Encre

  • ABC

    Marion Arbona

    Avec cet abécédaire... On apprend les lettres de l'alphabet. On découvre des mots amusants, des images étonnantes. On invente des histoires farfelues avec les mots de la page de gauche dont on cherche la représentation sur la page de droite.

  • L'empire de la compassion

    Paul Audi

    La compassion est devenue, peu à peu, dans notre aire culturelle mondialisée, le signe de l'" humanité " en nous. À présent, sa domination non seulement sur la morale mais sur la représentation que les hommes se font d'eux-mêmes comme de leurs rapports sociaux et politiques, est si indiscutable qu'une idéologie récente comme celle du " Care " (soin, sollicitude, souci de l'autre, aide apportée à l'autre) s'y enracine entièrement. Pourquoi un tel empire ? Pour le comprendre, ne faut-il pas se demander quand et comment l'identification de la vertu d'humanité à la compassion s'est produite ? C'est là l'un des objectifs du présent essai qui prend son départ dans l'articulation du problème philosophique suivant : la compassion relève-t-elle de l'amour ou de la justice ? Il m'a semblé qu'une fois définie la compassion et retracées les grandes étapes de son histoire conceptuelle (d'Aristote à Levinas), une importance toute particulière devait être accordée à la position de Nietzsche, pour qui le respect du malheur que nous nous imposons au nom de la morale représente le pire des malheurs qui puisse frapper l'humanité considérée dans sa globalité. P A.

  • Blanche-Neige

    Collectif

    De jolis contes traditionnels... A peine ouverts, ces albums vous renvoient à un temps où la télé n'existait pas, quand les soirées se passaient en famille, autour de la table de la cuisine, à lire fièrement son histoire à voix haute pour maman, pendant qu'elle reprisait la blouse grise accrochée pendant la récréation.

  • De jolis contes traditionnels... A peine ouverts, ces albums vous renvoient à un temps où la télé n'existait pas, quand les soirées se passaient en famille, autour de la table de la cuisine, à lire fièrement son histoire à voix haute pour maman, pendant qu'elle reprisait la blouse grise accrochée pendant la récréation.

  • Comment de´noncer ce que l'Europe veut a` tout prix ignorer ?

    L'Alge´rien Salim Zerrouki utilise un humour cinglant, noir, horriblement grinc¸ant et de´rangeant pour raconter ce que l'Europe appelle « crise migratoire » et regarde comme une menace.

    Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), pre`s de 17 000 personnes sont mortes ou disparues en Me´diterrane´e depuis 2014. En re´alite´, elles sont bien plus nombreuses.
    Parmi les migrants qui meurent chaque anne´e dans le monde, pre`s de trois sur quatre perdent la vie aux portes de l'Europe.

    Salim Zerrouki tente de re´veiller le peu d'humanite´ qui sommeille en nous.

    Alors que l'Union europe´enne finance des garde-co^tes libyens charge´s de ramener les migrants dans les camps de de´tention, qu'elle empe^che les ONG de secourir les embarcations en perdition en Me´diterrane´e, Salim Zerrouki s'efforce - quitte a` choquer - de nous faire prendre conscience de nos responsabilite´s.

    Comment re´ussir sa migration clandestine de´livre des conseils essentiels pour survivre a` la noyade, aux viols, a` la torture, au vol d'organes. Neuf histoires inde´pendantes.

    Toute ressemblance avec des faits re´els n'est pas fortuite...

  • À 46 ans, avec sa femme et ses deux filles, Abdallah, informaticien tunisien, va faire partie de l'immigration choisie française ; « parce qu'en Tunisie on manque de tout, et qu'en France on manque d'informaticiens ». Dans la banlieue parisienne où il vient de s'installer, l'Iman de sa mosquée va lui demander de renoncer à son islam tunisien pour passer à celui, plus radical, qui lui est présenté comme étant du Livre.
    Dans le même moment, il vit les débats sur la laïcité comme une injonction républicaine à jeter un voile sur ses croyances. « Christian, mon responsable, m'a posé beaucoup de question sur mon Islam... et j'avais l'impression que ce n'était pas de réponses qu'il voulait, mais des excuses ».

    Dans un style vif qui mélange humour et connaissances, nous entrons au coeur d'une société française en pleine crise identitaire, au coeur d'une famille tiraillée. Il sera question d'islam, mais aussi d'amour, d'amitiés, de politique, ou encore d'Histoire. Jusqu'à ce que leur vie bascule...

