Sciences humaines & sociales

  • Pourquoi et comment Reccep Tayip Erdogan, que l'Occident adulait en 2005, lors du référendum sur le Traité européen, comme un «?islamo-démocrate?» défenseur des libertés publiques, est devenu un despote islamiste incarcérant d'innombrables journalistes, intellectuels, artistes, avocats, juges, universitaires, militaires... Pourquoi et comment cet «?ami de l'Occident?» est devenu l'un de ses pires ennemis, forçant l'embargo des armes sur la Libye au point «?d'illuminer?» dangereusement une frégate française, violant les eaux territoriales grecques et chypriotes pour y prospecter les gisements gaziers, poussant l'Azerbaïdjan musulman à attaquer les Arméniens chrétiens du Haut-Karabakh, multipliant les chantages au lâcher de réfugiés vers l'Europe... Pourquoi et comment ce musulman «?modéré?» a longtemps soutenu Daech, attaqué les Kurdes fer-de-lance de la lutte antidjihadiste en Syrie, et envoyé les égorgeurs de la poche d'Idleb combattre en Libye et dans le Haut-Karabakh...

    La crise économique érodant sa popularité, Erdogan détourne l'attention de son opinion publique par des provocations internationales, au risque de graves conflits. Les militaires français planchent sur un scénario de guerre avec la Turquie.

  • L'épée et le cimeterre : quatorze siècles de guerres entre l'islam et l'Occident Nouv.

    L´Occident et l´Islam, l´épée et le cimeterre, ont été en conflit depuis le milieu du 7e siècle. Puisant aux sources originales arabes, grecques et chez les historiens tant arabes qu´européens, le grand historien Raymond Ibrahim fait revivre avec force les batailles décisives qu´a menées le Jihad depuis ces temps anciens, la conquête des rive de la méditerranée, la bataille de Tours, la prise de Constantinople et le siège de Vienne. Il montre comment ces conflits éternels reflètent le fossé culturel entre l´Islam et l´Occident. Raymond Ibrahim est un universitaire américain spécialiste du Moyen-Orient et de l´Islam, membre de plusieurs think tanks. Son livre, paru chez Hachette aux États-Unis en 2018, a eu une presse importante et un grand succès.

  • « Oligarchie est une immersion dans les cénacles d'hommes et de femmes, riches et puissants, oeuvrant à la réalisation du monde qu'ils ambitionnent de contrôler. L'auteur analyse leurs motivations et tire les conséquences géopolitiques et humaines de leurs actes, de leurs volontés et de leurs erreurs. Récit critique et analytique, il dresse un portrait peu valorisant, mais sans caricature, de «?l'élite?» mondiale à l'heure du Covid. Comment ont-ils utilisé la pandémie pour accélérer les agendas économiques, financiers et sécuritaires dont les conséquences en termes d'emploi, de libertés, de démocratie et d'environnement seront sans doute dramatiques??
    L'auteur examine les ressorts psychologiques, les soubassements idéologiques, les intérêts matériels, pour nous montrer une carte des groupes privilégiés orientés vers une soif de pouvoir et d'argent, révélant leur absolu cynisme.
    Un livre qui véritablement «?autopsie?» notre époque, souvent qualifiée de «?monde d'avant?».
    Antonio Furone, ancien avocat international, est aussi l'auteur, en 2015, d'un livre-choc qui annonçait le drame que nous vivons : «?les Crises de Santé publique : entre incompétences et compromissions?».

