Degorce

  • Ce grand classique de la littérature est livré ici sous sa forme originale, fidèle à la toute première traduction française. L'ouvrage n'a pas vieilli, il aborde même des thématiques tout à fait actuelles... car s'il est connu comme un roman pour la jeunesse, c'est aussi et surtout une oeuvre magistrale sur les difficultés d'élever des enfants dans un monde infiniment violent et incertain.
    L'auteure ne fait pas que peindre sous nos yeux une époque révolue, le charme de son quotidien et de ses usages, elle décrit la nature humaine en allant bien au-delà des apparences, dans l'intimité des âmes. À chaque chapitre, Louisa May Alcott nous invite à être meilleurs, pour mieux vivre avec nous-mêmes et les autres. Elle nous donne le courage de nous mesurer à notre ennemi intérieur?; car la force morale, chacun le sait, ne se cultive pas sans de durs combats...
    Aussi sommes-nous heureux de mettre à la disposition des petits et des grands ce livre au verbe délicieusement suranné, plein de spiritualité, qui rend hommage aux beautés de l'attachement filial et fraternel.

    10 % des recettes de cette publication seront reversés au Fonds de solidarité de la vallée de Munster.

  • Dans quel pays la bière telle que nous la connaissons a-t-elle réellement été inventée?? Où a-t-on l'habitude de dire que les femmes ressemblent à des chopes qui marchent?? Qu'est-ce qu'un cabaret borgne?? Était-il permis de jurer ou de blasphémer dans une brasserie au XVIIe siècle?? La choucroute aurait-elle été introduite en France par Marie-Antoinette?? D'où vient le proverbe strasbourgeois « Plutôt un pou dans le chou que pas de viande du tout »?? Quel aliment, servi en accompagnement de la bière, était appelé le « biscuit des ivrognes »?? Quelle ville était autrefois surnommée l'« Athènes de la Bruche »?? En haut de quel monument de la ville de Strasbourg pouvait-on déguster de la bière jusqu'en 1852??

  • Les monstres sont partout, de tous temps. Au Moyen Âge, ils font partie de la Création. Aujourd'hui, ils s'intègrent dans l'histoire de l'art et dans la biologie. Le monstre est d'abord une image, une forme - difforme -, avant d'être un sujet ou un symbole. Les monstres aux allures hors norme ont leur place dans ces églises hors norme que sont les cathédrales... Au Moyen Âge, celles de Strasbourg, de Bâle et de Fribourg, par la superficie de leurs nefs, la hauteur de leurs flèches et l'abondance de leurs sculptures, sont les joyaux de la vallée du Rhin. Loin d'être alors une frontière, le Vater Rhein est l'artère principale reliant la Méditerranée et la mer du Nord. Il transporte certes les marchandises et les hommes, mais aussi les cultures, les courants de pensée, les mythes et les légendes.
    L'auteure a débusqué les monstres des cryptes aux flèches, en passant par les absides et les façades. En décrivant leurs principales fonctions - faire peur, faire rire, enseigner, moraliser -, elle répond aux questions que chacun se pose : pourquoi ces monstres, et pourquoi à ces emplacements??

  • Rodolphe Reuss (1841-1924), grand historien de l'Alsace, revient ici sur les procès en sorcellerie d'une époque sombre, où les croyances et les préjugés prévalaient, et où la naïveté populaire et la crédulité des puissants, laissant aux pouvoirs civils et religieux toute latitude pour juger, torturer et condamner de pauvres âmes, entretenaient la peur du diable, contre lequel chacun se sentait alors impuissant.
    « J'ose espérer que ces explications suffiront pour faire apparaître sous son vrai jour la question des mystères de la sorcellerie et faire distinguer ce qui n'est qu'apparence et fantaisie de ce qui appartient à la réalité. Je ne pense pas qu'aucun de ceux qui liront ces lignes ait jamais cru au pouvoir surnaturel des sorciers, mais il se peut que plus d'un ait été complètement sceptique à l'égard des révélations bizarres que j'ai reproduites dans le cours de ce travail. Peut-être ai-je réussi à modifier ce que ces doutes avaient de trop absolu. » Rodolphe Reuss.