  • Bierce l'amer, le Diable hilare, le Tout-puissant Dieu Bierce, l'individu le plus méchant de San Francisco, telles sont les aimables qualifications dont fut gratifié Ambrose Bierce, cette imposante figure des Lettres américaines que Jacques Sternberg tient pour "la figure de proue de l'humour noir". Plus adulé et plus haï que personne, il fut le maître incontesté de la formule assassine, corrosive et sans merci pour toutes les faiblesses d'une créature qui passe pour pensante. L'obstiné lexicographe de nos imperfections... Le présent ouvrage rassemble un bouquet épineux de plus de 600 articles du Dictionnaire du diable, autant de définitions retrouvées bien après la disparition de leur auteur et non traduites en français jusqu'à ce jour.

    BOMBE - Argument de l'assiégeant en faveur de la capitulation, mis avec doigté à la portée des femmes et des enfants.

    COMÉDIE - Le métier du politicien, la science du médecin, le savoir des critiques, la religion des prédicateurs à sensation, en un mot le monde.

    DÉFILÉ - Une multitude de fieffés crétins qui ont oublié de cultiver le sens du ridicule.

    FAUNE - Terme général désignant les diverses bêtes qui infestent n'importe quel endroit, à l'exclusion des animaux domestiques, des ménageries ambulantes et des Démocrates.

    GYMNASTE - Individu qui met sa cervelle dans ses muscles.

    HONNÊTE - Entravé dans sa conduite.

    IMPOSTURE - La vie du commerce, l'âme de la religion, le leurre de la galanterie et le fondement du pouvoir politique.

  • La mort d'Agrippine, la seule tragédie que Cyrano de Bergerac ait écrite, fit scandale pour ses "belles impiétés" : elle met en scène le libertinage de pensée le plus radical, dans un monde politique machiavélien d'une noirceur, d'une cruauté et d'une violence inouies. Il est temps de redécouvrir la sombre splendeur et le potentiel critique de cette oeuvre sulfureuse et aujourd'hui trop méconnue, dont l'un des héros principaux, Séjanus, "soldat philosophe" ouvertement athée, tient des propos de "déniaisé" imprégnés de la philosophie de Lucrèce, et fait écho à toute une littérature clandestine dénonçant, en ces mêmes années, autour de Cyrano, l'invention et l'utilisation politique des religions.
    Mais dans l'horizon de cette politique baroque où tout est feinte, mensonge, dissimulation, l'épicurisme subit des distorsions étranges, et l'émancipation de l'"esprit fort" à l'égard des croyances asservissantes et des importures théologico-politiques ne débouche que sur un échec spectaculaire et une sanglante mise à mort.
    Le teste de La Mort d'Agrippine est précédé d'un essai préfaciel de Jean-Charles Darmon ("L'Athée, la politique et la mort : variations sur "de belles impiétés"") qui s'emploi à situer ses questionnements corrosifs dans l'oeuvre de Cyrano et au sein de la réflexion politique complexe de ceux que l'on nomme les "libertins érudits" du premier XVIIe siècle français. En annexe figurent d'autres extraits de l'oeuvre de Cyrano (des Lettres satiriques aux Etats et Empires de la Lune et du Soleil) où divers thèmes récurrents de la pensée libertine en matière de politique affleurent sur des modes spécifiques.

  • Les différents essais qui composent ce livre, à la fois divers et uni, interrogent les grandes métamorphoses du monde. Il est question, tout d'abord, du long chemin qui a conduit de la mythologie archaïque - à travers la tradition gréco-romaine et judéo-chrétienne - à la technologie moderne et ultramoderne. Le passé de l'homme, son présent et surtout son avenir font problème : l'être humain est destiné à connaître un changement. Ensuite, c'est l'aventure de la technique scientifique devenue planétaire qui est scrutée. Partie de l'Europe, la technoscience s'universalise. Mais qu'en est-il de l'Europe ? Dans quel état se trouvent ses formations les plus importantes ? Ainsi est posée aussi la question de la fin de l'art, dans toute sa dimension poétique. Une même structure et une même histoire - comportant des dimensions multiples et complexes - englobent ce qui est, se fait, se défait. Enfin, si notre époque marque une certaine fin, une clôture, elle nous appelle également à une nouvelle ouverture, ici esquissée.