  • Universitaires, journalistes et hommes politiques, tous nous présentent « Al-Andalus », l'Espagne sous domination musulmane, comme un paradis multiculturel où musulmans, chrétiens et juifs vivaient en harmonie. Ce conte de fées est un mythe.
    Dans Chrétiens, juifs et musulmans dans al-Andalus, un ouvrage décapant, l'historien Darío Fernández-Morera révèle la réalité de l'«Espagne arabo-musulmane», à partir de sources volontairement ignorées et de récentes découvertes archéologiques.
    Ce prétendu paradis de la coexistence heureuse a commencé avec la conquête de l'Espagne par le califat islamique.
    Les armées de l'islam, composées de Berbères incultes, détruisirent un Royaume Visigoth qui avait conservé l'héritage de la culture classique après la chute de l'Empire romain d'occident, et dont le niveau de civilisation était largement supérieur.
    Loin d'être un espace de tolérance, l'«Espagne musulmane» fut le lieu d'une régression culturelle dans tous les domaines de la vie. Chrétiens et juifs y furent marginalisés et opprimés par des autocrates religieux. Considérés comme subalternes dans une société hiérarchisée, ils furent réduits au rang de dhimmis, et eurent le choix que les gangsters donnent à leurs victimes : payer pour être protégés, ou disparaître.
    Tandis que politiciens et idéologues continuent de célébrer l'«Espagne musulmane» pour son « multiculturalisme » et sa « diversité », Darío Fernández-Morera montre que cette construction politiquement utile est une falsifi cation de l'histoire.

  • Plus qu'aucun autre pays européen, la France fait usage de ses forces armées, engagées sans relâche dans des «?opérations extérieures?» au long cours dont il est parfois difficile de discerner la cohérence d'ensemble. En tête des institutions préférées des Français, qui voient en elles une valeur refuge dans une société désorientée, les Armées ont vu disparaître le climat d'antimilitarisme des années 1970. Mais l'opprobre n'a pas été remplacé par une meilleure compréhension de ce qui guide l'action de guerre.

    Or la remise en cause, violente, du cadre des relations entre les États, et désormais des structures mêmes de nos sociétés, nous impose de comprendre. Elle commande de penser la stratégie, et d'approcher ce que signifie être et agir en homme de guerre : pas seulement en militaire, mais bien en citoyen face aux périls menaçant sa Nation, en être humain face à l'inéluctable tragédie de la Politique.

    Un monde nouveau émerge, dans les fracas du terrorisme et de la guerre économique, au rythme de «?crises?» protéiformes. Pour nous, Français, ce monde neuf nous projette paradoxalement vers des horizons anciens, où se pose la question de la survie, et où la victoire est parfois le seul chemin vers la paix. Mais pour y parvenir, il nous faudra toutefois nous montrer capables à nouveau de penser, et de faire la guerre.

    C'est l'ambition de ce bréviaire : donner accès aux mots de la guerre, les rendre familiers au travers d'articles courts et enlevés. Avec une conviction : la guerre est chose trop sérieuse pour ne pas être entendue.

  • Ni l'élection ni la possible réélection de Donald Trump ne sont compréhensibles pour les Français. Nul ne leur explique que l'Amérique a une culture politique différente de la nôtre, et particulièrement la droite américaine.
    La haine anti-Trump, médiatiquement unanime, a caché qu'une partie non négligeable des Américains soutiennent sans faille le Président sortant. Comment comprendre l'émergence de cet homme ? Est-il un accident de l'histoire américaine ou bien l'expression d'une tendance lourde, longtemps enfouie et aujourd'hui réveillée, voire structurante, de la vie politique américaine.
    Et si Donald Trump était le fruit de l'histoire américaine ?
    C'est à travers l'histoire de la droite américaine que nous voyons apparaître un Trump inconnu de la presse française, loin du libéralisme et des guerres démocrates, cherchant à sauver l'Amérique en tant que Nation pour ne pas la voir mourir comme Empire.

  • Yoram Hazony, grand philosophe conservateur israélien, défend l'idée que le nationalisme est la seule garantie de liberté dans le monde d'aujourd'hui.
    Le nationalisme est la question centrale de notre époque.
    Du Donald Trump de l' « Amérique d'abord » au Brexit et à la montée de la droite en Europe, les événements récents ont imposé le débat : Devenons-nous aller vers un gouvernement mondial ? Les Nations doivent-elles conserver leur indépendance ?
    Dans Les vertus du nationalisme, Yoram Hazony affi rme que la cohabitation de nations souveraines est la seule option pour ceux qui souhaitent un monde de liberté personnelle et collective. Il rappelle comment, depuis le XVIe siècle, les protestants anglais, hollandais et américains se sont appuyés sur l'Ancien Testament pour promouvoir l'indépendance nationale, et montre comment leur vision a apporté la liberté à nombre de peuples, de la Pologne à l'Inde en passant par Israël. C'est cette tradition que nous devons retrouver, plaide-t-il, si nous voulons limiter les confl its et permettre l'épanouissement de la diversité et de l'innovation.

