Religion & Esotérisme

  • L'hindouisme

    Louis Renou

    « Qu'est-ce que l'hindouisme ? Ce n'est pas une religion du type des nôtres qu'on pourrait définir d'abord négativement en isolant d'elles l'ensemble des formes non religieuses de l'existence. À certains égards, il est inséparable de la spéculation philosophique ; à d'autres, de la vie sociale. » L'hindouisme porte avec lui l'évolution religieuse de l'Inde, soit à partir du Véda (entre 2000 et 1500 avant notre ère), soit après la période védique. Il s'agit d'une croyance en certaines notions fondamentales, influencées, pour partie, par un double héritage indoiranien et indo-européen. Quatre « recueils », formant ce qu'on appelle les quatre Védas (ou « savoirs »), contiennent les textes les plus importants de cette tradition.
    Cet ouvrage explore une pensée aussi importante que peu connue en Occident et nous fait découvrir à la fois sa littérature fondatrice, ses mythes, ses concepts, ses rites et son histoire, depuis ses origines jusqu'à l'époque contemporaine.

  • La théologie s'occupe centralement de phénomène, qui ne sollicitent jamais l'intellection sans solliciter aussi l'adhésion ; et le travail historique de discernement que ce dictionnaire s'est fixé pour but ne privera personne de la nécessité de se faire soi-même une opinion.
    Mais on ne croit jamais sans savoir quelque peu. et si l'on veut se former une opinion droite, autant savoir critiquement que pré-critiquement. mots, choses, êtres, idées, formes, sujets : l'ordre alphabétique du dictionnaire et l'ordre critique du savoir laissent les objets théologiques apparaître avec toute la complexité de leur histoire, avec les débats théoriques et les conflits humains qui les ont nourris.
    Depuis la première édition reliée (1998) de ce dictionnaire, une deuxième édition avait été publiée en 2002 dans la collection quadrige/dicos poche.
    Sous la direction de jean-yves lacoste et olivier riaudel, cette troisième édition est entièrement revue et augmentée de nouvelles entrées : une quarantaine de notices apparaissent, antéchrist, biotechnologies, crois, dévotion, fénelon, libre théologie, mathématiques, médiation, pluralisme religieux, sophiologie, théonomie..., toutes les bibliographies ont été reprises et mises à jour, des corrélats ont été ajoutés.
    Ce dictionnaire critique est un dictionnaire vivant, un outil au service de la transmission d'un savoir, la théologie, " somme des discours et des doctrines que le christianisme a organisé sur dieu et son expérience de dieu ".

  • Ce dictionnaire propose une approche collective et libre de tout point de vue confessionnel sur les faits religieux. Son objet, réputé « indéfinissable », s'y trouve traité dans toute sa complexité, à travers la diversité des points de vue apportés par des contributeurs dialoguant par dessus les frontières des disciplines et des cultures.
    Sociologie, anthropologie, histoire, science politique, philosophie : toutes les sciences sociales y sont convoquées pour décrypter les préconceptions et représentations implicites portées par le vocabulaire courant et pour éclairer les débats, en cours ou passés, à travers lesquels s'est construite et ne cesse pas de s'élaborer une pensée critique du religieux, que la conjoncture présente d u monde rend plus nécessaire que jamais. Cette seconde édition a permis l'enrichissement de plusieurs notices, l'introduction de quelques nouveaux thèmes et l'entrée en scène d'une série d'auteurs qui ont marqué la pensée contemporaine du religieux.

  • Il faut lire ces textes de Jacques Ellul « comme un testament », précise Alain Besançon dans sa préface. Le premier, resté à l'état de brouillon au moment de sa mort, est une analyse d'une grande richesse des rapports entre islam et judéo-christianisme sur le plan religieux. Partant de trois principes censés attester la parenté de l'islam et du christianisme, il montre que théologiquement il n'en est rien, que ces « trois piliers du conformisme » (fils d'Abraham, monothéisme, religions du Livre) établissent en réalité des rapprochements abusifs masquant une différence fondamentale. « La ressemblance des mots cachent totalement les oppositions, à la fois du sens et de l'être. » Le deuxième texte préfaçait l'édition anglaise du livre de Bat Ye'or sur le problème du dhimmi, celui qui vit dans une société musulmane sans être musulman, avec un statut spécial de « protégé » contraire au principe des droits de l'homme, et analysait l'importance de cette étude « très honnête, peu polémique et aussi objective qu'il est possible ».

