Serre

  • Durant la Grande Guerre, les Alpes-Maritimes, éloignées du front, furent épargnées par les combats. Mais, si les sanglantes batailles demeurèrent une réalité lointaine, d'autres épreuves se révélèrent terriblement présentes. Le contexte guerrier était attesté à chaque instant par la présence des blessés et des réfugiés civils repliés dans les grands hôtels, par l'effondrement du tourisme, principale ressource de la région, par les incessantes pénuries, les spectaculaires hausses de prix, donc l'aggravation de la pauvreté. La guerre souligna la vulnérabilité économique des Alpes-Maritimes. En effet, ce département, situé aux marges du pays, dépendant des importations pour l'énergie, le ravitaillement et beaucoup de produits manufacturés, souffrit durement de la fréquente interruption des transports. La population, marquée par l'angoisse qu'engendraient la longueur et l'incertitude des combats, mécontente des difficultés de la vie quotidienne, fit souvent preuve de nervosité, parfois de colère. Le littoral urbanisé des Alpes-Maritimes pâtit davantage des pénuries alimentaires et énergétiques que le haut pays rural, plus adaptable à une vie autarcique. Le littoral fut davantage atteint par les désordres sociaux, délinquance juvénile en forte augmentation, prostitution, mendicité. Mais les villes et les campagnes furent rapprochées par un facteur puissant : les inquiétudes sur le sort des hommes partis au front ou prisonniers, l'appréhension de recevoir une funeste nouvelle. L'anxiété et parfois l'expérience de la mort jouèrent un rôle unificateur considérable dans la société. Tout au long du conflit, l'opinion publique se manifesta avec force, aussi bien dans l'expression de l'anti-germanisme que dans la critique à l'égard des commerçants, des élus locaux, des responsables politiques les plus éminents comme le montra, entre autres, l'affaire du XVe corps. Mais, en dépit des épreuves et de l'ébranlement de nombreuses certitudes, l'adhésion au régime et à ses valeurs fondamentales, de même que l'appartenance d'un jeune département à la nation française ne furent jamais remis en cause.

  • La cuisine nissarde, élément incontournable de la culture niçoise, liée à l'évolution du Comté de Nice à travers les siècles, est reconnue aujourd'hui comme unique en son genre au point d'être éligible pour postuler au patrimoine culturel immatériel mondial de l'humanité. Copiée, maltraitée, bousculée, parfois mal réinterprétée, elle compte de nombreux défenseurs et bénéficie d'un label officiel rigoureusement contrôlé, attribué aux meilleurs restaurants spécialisés de la ville. L'essentiel de cet aspect majeur de la culture nissarde, cuisine passionnée et passionnante, de partage, de famille, de transmission, plus contemporaine que jamais, voilà ce que propose cet ouvrage écrit par un vrai passionné, dont la légitimité, épaulée par les autres spécialistes du comité technique du label officiel, ne peut être contestée. C'est l'un des ouvrages les plus complets et précis sur ce sujet hautement passionnel comme on sait l'être dans le sud de la France et particulièrement à Nice, capitale de la Côte d'Azur et du bien vivre. Écrites et testées depuis un premier ouvrage de cuisine publié en 1995, parrainé et préfacé par Roger Vergé, ces recettes ont été vérifiées et complétées par des membres du Comité technique du label Cuisine Nissarde géré par l'Office du Tourisme de Nice. Ce label est attribué aux restaurateurs qui oeuvrent à la valorisation de la cuisine niçoise en s'engageant sur le respect des recettes, la qualité des produits et des matières premières utilisées, la qualité d'accueil et d'information de la clientèle comme la conformité avec la réglementation en matière d'hygiène et de sécurité.

