Dualpha

  • Traite négrière, colonisation, néocolonialisme, racisme, immigration massive... Kakou Ernest Tigori (Prix Mandela de littérature 2017), intellectuel engagé, dénonce depuis la fin des années 1990 la classe politique qui ruine son pays, la Côte d'Ivoire. En exil en France depuis 2009, il invite, à travers ses écrits, à une réflexion sur cette Afrique post-coloniale décadente, productrice de désordre et de misère. Il dénonce particulièrement la trahison des élites noires, et milite pour la constitution d'une Conscience noire plus responsable. Kakou Ernest Tigori se propose de rétablir la vérité sur les relations entre l'Afrique noire et l'Europe occidentale depuis le XVe siècle. Il bat en brèche les lieux communs mensongers et appelle l'opinion du monde noir à sortir du déni confortable qui dédouane l'Afrique de toute responsabilité dans la conduite de son destin, et qui accable à tort l'Europe repentante à propos de l'esclavage, la traite négrière, la colonisation, le néocolonialisme, le racisme ou l'immigration massive. Il invite l'élite africaine à retrouver du sens pour porter l'ambition d'offrir de l'espérance aux masses populaires du berceau de l'humanité.

  • Le Rite Écossais Primitif, dit Early Grand Scottish Rite - ayant pris source au sein des Loges Régimentaires qui ont accompagné en 1689 le roi Jacques II Stuart dans son exil en France à Saint-Germain-en-Laye - nous est révélé dans l'ouvrage de Robert Ambelain La Franc-maçonnerie oubliée. Réveillé à partir de 1985 par le Grand Maître, le Rite Écossais Primitif est sans doute le moins pratiqué et le plus réservé des rites de tradition écossaise. L'édition de ce manuel porte sur les Rituels, rendus à leur origine, pour les Travaux en Loge aux trois Grades symboliques, classés en ce Rite Loge de Saint Jean. Cet ouvrage s'adresse aux cherchants intéressés à connaître la Maçonnerie en la Vieille Écosse, mais aussi aux Initiés étrangers à cette rituélie, animés par le désir de connaître l'héritage français du Early Grand Scottish Rite. Il fournit les Rituels repris d'après les manuscrits laissés par le Grand Maître pour la restitution d'une rituélie sans altération.

  • Européens et musulmans ! C'est la désignation que les médias unanimement emploient au sujet de ces deux communautés. Il eût été plus juste de maintenir ces désignations « Français de souche européenne » et « Français de souche nord-africaine », tous étant Français des départements d'Oran, d'Alger et de Cons­tantine.

    De nombreux ouvrages ont été publiés sur ces soldats oubliés, trahis par le gouvernement du général De Gaulle en 1962, mais aussi oubliés par une grande majorité de Français qui, pour la plupart, ignoraient leur existence.

    Lorsqu'on assiste aux cérémonies de l'hommage national rendu aux harkis le 25 septembre de chaque année on constate alors, par leur absence, l'indifférence des Français à l'égard de ces sacrifiés de l'Histoire et le rejet de la responsabilité pleine et entière de notre gouvernement de l'époque et de ceux qui l'ont suivi dans ce drame.

    Ce livre a la légitime prétention de réveiller la conscience des Français, anesthésiée par le politiquement correct qui gère l'instruction publique et l'information depuis un demi-siècle après ce qui fut la grande honte de nos gouvernants : l'abandon de nos soldats musulmans d'Algérie dont le plus prestigieux d'entre eux, le bachagha Saïd Boua­lem, fut un modèle de patriotisme.