  • La place importante de l'islam dans l'Europe d'aujourd'hui vient bouleverser le modèle de tolérance hérité des Lumières, fondé sur la mise à l'écart des vérités religieuses jugées nécessairement irrationnelles. De cette tolérance, al-Andalus apparaît souvent comme le modèle : sous la conduite de penseurs rationalistes, comme Averroès, l'Espagne musulmane médiévale serait parvenue à l'harmonie entre les religions, au prix d'une séparation nette entre les croyants.
    Au-delà des imprécisions historiques propres aux mythes, cette légende se trompe sur l'essentiel. Car l'Espagne médiévale est d'abord un lieu où l'on discute avec passion de la vérité des doctrines religieuses ; si l'on y dialogue, si l'on y traduit, si l'on y polémique, c'est que chacun pense avoir raison et pouvoir en convaincre l'autre. La véritable leçon de l'Andalousie, pour nous, est peut-être là : le véritable respect ne cherche pas à gommer les différences pour parvenir au consensus.
    Il serait alors urgent de faire revenir les questions religieuses dans le cercle de la raison, dont on les a exclues un peu hâtivement.

  • Qu'est-ce que la franc-maçonnerie ? comment devient-on franc-maçon ? pourquoi parle-t-on de sociétés secrètes, de rites mystérieux, d'initiés ? qu'est-ce qu'une obédience, une loge, un grand maître ? pourquoi la franc-maçonnerie a-t-elle suscité tant de haines, une mise à l'index et encore, de nos jours, de nombreuses suspicions ? s'appuyant sur un précédent travail publié en 1974, ce dictionnaire a connu dès sa première édition en 1987 dans une version reliée, un succès considérable.
    Cette cinquième édition en dicos-poche témoigne d'un intérêt toujours vif pour la " maçonnologie ". loin de dévoiler des prétendus " secrets maçonniques ", cet ouvrage reflète, en dehors de toute polémique, la multiplicité des sensibilités ou des approches et témoigne d'une manière exhaustive et rigoureuse, dans un cadre historique, de la richesse des obédiences. sont présentés, les notions, les personnages, les coutumes, les pays dans lesquels existe une franc-maçonnerie active.
    Une importante bibliographique complète ce dictionnaire qui se veut le " dictionnaire d'une franc-maçonnerie en idées et en actes ".

  • La Bible est un livre qui tend à s'interpréter lui-même par relecture interne de ses composantes successives. Elle invite ses lecteurs à des interprétations toujours renouvelées. Mais la laïcisation des savoirs efface une culture biblique jusque-là largement partagée. D'où l'intérêt de cet ouvrage qui répond autant aux questions ponctuelles sur des traditions religieuses encore présentes, qu'il introduit de manière méthodique à la culture biblique.
    Trois index facilitent les recherches dans cette somme qui présente la Bible juive et chrétienne, ainsi que les réalisations majeures de la littérature et de l'art, inspirées par le Livre des livres.

  • L'Evangile selon Jean

    Saint Jean

    L'Évangile selon Jean est l'un des textes majeurs de la littérature chrétienne primitive : il a nourri l'imaginaire chrétien, alimenté sa piété, influencé son iconographie, stimulé sa réflexion théologique et philosophique. La littérature occidentale s'y est reporté de nombreuses fois au cours des siècles suivants. Dans une longue introduction très fouillée, Daniel Marguerat explique comment ce texte a pu être conservé et retrouvé, le compare aux autres évangiles, explique son importance et sa signification. La reproduction du quatrième évangile présentée dans cet ouvrage est celle du papyrus Bodmer II, dans un état de conservation remarquable, l'un des plus importants et dont la date est d'environ l'an 200. Si, selon toute vraisemblance, l'évangile selon saint Jean, sous sa forme finale, fut rédigé en Asie mineure à la fin du Ier siècle, ce papyrus Bodmer II prouve qu'un siècle plus tard, on pouvait trouver en Égypte ce document dans la bibliothèque d'un érudit. Cet ouvrage présente donc la reproduction du papyrus Bodmer II, rédigé en grec, version la plus complète et la plus ancienne du quatrième évangile, accompagnée de la première traduction en français.
    Préface et traduction de Jean Zumstein, professeur à la Faculté de Théologie protestante de Zurich.

  • Cet ouvrage érudit et passionnant montre combien le corps en islam est un élément actif du conditionnement social et culturel. Présent à tous les niveaux d'organisation formelle ou informelle de la société, le corps, dans la culture musulmane, est l'aboutissement d'une civilisation donnée, un support de mémoire, une sorte d'archive vivante reflétant de nos jours les conflits entre les modèles de comportement traditionnel et l'adoption d'un code social occidental.