  • Lili-Rose, Lou et leur cousin Baptistin adorent la cuisine niçoise. Ils proposent dans ce livre de suivre les recettes de leurs parents et grands-parents. Car c'est ainsi que les traditions se transmettent de génération en génération, même si chaque famille a parfois ses propres versions. Lili-Rose vous présente ses 50 recettes préférées : des plats salés, des desserts, et ces amuse-bouche, les coumpanage, qui permettent de se retrouver pour partager d'agréables moments. Vous pourrez les réaliser facilement et inviter tous vos amis pour les déguster. Elle va bien entendu demander de l'aide à sa maman qui pourra lui montrer comment couper les légumes, les poissons, les viandes, faire cuire les oeufs, et comment mettre les plats au four. Vous pourrez aller faire vos emplettes chez l'épicier, le poissonnier, le boucher ... Et si vous n'avez pas la chance comme elles d'avoir un paigran, un grand-père, avec un jardin potager, vous irez dans les marchés ou directement auprès des producteurs pour trouver, selon les saisons, tomates, courgettes, cébettes, etc. Vous irez cueillir dans la montagne les herbes aromatiques et les fleurs comestibles. Quand un enfant cuisine, il veut voir, toucher, sentir, goûter les produits... Surtout, laissez-le faire. Il peut commencer par brosser les légumes ou bien peser, mesurer, etc. Acceptez que la cuisine soit un peu salie : vous la nettoierez ensemble. Faites-lui surveiller la cuisson, goûter, ajouter la petite épice qu'il aime bien. Demandez-lui son avis, tentez des expériences ensemble : en plus des recettes au fil des saisons, vous trouverez des anecdotes, des astuces, des jeux, des activités autour de la cuisine de Nice et même des termes de cuisine en niçois. Maintenant, assez parlé : commençons à cuisiner avec Lili-Rose, Lou et Baptistin !

  • A la fin de l'année 1917, Henri Matisse, de passage à Nice, décide de séjourner durant plusieurs mois à l'hôtel Beau Rivage. Le soleil ayant succédé à la pluie, le peintre est séduit par la luminosité de la région. Débuteront ainsi des années de recherche et de création. Différents lieux marquent son oeuvre, au gré des saisons : l'hôtel Beau Rivage, le 105 quai des Etats-Unis (1918/19), la villa des Alliés, l'hôtel de la Méditerranée, puis plus définitivement, le 1 place Charles-Félix, cours Saleya, (1921) qui ouvre la « période des odalisques » A partir de 1938, sur les murs de l'appartement du Regina, se déploient les grandes compositions en papiers gouachés découpés ainsi que celles de la chapelle des dominicaines du Rosaire à Vence, inaugurée en 1951. Sur les oeuvres des périodes niçoise et vençoise, auteurs et historiens d'art ont mené de nombreuses études et les musées du monde entier ont réalisé d'importantes expositions. Cependant, aucun auteur ne s'était encore penché sur la vie quotidienne à Nice ou Vence, les traditions locales, les événements divers et surprenants, dont le peintre a pu avoir l'écho, ses rencontres et ses amitiés, de 1917 à 1954, année de sa disparition à Nice. Cet ouvrage est un kaléidoscope d'informations permettant au lecteur d'élargir sa vision en prenant connaissance de l'environnement d'une oeuvre pour mieux la comprendre. Sortir du tableau pour mieux le voir.

  • Connaître l'histoire du lieu où l'on vit, c'est un peu se découvrir soi-même. Il est important de transmettre les racines de notre identité à nos enfants, ainsi qu'à ceux qui ont choisi de vivre, ici et maintenant, à La Gaude. Car on ne peut vraiment aimer que ce l'on connait bien. L'histoire, comme on le sait, ne s'écrit pas seulement avec un grand « H » : elle est faite de petites histoires, de voix retrouvées, et d'images. Vous trouverez dans cet ouvrage l'histoire, et ses dates essentielles ; mais aussi et surtout les histoires de l'eau, du vin, des bigaradiers, des fleurs, des églises et chapelles, et celles des lieux de vie et de travail comme les écoles, les fours, les moulins, l'usine électrique, les fontaines, etc. ; les histoires de ces personnalités qui ont vécu à La Gaude et en ont établi la réputation ; ou celles des noms des quartiers de La Gaude qui racontent, à leur manière, l'histoire des hommes et des lieux où ils ont travaillé, vécu, aimé. En complément de l'ouvrage précédent, « La Gaude au fil des jours » qui racontait un village au travers d'une fiction romanesque, nous avons voulu expliquer comment nos aïeux ont façonné un pays et nous l'ont laissé en héritage. Je souhaite que nous soyons capables de le laisser à nos enfants et petits-enfants aussi beau que celui raconté dans cet ouvrage. Et comme on dit à La Gaude : que bouòn proun vous fague, faites-en bon usage.


  • le tome 3 de pistes du maroc à travers l'histoire propose une quarantaine de parcours totalisant 5000 kilomètres de pistes entre les vallées de l'oued draa et la seguiet el hamra.
    ce n'est pas seulement une immense zone désertique plane, couverte d'herbe à chameaux et encore largement méconnue des dpm, mais c'est également le domaine des célèbres reguibat oú ceux qui ont l'âme poétique auront des chances de rencontrer le " petit prince " au coin d'une dune. l'histoire de cette partie du sahara marocain reste intéressante grâce à la légendaire ville de smara dont le ruche passé à été à l'origine de grandes aventures humaines et guerrières.