  • Ce livre est une ode à la famille, ce véritable sanctuaire, jardin d'espérance et de sagesses. On y (re)découvre les mariages et les livres de famille alsaciens, les traditions, les fêtes, l'éducation, mais aussi la famille face à la pauvreté et à la mort, son rôle dans les corporations, sa place dans l'esprit public...

    « Je fais le pari audacieux que la réédition d'un ouvrage en apparence aussi daté est susceptible d'avoir encore plus d'intérêt qu'au temps de sa première publication. À cette époque-là, en effet, on pouvait croire que les modèles des temps anciens pouvaient être reproduits tels quels dans un nouveau contexte. Aujourd'hui, on se rend bien compte de la complexité des situations, mais aussi de l'urgence d'un renouveau des familles. Les solutions proposées - un simple retour au passé - ne semblent pas miraculeuses, et paraissent même, dans certains cas, totalement inappropriées à la mentalité moderne, par exemple en ce qui concerne la place de la femme. Néanmoins, nul ne peut faire l'économie de scruter les temps anciens, en cherchant non pas ce qui peut être servilement copié, mais ce qui peut être utilement transposé. En ce sens, à l'heure actuelle comme à l'époque de l'abbé Cetty, la "famille d'autrefois" peut inspirer nos familles. » (Bernard Xibaut)

  • Au décès de sa mère, en 1983, Marie Kuhlmann entre en possession de six petits carnets noirs, illisibles car rédigés en gothique allemand. Bien qu'Alsacienne, germaniste de surcroît, elle doit apprendre à déchiffrer, mot après mot. Ces six petits carnets rédigés pendant la Première Guerre mondiale sont ceux de son père, Walter, incorporé dans l'armée allemande. Né en 1896, mobilisé fin 1915, Walter Kuhlmann, fils du pasteur luthérien de Saverne, est affecté dans l'observation aérienne au service de l'artillerie sur le front russe. Sa tâche consiste à reporter sur des cartes le résultat des reconnaissances effectuées en avion. Un témoignage mesuré et rigoureux, écrit au jour le jour par un jeune homme confronté aux horreurs et aux incertitudes de la guerre.
    Ancienne journaliste pour la presse féminine et directrice de collection, Marie Kuhlmann est aussi un auteur d'envergure nationale, dont les romans, à travers les destins passionnants et parfois tragiques de ses personnages, relatent des épisodes majeurs de l'histoire alsacienne. Sa trilogie sur les schlitteurs et les marcaires du XVIIIe siècle, Ceux de la Grande Vallée, a reçu en 2005 le prix de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Alsace. Après onze romans publiés aux Presses de la Cité, elle choisit de confier sa traduction des carnets de guerre de son père à un éditeur établi dans la Vallée de Munster, où elle aime venir se ressourcer.

  • Le présent ouvrage, consacré aux légendes du monde aquatique et aux fées, remonte au mystère premier, à celui de nos origines, à la source des sources, à l'eau qui donne la vie et qui peut l'enlever aussi, à celle qui sait et se tait, gardienne de secrets dont elle ne révèle que des bribes par les étranges créatures qui la peuplent. Agitée comme la mer première qui recouvrait l'Alsace, mais le plus souvent muette, elle est d'autant plus inquiétante qu'elle est silencieuse : « Il faut se méfier de l'eau qui dort... »