  • Cette Bibliographie veut contribuer à une meilleures connaissance du sujet.
    En voici les caractéristiques : elle concerne les livres, brochures et numéros spéciaux de revues en langue française parus de 1954 à 2009, sur la Guerre d'Algérie 1954-1962, connue du côté algérien sous le nom de Guerre d'indépendance ou de libération nationale, dont les références ont été en presque totalité vérifiées au catalogue de la Bibliothèque nationale de France ; elle prend en compte les titres qui se rattachent, plus ou moins et à des titres divers, à cette guerre ; sauf un échantillonnage d'ouvrages des imprimeurs et éditeurs locaux (Baconnier, à Alger, et autres), retenus pour marquer le contexte dans lequel se déroulèrent les événements ; elle recoupe en partie le Dictionnaire de la guerre d'Algérie (B.
    Stora) ; les ouvrages qui ont fait l'objet d'une analyse dans ce livre sont signalés ; elle vise à l'exhaustivité, sans probablement y parvenir tout à fait, avec 3 511 références numérotées, sans compter les titres d'articles parus dans plusieurs ouvrages collectifs qui ont été dépouillés ; elle comprend des ouvrages documentaires, à l'exclusion, en principe, de la littérature d'imagination (bien que d'assez nombreux romans soient signalés pour diverses raisons).
    En ce qui concerne les romans, on en trouvera aussi des listes dans les ouvrages de Jean Déjeux (Bibliographie de la littérature "algérienne" des Français) et de Jeanine de La Hogue et Simone Nerbonne (Mémoire écrite de l'Algérie depuis 1950) ;
    Elle est pourvue d'un Index des sujets et d'un Index chronologique, ce qui est une nouveauté dans l'édition ; Au total, cet ouvrage pratique devrait apporter de nombreux renseignements à tous ceux qui s'intéressent à ce qui fut le dernier de nos grands drames nationaux, dont les retombées n'ont probablement pas fini de peser sur le destin de la France.

  • Michel de Nostredame, dit Nostradamus, né le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence, est un apothicaire français. Sa famille lui enseigne les arts de l'alchimie et il a de grandes dispositions pour les mathématiques et l'astrologie. Son intérêt pour la magie et la philosophie hermétique montre que, pour lui, la nature humaine est divine. Il étudie et pratique longtemps l'occultisme. En Sicile, il a des contacts avec les mystiques soufis. Sa vie est sans cesse menacée. L'originalité de sa conduite et de ses idées le contraint périodiquement à prendre la route pour échapper aux Autorités. Sa philosophie combine ainsi la magie et la médecine qui visent à soigner le corps de l'intérieur grâce aux pouvoirs de l'esprit. Mais pratiquant l'astrologie comme tous ses confrères à l'époque de la Renaissance, il est surtout connu pour ses prédictions sur la marche du monde et c'est pendant des états de transe qu'il rédige ses fameuses prophéties. La transe est un état profond dans la méditation. Elle survient au bout d'une longue pratique, aidée par des méthodes magiques. Nostradamus est très rapidement réputé dans toute l'Europe comme un homme pouvant lire l'avenir. Il est reçu par les cours royales et conseille même les chefs d'États sur la conduite du monde. Il décède à Salon-de-Provence le 2 juillet 1566.

  • John wayne

    Dureau

    • Dualpha
    • 14 Septembre 2005

    On l'appelait le Duke, il était le symbole de l'Amérique, l'un des plus grands noms du cinéma hollywoodien.
    Vingt-deux ans après sa disparition, John Wayne est toujours aussi présent dans les coeurs mais aussi sur les petits écrans. La plupart de ses cent cinquante-trois films sont régulièrement diffusés à la télévision et réédités en vidéo, en laser disc et en DVD. Il reste et demeurera toujours une légende américaine, avec ses faiblesses d'homme et ses actes d'héroïsme. Avec son aura hors du commun.

