Littérature italophone

  • Des livres pour vivre bibliomanie, bibliophilie, bibliophagie: autant de caractéristiques d'une passion effrénée qui a littéralement conditionné la vie de l'auteur, dévorant les livres dont la disparition programmée - mais toujours différée - occupe une place importante dans ses réflexions.
    Cette histoire personnelle du livre est aussi un plaidoyer pour faire retrouver aux jeunes le plaisir de la lecture, rendre à l'étude sa signification originelle et étymologique de studium, c'est-à-dire d'amour, de passion, d'aventure. ce goût du livre s'avère d'autant plus essentiel que les nouvelles technologies de la communication et la globalisation menacent de substituer le sentiment d'être connecté au monde à la connaissance de soi.

  • La société et l'utopie.
    L'auteur revisite dans une autobiographie lucide et pénétrante quelques lieux géographiques ou mentaux de ses itinéraires de vie et de travail, un parcours qui en a fait à la tais l'auguste père et l'enfant terrible de la sociologie italienne contemporaine. dans les années de la résistance et de l'après-guerre, jeune intellectuel débarquant à turin. ferrarotti rencontre l'entourage de la maison d'éditions einaudi et, adoubé dans le feu de l'action par cesare pavese, devient le traducteur et l'interprète de la culture idéologique américaine tandis qu'il essuie les traits fulminants que lui lance benedetto croce.
    Survient alors une rencontre décisive avec la personnalité explosive d'adriano olivetti qui donnera naissance au laboratoire expérimental d'ivrée: un système oú usine et services sociaux, ville et territoire sont intégrés de tacon à illustrer la puissance d'accomplissement de l'utopie. lorsque le rêve d'ivrée se brise, au début des années 1960, c'est la rome des banlieues, avec son humanité marginale, qui deviendra le cadre de sa réflexion.

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