  • Le cycle de Noël est l'une des périodes de l'année liturgique les plus chargées de rites, de pratiques sociales et religieuses, offrant à l'historien et au folkloriste un paysage culturel dense et complexe. Il s'en dégage une profonde cohérence des coutumes qui gravitent autour du thème central, celui de Noël?; elles marquent le passage d'une année à une autre année, d'un espace-temps à un autre, d'un vieil ordre à un nouveau. Trois grands chapitres organisent la matière, comme un triptyque dont tous les éléments sont solidaires. Le premier volet porte sur le temps de l'Avent, le deuxième évoque les diverses coutumes en rapport avec Noël, le troisième est consacré au Cycle des douze jours (du 25 décembre au 6 janvier) résumant symboliquement l'année à venir. Un dernier chapitre consacré aux marchés de Noël tels qu'ils se sont développés en Alsace depuis plus de trente ans complète l'ouvrage. Chaque proverbe ou récit est donné en allemand ou en alsacien, dialecte dont on peut admirer la richesse de vocabulaire et la sensibilité?; et suivi d'une traduction.

    « Après s'être longtemps intéressée aux pays exotiques, l'ethnologie française, à la suite de la Volkskunde allemande, redécouvre aujourd'hui la richesse des coutumes, au moment où celles-ci sont sur le point de se perdre dans l'uniformisation et la mondialisation de la civilisation contemporaine. Nul autre mieux que Gérard Leser n'est à même de nous présenter ces traditions selon une méthode bien au point et parfaitement maîtrisée. » [Extrait de la préface de Bernard Vogler.]

  • « Peuples séduits, ou qui pouvez l'être, apprenez qu'il existe une conjuration en faveur du despotisme contre la liberté, de l'incapacité contre le talent, du vice contre la vertu, de l'ignorance contre la lumière ! Il s'est formé au sein des plus épaisses ténèbres une société d'êtres nouveaux qui se connaissent sans s'être vus, qui s'entendent sans s'être expliqués, qui se servent sans amitié. Cette société a le but de gouverner le monde, de s'approprier l'autorité des souverains, d'usurper leur place en ne leur laissant que le stérile honneur de porter la couronne. Elle adopte du régime jésuitique l'obéissance aveugle et les principes régicides du XVIIe siècle ; de la franc-maçonnerie, les épreuves et les cérémonies extérieures ; des templiers, les évocations souterraines et l'incroyable audace. Elle emploie les découvertes de la physique pour en imposer à la multitude peu instruite ; les fables à la mode, pour éveiller la curiosité et inspirer la vocation ; les opinions de l'Antiquité, pour familiariser les hommes avec le commerce des esprits intermédiaires. Toute espèce d'erreur qui affl ige la terre, tout essai, toute invention servent aux vues des Illuminés. » Devant les erreurs qu'il voit renaître, inlassablement, pour égarer les hommes, le marquis de Luchet prend la plume. Il faut en eff et sonner l'alarme, réveiller les âmes d'un Ancien Régime moribond. Tout le commande : la naïveté des chefs trompeurs et trompés de la franc-maçonnerie, la cupidité de certains spirites et chefs mystiques, la crédulité des puissants, abusés par leurs charlataneries... L'association des théosophes est « l'assemblage de tous les maux », et leurs chimères, le tombeau de la société ! Un livre de référence sur l'illuminisme, l'occultisme et les sociétés secrètes de l'Europe du XVIIIe siècle, où l'on croise des figures devenues célèbres : Saint-Martin, Lavater, Cagliostro, Swedenborg, Schröpfer. L'auteur en profite pour revenir sur les origines de la franc-maçonnerie, notamment à travers l'histoire des confréries de maîtres maçons, bâtisseurs des cathédrales et créateurs, au XVe siècle, des loges opératives, dont le Grand Maître de Strasbourg était le chef suprême.
    Texte modernisé et annoté, tiré de la première édition parue en 1789.