  • Ce Ronald Reagan, acteur et le cinéma reaganien vaut le détour pour la multitude d'informations et anecdotes qu'il recèle sur une époque révolue d'une Amérique que l'on pouvait aimer - ou détester - pour le manichéisme qui l'a toujours caractérisé. Ronald Reagan et les Etats-Unis, c'est l'histoire tant des Etats-Unis que du cinéma, les deux se confondant dans un fondu-enchaîné qui permet difficilement de démêler la part d'imaginaire du réel. La thèse de l'ouvrage - car l'auteur en a bien défendu une - tient, assurément dans cette imbrication étroite entre une jeune nation et sa culture proprement cinématographique qui lui permit, notamment, de transfigurer toute la littérature et les mythes de la Vieille Europe. Comme acteur et ensuite comme président des Etats-Unis, Ronald Reagan a, toute sa vie, su accommoder ce lointain héritage d'outre-Atlantique avec cette singularité initiale proprement yankee qui, aux yeux de ses concitoyens comme à ceux du monde, fit de cette légendaire Amérique du Nord, un synonyme de fierté. Dire que le cinéma aurait influencé sa politique intérieure et extérieure serait sans doute exagéré, mais soutenir que cette même politique a pu inspirer le cinéma au point (par une sorte de feed-back systémique que connaissent bien les politologues) que celui-ci a rétroagit sur la politique, est un fait indéniable. La carrière de l'acteur Reagan éclaire à coup sûr la destinée politique de celui que l'on surnommait le "Dutch". Tel est le cinéma reaganien : une vision du monde libérale et conservatrice.

  • Avant qu'elles ne deviennent alliées, entre l'Italie fasciste et l'Allemagne national-socialiste se dressent non seulement la barrière des Alpes, mais aussi la frontière de la conception du monde : pour les Allemands, la race est tout ; ce qui comp¬te, c'est le sang. Pour les Italiens, c'est l'État, l'Empire. Pour Mussolini, dans le secret de son esprit, le dilemme n'est plus seulement « Moscou ou Rome », c'est aussi, c'est d'abord, en 1933 : « Rome ou Berlin ». Une des tâches les plus urgentes est donc d'attirer vers l'Italie les différents mouvements fascistes et fascisants de l'Europe et du monde, de les empêcher de tomber sous l'influence de l'Allemagne, qui commence, dans un délire de parades et de discours, à rassembler le vieux monde germanique, celui, qui voici deux millénaires regroupait ses tribus guerrières aux frontières de l'Empire romain. Aussi sont créés les Comitati d'Azione per l'Universalità di Roma ou CAUR (en français « Comités d'action pour l'universalité de Rome ») pour fédérer divers mouvements politiques européens favorables à la politique du Duce et à elle seule. Ce sont eux qui organisent le « Congrès international fasciste » à Montreux les 16 et 17 décembre 1934. Sont présents le français Marcel Bucard (Parti franciste), le belge Paul Hoornaert (Légion nationale), le roumain Ion Motza (Garde de fer), le norvégien Vidkun Quisling (Nasjonal Samling), l'espagnol Gimenez Caballero (Phalange), l'irlandais Eoin O'Duffy (Army Comrades Association), le néerlandais Wouter Loutkie (Front noir), le danois Frits Clausen (Parti national-socialiste danois), le suisse Arthur Fonjallaz, le portugais António Eça de Queirós (Nacional-Sindicalismo Português) et un représentant de l'Heimwehr autrichienne. L'internationale fasciste fut ainsi une brève tentative d'entente entre des mouvements trop directement inspirés de l'exemple mussolinien. La guerre d'Espagne semble bientôt exacerber l'Inter¬nationale fasciste. En réalité, elle marque l'entrée en scène du IIIe Reich qui va complètement supplanter l'Italie. En 1939, en ce mois de mars qui est celui de la guerre, tandis que le Führer entre à Prague le 15 et le Caudillo à Madrid le 27, le Duce sent brusquement sa solitude et son échec. Il ne sera plus le chef du fascisme universel, sous le signe de l'universalité de Rome, mais le second de cet inquiétant disciple qui règne de l'autre côté du Brenner. À la veille de la guerre, l'Internationale fasciste est morte. Adolf Hitler l'aura tuée.