  • Le compagnonnage a été pendant plus de cinq siècles une des institutions les plus puissantes de notre pays.
    Contre les corporations, instruments d'une oligarchie ja- louse de ses privilèges, il a défendu infatigablement la cause des artisans, les instruisant dans leur art et les pro- tégeant. il les accompagnait dans leur Tour de France, où ils acquéraient cette habileté de main attestée par tant de chefs d'oeuvre.
    Dans ce magnifique ouvrage, Martin Saint-Léon nous présente les divers mouvements compagnonniques, sou- vent rivaux ; il nous décrit leurs coutumes, les rituels de réception, leurs fêtes, leurs pèlerinages, comme celui de la sainte-baume. il nous fait partager leur vie quotidienne sur les chantiers et dans la cayenne, où la mère, objet d'un respect unanime, les nourrissait et les logeait.
    Une somme de documents rares : chansons, règlements, rites, récits écrits par des compagnons, fait du livre de Martin Saint-Léon l'ouvrage de référence inégalé sur le compagnonnage.

  • Universitaires, journalistes et hommes politiques, tous nous présentent « al-andalus », l'espagne sous domina- tion musulmane, comme un paradis multiculturel où mu- sulmans, chrétiens et juifs vivaient en harmonie. ce conte de fées est un mythe.
    Dans Chrétiens, juifs et musulmans dans al-Andalus, un ouvrage décapant, l'historien Darío Fernández-More- ra révèle la réalité de l'«espagne arabo-musulmane», à partir de sources volontairement ignorées et de récentes découvertes archéologiques.
    Ce prétendu paradis de la coexistence heureuse a com- mencé avec la conquête de l'espagne par le califat isla- mique. les armées de l'islam, composées de berbères incultes, détruisirent un royaume Visigoth qui avait conservé l'héritage de la culture classique après la chute de l'empire romain d'occident, et dont le niveau de civili- sation était largement supérieur.
    Loin d'être un espace de tolérance, l'«espagne musul- mane» fut le lieu d'une régression culturelle dans tous les domaines de la vie. chrétiens et juifs y furent marginali- sés et opprimés par des autocrates religieux. considérés comme subalternes dans une société hiérarchisée, ils fu- rent réduits au rang de dhimmis, et eurent le choix que les gangsters donnent à leurs victimes : payer pour être protégés, ou disparaître.
    Tandis que politiciens et idéologues continuent de célébrer l'«espagne musulmane» pour son « multiculturalisme » et sa « diversité », Darío Fernández-Morera montre que cette construction politiquement utile est une falsification de l'histoire.

  • Ce livre est un formidable recueil pédagogique, acces- sible à tous.
    Il permet à ceux qui travaillent à diffuser une information objective et scientifique de trouver les données, les argu- ments et les informations essentielles sur la drogue, lé- gale ou illégale, dont font aussi partie les amphétamines, les antidépresseurs, les somnifères.
    « C'est quoi la drogue ? » fournit à tous, éducateurs, parents, jeunes, abstinents ou consommateurs, des connaissances fiables et scientifiques. c'est un excellent support pour communiquer au sein de la famille.
    Les jeunes y trouveront toutes les réponses à ce qui les préoccupe : comment distinguer le vrai du faux au milieu des échos contradictoires qui leurs parviennent, quelle est la nature des drogues et quels sont leurs effets réels sur l'organisme et dans leur vie.

