaires pour explorer les enjeux et les évolutions récentes de l'information et de la communication scientifiques à l'heure du numérique. Science ouverte, science 2.0, déluge informationnel, communication institutionnelle des laboratoires et instituts de recherche, blogs de chercheurs, plateformes participatives et collaboratives, accès pour tous à la culture scientifique... autant de thèmes émergents qui concernent les chercheurs et professionnels de l'information et de la communication, et interrogent également les relations science/société et leurs transformations actuelles.

  • Cet ouvrage s'attache à répondre aux questions suivantes : comment définir et délimiter actuellement la/les culture(s) de l'information dans le monde contemporain, depuis notamment l'émergence de la société de l'information et plus récemment de la société de la connaissance ? Comment cette CI se décline-t-elle et se met-elle en situation dans des contextes professionnels, universitaires et dans la sphère Web ? La CI peut-elle avoir une vocation universelle voire hégémonique, ou est-elle fragmentée et multiple dans les diverses zones géographiques du monde ?
    Dépassant une vision techno-déterministe, centrée sur les seules maîtrises technologique et méthodologique de l'accès à l'information, il s'agit d'articuler culture générale, réflexion, posture critique et éthique vis-à-vis de l'information. Cela repose sur un lent processus individuel et collectif, exposé en permanence aux interactions avec les environnements sociotechniques, agissant au niveau des activités et des représentations de l'acteur.

  • L'expansion des technologies dans le cyberespace menace-t-elle de transformer chaque citoyen en « bête d'aveu », pour reprendre l'expression de Michel Foucault ?
    En répondant à ces questions, cet ouvrage montre que pour surmonter les menaces liées à la cybergouvernance, il est urgent d'adapter la culture scientifique aux défis du numérique, en privilégiant des dynamiques d'innovation qui rendront possible l'exercice du libre-arbitre des sujets, par la possibilité de faire silence, de préserver des zones d'anonymat.
    Une étude argumentée en forme de plaidoyer pour l'autonomie du sujet.

  • Conférences internationales, controverses scientifiques et débats médiatiques... l'environnement est devenu un enjeu de communication global.

    C'est à l'étude des différentes formes et évolutions de la communication environnementale, de sa naissance dans les années 1990, sous le coup de catastrophes écologiques à répétition, aux grandes déclarations officielles sans lendemain, que s'attache cet ouvrage entièrement inédit. Du « développement durable » à la « transition écologique », ce nouveau grand récit fédérateur s'intègre désormais dans la démarche marketing des entreprises et dans les politiques des institutions publiques. Il influe sur les positionnements stratégiques des partis politiques et incite à de nouvelles pratiques individuelles. Aux discours de crise axés sur la peur et la responsabilité répond le risque de l'éco-lassitude des uns et de « greenwashing » des autres...

  • Pourquoi un « Essentiel » consacré à l'odorat, sens réputé mineur, primaire, voire bestial ? C'est ce préjugé, bien ancré dans la culture occidentale, que ce petit livre souhaite ébranler fortement ! Aujourd'hui, en effet, le nez, l'olfaction et les senteurs, si longtemps relégués par les moeurs et dédaignés par la connaissance, intéressent et bouleversent tous les domaines du savoir.

    De l'Antiquité à nos jours, de l'Orient à l'Occident, des neurosciences à la philosophie, cet ouvrage réunit les contributions de chercheurs venus de tous les horizons. Chacun s'attache à dévoiler le rôle, jusqu'ici insoupçonné, joué par notre nez dans nos processus de communication avec autrui. Loin d'être un résidu de l'animalité, celui-ci nourrit l'imaginaire, participe à l'élaboration de notre savoir et inspire nos échanges. Ainsi l'odorat est-il expérience partagée et, comme le disait Bachelard, « le premier témoignage de notre fusion au monde ».

    Auteurs : Francis Affergan, Gérard Brand, Joël Candau, Agnès Giard, André Holley, Chantal Jaquet, David Le Breton, Annick Le Guérer, Brigitte Munier, Frédéric Obringer, Roland Salesse, Benoist Schaal, Delphine de Swardt, Bernard Valade.

  • La bande dessinée est née sur papier et peut-être même du papier : depuis les journaux grand public ou spécialisés, les fascicules de petits formats ou les albums cartonnés, jusqu'aux romans graphiques d'aujourd'hui. Mais elle investit également depuis quelques années les supports numériques et se développe sur Internet. Le numérique interpelle la bande dessinée et sans doute la bouscule-t-il quelque peu, car il offre des possibilités que n'autorise pas le papier : introduire du mouvement, du son etc.

    Mais alors, est-ce encore véritablement de la bande dessinée ? À l'inverse, la bande dessinée possède une réelle capacité à investir ses supports et à les reconfigurer selon ses propres règles.

    Cet Essentiel, illustré par les dessins de Martin Guillaumie, réunit auteurs, acteurs et théoriciens de la bande dessinée. Il fait le point sur la question de la relation entre bande dessinée et numérique pour apporter des réponses et offrir des éléments de réflexion critique.


    Auteurs et contributeurs : Julien Baudry, Benoît Berthou, Yves Bigerel (Balak), Julia Bonaccorsi, Magali Boudissa, Christophe Evans, Julien Falgas, Martin Guillaumie, Olivier Jouvray, Simon Kansara (Simon), Marc-Antoine Mathieu, Philippe Paolucci, Anthony Rageul, Pascal Robert.

  • Dans la relation entre médias et opinion publique, on peut souligner une forme de paradoxe ou de tension en fonction des situations. Les médias peuvent être amenés à jouer un rôle démocratique important en aidant à la constitution et la cristallisation d'une opinion publique. Ils ont alors un rôle de contestation de l'ordre établi. C'est le cas dans les situations de transition démocratique, où les médias internes et extérieurs peuvent être utilisés pour appuyer des revendications contestataires, voire révolutionnaires, comme nous le verrons pour les cas de la RDA, l'URSS à la fin des années 1980 ou la Chine et le monde arabe récemment.

    A l'opposé, dans les situations démocratiques instituées, les médias et les mises en scène politico-médiatiques peuvent servir à contrôler les opinions, à influencer l'opinion publique, à fabriquer du consentement, par le recours à des formes de langue de bois ou par la mise en oeuvre de procédés participatifs qui n'en sont pas moins des instruments aux mains des politiques. Il faut toutefois insister sur le fait que l'opinion est loin d'être aussi manipulable que la doxa ordinaire veut souvent le laisser croire et que les effets des médias sur l'opinion reste une question discutée.

    C'est donc autour des usages et des effets contrastés des médias par et sur l'opinion publique et la société que ce volume est bâti. Il vise à donner aux lecteurs un aperçu mélangeant approche historique et contemporaine, sur des situations démocratiques ou autoritaires, en pointant les possibles effets libérateurs ou parfois manipulateurs, afin d'offrir un panorama complet des cas possibles.

  • Economie solidaire Jean-Louis LAVILLE Le livre L'économie solidaire peut être définie comme un ensemble d'activités contribuant à démocratiser l'économie à partir d'engagements citoyens. Une multiplicité d'initiatives se référent à cette perspective dans divers champs d'activités (services de proximité, finances, commerce équitable, tourisme, monnaies sociales, circuits courts, énergies renouvelables....).
    Cet ouvrage présente de manière claire les principales références de cette réalité à la fois politique et économique. Il en situe également les enjeux dans les mutations contemporaines.

    Le directeur de l'ouvrage Jean-Louis Laville est professeur du Conservatoire national des arts et métiers et chercheur au Lise (CNRS-Cnam) et au GIS-IFRIS (CNRS).

empty