  • Décédé 666 jours avant le premier janvier 2001, Stanley Kubrick fascine comme personne l'inconscient collectif du cinéphile actuel. Kubrick fait partie de cette cohorte de génies juifs qui auront marqué les deux derniers siècles, de Kafka à Einstein en passant par Freud ou encore Mahler. Dans le domaine du cinéma, par la violence et la beauté de ses images, par sa prodigieuse utilisation de la musique, la créativité de ses effets spéciaux, la provocation de ses thèmes, Kubrick a en effet établi de nouveaux jalons. Beaucoup a été écrit sur lui. Mais il nous semblait possible de renouveler l'étude de cette majestueuse cinématographie en utilisant des références nouvelles et des thèmes plus décalés. La salle de bains, la fascination du carcéral, le goût du délire linguistique, les explosions musicales, le rapport ambigu au monde soviétique nous ont semblé des approches susceptibles de renouveler l'intérêt du lecteur et du cinéphile. Les références à Bergson, Freud, Omar Khayyâm nous permettent aussi de pénétrer plus profondément l'imaginaire de l'artiste visuel le plus obsédant de notre temps. On découvre aussi dans ce livre combien Kubrick maîtrisait et imitait ses classiques - Welles, Hitchcock, Walsh. Combien, en fait, ce révolutionnaire du son et de l'image se réclamait d'une vigoureuse tradition du cinéma. Enfin, considérant l'importance de la révolution internet, le livre fait état des dernières trouvailles sur les significations cachées et conspiratrices des films les plus pointus de leur auteur, comme 2001 : l'Odyssée de l'espace, Orange mécanique et Eyes Wide Shut par exemple. Avec Les Mystères de Stanley Kubrick, le lecteur ne sera pas au bout de ses surprises.

  • Enfin un livre sur le paganisme au cinéma : les héros, les mythes, les épopées, le voyage initiatique, l'âge d'or, la femme fatale, l'enlèvement saisonnier, tout vient en fait du paganisme ! Lecontes a souvent mauvaise presse, étant confondu avec la sorcellerie ou la spiritualité New Age. Pourtant cette sensibilité cosmique et féerique continue toujours d'inspirer notre quotidien, malgré le rationalisme et la médiocrité moderne. Ce livre tente de recenser les nobles inspirations du paganisme dans le septième art. Il évoque bien sûr le cinéma français, soulève l'importance excessive du cinéma américain et notre inspiration anglo-saxonne. Puis il évoque d'une manière plus originale la source païenne dans le cinéma soviétique ou japonais de la grande époque, sans oublier celles du cinéma allemand, surtout celui de l'ère muette. L'ouvrage célèbre les contes de fées, les épopées, les adaptations des mythes fondateurs de la tradition nippone ou européenne. Il ignorera certaines cinématographies, quand il insiste sur d'autres. Mais le sujet est bien vaste. Si l'on devait donner quelques noms prestigieux pour illustrer notre livre, nous donnerions ceux de Walsh, Lang, Kurosawa, celui de son compatriote Inagaki, génie païen oublié (lion d'or et oscar en son temps) du cinéma. Et bien sûr ceux des soviétiques négligés comme Alexandre Rou - officiellement « folkloriste » - et le grand maître ukrainien Ptushko. Mais la France mystérieuse, celle de Cocteau, Rohmer et Duvivier, a aussi son mot à dire. Nous espérons que notre ouvrage redonnera à ce cinéma populaire et cosmologique quelques-unes de ses plus belles lettres de noblesse.

