• Qui est ce gamin à l'étrange apparence que, par un beau jour de 1984, le vieux capitaine d'un caboteur ramène dans ses filets à Port Pallid ? Le chef de la police locale, seigneur blanc, décide : il est d'une race à part et il se nommera Jimfish. Ainsi commence l'extraordinaire destin d'un Candide de la fin de l'apartheid.
    Épopée picaresque de l'enfant devenu jeune homme qui, accompagné de Malala le Soviet, jardinier noir, autodidacte et philosophe, veut voir le monde pour trouver le bon côté de l'Histoire. Battu, torturé, riche, pauvre, jouisseur, Jimfish assiste, prend part même aux massacres, révolutions, turpitudes et atrocités du monde postmoderne. Jusqu'au jour où il apprend que Nelson Mandela est intronisé président de la toute jeune nation arc-en-ciel qui est, les journaux le disent, du bon côté de l'Histoire.

  • Dans ces mémoires drolatiques de l'une des dernières expéditions des temps modernes, le rôle de l'explorateur est échu à David Mungo Booi, éminent descendant des Bushmen du Cap, décimés par les colons de tous poils, et auxquels la reine Victoria avait jadis promis, solennellement et par écrit, de les protéger toujours.

    Elu par un conclave d'anciens, armé de la royale lettre, David Mungo Booi débarque en Angleterre pour y rencontrer la reine en titre. Il a également pour mission d'explorer l'île afin de déterminer la possibilité d'y établir avec profit une colonie.
    Désopilante caricature des classiques tribulations des grands explorateurs du continent africain, Livingstone en tête -, l'épopée de Booi, des geôles de Sa Majesté au parlement Buckingham Palace, est assurément, à travers la célébration de la société et de la culture méconnues des Bushmen, une nouvelle et jubilatoire occasion de constater que le vrai sauvage porte rarement un pagne et préfère généralement le fusil à la sarbacane.

  • Kissac n'est pas un joli petit village pittoresque : Kissac est même, entre Narbonne et Lézignan, une bourgade plutôt dépourvue de charme, voire passablement banale.
    Mais les gens du coin, eux, c'est autre chose : originaux, ils le sont - authentiquement et sans rémission. Peut-être sont-ils seulement aussi étonnants que la réalité elle-même, laquelle, comme on sait. dépasse toujours la fiction. Mais Kissac est bien une fiction et Christopher Hope y joue son propre rôle. Déguisé en personnage, toujours sur les talons de son " initiateur ", l'inénarrable Roi des horloges, grand amateur d'antiquités aux origines slaves et au parcours complexe, Hope élabore en effet son roman comme autant de rencontres délectables avec les figures insolites que ce nouveau pays des merveilles semble produire à l'envi.
    Alchimiste à ses heures, Christopher Hope a tiré de son amour de la France et de sa profonde connaissance d'une région où il réside, une oeuvre attachante, alerte et poétique, peuplée de coquins et de hâbleurs, d'amants et de perdants, de décalés en tous genres qui ne sont pas toujours ceux que l'on pense. De ce roman d'une finesse et d'un humour incomparables, le lecteur français ne peut que revenir enchanté, comme d'un rendez-vous clandestin avec lui-même.

  • Les amants de ma mère

    Christopher Hope

    • Panama
    • 6 Septembre 2007

    Autrefois, il semblait à Kathleen que l'Afrique était vide et lui appartenait tout entière. Aviatrice, chanteuse de gros gibier et passionnée de tricot, elle avait un jour boxé Ernest Hemingway pendant trois rounds, et atterrissait selon son envie, là où elle l'avait décidé. Elle dispensait librement ses vapeurs, et ses multiples amants venaient de tout le continent. Alexander, son fils unique, a grandi à l'ombre de ce tourbillon, rendant visite à ses 'oncles', dispersés aux quatre coins du continent. Anglais, Français, Grecs, Allemands, fermiers, chasseurs, aventuriers - tous ont adopté l'Afrique à une époque (avant la Seconde Guerre mondiale) où l'on pouvait se déplacer librement et avoir des rêves grandioses. Que leur pays d'adoption soit la Rhodésie, la Namibie ou le Congo belge, l'indépendance fera d'eux des indésirables. Kathleen, elle, traverse l'histoire de son pays dans une indifférence impériale ; les notions de nationalisme ou de racisme lui sont complètement étrangères. ce qui compte avant tout c'est l'aventure, le fun. Et si cela offusque ses voisins ou l'entraîne sur les pentes de l'illégalité, tant mieux !

  • In 1987, after a twelve year absence, Chistopher Hope returned to South Africa to report on the run up to that year's whites-only election. The nature of the election campaign and the bitter defeat of the liberals lead him to write this satirical, evocative portrait of what it looked and felt like growing up in a country gripped by an absurd, racist insanity. Full of exquisite and despairing descriptions of the landscape the White Boy is running through, this mordantly witty account of escape, displacement and disolusionment is a mordern classic of journalistic memoir. 'beautifully written' - The Times 'mocking, angry and beautiful' - Washington Post 'exactly the right note of cold, poetic irony' - Financial Times 'exquisite and despairing' - Newsday 'An exceptional book' - Los Angeles Times

  • Anglais My Mother's Lovers

    Christopher Hope

    Once it seemed to Kathleen Healey that Africa was empty and all of it belonged to her. An aviator, big game hunter and knitting devotee, who once boxed three rounds with Ernest Hemingway, she would land her plane wherever and whenever she chose.

  • Draws on the memories of a son who recalls and immortalises his mother - a glamorous safari pilot and the daughter of a prodigious family, part Irish, part English, part African. The men she brings into the house refract the story of the whites in South Africa, whose sorry history runs from the Boer War to the loss of power in the 1990s.

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