  • Vous êtes un Niçois et vous savez que, si nous avons une histoire, une terre, une cuisine... nous avons aussi une langue et un devoir de mémoire envers nos enfants et petits-enfants. Vous aimeriez transmettre d'autres mots que « Issa Nissa » (allez Nice), « baieta» (bises), « mèfi » (attention) ou « paiàssou » (bouffon).. Vous êtes un « estrangié » (au-delà de Valence), vous aimez Nice et y habitez ? Notre langue fait partie de notre culture, de notre âme, et ça nous fera plaisir d'entendre dans votre bouche ces mots prouvant que vous avez envie de devenir un Niçois... on parle bien le français depuis 1860, nous ! Ce livre vous propose 100 mots essentiels pour parler niçois au quotidien. Ils sont complétés par des expressions plus « imagées », les chiffres ou les jours de la semaine, et quelques proverbes. Avec même un « chicou » de grammaire et des astuces de prononciation. Vous saurez bientôt répondre à celui qui vous demande : « l'as pagat lou capèu ? », ou traiter de « balourt, estassi, ou choucatoun », celui qui vous a coupé la priorité. Non, mais, « dau bouòn ! » Bienvenue à Nice avec une pincée de mots niçois, « un pessuc de nissart » Allez, « zou, baieta, e que bouòn proun vous fague » (bises, et que vous en tiriez profit).

  • La recherche que Mario Riberi consacre aux députés niçois à la Chambre subalpine de Turin entre 1848 et 1860 est d'une portée plus ample que ce que son seul titre pourrait laisser entendre. Sur une douzaine d'années, une quinzaine de députés en tout et pour tout sur sept législatures, et seulement cinq à la fois, perdus dans une Chambre de plus de deux-cents parlementaires, cela paraît bien peu à côté des Savoyards, des Ligures, des Sardes et des Piémontais. Et pourtant quels députés ! Quelles voix, quelles prestances et quels discours chez Garibaldi, de Foresta, Bottero, Laurenti Roubaudi, Bunico, Niel, Bergondi et bien d'autres pour défendre le Comté ! À travers les débats parlementaires largement explorés, cet ouvrage s'avère d'une richesse insoupçonnée, puisqu'il illustre tant les préoccupations locales de ces élus, liées au maintien du port-franc de Nice ou au désenclavement de l'ancien Comté, que des aspirations hautement politiques, liées à la future construction nationale italienne ou à la position à adopter à l'égard de la France. Ce faisant, à travers une enquête minutieuse s'appuyant sur des sources inédites et sur une bibliographie exhaustive, l'auteur explore un angle inconnu de l'histoire, et non seulement de l'histoire locale : celle de la nation italienne, ainsi que l'histoire française dont il aborde l'une des dernières annexions territoriales continentales ; sans compter qu'il offre aussi l'une des premières manifestations, au lendemain du Printemps des peuples, de l'apprentissage de la démocratie parlementaire.

  • Le colloque « Intégration des étrangers et des migrants dans les États de Savoie depuis l'époque moderne », tenu à Turin en 2017, est la onzième rencontre organisée dans le cadre du P.R.I.D.A.E.S. (Programme de Recherche sur les Institutions et le Droit des Anciens Etats de Savoie). À cheval sur les Alpes, débordant sur la plaine padane mais s'étendant aussi progressivement vers la Méditerranée, les États de Savoie sont un pays de frontières bouleversé par une histoire complexe. Dès lors, les mouvements de population y ont toujours été intenses, ceux des sujets mais également des étrangers et des migrants. La question abordée dans cet ouvrage, celle de leur intégration et des moyens, notamment juridiques, qui l'accompagnent est à la fois inédite au regard de la recherche historique et d'une éclatante modernité. Les vingt-quatre textes qui composent cet ouvrage s'articulent autour de trois questions : celle d'abord des causes et des formes de migration, qu'il s'agisse de mouvements d'individus ou de catégories d'étrangers se déplaçant pour des raisons professionnelles, ou bien de la prise en compte de communautés étrangères par leur religion. La seconde question est celle du statut de ces personnes, des droit qu'on leur reconnaît ou leur refuse, jusqu'à celle de leur nationalité. Enfin, et c'est la troisième question, l'intégration des étrangers et des migrants suppose aussi des aménagements et suscite des résistances illustrées par des études à la fois historiques et contemporaines. Ainsi, cet ouvrage, offre avec la profondeur de l'histoire, une page inédite du destin des États de Savoie, tantôt accueillants, tantôt plus réticents à l'égard d'étrangers et de migrants qui les ont enrichis de leur diversité. Ce livre joue ainsi pleinement son rôle, notamment dans le domaine de l'histoire institutionnelle et juridique, celui d'éclairer le présent à la lumière du passé, et, sur ces bases, permettre de construire l'avenir.