  • La campagne des primaires pour l'élection présidentielle américaine affole tous les médias. Le républicain Donald Trump, tout comme le démocrate Bernie Sanders reflètent la rage patriote et la souffrance sociale du peuple américain trahi par ses élites. Populiste argenté, provocateur patenté, Donald Trump est certainement le plus révolté des deux, soumettant l'édifice planétaire du puritanisme verbal à rude épreuve. Cette parole sauvage débouchera-t-elle sur une présidence hérétique tant redoutée ? L'important n'est pas là. Elle permet de retrouver le génie rebelle du populisme américain, qui défend des thèmes aussi controversés qu'en France avec le refus d'une immigration incontrôlée - déjà critiquée vers 1900 -, des guerres inutiles ou du messianisme humanitaire, du libre-échange et de la désindustrialisation qui en découle. Le combat héroïco-comique et chaotique de Donald Trump contre le lobby technocratique américain finit ainsi par revêtir une dimension mythologique. Il manifeste aussi, alors que l'Europe sombre dans un nihilisme obtus, le grand réveil américain. Ce livre décrit la lutte de Donald Trump et la revanche du peuple américain contre sa propre matrice.

  • L'assassinat de l'Amiral Darlan peut être considéré comme le signal envoyé par les Gaullistes vis-à-vis du reste de la France. Nous ne nous dirigerons pas vers une vaste réconciliation nationale, dont seraient exclus seulement les traîtres et autres assassins. La France « pays des droits de l'homme » n'inaugurera pas les commissions que connaîtront plus près de nous l'Afrique du Sud post-Apartheid ou le Chili post-Pinochet. Nous aurons droit à nouveau à nos « tribunaux révolutionnaires » et aux procès tru¬qués de notre glorieuse Révolution Française... Nos « libérateurs-justiciers » réintroduiront l'exécution sommaire au coin d'un bois ou au bord d'un fossé. Ces nouveaux assassins bénéficieront d'une mansuétude indigne d'un pays civilisé ; mais le chef de l'État qui viendra les amnistier ne s'était-il pas intronisé à Brazzaville avec une onction quasi-divine ? Dans cette guerre civile voulue par les Gaullistes et les Communistes, les assassinats d'un côté provoqueront en retour d'autres assassinats. Il s'en suivra dans une présentation trop largement répandue actuellement que les « gens de Vichy » ou supposés tels seront « exécutés » ; quant aux autres - opposants à l'État français ou pro-gaullistes -, l'on parlera d'« assassinés », même quand ce ne seront que des bandits de droits communs !

  • En mai 1923, la disparition de Pierre Quéméneur donne naissance à une extraordinaire affaire judiciaire. Un associé de la victime, Guillaume Seznec est condamné en novembre 1924. Le 3 juin 1974, l'enlèvement et la mort d'une petite fille à Marseille va susciter une intense émotion qui ne s'apaisera qu'à la nouvelle de la condamnation puis de l'exécution de Christian Ranucci, son meurtrier. Dans les deux cas, une abondante littérature a largement innocenté ces deux criminels aux yeux de l'opinion publique. Deux auteurs, Bernez Rouz et Gérard Bouladou, ont repris l'enquête à zéro en partant des pièces du dossier judiciaire. Leurs conclusions sont accablantes pour les deux hommes et pour les entreprises de manipulation qui cherchent à les blanchir.

  • Il m'est plus difficile d'inventer des actions, des faits et des tranches de vie imaginées ou vécues par des « héros ou héroïnes » de roman que de relater mes propres souvenirs. Prenant facilement et fréquemment la plume, j'avoue que mon ego revient au galop grossir mes propos. Vous me trouverez donc bien vivante dans les deux périodes évoquées ici : d'abord des souvenirs attendrissants et douloureux de mon enfance à Armentières durant la Seconde Guerre mondiale, et en seconde partie les réflexions que m'inspire aujourd'hui mon environnement. Je vis à Quiberon où les rochers de la Côte sauvage m'offrent un lieu de travail, de contemplation et d'émerveillement perpétuel. Les mégalithes du Morbihan, dressés par les peuples sans écriture, mais pas sans croyances, m'ont poussée à m'intéresser au « gigantisme » comme forme idéale esthétique créée par l'orgueil et l'esprit de domination des humains. Dans une parfaite continuité, les Hommes de tous les temps et de toute culture ont fait et font preuve d'un courage et d'une audace remarquable pour laisser à la postérité des traces de leur passage sur terre. La « Vallée des Saints » est le projet fou, lancé en 2009 par des Bretons à l'âme bien trempée, qui se développe sous nos yeux écarquillés sur une colline des Côtes d'Armor, à Carnoët. Les géants de granit bleu, rose ou jaune sculptés par des artistes contemporains se dressent, chaque année plus nombreux, bien décidés à étonner le monde pendant des siècles et des siècles...