  • Cet atlas montre les lignes de force des grands conflits à venir, et utilise les schémas historiques pour déterminer quelles seront les zones affectées, dans quelle ampleur et selon quelles modalités.
    à travers une cinquantaine de cartes amplement commentées, il projette les changements géopolitiques qui affecteront le monde d'aujourd'hui dans les trois grandes régions qui seront touchées par les guerres à venir : l'Europe, l'Asie et le Moyen Orient. Une dernière partie est consacrée au rôle central des Etats-Unis dans l'ensemble de ces conflits et à la position américaine dans l'ordre mondial qui en résultera.
    Dans un monde dont l'avenir paraît de plus en plus incertain à mesure que l'ordre mondial américain post-URSS s'estompe et laisse émerger de fortes tensions régionales, l'Atlas des guerres à venir vient éclaircir notre vision en présentant le champ restreint des possibles.

  • 23 mars 1935 à Karnak en Égypte. Deux égyptologues français, Alexandre Varille et Clément Robichon, découvrent une fresque en piteux état dans les vieilles ruines du temple mémorial d'Aménophis Fils de Hapu. Seuls les pharaons avaient droits à leurs temples funéraires. Or, cet homme fut le seul personnage civil de toute l'histoire de l'ancienne Égypte à bénéficier de cet honneur. Pourquoi ? Qui était-il vraiment ? D'après les textes, il vécut de 1437 à 1356 av. J.-C., il fut le grand chancelier sous le pharaon Amenhotep III, père du pharaon monothéiste Akhenaton et considéré comme le plus éminent scribe et savant de l'Égypte. Durant leurs fouilles, les égyptologues n'avaient aucune idée de l'importance de leurs découvertes. Ce n'est que 75 ans plus tard, par le plus grand des hasards, que cette fresque se révèle enfin à nous. L'auteur constate que le texte de cette fresque est repris mot pour mot dans la Bible, Genèse 41, lorsque Pharaon installe le Patriarche Joseph aux commandes de toute l'Égypte. Ainsi, le scribe Aménophis Fils de Hapu et le Patriarche Joseph sont une seule et même personne, le chaînon manquant est retrouvé. La fresque représente donc la première trace écrite du Livre et nous pouvons admettre que « De cette fresque naquit la Bible ». L'historicité de la Bible remonte maintenant à 3400 ans. L'auteur reprend ensuite de nombreux documents archéologiques anciens et modernes et les replace dans ce nouveau contexte. Ils permettent, ensemble, de reconstituer la saga du séjour en Égypte du peuple hébreu dont les prêtres étaient ceux du Temple Mémorial d'Amenophis Fils de Hapou, donc du Patriarche Joseph. Et même si l'on ne dispose pas de preuve de l'existence historique de Moïse, l'auteur brosse un portrait-robot du personnage, loin des légendes qui l'entourent. Il s'appuie sur les dernières découvertes archéologiques pour découvrir à quel moment apparaît Moïse, une période troublée par des lourdes tensions politiques, des agitations causées par la première grève de l'histoire et fixe la date de l'Exode vers 1050 av. J.-C., point culminant de la crise. Enfin, l'auteur explique qui était vraiment les Hébreux et leurs frères, chez qui Moïse se réfugia pendant 40 ans parce qu'ils partageaient la même communion, ceux qu'on appellera, plus tard, les arabes. Plus de 100 illustrations in-texte Parution 29 septembre 2009