  • Les crapauds, les serpents et les dragons, interchangeables sur le plan de la pensée symbolique - comme nous l'apprend l'auteur de ce recueil -, habitent notre imaginaire depuis des temps immémoriaux. Tantôt amis et guides des hommes, tantôt démons travaillant à leur perte, ils résident dans les ombres situées entre le monde réel et celui des chimères. Divinités anciennes, créatures psychopompes, gardiens de trésors ou acteurs de superstitions plus triviales que dangereuses, batraciens et sauriens sortent timidement de leurs domaines de prédilection pour envahir les pages de ce recueil, et étonner, voire inquiéter le lecteur par leurs pouvoirs et leurs intentions.
    Gérard Leser nous offre ici une collection de trente-huit légendes surprenantes, en apportant quelques éclaircissements sur leur origine et leur signification. L'Alsace, on le voit, n'a pas fini de surprendre avec ses mythes, qui renaissent d'un passé toujours plus passionnant à mesure qu'on l'approche, qu'on en saisit les richesses et les secrets. Car si le monde des chimères déborde sur le réel pour happer les curieux et les imprudents, le monde réel, lui, se lit et se comprend parfois mieux par la (re)lecture de nos peurs, nées dans les zones d'ombre(s) de l'inconscient collectif.

  • Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Jean Bresch compose un ouvrage en langue française dédié à la vallée de Munster et aux Vosges centrales. C'est le tout premier guide de ce genre à nous éclairer sur l'histoire, les paysages, les habitants et les légendes de cette vallée, lieu touristique offrant mille promenades et découvertes... Ce livre, pièce importante de notre patrimoine, est aujourd'hui remis à la disposition du public, augmenté de cartes postales et d'illustrations, de photographies anciennes et contemporaines. Gérard Leser, historien folkloriste avisé, a préfacé et annoté ce texte qui invite au ravissement et au ressourcement. Suivez le guide pour d'agréables balades dans une nature foisonnante et mystérieuse, et redécouvrez une civilisation industrielle en plein essor, vive et empreinte de romantisme !

  • Treize mois

    Sébastien Degorce

    • Degorce
    • 1 Août 2017

    Treize mois nous embarque dans le quotidien d'un gamin de quatorze ans, largué du jour au lendemain dans la brigade d'un restaurant étoilé. Mathieu dépeint avec humour et cynisme son entourage et les injustices dont il est - ou se croit - victime. Pour lui, la fin de l'enfance n'est qu'une lente perte d'illusions... mais il n'y a pas que des enfoirés sur Terre, on y rencontre aussi parfois l'amour.
    S'il est une critique sociale qui dénonce le travail des enfants et ses tragédies ordinaires, Treize mois est loin de la complaisance des téléfilms glauques de la même époque. On y retrouve l'acidité de La Conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole, la tendresse des romans de Sue Townsend, les extravagances et la liberté de ton des films Bernie et Le Créateur d'Albert Dupontel.
    L'argot et les lieux communs du milieu des années quatre-vingt-dix amuseront les nostalgiques et les amateurs d'impertinence. D'autres verront peut-être là une critique de la bourgeoisie de province, du bon goût français et des médias de masse. Ce livre reste le récit d'un jeune paumé, par la voix duquel Sébastien Degorce nous dévoile l'envers du décor d'un milieu trop souvent édulcoré, voire porté aux nues : la grande cuisine.

  • Photographe autodidacte, Éric Biarnès a toujours son appareil sur lui. Il prend des clichés n'importe où, n'importe quand, que ce soit le jour ou la nuit, lors de ses rendez-vous, en allant au travail, lorsqu'il se promène le week-end. Ainsi, dès qu'il en a la possibilité, ou que l'inspiration le saisit, il part en quête de moments et de lumières ; il s'enfuit quelque part, en pleine nature, et établit son bivouac, dormant bien souvent dans sa voiture. Éric Biarnès aime depuis toujours la photographie, mais nourrit également une profonde passion pour le cinéma.
    Nous avons reproduit dans ces pages l'exposition photo « Mon Strasbourg », qui s'est tenue du 3 au 17 mars 2017 au centre administratif de la ville et de l'Eurométropole de Strasbourg (1, parc de l'Étoile), en la complétant de quelques « moments » saisis par Éric Biarnès.
    Dans la mesure où l'artiste, dans la seconde partie de l'ouvrage, a rendu hommage aux personnes sans domicile fixe, 10 % des recettes de cette publication seront reversés à l'association Les Restaurants du Coeur sous forme de don.

