Arts et spectacles

  • L'âge d'or des cathédrales se situe aux XII e et XIII e siècles. C'est avec l'abbé Suger, le conseiller des rois capétiens Louis VI et Louis VII, que « l'art gothique », va permettre à la cathédrale de s'ouvrir sur le monde extérieur en y déversant la lumière au sein de la nef et du choeur, tandis que dans la poussière des chantiers sacrés, les maîtres d'oeuvre élèveront les voûtes d'ogive toujours de plus en plus haut.
    Cependant, des travaux scientifiques récents montrent que la plupart des nos « vieilles dames de pierre » ne seraient plus debout aujourd'hui, si les bâtisseurs n'avaient fait appel aux ar- tisans du fer qui, très ingénieusement, insérèrent le métal dans la pierre pour augmenter sa résistance aux pressions s'exer- çant de toutes parts et qui menaçaient la stabilité de l'édifice.
    Fascinés par cette « épopée des cathédrales », les hommes firent appel au merveilleux et au surnaturel pour expliquer ce qu'ils voyaient d'étrange dans ces oeuvres grandioses. Ne disait-on pas qu'anges et démons avaient leur part dans la construction ? Pourquoi les cathédrales sont-elles toutes des « Tours inachevées » ?
    Les cathédrales seraient-elles des « Demeures philoso- phales » ? C'est du moins ce que l'on serait en droit de penser à la vue de ces étranges médaillons et figures hiéroglyphiques, qui semblent vouloir expliquer au promeneur qui les contemple, les étapes du « Grand oeuvre » des alchimistes ?

  • Au printemps 1726, deux couples de paysans s'éloignent de leur province orléanaise pour se rendre à Tournai, dans le but de s'y marier selon leur religion. Ils sont protestants et un tel déplacement enfreint la loi. A leur retour, leur existence devient un enfer, mais ils ont ouvert une nouvelle voie aux protestants de France.

  • C' était il n'y a pas si longtemps, à peine deux générations.
    Tous ces métiers exercés dans nos villages se pratiquaient avec de beaux outils, le plus souvent réalisés sur place. C'est à travers eux que le grand spécialiste qu'est Daniel Boucard évoque le quotidien des campagnes. Se nourrir d'abord : faire son beurre, son miel, son pain, son cidre, pêcher l'anguille, tuer le cochon. Mais aussi mieux vivre : faire son toit, ses paniers, tondre ses moutons ou s'éclairer.

  • Depuis plus de vingt ans, Gérard Boutet bat les campagnes afin de collecter de précieux témoignages sur la vie d'autrefois.
    Le quotidien, alors, c'était aussi ce qu'il y avait dans le verre et l'assiette. Gérard Boutet se devait d' évoquer le boire et le manger de naguère. Nos Grands-mères aux fourneaux propose plus de 200 recettes qui fleurent bon le terroir, directement inspirées des habitudes culinaires de jadis. A ces secrets de bonnes femmes s'ajoutent de succulentes anecdotes, grains de sel indispensables à l'assaisonnement de certains mets quasi-légendaires.
    Le livre se déguste de plusieurs manières, selon qu'on hume le fumet de la marmite, ou qu'on goûte la savoureuse écriture de l'auteur.

  • Sous forme de dictionnaire, « Symboles dans l'art populaire » nous présente visuellement les principaux symboles que l'on retrouve sur les frontons ou les piliers des églises ou dans l'art populaire de nos régions et sur les outils des Compagnons.

    Aux figures notoires de l'Ancien Testament, Abraham, Noé, etc., s'ajoutent celles du Nouveau Testament, parfois mélan- gées à des personnages grotesques ou des diables vengeurs.
    Mais aussi des scènes très crues, femmes urinant, hommes au pénis dressé, animaux s'accouplant, signes du zodiaque ou personnages de la mythologie grecque, le tout parsemé de croix, de roues, de coeurs, de flèches au-dessus des évêques, chevaliers ou paysans aux champs. Ces sculptures ne sont pas le fruit du hasard, mais sont nées d'une volonté d'éducation précise pour une population en majorité illettrée, acceptée et voulue par l'Église. Dans ce florilège poétique, les métiers et les corporations sont omniprésents.

    Orné de plus de 200 illustrations et de 50 superbes planches dessinées pleine page en noir et blanc, ce nouvel ouvrage de Daniel Boucard nous révèle toute la richesse de l'imaginaire populaire.