  • C'est au cours du XIXe siècle que le compagnonnage subit de profondes transformations. Issu de l'Ancien Régime. Il s'efforce tant bien que mal de perpétuer des usages, des rites, des symboles ou un vocabulaire au sein d'un monde ouvrier qui les rejette et qui subit la révolution industrielle. Les compagnons font alors imprimer leurs chansons, leurs idées et leurs Mémoires. Ils découvrent aussi le pouvoir de l'image. Dés le début du XIXe siècle, ils acquièrent de belles compositions à l'aquarelle auprès de peintres spécialisés. Ces souvenirs orneront leur foyer quand ils auront achevé leur tour de France. A ces images quelque peu stéréotypées succèdent les lithographies. Des idées et des représentations nouvelles se diffusent alors partout en France. Des modèles s'imposent, parfois jusqu'à nos jours. Une singulière alchimie de symboles issus des vieilles traditions des Devoirs, du christianisme social, mais aussi de sources très hétérogènes et insolites, reflète les grands courants du Compagnonnage de cette époque : la fascination pour l'ésotérisme, la franc-maçonnerie comme modèle, l'attrait pour les légendes, mais aussi la mutualité, la réconciliation des Devoirs, la recherche d'une identité corporative. L'imagination des compagnons éditeurs de lithographies se conjugue avec des emprunts de toutes sortes pour constituer un genre à part. C'est à ce monde méconnu que Laurent Bastard nous introduit en présentant une quinzaine d'images superbes issues de différents corps de métiers (boulangers, charpentiers, bourreliers, tisseurs.) ou de courants de pensée particuliers (l'ésotérisme, la fraternité, la Sainte-Baume, les trois fondateurs, l'union des corps d'états.).

  • Sept vieillards se souviennent de l'ancien temps, quand ils n'étaient encore que des gadouillots, et un conteur les écoute.
    A travers leurs souvenirs, c'est tout un village d'autrefois qui renaît, qui s'anime et qui revit. Les vendanges succèdent aux moissons, on s'apprête à tuer le cochon dans l'attente de la batteuse, le feu des veillées crépite dans la cheminée... Prêtez l'oreille à votre tour : vous entendez déjà le marteau du maréchal-ferrant qui rebondit sur l'enclume de la forge. C'est le coeur du village qui se remet à battre !

  • Pour un républicain espagnol " libéré " des camps en 1945, pas question de retourner en Catalogne.
    Franco l'attend pour le fusiller. Pour un officier polonais, pas question de revoir Varsovie. Staline l'attend pour le fusiller. Un partisan grec sait qu'au pays, les Anglais traquent et tuent les résistants anti-nazis jusqu'au dernier. Le général Scobie l'attend pour le fusiller. Un juif français, franc-tireur partisan, revient en douce France. Le pays pour lequel il s'est battu a aidé à exterminer tous les siens.
    Peut-on y vivre ? Ces quatre-là furent soudés par une telle amitié qu'ils survécurent à l'enfer des camps d'extermination de Mauthausen et de Gusen. Bien plus tard, retrouvailles des quatre en France. L'un d'eux me conduisit vers les trois autres. Ils me demandèrent de raconter leur histoire, sans travestir leurs vérités. Je notais donc les témoignages de ces parias qui portaient en eux bien des aspects inconnus de la seconde Guerre Mondiale.

  • Dans une France moralement abattue, dont l'"arc républicain" survit retranché dans un parti unique, à peine né mais déjà fantomatique, un nombre important de nos compatriotes, dont on sait qu'il ne fait qu'augmenter, ne considèrent plus le jeu prévisible et lassant des alternances au pouvoir comme l'alpha et l'oméga de la politique. La grande remise à plat, le retournement salvateur et spectaculaire, la révolution, pourquoi pas ? Ni dans un mois, ni dans un an, sans doute, mais plus tard, qui sait ? Cette hypothèse, que l'on pose ici pour l'année 2023, est osée mais féconde pour qui connaît l'histoire de ce pays.
    Son intérêt réside dans la mise en mouvement non plus simplement théorique mais humaine, avec ce que cela comporte de tragique, des grands mouvements d'idées que l'on qualifiera d'"alternatifs". Des idées actuelles, d'invention relativement récentes ou sorties de quelque passé oublié, qui constitueraient le socle d'une nouvelle révolution française.