  • Les Vikings de l'Amérique précolombienne. Jacques de Mahieu, Directeur de l'Institut des Sciences de l'Homme de Buenos-Aires, s'est fait tour à tour historien, ethnologue et archéologue pour raconter l'une des plus méconnues et des plus fantastiques aventures pionnières : la découverte de l'Amérique par les Vikings. Au sud de l'Amazone, dans l'état brésilien du Piaui, Jacques de Mahieu a relevé et identifié les Sept-Villes, un lieu de culte qu'il attribue aux Vikings. À deux mille kilomètres à vol d'oiseau plus au sud, l'énorme figure d'un vieillard barbu, coiffé du casque ogival d'Odin, domine Rio de Janeiro. L'inscription qu'elle porte - aujourd'hui enfin traduite - marque un jalon essentiel de la route maritime qui reliait l'embouchure de l'Amazone aux ports du Sud, vers lesquels les « chemins moelleux » conduisaient les « Danois » de Tiahuanacu. Et dans l'intérieur du pays brésilien vivent encore des tribus d'Indiens « blancs », héritiers des lointains conquérants scandinaves...

  • Au lendemain de la IIe Guerre mondiale entre 12,5 et 15 millions d'Allemands d'Europe centrale et orientale furent expulsés, souvent avec une grande brutalité. Parmi eux, plus de trois millions de Sudètes vivant en Tchécoslovaquie. Cette minorité, présente en Bohême-Moravie depuis le XIIe siècle au moins, fut l'objet à partir du printemps 1945 de persécutions d'une violence inouïe, avant d'être transférée, souvent dans des conditions abominables, vers une Allemagne en ruines. Des dizaines de milliers de victimes, principalement des femmes, des enfants et des vieillards, périrent au cours de cet épisode. Tout en décrivant et en analysant ce processus, le livre s'intéresse aussi au contexte diplomatique, et montre combien la position des Alliés, y compris celle de l'Union soviétique, fut fluctuante. L'évènement est aussi restitué dans une chronologie longue. La dégradation des relations entre Tchèques et germanophones durant le XIXe siècle ainsi que la « question allemande » sous la ire République tchécoslovaque (1918-1938) font l'objet de chapitres succincts qui permettent de replacer les expulsions dans un contexte plus large. L'ouvrage, après avoir évoqué l'intégration difficile des Sudètes en RFA et en RDA, s'achève par une présentation des enjeux mémoriels actuels. L'auteur s'appuie largement sur les sources tchèques accessibles depuis l'ouverture des archive après la fin du régime communiste pour répondre à des questions longtemps débattues comme le rôle du président tchécoslovaque Edvard Beneš dans la préparation et la mise en oeuvre des expulsions ou le caractère spontané des violences antiallemandes du printemps et de l'été 1945.