  • Le livre évoque une controverse artistique et intellectuelle qui traverse notre époque sous l'angle particulier du lien qui existe entre la création, l'art et le sacré.
    Depuis plusieurs décennies existent des relations nouvelles entre le religieux, le sacré et l'art subventionné par l'Etat. C'est au départ une querelle de clercs, mais elle apparaît aujourd'hui de façon récurrente dans les grands médias. Trois scandales récents ont entraîné des réactions de la rue.
    Le livre commence par l'évocation des affaires « Piss Christ », Castellucci (« Sur le visage du Christ ») et Garcia (« Golgotha picnic »)...
    Un art, subventionné par l'Etat, fondé sur le choc, le blasphème et la provocation, pose désormais problème. Le phénomène dépasse le milieu de l'art de l'Eglise et du Ministère de la culture et rejoint les préoccupations de l'homme ordinaire. Ces spectacles sont très visibles grâce à l'argent public et remettent en cause les valeurs, les croyances et l'imaginaire de chacun.

  • Gérard boutet est né d'une famille dont l'histoire se confond avec celle d'un terroir.
    Ses aïeux vécurent tous dans le même village du coeur de la france, dans la maison ancestrale qu'il habite toujours. il est le dernier maillon d'une longue chaîne de paysans et c'est tout naturellement qu'il rend hommage aux gens des champs qui l'ont précédé. ces laboureurs, ces artisans, ces glaneuses, ce sont les personnages qui ont peuplé son enfance. il témoigne de leurs besognes modestes, parfois difficiles ; il peut évoquer leurs joies et leur bonheur de vivre, sans pour autant sombrer dans un passéisme trompeur.
    On ne va droit que si l'on sait d'où l'on vient. près de 200 métiers d'autrefois sont évoqués par gérard boutet dans sa série "les gagne-misère".

  • Les derniers rescapés des métiers d'autrefois se sont changés en précieux témoins d'une société traditionnelle dont nous sommes tous issus.
    Ce sont quelques uns de ces personnages avisés et rares, le sourcier, le grèsier, le boutonnier et d'autres, que gérard boutet nous présente ici.

  • Le "temps des cathédrales" évoque une période unique dans l'Histoire de France.
    Pendant près de trois siècles, les chantiers se sont succédés, amenant une foule d'ouvriers, d'artistes, de bénévoles, à l'oeuvre Notre-Dame. Une oeuvre aussi grandiose a fait naître des légendes. Ainsi les Chimères de Notre-Dame, le Beau Dieu d'Amiens, la Bonne Dame de Chartres, la légende des Tours d'Orléans ou celle de l'Horloger de la cathédrale de Strasbourg, emmèneront le lecteur dans un monde fantastique où se côtoient anges et démons, réel et imaginaire, l'invitant à faire un retour aux sources de notre Tradition et à retrouver le message de ceux qui ont oeuvré sur les chantiers.

  • Les femmes ont toujours pris leur part de peine dans la vie des hommes.
    Elles vivaient autrefois à l'ombre d'un père, puis dans celle d'un mari. Elles se dépensaient du matin au soir, effacées mais efficaces, au fond de l'atelier ou au faîte des gerbières, à la boutique ou à la manufacture. Si l'ouvrière percevait un maigre salaire, l'épouse d'un artisan ne devait se contenter que de vagues mercis. La fille de ferme, quant à elle, connaissait plus les réprimandes que les compliments.
    Il y avait aussi le ménage à tenir, les enfants à élever, le quotidien à gérer avec parcimonie, toutes ces taches indispensables, mais tellement banales, qu'on finissait par ne plus les voir. Il y a les rêves perdus, les grandes tristesses et les joies, les gestes qui se perpétuaient de génération en génération... C'est en confident que Gérard Boutet a écouté ces vénérables grand-mères. Leurs souvenirs évoquent un hier où elles n'étaient que des gamines confiantes dans la vie qui se présentait à elles.