  • La République à visage humain retrace l'itinéraire politique du grassois Jean-François Ricord, maire de Grasse en 1791-1792, élu à la Convention en 1792, représentant en mission près l'armée d'Italie avec Robespierre jeune, puis dans le Var et les Alpes-Maritimes en 1793-1794. Contrairement aux deux autres révolutionnaires célèbres à Grasse, Jean-Joseph Mougins de Roquefort et Maximin Isnard, Ricord est peu connu de ses compatriotes, lesquels, lorsqu'ils en parlent, le traitent volontiers de « terroriste ». Pourtant, au cours de ses différents mandats, on le voit toujours soucieux d'établir une continuité entre anciens et nouveaux responsables locaux, particulièrement après la reconquête de Toulon révolté contre les Montagnards. Mais cette attitude ne l'empêchera pas d'être suspect, en tant qu'ami des Robespierre, aux yeux des Thermidoriens. Cet ancien « missionnaire de la République » selon l'heureuse expression de Michel Biard, reste en effet attaché à la Convention de l'an II qui a lutté contre les ennemis de cette République, tant à l'intérieur du pays qu'à l'extérieur. C'est pourquoi il figure parmi les « derniers Montagnards » poursuivis après les journées révolutionnaires de Prairial. C'est pourquoi il fait partie des quelques anciens députés montagnards qui participent à la Conspiration des Égaux en 1796. C'est pourquoi enfin, malgré un ralliement affiché à l'Empire et à Bonaparte, l'ancien compagnon du siège de Toulon, Ricord se manifeste en républicain convaincu jusqu'à faire partie de la conspiration du général Malet de 1808 contre Napoléon. In fine, la vie de Ricord illustre le parcours de ces démocrates qui, nés avant la Révolution et fortement marqués par la philosophie du XVIIIe siècle, restent fidèles, à travers tous les régimes qui les proscrivent, à l'idéal républicain qui les anime.
    Ancienne élève de l'École Normale Supérieure de Fontenay, et directeur de recherche honoraire au CNRS, Marie-Hélène Froeschlé-Chopard a dirigé un séminaire intitulé « Anthropologie religieuse. Confréries, Iconographie, Cultures religieuses» à l'antenne marseillaise de l'E.H.E.S.S.
    Astronome honoraire à l'Observatoire de la Côte d'Azur, Michel Froeschlé, ancien premier adjoint à la mairie de Cabris, a également enseigné à la Faculté de philosophie de l'université de Nice.

  • Le modèle européen apparaît aujourd'hui en crise, et la construction de l'Europe des vingt-sept est en panne depuis le rejet de sa constitution par les Français le 29 mai 2005. Des voix s'élèvent cependant de tous les milieux européens, politiques, économiques, culturels pour surmonter ces difficultés et créer une autre Europe, car au fond, les Européens dans leur immense majorité restent attachés à cette aventure née il y a un demi-siècle, le 27 mars 1957. Sans doute faut-il chercher un nouveau souffle dans la dimension culturelle d'une Europe en gestation. Sans doute manque-t-il un " supplément d'âme " à cette Europe (Jacques Delors) qui a trop privilégié le marché au détriment de l'homme.Or, des personnages comme Garibaldi peuvent raviver cette conscience européenne mise à mal par des réflexes identitaires marqués par la crise que traversent les pays membres de l'Union européenne. Car Garibaldi est sans nul doute un héros européen, non seulement par ses actes, mais aussi par sa pensée et sa culture, ainsi que par l'historicisation dont il fut l'objet de son vivant comme après sa mort, de l'Atlantique au fin fond de la Sibérie.Alors que reste-t-il aujourd'hui du caractère européen de cet Italien " d'exception qui se glissa dans le Panthéon moral de la France " (M. Agulhon), né français le 4 juillet 1807 à Nice et mort italien le 2 juin 1882 sur son île de Caprera, au large de la Sardaigne ? Comment expliquer ses engagements européens tout au long de sa vie, au-delà d'un attachement intrinsèque à son pays en gestation, l'Italie ? Quelle fut la portée de ses actions, de ses prises de position, de ses engagements intellectuels, de ses réflexions européennes ? Au fond, Garibaldi n'est-il pas le héros d'une Europe en quête d'identité oe