  • L'auteur de ce livre a servi en Algérie de début septembre 1960 à la mi-août 1961 en tant que sous-lieutenant de réserve. Affecté au 22e RI, il a été nommé à la 1ère Compagnie du 1er Bataillon comme chef d'une puis de 2 sections regroupées en une harka composée uniquement de supplétifs berbères. Il a cantonné dans 2 postes tout d'abord à Béni Ali, un douar hostile, puis à Tighret, une ancienne maison forestière fortifiée, isolée en zone interdite. En 2009, en s'appuyant sur le témoignage de « son » radio et les archives militaires du SHD de Vincennes, il a écrit ses souvenirs qui ont été publiés en cinq articles sur le blog du 22e RI. Il les a finalement regroupés et enrichis pour les éditer. Ce récit n'est pas un roman, il n'est même pas romancé. Sans fioritures ni forfanterie il raconte ce que ses hommes et lui ont vécu, avec leurs joies et leurs peines, tant en poste qu'en opération, pendant toute cette période dans le cadre grandiose mais ô combien dangereux qui était le leur. Sans oublier de rappeler les conditions de vie de la population locale dont ces fameux civils armés dans le cadre de l'autodéfense. Une oeuvre d'une grande rigueur présentée logiquement par un homme de terrain et de contact appuyée par une carte et de nombreuses véridiques photos d'époque afin que le lecteur vive le récit comme s'il était partie prenante. C'est aussi comprendre ce que les militaires « Appelés » ou de carrière, qui ont vécu avec leurs harkis, à qui souvent ils doivent la vie, ont été profondément blessés par le sort infâme qui leur a été réservé. Si nous devions accorder l'indépendance à l'Algérie, il fallait être intransigeant sur les conditions. Nombre d'entre eux ne contestent pas le fond mais la forme. Plus d'un demi-siècle après les faits, la plaie est toujours vive. Qu'on le veuille ou pas, ils ont écrit une page de l'Histoire de France et ne peuvent admettre d'être les victimes de prises de positions partisanes de la part d'inconscients intéressés. Ce livre se veut un Devoir de Mémoire.

  • Présentation de l'éditeur :
    "Saint Cyrien, Loïc Corbel a eu la chance et l'honneur de servir pendant dix-sept ans à la Légion étrangère où il recueillera huit citations et quatre blessures. Avec cette troupe d'élite il prendra part à la campagne d'Indochine et subira la grande déception d'un premier échec, fatal résultat d'une politique d'abandon. Il participera ensuite à la guerre d'Algérie et, à travers les propos du Chef de l'État, comprendra qu'il allait être témoin d'un nouvel abandon. Il choisit alors de s'éloigner de ce théâtre d'opérations pour servir à Madagascar et à Djibouti. Rentré en France en juillet 62 il est affecté dans divers centres d'instruction de la Légion, apportant aux jeunes engagés et à leur encadrement le bénéfice de sa vaste expérience. Les perspectives opérationnelles devenant très réduites, il décide avec regret de quitter l'armée et, pour le compte de grandes entreprises françaises, s'investira dans la commercialisation d'équipements militaires. Il interviendra avec succès au Proche- et Moyen-Orient, en Afrique, à Chypre et jusque dans le Pacifique où un contrat sera signé avec le Sultan de Brunei. Il prend sa retraite en 1987, conscient d'avoir "de son mieux" et parfois à grands risques, servi son pays pendant 38 ans. Saint Cyrien, Philippe de Parseval a servi dans l'armée puis s'est reconverti dans le commerce extérieur et notamment dans l'exportation de systèmes d'armement. À travers la biographie du colonel Loïc Corbel, l'auteur analyse les évènements de politique intérieure et extérieure ayant entraîné la chute du vaste empire colonial français qui faisait la gloire de notre pays et excitait la convoitise de nombreuses puissances mondiales. Puis, sur les traces de cet officier, il nous entraîne dans le monde particulier des ventes d'armement et nous fait bénéficier de sa propre expérience dans ce domaine très fermé."