  • Islam : " soumission à dieu ", univers monothéiste irréductible aux autres mais aussi univers pluraliste dans les frontières historiques et religieuses fondatrices de sa légitimité.
    L'extrême diversité de l'islam, sensible aujourd'hui comme hier, demeure toujours confrontée à cette volonté de ressourcement constant par méditation de l'exemple de son prophète, c'est-à-dire de la sunna de muhammad, pierre de touche en milieu islamique, de la fugace notion d'orthodoxie. l'ambition du dictionnaire historique de l'islam est d'apporter une connaissance critique et historique des courants de pensée, des écoles théologiques ou mystiques, des institutions juridiques, de l'organisation administrative et militaire, des exigences culturelles, des histoires dynastiques, sans que soient oubliés les personnages majeurs ainsi que les pays et villes, évoluant au gré des invasions armées et des mouvements socio-politiques.
    Des tableaux généalogiques, des cartes et croquis complètent la construction de ce dictionnaire.

  • Recueil antique de livres divers, texte sacré dépositaire de la parole divine pour le judaïsme et le christianisme ou livre des livres pour les artistes et les écrivains, la Bible est tout cela en même temps.
    Elle est ici présentée de manière historique et vivante, sans cesse rapportée au contexte de notre culture contemporaine. Sa constitution progressive, sa transmission, l'extrême diversité des textes qui la composent, qu'il s'agisse des genres littéraires ou des thèmes, ainsi que sa place dans les grandes religions monothéistes sont analysées et éclairées. Les questions passées et présentes de son interprétation sont prises en compte, à la lumière que projettent les sciences historiques sur elle.
    Enfin, la Bible est étudiée comme objet littéraire, source majeure d'inspiration pour les écrivains, la politique ou le cinéma, dans une réflexion tout autant documentée que personnelle.

  • Depuis l'avènement et le développement de la psychologie, les sociétés contemporaines ont compris les vertus thérapeutiques de la parole, du récit de soi à un autre. Dès le XIXe siècle cependant, des hommes et des femmes ont pour habitude de livrer le récit de leur vie personnelle à un directeur de conscience à qui l'on confie ses tourments intimes. On évoque avec lui ce d ont on ne peut parler ailleurs : les secrets de l'âme et du corps. De son côté, le directeur doit guider sur la voie du progrès moral.
    Bien loin cependant de toujours se soumettre à cette exigence de progrès, hommes et femmes dirigés y voient une occasion de parler d'eux-mêmes et de s'observer, d'ouvrir une « chambre à soi » : les femmes y content les pesanteurs de la vie conjugale et domestique, les hommes leur difficulté à remplir leurs devoirs : se marier, entretenir une famille. Préoccupations morales et spirituelles, inquiétudes existentielles, désirs de liberté se lisent dans ces lettres qui portent bien souvent la mention « à brûler ».


  • " lorsqu'on s'en tient à la période " classique " de l'islam, l'historien, sans rien récuser de l'étude des événements avec lesquels il se trouve d'abord confronté, doit apparaître comme l'homme de curiosités extrêmement diverses.
    c'est dire qu'il doit être un historien de la religion islamique en tant que telle et des doctrines à la fois théologiques, juridiques, politiques qu'elle recouvre, en même temps qu'un historien de la civilisation islamique, sous ses multiples aspects intellectuels et matériels et un historien du premier monde de l'islam, originellement composite, ainsi que des expansions et transformations ultérieures que ce monde, toujours plus divers, en vint ensuite à connaître.
    " de 612, début de la prédication de muhammad en arabie jusqu'à l'invasion mongole de 1260, le monde islamique s'est développé géographiquement en s'appuyant sur une religion monothéiste à caractère universaliste et conquérant, inspirant une civilisation dont le rayonnement s'étendit du maroc à l'inde, très différente des mondes européens, byzantins et asiatiques. l'invasion mongole eut pour conséquence de consacrer l'éclatement de ce monde en trois aires culturelles qui évoluèrent chacune selon leur propre rythme, sans étouffer pour autant la pérennité de nombreuses constantes culturelles dont l'explication profonde est à rechercher dans les réalités médiévales.