  • La rivière est belle, pour qui flâne dans le verdoiement estival de ses berges.
    Le pêcheur du dimanche s'abandonne au murmure des joncs, au clapotis de l'onde ; la baigneuse s'alanguit sous la caresse du courant qui lèche la plage. Mais, gare ! La rivière s'enfle parfois de terribles colères. Brusquement gonflée par les neiges d'amont, la voici qui s'échappe de son lit. Elle submerge les gués, elle ronge ses îles. Elle emporte les ponts, les moulins, les gabares. Ce n'est qu'après plusieurs jours de folie que, effrayée de son audace, elle fait mine de se raisonner.
    Elle se retire alors, penaude et sale, dans la coulée qu'elle n'aurait jamais dû quitter. Elle redevient caressante et soumise, mais elle demeure insaisissable. Et pourtant, l'eau se fait délicieusement fraîche, au plus ardent de l'été, quand elle s'écoule de la claire fontaine en un filet cristallin. Elle a un goût de paradis terrestre quand les enfants y barbotent près de jolies ondines aux seins délicatement ambrés.
    Plus que jamais, dans ces moments-là, l'eau symbolise le besoin vital, le bonheur essentiel, le bien-être absolu. La vie, simplement.

  • Qui ne connaît les gens de métier dont les ateliers animaient les bourgs de naguère ? Il s'agissait - pour ne citer que quelques-uns - du forgeron, du charron, du bourrelier, du sabotier.
    Tous étaient les mainteneurs d'une tradition corporative qui conjuguait un savoir-faire quasi initiatique et une habileté indéfectible. A côté de ces maîtres artisans, s'affairaient nombre de femmes et d'homme qui, faute de verser dans la belle ouvrage, accomplissaient des besognes de peu, mais nécessaires à autrui. L'un taillait des allume-feu pour les ménagères du pays, l'autre donnait la main à qui le demandait, un troisième piégeait les nuisibles dans les potagers des alentours.
    Aucun ne fainéantait plus que de raison, aucun ne vivait en parasite. Chacun se rendait utile comme il pouvait, en effectuant ce qu'on nommerait aujourd'hui des " petits boulots ". Il n'était jusqu'au benêt du village qui avait sa place, quoique modeste, dans la communauté paysanne. Ainsi, sans que ce fût le Paradis retrouvé, nul ne se sentait poussé à l'écart du voisinage. Personne ne craignait d'être abandonné dans la marche de son monde.
    Travailler en marge des métiers de maîtrise empêchait a contrario de se marginaliser. Au fait, qu'en reste-t-il de nos jours ?

  • Depuis des siècles, le Compagnonnage s'est solidement implanté en Val de Loire.
    D'Orléans à Nantes, le fleuve royal constitue une voie de passage obligée pour tous les " Passants " qui sont sur le tour de France. Pourquoi le Compagnonnage est-il si présent en Sologne, en Touraine, en Anjou et en Pays Nantais ? Sans doute, les chantiers des nombreux châteaux, manoirs et églises ont dû attirer très tôt les Compagnons du bâtiment pour les construire et, de nos jours, les restaurer.
    La pierre est belle et abondante en Val de Loire, l'ardoise angevine est réputée : autant d'attraits pour les tailleurs de pierre et les couvreurs. Et puis les soieries de Tours et les vignobles ont attiré les tisseurs et les tonneliers, tandis que les tanneurs fabriquaient des cuirs renommés et que s cordiers fournissaient les mariniers de la Loire. Le Val de Loire est une terre d'accueil, qui fut et demeure, propice à l'essor des métiers.
    De même que la Loire confère une unité a des terroirs distants de plusieurs centaines de kilomètres, de même, en dépit de leur diversité, les compagnonnages ont puisé sur ses rives la force de s'enraciner, de croître, de se séparer et de se réunir pour enfin parvenir jusqu'à nous. C'est à cette promenade au fil de la Loire et au cours des siècles, avec des " hommes de caractère ", les Compagnons du tour de France, que ce livre vous convie.

  • Gérard boutet est né d'une famille dont l'histoire se confond avec celle d'un terroir.
    Ses aïeux vécurent tous dans le même village du coeur de la france, dans la maison ancestrale qu'il habite toujours. il est le dernier maillon d'une longue chaîne de paysans et c'est tout naturellement qu'il rend hommage aux gens des champs qui l'ont précédé. ces laboureurs, ces artisans, ces glaneuses, ce sont les personnages qui ont peuplé son enfance. il témoigne de leurs besognes modestes, parfois difficiles ; il peut évoquer leurs joies et leur bonheur de vivre, sans pour autant sombrer dans un passéisme trompeur.
    On ne va droit que si l'on sait d'où l'on vient. près de 200 métiers d'autrefois sont évoqués par gérard boutet dans sa série "les gagne-misère".

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