  • L'Histoire de l'abbaye de Munster, écrite au tout début du XVIIIe siècle, nous donne à imaginer la vallée de Munster à travers les âges, ses lois, ses usages... On y découvre les évolutions économiques, politiques et religieuses de la ville et de sa proche région, leurs heurs et malheurs. Elle fourmille de curiosités et de détails pittoresques qui raviront autant les érudits que les amateurs d'histoire.
    Le texte a été modernisé et annoté afin de le rendre accessible à tous. La mise en pages a fait l'objet d'un soin particulier : le texte imprimé sur papier crème est embelli de lettrines, et ornementé d'éléments tirés des vitraux de l'église Saint-Léger ; et nous retrouvons en fin d'ouvrage quelques illustrations. La couverture reliée au pelliculage mat fait de cet ouvrage un bel objet que l'on aura autant de plaisir à lire qu'à offrir. « Ces sortes d'histoires primitives sont très avantageuses, en ce qu'elles servent à l'histoire universelle ecclésiastique et civile de la province, et qu'elles conservent la mémoire de plusieurs détails et de plusieurs particularités, que l'on ne peut point rencontrer ailleurs ; il serait à souhaiter que chaque église et chaque monastère travaillassent à de semblables recueils ; les antiquités des églises et des provinces seraient mieux connues, et l'on aurait une bien plus grande facilité à travailler à l'histoire générale, si la particulière était bien éclaircie. Enfin, on trouve dans ces sortes d'histoires particulières, à proportion tout ce que l'on trouve dans les histoires générales : on y voit des hommes vertueux et exemplaires, on y en voit de vicieux et de déréglés ; on y remarque des révolutions et des effets sensibles de la Providence, qui servent à entretenir la piété et à former l'esprit et à donner de l'expérience et de la sagesse. » Dom Augustin Calmet

  • Sous la Révolution

    G. Lenôtre

    • Degorce
    • 1 Janvier 2018

    La Révolution française relatée par G. Lenotre ferme la bouche aux idéologies et aux justifications oiseuses : il nous raconte ce que fut l'arrestation de vieux prêtres coupables d'être prêtres, la minutieuse préparation de leur noyade, l'aspect de la rue où on les poussa jusqu'au fleuve, le nom et le prénom de leurs bourreaux, le son des coups qui ouvrirent les sabords par lesquels la Loire s'engouffra sur quelques vieillards parmi lesquels un, plus jeune, survivra. Et racontera.
    C'est renversant. La lecture de G. Lenotre est un authentique voyage dans le temps, la résurrection, par la magie du verbe, de la vie de nos Anciens dont tant et tant de menteurs tentent de nous cacher la réalité terrifiante.

  • Noces de cendre

    Michel Hutt

    • Degorce
    • 1 Septembre 2017

    Roman universel qui se déroule en 1923, dans le cadre particulier d'un petit village des Vosges alsaciennes, Noces de cendre retrace quelques mois de la vie d'un jeune paysan épris de littérature, tiraillé entre sens du devoir et aspirations personnelles. Ce « marcaire » généreux et tendre nous rappelle combien il est difficile d'échapper à sa condition et aux convenances. Hier comme aujourd'hui, lorsqu'un grain de sable s'introduit dans la puissante machine du destin, la vie peut être cruelle, brisant les êtres sur un simple malentendu...
    Père de trois grands enfants, instituteur de formation et journaliste à ses heures, Michel Hutt vit en Alsace entre livres, nature et outils. Bricoleur incurable, il aime fabriquer toutes sortes de choses et a construit lui-même une maison autonome en paille, sur le principe de la sobriété heureuse. Bénévole engagé, ancien élu local et co-fondateur du mouvement de Transition haut-rhinois, il a écrit plusieurs romans, dont Le Cri du colibri, préfacé par Pierre Rabhi. Il a récemment quitté l'enseignement pour se consacrer exclusivement à l'écriture.