  • Terrorisme, créationnisme, bouddhisme radical, aujourd'hui les religions reviennent en en force, toujours d'une agressivité séculaire contre les femmes, toujours hostiles aux évolutions sociales et scientifiques, toujours fossilisées dans des textes conçus il y a plus de dix siècles, prônant la supériorité du croyant et des vertus masculines. Comment le discours religieux tente-t-il aujourd'hui d'ajuster la conquête des âmes à la laïcité, au féminisme et au progrès scientifique, pour que rien ne change ? Ancien et Nouveau Testament, Bouddhisme, Islam : l'auteur en compare les dires, les écrits et les évolutions autour de quelques grands thèmes : les femmes, la violence, la punition, le pardon, l'apostasie, les sciences... Avec la crainte du terrorisme et une population de 8 à 10 millions de Français de culture musulmane, pratiquants ou non, la question d'une évolution de cette religion vers sa sécularisation est posée. Si la principale réussite du terrorisme a été d'agrandir la césure entre les communautés, son excès le conduit à une surenchère permanente qui devrait se retourner contre lui. Faut-il encore ne pas aborder l'islam à grands coups d'imprécations, d'ailleurs parfaitement vaines, ou, au contraire, à partir d'une vision irénique en le renvoyant dos à dos avec les autres religions. Non, l'Islam n'est pas tolérant, oui l'islam est rédhibitoire au débat. Pour autant son évolution est possible, mais c'est bien de cette réalité qu'il faut partir et non de la langue de bois.

  • 20 km à pied, ça use, ça use... Vous connaissez la chanson ! Alors, que dire d'un contrôle fiscal qui aura duré 20 ans et plus ? Forcément, ça mine, ça ronge jour après jour, et cela vous détruit financièrement, socialement, professionnellement... Avec dérision et beaucoup d'humour, l'auteur relate sa propre mésaventure : une véritable inquisition fiscale qui vire au cauchemar et va, comble de malheur, s'assortir d'un incroyable dysfonctionnement des services fiscaux. Bienvenue au coeur d'un authentique « sinistre fiscal » ! Jean Brunet, expert-comptable, nous entraine dans un témoignage résolument drôle d'une réception à la Tour Eiffel jusqu'aux instances olympiques, en passant par le tribunal administratif ou un club de vieilles voitures anglaises... Un récit original et savoureux, composé tel un menu gastronomique, qui ne manquera pas de flatter les papilles des épicuriens puisqu'il met à l'honneur les vins de Saint-Romain, de Cheverny ou de Corse, dans une sympathique ode à la vie. Mais prenez garde : quand Fiscalette, l'inspectrice des impôts est aux fourneaux, le contribuable passe à la casserole et la note peut être salée...

  • Quelle est la véritable nature de nos démocraties européennes postmodernes ? Sous couvert de sentiments généreux et en flattant l'individualisme la démocratie répond-elle aux valeurs qu'elle brandit sans cesse, souvent pour interdire toute opposition ou remise en cause de situations qui ont tant évolué depuis la fin de la IIe Guerre mondiale ? Valeurs universelles ou valeurs utilisées pour laisser le champ libre aux puissances économico-financières qui ont en réalité pris le pouvoir pour servir leurs propres intérêts ? L'opposition entre individualisme, et toutes les conséquences qui en découlent au quotidien, et l'intérêt général des peuples, n'est-elle pas devenue l'arme absolue des idéologues d'un monde de la mixité généralisée et vidé des valeurs civilisationnelles et identitaires de l'Europe ?

  • Qui sait que l'opérette est née en France ? C'était en 1842 grâce à Florimond Ronger et sa création L'Ours et le Pacha qui voulait distraire les pensionnaires... d'un asile d'aliénés à Bicêtre ! Ce genre musical où se mêle comédie, chant et danse n'a depuis jamais cessé d'enchanter un public passionné, souvent jeune contrairement à ce que certains pourrait imaginer. Des compositeurs passés à la postérité (Léo Delibes, Charles Lecocq, Louis Varney, Gaston Serpette, André Messager, Franz Lehár, Vincent Scotto, Francis Lopez, etc. mais surtout Jacques Offenbach) lui ont donné ses lettres de noblesses...

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