  • " Ce sanctuaire comme les humbles ruisseaux, avait jusqu'à présent un nom, mais pas d'histoire ". Cette affirmation, publiée en 1890 dans une étude sur les pèlerinages français de la très sainte Vierge, est longtemps demeurée valable et ce, en dépit du rayonnement séculaire du sanctuaire " grassois ". Car si quelques articles ou livrets lui ont bien été consacrés depuis les années 1830, ils n'ont souvent privilégié que la légende et la fable à la rigueur historique. Les sources disponibles permettent pourtant non seulement de retracer la chronologie et d'identifier les acteurs du sanctuaire, du Moyen Âge à nos jours, mais également et surtout d'évoquer les manifestations dévotionnelles dont il a été de tout temps le théâtre.

  • Le bâtiment, d'abord palais de résidence dans un territoire éloigné du centre du pouvoir pour les souverains transalpins du Comté de Nice, devient en 1860 une préfecture française originale reflet de l'histoire spécifique régionale en « limen » et en marge : dans un premier temps impérial, théâtre de négociations internationales ce sera aussi, et encore sous la IIIe République, un salon cosmopolite de grande classe orchestré par le préfet, « hôte » de qualité. A la Belle Epoque, une imagerie esthétisante marquée du pinceau magique de Jules Chéret reflètera cette activité mondaine qui allait s'interrompre dans la boucherie fracassante de 1914-18.

  • Grandiose, magnifique, le chaos granitique du Siroua a créé un véritable labyrinthe noir, marron, beige, avec des roches aux noms bizarres connus des seuls géologues. Très montagneux, avec des arbres rares, le pays Ouaouzguit est presque exclusivement un pays de transhumance, avec une culture d'orge et de maïs en terrasses étroites auprès des villages; villages fondus dans le paysage et exposés au soleil près des sources fraîches et chantantes, des assifs à sec ou des barrages presque vides. Habités l'hiver, ils sont désertés pendant l'été. Presque tous les habitants suivent alors les troupeaux vers les azibs pour profiter de la production de lait et des jardins d'été. Tout au plus reste-t-il au village un gardien par quartier de maisons qui se charge d'irriguer les cultures et qui fait encore office de portier de l'agadir, le magasin commun, toujours en activité. Les tribus occupant les terroirs les plus élevés sont celles qui partent le moins longtemps, juillet et août seulement; d'autres, plus rares, s'ab entent de mars à septembre et pratiquent des cultures, grands jardins d'éden près des bergeries. Tout cela révèle une vie complètement différente de celle des Berbères de l'Atlas. Ignoré par la plupart des touristes, le Siroua présente une richesse culturelle indéniable. De nombreux greniers fortifiés témoignent du fonctionnement clanique passé et encore actuel dans plusieurs villages. Leur architecture et leur emplacement ont été déterminés par les contraintes du milieu (montagne, vallée, coeur de village...) et les menaces extérieures. Construits pour protéger des attaques étrangères, la tradition encore très présente aujourd'hui incite les villageois à toujours utiliser ces greniers, mais comme de simples entrepôts à récoltes. Il est rare d'y rencontrer une maison isolée. La règle a toujours été le village groupé, et situé sur le terrain en pente juste au-dessus de la zone des champs en terrasse. Les maisons sont pour la plupart, construites en leuh, souvent recouvert de pierres sur la face ouest, côté pluie dominante.

  • Le symbole azuréen, synthèse de cultures et de beauté, a-t-il valu aux femmes, dans notre région, une place spécifique, un chemin d'émancipation mieux tracé qu'ailleurs ? Anonymes des premiers temps de l'Histoire, saintes de légende, épouses, mères, princesses, laborieuses et discrètes, elles sortent de l'obscurité à partir du XVIIIe siècle.
    Femmes du peuple, des élites, des salons, des affaires, de l'art, du plaisir ou du sport composent un bouquet varié, original et moderne, image que les écrans renvoient au monde entier. Hors des sentiers battus, une équipe de chercheurs a réuni ces portraits en forme de dictionnaire, prêts à satisfaire et stimuler toutes les curiosités.

  • Balourdin

    Gasiglia Rocca

    • Serre
    • 26 Novembre 2010

    Transcription en langue niçoise, avec sa version en langue française, du conte pour enfants «Epanminondas».

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