  • Faisant retour sur les attaques criminelles de janvier 2015 à Paris, deux historiens rappellent ce qu'ont été les guerres de Religion du XVIe siècle car, par la logique du massacre, Daech et les terroristes pratiquent effectivement une nouvelle forme de guerre de religions. Loin de tenir les attentats pour des épiphénomènes de l'anticolonialisme, du tiers-mondisme, du racisme, des problèmes de la banlieue ou du conflit israélo-palestinien, ils soulignent la dimension eschatologique du projet théologico-politique des assassins. Souvenons-nous que la France du XVIe siècle a connu un contexte semblable, où tuer son voisin revenait à participer à un saint élan de purification du corps de l'Église. Souvenons-nous aussi que l'État moderne s'est patiemment mais sûrement construit sur le règlement de la «?discorde civile?» de religion.
    Que nous apprend notre histoire de cette résurgence de la violence au nom du sacré ? Pour éradiquer les fausses idées et le sortilège des croyances, comment intégrer au mieux un véritable enseignement du fait religieux dans les collèges et les lycées ?

  • Homme de parole, penseur du Verbe, lecteur patient, saint Augustin ne médite pas seulement les pouvoirs de la voix dans ses écrits sur le langage, mais dans l'ensemble de son oeuvre, inquiète et majestueuse à la fois. Que dit-elle, que montre-t-elle, qu'exerce-t-elle des actes de la parole humaine ? Le décrire est l'objet de ce livre, qui élargit son propos au silence de l'écoute ou de la lecture, comme aux vocalisations sans parole du gémissement ou de la jubilation.
    Depuis l'interrogation et la manducation de la parole jusqu'au témoignage et à la promesse, en passant par la traduction et la confession, le cri et le chant, saint Augustin ne cesse de considérer comment nous répondons au monde, aux autres et à Dieu. Le fil conducteur de cette question traverse et unit tous les domaines de sa pensée, et introduit, dans une lumière neuve, à ses questions majeures.


    Table des matières Avant-propos, Chapitre premier. - Interroger Chapitre II. - Écouter Chapitre III. - Manger, boire Chapitre IV. - Ruminer Chapitre V. - Éructer Chapitre VI. - Traduire Chapitre VII. - Lire Chapitre VIII. - Se taire Chapitre IX. - Enseigner Chapitre X. - Mentir Chapitre XI. - Confesser Chapitre XII. - Témoigner Chapitre XIII. - Chanter Chapitre XIV. - Crier Chapitre XV. - Bénir Chapitre XVI. - Demander Chapitre XVII. - Exaucer Chapitre XVIII. - Promettre Chapitre XIX. - Rappeler Chapitre XX. - Pardonner Chapitre XXI. - Baptiser Chapitre XXII. - Gémir Chapitre XXIII. - Jubiler

  • Au moment oú le monde arobo-musulman tient l'un des premiers rôles de l'actualité, il est bon de rappeler que ce phénomène n'est pas nouveau et que, dès le viie siècle, il a été un des éléments primordiaux de l'histoire.
    Appuyés sur une religion considérée comme l'expression de la révélation ultime, les arabes ont étendu leur domination sur une large part de la zone méditerranéenne et sur le proche et le moyen-orient. cette domination a été marquée par un système politique original, par l'expansion de la religion musulmane et celle de la langue arabe, par une activité économique considérable et par des réalisations culturelles et artistiques : tout cela a fait du monde arabo-musulman la première puissance de cette époque, et le souvenir de cet âge d'or est si présent dans l'esprit des arabes de notre temps que cela peut, dans une certaine mesure, expliquer quelques-unes de leurs réactions.

  • Un parcours de la reconnaissance en 6 leçons, portant sur la façon dont les grands penseurs de la modernité ont mis en rapport le concept d'absolu avec l'idée de Dieu. Le parcours débouche sur l'hypothèse d'après laquelle le questionnement contemporain nous place au carrefour de 3 questions décisives : où est Dieu ? Qui est Dieu ? Comment vient-il à l'idée ?

  • Publié en 1984, ce dictionnaire, entièrement revu en 1993 et enrichi de près de 200 nouvelles entrées et de bibliographies, est enfin disponible en Quadrige/Dicos poche. S'il n'y a pas eu de changements notables dans le domaine des religions depuis ce travail de refonte, il y a un en revanche un questionnement nouveau sur le fait religieux et son influence dans la vie sociale, politique et culturelle, doublé d'une quête croissante d'information sur l'ensemble des manifestations religieuses à travers le monde. Le phénomène religieux est à la une de l'actualité, les sociétés de notre monde deviennent pluri-religieuses, ce qui rend encore plus forte la nécessité de disposer d'instruments qui permettent d'en déchiffrer le sens.