  • Après les Talibans, Al-Qaida et ses filiales, voici l'État islamique (« Daech ») et les siennes. Sans compter les « indépendants » comme Boko Haram au Nigéria. La contagion djihadiste s'étend, y compris en Occident. Dans la plupart des pays musulmans, un marasme économique frustrant et la propagation du djihad depuis les révolutions arabes de 2011 porteront les islamistes radicaux au pouvoir, par les urnes ou la violence. Les appareils d'État tombés entre leurs mains aiguillonneront et épauleront les réseaux terroristes pour déstabiliser l'Occident : déraillements de TGV par la pose de parpaings sur les voies ; crashs d'avions de ligne causés par des explosifs introduits dans leurs soutes ou transportés par des modèles réduits télécommandés venant les percuter, ou bien par des tirs de missiles sol-air ; empoisonnement de l'alimentation en eau courante et sabotage des circuits électriques des mégapoles ;
    Sabotage d'installations industrielles de type Seveso faisant des milliers de morts, et de centrales nucléaires mal gardées provoquant de nouveaux Tchernobyl.

    Le Proche-Orient est voué à une prolifération nucléaire que l'obtention de la bombe atomique par l'Iran accélèrerait vertigineusement. Le terrorisme l'utilisera : cela ira du dépôt dans les grandes villes de matières radioactives dites « sales » à celui de bombes atomiques dont l'explosion pourrait être commandée par un simple téléphone portable.
    Ces actions terroristes infligeront de lourds dommages économiques, fortement aggravés par leur impact psychologique.

    Laurent Artur du Plessis nous prévient : il est temps de prendre ces menaces au sérieux et de nous y préparer. Par l'adaptation de nos lois afin de ne plus combattre les mains liées. Par l'augmentation des moyens matériels et humains de nos armées, de nos services de renseignement et de notre police. Par une véritable cohésion stratégique occidentale et une union résolue avec la Russie contre le djihadisme. Alors nous en viendrons à bout.

  • L'hégémonie américaine est-elle sur le déclin, ou son emprise va-t-elle s'accroître ? Quelle place dans le monde de demain pour l'Europe, la Russie, la Chine, le monde musulman ? Quelles mutations vont connaître les grandes religions ? Le monde sera-t-il englouti par l'islam radical ?

    La plupart de nos contemporains se posent ces questions. Certains se demandent à quoi ressemblera le monde dans cent, cinq cent, mille ans ?

    Philippe Fabry tente de répondre. Avec audace, mais non sans méthode : par une comparaison systématique de l'histoire des plus grandes civilisations antiques et modernes, il a cherché à découvrir des cycles historiques de très longue durée. Dans la lignée des grands théoriciens de l'Histoire tel Arnold Joseph Toynbee, l'auteur, voyageant jusqu'aux temps bibliques et héroïques grecs, établit un parallèle entre la Grèce antique des cités rivales puis de la Ligue achéenne et l'Europe moderne des nations ennemies puis de l'Union Européenne. Il compare la fulgurante ascension de la République romaine puis sa mutation impériale et le destin de l'Amérique ; la difficile coexistence du judaïsme mosaïque avec les sociétés païennes hellénistiques, et celle de l'islam avec le multiculturalisme occidental. Il montre ainsi l'existence de schémas historiques spécifiques articulés entre eux pour former non seulement le tableau de notre passé, mais aussi, pour qui sait les interpréter, dessiner la carte de notre futur. Et c'est armé de ces embryonnaires mais prometteuses « lois de l'Histoire» que Philippe Fabry décrypte l'état du monde actuel et dégage les lignes de forces de l'histoire du siècle à venir.

    L'auteur est amené, par l'originalité de sa méthode, à des anticipations surprenantes et souvent à contre-courant des analyses actuelles, mais étayées par des modèles historiques solides. Il brosse à grands traits les contours politiques, géopolitiques, économiques, sociaux et religieux des prochaines décennies et envisage, sur le même modèle, les développements des millénaires suivants.