  • Écrivain né en Allemagne, diplômé en philosophie et lettres classiques, auteur d'une thèse de doctorat sur Platon, Marcus Nabielek vit en Forêt Noire. Il a publié de la poésie en allemand, en espagnol et en français.
    L'Alsace l'attire depuis longtemps... mais pourquoi écrit-il de la poésie?? Sa réponse est simple : « Même si les hommes, et parfois les poètes, s'efforcent de démontrer le contraire, le monde qui les entoure est merveilleusement beau. Pour communiquer cela, j'écris des poèmes. »

  • Joseph Lefftz (1888-1977) fut l'un des grands folkloristes et érudits de l'entre-deux-guerres, et l'auteur de nombreux ouvrages savants, dont la version primitive des Contes de Grimm. Soucieux de faire oeuvre de vulgarisateur, il a aussi réuni les Contes populaires alsaciens dans un recueil paru en 1931. La présente édition, entièrement révisée et annotée, livre ces textes sous leur forme originale (en langue allemande ou en alsacien, selon les sources), accompagnés d'une traduction en langue française de Gérard Leser.

    Ce livre, véritable trésor du patrimoine oral de notre région, s'adresse au grand public et à tous les amateurs de contes et de légendes.

  • De la Champagne berrichonne au Pays-Fort, en passant par le Boischaut sud et les Gâtines de l'Indre, l'auteur nous emmène dans un curieux voyage à travers un Berry sombre et merveilleux. On y découvre toute une ménagerie, peinte avec esprit et mouvement: un jeune lapin amoureux qui veut devenir un loup, un puceron épris de justice, un canard prisonnier de douves surpeuplées, un vieux cheval au grand coeur, ou encore un chien de guerre prêt à tout pour survivre.
    Ces Nouveaux Contes du Berry, nés d'une volonté de renouveler l'imaginaire régional, o rent un regard neuf sur une campagne mal connue, pourtant pleine de secrets, riche d'étonnants vestiges. Les personnages et leurs tribulations amènent le lecteur à méditer sur l'honnêteté, la bienveillance des animaux, sur la dureté et la fragilité du monde, que le merveilleux révèle ici sous des couleurs si parlantes et particulières. Libre à nous de pénétrer les domaines étranges que l'auteur a peints. Son invitation est un hommage à notre passé, à notre besoin de liberté et à nos liens avec un univers caché, dormant, pourtant à portée de main.

  • Compilation de textes provenant du journal Le Tribun du Peuple, ou le Défenseur des Droits de l'Homme, lancé le 4 septembre 1794 par le journaliste politique Gracchus Babeuf. Parfait pour commencer à découvrir cet auteur trop peu connu ! L'ouvrage de Gracchus Babeuf communément appelé Le Manifeste des Plébéiens est tiré du numéro 35 du journal Le Tribun du Peuple ou le Défenseur des Droits de l'Homme. Bien que tombé dans le domaine public, ce texte n'a aucunement été mis à la disposition de tout un chacun par la Bibliothèque nationale de France, comme cela aurait dû être le cas via le fonds en ligne Gallica. Ce précieux journal, les éditions Mille et une nuits en avaient jusqu'ici la primauté, et cette injustice m'a décidé à produire la présente édition, en l'accompagnant, pour une meilleure mise en contexte, de trois autres documents :
    - le Prospectus, qui présente la reprise d'un journal qui fut un temps Le Journal de la liberté de la presse ;
    - le fameux numéro 34, brûlot tant décrié par les ennemis de Gracchus Babeuf, pour le contenu duquel ce dernier s'est si âprement défendu dans le numéro suivant ;
    - et la Dernière lettre de Gracchus Babeuf, assassiné par la prétendue Haute Cour de Justice, à sa femme et à ses enfants, à l'approche de la mort.
    Six années seulement après la Révolution française, Gracchus Babeuf dénonçait dans son journal les usurpations, les manipulations des forces d'argent, de « l'aristocratie des agioteurs et des fripons ». Le lecteur découvrira dans ces lignes porteuses de vérités et d'espoirs une voix qui n'a pas vieilli, résolue, hardie, vivifiante.