  • Ghetto park

    Pierre Tartakowsky

    Dans une Pologne lestée d'un long refoulé, un historien révèle un pogrom commis par des paysans. Le débat public s'enflamme, et le Musée d'art contemporain de Cracovie lance un appel à oeuvres autour du thème de l'absence. Un jeune artiste crée une performance : un mur tapissé de broches sur lesquelles s'agitent des batteries de poulets vivants, suspendus tête en bas, se tordant dans les flammes et brûlant sans fin. Cette création, à la suite de multiples manifestations d'hostilité, est retirée de l'exposition. Sans travail, l'artiste est sollicité par un consortium américano-néo-zélandais afin de créer un parc de jeux, à Lódz : plongés dans un monde illusoire et torturé, les visiteurs y seront promus au rang de héros de la Pologne et de ses martyrs. Il est chargé de peupler cet univers, déchiré entre l'histoire des juifs et le récit national, au risque de perdre son amour autant que son identité : l'Histoire, lorsqu'on la brutalise, a des façons bien à elle de rendre les coups.

  • Une certaine critique d'art, si répandue qu'elle est devenue vox populi, nous a habitué depuis fort longtemps, notamment depuis l'avènement de l'art "contemporain" , à considérer que l'art est véhicule ou "expression" de bien des choses - du moi, des sentiments, des idées politiques, climatiques, morales -, dont semblent exclues les idées spécifiquement artistiques. Ainsi, ce que le spectateur d'une oeuvre d'art est invité à "comprendre" n'est pas l'oeuvre mais ce qu'elle est réputée signifier (exprimer), sens qui ne se voit ni ne s'entend paradoxalement pas, que l'oeuvre "cache" ou dissimule.
    Conscient de cette dérive, Jankélévitch avait affirmé lors d'un interview que personne n'aime la musique pour ce qu'elle est ; il semblerait qu'il faille étendre cette vérité à un terrain plus ample : presque personne n'aime l'art pour ce qu'il est. Que signifie aimer l'art pour ce qu'il est ? Telle est la question qui oriente ce travail. Il s'agit, dans la mesure du possible, de penser l'art en tant qu'art, et l'artiste en tant qu'artiste, autrement dit en tant que créateur d'idées artistiques provoquant des émotions esthétiques.
    Aimer l'art pour ce qu'il est, c'est trouver le sens de l'oeuvre dans l'oeuvre même, se confondant avec sa beauté. L'oeuvre d'art, lorsqu'elle est conçue pour être jugée comme telle, s'adresse avant tout à une sensibilité esthétique ; c'est alors qu'on peut l'appeler "objet de beauté" .

  • Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal.
    Le livre est impressionnant par « une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité » (Febvre encore). Il annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.

  • Cendrillon

    Collectif

    De jolis contes traditionnels... A peine ouverts, ces albums vous renvoient à un temps où la télé n'existait pas, quand les soirées se passaient en famille, autour de la table de la cuisine, à lire fièrement son histoire à voix haute pour maman, pendant qu'elle reprisait la blouse grise accrochée pendant la récréation.

  • C'est à Cassel, département du nord, 2000 habitants, plus précisement dans l'ancien hôtel de ville, transformé en musée, lors de l'exposition «La flandre et la mer», et très précisement devant l'huile sur toile «Le marché aux poissons à Anvers» qu'ils se rencontrent. Claire, jeune chercheuse au Muséum d'histoire naturelle de Paris, travaille sur des squelettes, des fantômes, des fossiles, des traces, des symboles. Mais surtout, elle est en quête d'un saumon, un saumon avec des écailles aux reflets verts comme des tuiles de nacre, le saumon de la connaissance.
    Lui se nomme Lénine Hoffner, il aime les no man's land, il est libraire (la librairie X-Fantasy, spécialisée en science-fiction), ne croit qu'aux atômes, au concret, au démontrable, aux interactions hormonales, au flux nerveux.
    Mais les histoires d'amour ne sont elles pas toujours le théatre de confrontation: Estce l'absolu rationnel, ou bien les histoires et fantasmes qui donnent chair à la vie ? L'amour n'est-il pas croyances, mystères, et non pas savoirs ?
    Au fil de l'eau, au hasard des pêches, au coin des rues, à l'oreille des mots, en soif de mythologies, à l'autre bout du monde, au froissement des corps, se dessinent le balancement de deux coeurs.