  • pour présenter le bouddhisme, l'auteur a choisi de lui " restituer son véritable horizon historique.
    c'est peut-être une déformation de l'esprit occidental que de vouloir envisager une religion sous son aspect temporel et évolutionniste. il n'en reste pas moins que cette méthode seule est apte à expliquer la genèse du bouddhisme, à faire ressortir l'originalité de sa doctrine et à rendre justice au rôle important que cette religion a tenu et tient encore dans 1'histoire de 1'extrême-orient " publiée pour la première fois en 1951, réimprimé plus de vingt fois dans la collection que sais-je oe, cette synthèse, aujourd'hui reprise en quadrige, est une référence nécessaire, " née de l'intérêt passionné que l'auteur a pris au spectacle étrange dune religion athée et d'un athéisme qui veulent étreindre l'absolu.
    " cette étude évoque le fond politique et spirituel ayant donné naissance au bouddhisme, analyse la doctrine primitive et explique enfin ses transformations ultérieures, son rayonnement étonnant à travers l'asie et sa confrontation avec l'occident.

  • Pourquoi certaines espèces animales font-elles tout particulièrement l'objet d'interdits alimentaires rigoureux en islam ?
    L'examen de la casuistique des juristes permet en la matière de faire apparaître trois critères du licite et de l'illicite : le régime alimentaire de ces animaux (herbivores/carnivores et scatophages) ; leur rapport à l'homme (domestiques/sauvages) ; leur dimension mythologique (divins/démoniaques).
    Les animaux prohibés se répartissent ainsi en trois grandes catégories : les carnassiers, les scatophages et la vermine.
    La logique de l'interdiction se dévoile alors. toute nourriture est supposée exercer sur qui l'absorbe une influence plus que physique. or la chair des espèces comprises dans ces trois grandes catégories s'avère porteuse de traits antinomiques avec l'idée même d'humanité. en manger, c'est donc prendre le risque de se métamorphoser à l'image de ces bêtes.
    La perpétuation de l'espèce humaine suppose ces interdits.
    Ce livre, aussi divertissant qu'érudit, met en pleine lumière l'importance des interdits alimentaires en islam. " juguler l'animalité " en l'homme, n'est-ce pas là un ressort essentiel de l'humanisation ?.

  • Cette recherche propose une approche, largement inédite, des représentations de l'au-delà attestées dans la Bible et le Proche-Orient ancien. Deux grands types sont observés : des représentations spatiales, qui envisagent que l'humain, à sa mort, rejoint le monde divin ; des représentations temporelles, qui conçoivent quant à elles que c'est à la fin des temps qu'une résurrection rendra possible la pleine communion avec Dieu.
    L'ouvrage montre parallèlement que ces deux conceptions, spatiale et temporelle, loin de s'exclure, se complètent et gagnent à être conçues en tension. L'une et l'autre reflètent une anthropologie spécifique, plus optimiste dans le cas de l'eschatologie verticale, tout imprégnée par une conception harmonieuse de l'Alliance, plus pessimiste en ce qui concerne l'eschatologie temporelle, qui attend l'établissement de la communion d'un acte ultime du Dieu Créateur.
    Concernant la prédication de Jésus, l'auteur montre que l'accent est placé sur la présence de l'au-delà, et comment, après lui, les deux trajectoires des eschatologies spatiale et temporelle ont continué de faire leur chemin au sein du mouvement chrétien naissant.
    Christian Grappe est professeur de Nouveau Testament à la Faculté de théologie protestante de l'Université de Strasbourg. Il a notamment publié aux PUF D'un temple à l'autre (1992) et Images de Pierre aux deux premiers siècles (1995), et, chez Labor et Fides, Le Royaume de Dieu. Avant, avec et après Jésus (2004), Le sacrifice et Sacrifices scandaleux (avec Alfred Marx, 1998 et 2008), et Initiation au monde du Nouveau Testament (2010).

  • « Ainsi, dans un premier temps, la philosophie nouvelle réalise la synthèse de la philosophie traditionnelle et de la théologie, de la science antique et de la révélation testamentaire, de la science des Arabes et de celle de l'Occident chrétien, réconciliant Platon, Aristote et Pythagore, Moïse, Salomon et Abraham, et Jésus, qui est, lui, la pierre d'angle du nouveau savoir. Elle fonde l'accord des deux lumières principales, la physique et la mathématique d'une part, la lumière de l'Évangile d'autre part. L'autel qui recouvre la tombe de Christian Rose-Croix contient des inscriptions qui ont trait à ces deux connaissances. Dans un second temps, elle implique la connaissance des Rotae mundi, des roues du monde, c'est-à-dire des «cycles», des différentes périodes cycliques de l'histoire du monde. Enfin, elle regroupe la science du microcosme et celle du macrocosme. »

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