  • Le très célèbre Vocabulaire du Berry du comte Jaubert enfin réédité dans son intégralité, modernisé et enrichi d'une préface et de notes complémentaires de Pascal Pauvrehomme. Le livre de chevet de tout lecteur désireux de renouer avec ses racines et le parler noble, vivant et facétieux du Berry ! "Quelle belle idée que de rééditer le Vocabulaire du Berry ! Relire cette oeuvre savante, c'est s'immerger dans la France rurale du XIXe siècle.
    Que de temps Hippolyte François Jaubert a dû passer dans ces fermes du Cher à écouter les paysans, à prendre des notes pour arriver à une telle pertinence linguistique ! Sa connaissance de la nature est insondable, sa culture livresque admirable. Que de mots, que de pratiques, que de richesses de notre passé nous avons perdus ! Comment oser ajouter sa faible expérience linguistique à une oeuvre si achevée ? Cela vous force au silence et à l'admiration béate..." (Extrait de la préface de Pascal Pauvrehomme)

  • "Par un arrêt de la Cour du Parlement de Rouen, ce pamphlet anonyme, dirigé contre la famille royale, la noblesse, la magistrature, le clergé et la finance, fut lacéré et brûlé par l'exécuteur de la haute justice dans la cour du palais, au pied de son grand escalier, le 4 janvier 1790.
    Son auteur y dépeint, sous la forme d'un almanach à l'humour caustique, ses ennemis, et nous brosse en détail les acteurs, bons comme mauvais, de la Commune de Paris.
    Le lecteur jouira ici des traits vifs et railleurs d'une âme au fait des petites histoires honteuses d'aristocrates réduits à l'état de fugitifs, connaisseuse de l'esprit et des manières des corrompus et de leurs mignons, de ces magistrats et députés de l'Assemblée nationale, prétendus républicains, soi-disant patriotes.
    L'ouvrage, ornementé et annoté, comprend deux figures allégoriques présentes dans l'édition originale de 1789."

  • "Qu'était-ce que la Lanterne de 1789 ?
    Instituée sous Louis XIV pour arrêter les entreprises nocturnes des filous, elle fut tout à coup affectée par le peuple, dans sa justice expéditive, à la punition des fripons et des traîtres : au-dessous, à la lueur de sa flamme symbolique, les Parisiens siégeaient en tribunal.
    Camille Desmoulins se constitua procureur général de la lanterne, et publia ce magnifique réquisitoire où il expose les droits de la nation, son antique servage, les récentes victoires obtenues sur le despotisme, les dangers qui menacent la Révolution et les représailles sanglantes que préparent ses ennemis.
    Quelques écrivains ont blâmé le titre que Camille Desmoulins a donné à son pamphlet. La Lanterne, dit-on, est un titre sinistre. Elle rappelle un supplice horrible, et Camille est inexcusable d'avoir exercé sa verve sur une chose odieuse.
    Mais les rois et les nobles avaient si agréablement et avec tant d'aisance pendu, durant dix-huit siècles, le bourgeois et le manant, que le peuple avait fini par en rire, et que depuis longtemps la potence était l'objet de ses plaisanteries.
    On rit de tout en France.
    On ne rit pourtant pas de la guillotine.


    Jules Rouquette (extrait de la préface)"

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