  • En septembre 2010, Michel Déon découvre le livre de Louis Dussieux : "Le château de Versailles". Auteur de "Louis XIV par lui-même", passionné par le Grand siècle, Michel Déon est ébloui par le travail de recherche réalisé par cet historien de la fin du XIXe siècle. Il décide de le faire republier. Au fil de plus de mille pages, l'historien Louis Dussieux nous restitue pas à pas la construction du château avec ses artisans prestigieux, ses architectes, ses paysagistes, puis l'apogée du château, et sa vie jusqu'à la Révolution. Un château sans cesse remanié afin de refléter ce qu'il y avait de plus beau dans l'art français. Le château de Versailles, c'était, à l'époque de Louis XIV, 5 000 habitants. Mais c'était aussi 5 000 autres habitants qui peuplaient le Grand-Commun et le Potager, la Grande et la Petite Ecurie, le Chenil, enfin une ville qui s'était créée, indispensable à la Cour, et dont la population tout entière était au service du Roi. Louis Dussieux s'appuie sur des documents inédits conservés aux Archives nationales, en particulier sur les Registres des Comptes des Bâtiments du Roi (1664-1774), sur le Mercure Galant, et sur les mémorialistes de l'époque, Dangeau, Saint-Simon, Luynes. Il nous présente dans une suite de tableaux écrits par les contemporains eux-mêmes la vie réelle des hôtes, illustres ou obscurs, du château et de la ville de Versailles. Il fait revivre les usages, les riches costumes, l'étiquette du lever, du coucher et des repas, les fêtes, les cérémonies, ce qui se passait aux naissances, aux mariages, aux morts. Il raconte le théâtre, les premières pièces de Molière, la vie amoureuse et les maîtresses du Roi. En un mot, il rend la vie aux salles aujourd'hui muettes. Louis Dussieux, nous dit Michel Déon, "est partout, prête l'oreille, s'abandonne - mais brièvement - aux rumeurs, fouille les archives, trie les factures et les devis, discute des grands projets, apporte des raisons là où il n'en paraissait pas, cite abondamment les commentaires et les réactions, mêle savamment la petite et la grande Histoire, la petite ayant souvent des causes plus graves que la grande. La mosaïque des sources et des témoignages dresse devant le lecteur une large fresque, un Versailles universel, le sommet de toutes les passions humaines libérées".

  • Fondatrice d'Enfance sans drogues", l'auteur montre aux adolescents et à leurs parents les dangers de la drogue.

  • Alors que le modèle de l'État-Nation est actuellement dominant dans le monde, les nations européennes sont captives des chaînes qu'elles se sont elles-mêmes données. Tout particularisme leur est interdit. On ne leur reconnaît qu'un devoir d'universalisme. Or la folie de l'amour cosmique n'est pas la justice. Le juste exige un cadre humain et territorial déterminé : bref, un État-Nation.
    Les Européens sont aujourd'hui victimes d'un déni de nation. Pour la survie des peuples européens, restaurer la souveraineté des nations européennes est vital et urgent. Le salut de l'Europe passe par la réintroduction d'un nécessaire et légitime particularisme national.
    Le modèle historiquement le plus pertinent à l'heure actuelle est sans doute l'État d'Israël. Et cela pour deux raisons :
    Tout d'abord, l'idée biblique de peuple élu a présidé à la formation des nations européennes dès le Moyen-Âge. Ensuite, le sionisme est l'héritier des grands principes des nationalités exprimés au cours du XIXe siècle.
    Dans un passé proche, l'idée de communauté de sang a débouché sur trop d'inquiétantes dérives. Le secret de la réussite nationale passe par un certain équilibre entre particularisme et universalisme.
    Venant en plein débat sur les élections européennes, ce livre qui fera polémique veut revivifier le sentiment d'appartenance nationale dans un esprit de fraternité avec les autres nations européennes.

  • D'août 1914 à septembre 1939, d'une déclaration de guerre à l'autre, sept octogénaires racontent l'histoire, la grande, telle qu'ils l'ont vécue au jour le jour, au fond de leur village.
    Un conteur les écoute, recueille leurs récits et nous les restitue, émouvants et chaleureux ; c'est aussitôt un village qui renaît, avec ses anecdotes et ses jours qui passent au rythme lent de la terre ; c'est la densité de la vie de l'ancien temps, qui n'était pas toujours " le bon vieux temps ".

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