  • Une harmonieuse société de boutons rouges voit pénétrer en son territoire des boutons bleus. D'abord rejetés car différents, ces boutons bleus ??inissent pas être acceptés, même intégrés.
    Mais un nouveau bouton, noir cette fois, vient à son tour perturber cette belle harmonie...

    Par des symboles évidents, Franck Prévot a créé un livre simple et riche en interprétation, idéal pour amener l'enfant à ré??léchir sur la différence et l'intégration.

  • Faisant feu de tous les bois conceptuels (philosophie, histoire, psychanalyse, anthropologie, cinéma), ce livre interroge les états d'âme et les tourments qui refont chroniquement surface à l'approche de Noël, quand tout invite au contraire. Il n'a pas pour but de défendre ou de sauver Noël, ni d'en instruire le procès à charge, pas plus que d'en moquer le folklore ou d'en proclamer l'obsolescence.
    Il ne milite ni pour sa sanctuarisation culturelle, ni pour son bannissement de nos coutumes. Il cherche à penser cette drôle de fête. Celle qui réunit les familles et les générations sous presque toutes les latitudes. Pour le meilleur et pour le pire. Souvent dans la joie, mais pas toujours dans la bonne humeur. L'alibi social des retrouvailles familiales est plus que tout source de tensions et de conflits. Et pour cause. Noël cèle la mesure intranquille de nos liens avec autrui et, au-delà, avec la vie.
    On parle du JOUR de l'an et de la NUIT de Noël.
    Étrange que Noël célèbre la nuit quand le Jour de l'an célèbre le jour !
    C'est autour de ce paradoxe que Stéphane Floccari poursuit son aventure.
    Trouvera-t-on dans ces pages des raisons d'être à la fête pour que Noël se profile comme une promesse de printemps au coeur de l'hiver.

  • Domino a un grand frère gravement malade. Cette maladie bouleverse le quotidien de toute la famille. C'est un moment douloureux à vivre pour tous et notamment pour lui, Domino.
    Ce livre retrave les inquiétudes d'un enfant face à la maladie d'un frère, d'une soeur, et montre les émotions qu'il va traverser.

  • « Ce petit livre est consacré à une dernière (je l'espère pour moi et pour mes lecteurs) tentative d'analyse et de description de la joie de vivre et de la joie d'exister. » Clément Rosset

  • Ce " cahier " de recettes n'a pas qu'un but gastronomique, il est aussi une mémoire de l'écriture et du geste culinaire d'un monde perdu : le Yiddishland.
    Au cours de cette promenade sentimentale où l'humour (épicé), la générosité (assaisonnée) et le langage (savoureux) accompagnent les plats, on goûtera quelques exquises évidences : La nourriture est affaire de culture autant que d'agriculture, le coeur y a sa part autant que le corps, la cuisine, enfin, est à la fois le lieu de résistance aux intégrations et l'espace ouvert de tous les métissages.
    Dans le DVD offert avec ce livre, Mamie Goldé est aux fourneaux pour deux recettes : dans tous les documentaires culinaires, ce qui est démontré, c'est le talent du chef, condition sine qua non de l'excellence. Si, dans sa petite cuisine, Mamie Goldé cuisine un succulent Clops, elle réussit brillamment à échouer dans la confection du Leka'h. Drôle de film, où l'on voit que la cuisine n'est pas une science exacte, où le spectacle du quotidien triomphe sur la représentation des grands chefs et de leurs ateliers proprets et lisses, où un " raté " rime aussi avec humour.

  • Une autobiographie étrange, de laquelle je est absent.
    Un petit garçon se présente, un petit il qui fait une rencontre décisive : lorsque l'hostie consacrée est présentée aux fidèles, tous tête inclinée devant ce qu'on ne peut regarder en face, il lève les yeux. Il voit... rien.
    Ce rien sera le ferment de sa vie et de son oeuvre. Il soutiendra la construction d'une généalogie intime, à partir des désirs, des émotions, des accidents et des hasards.
    Une hétéro-biographie plutôt, intense, d'où toutes scories ont disparu.

    Vidit, il a vu.
    Scripsit, il a écrit.
    Vixit, il est mort.

  • Le royaume Génome se compose d'une seule rue, la rue ADN.
    La famille Gène y vit paisiblement quand un jour le méchant Transposon veut s'y installer. Pour se faire une place, il veut détruire les habitations. Heureusement Génie a une idée

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