Arts et spectacles

  • Cet "élément" pris en main, admiré à loisir, fabriqué par l'homme pour un usage précis et récurrent, c'est l'objet. Enrichi dans l'intention de le rendre plus beau, plus attractif, agrémenté de décorations naïves ou symboliques adaptées au matériau : c'est l'objet d'art populaire. Né de la terre, de la pierre, du bois, des métaux ou du verre, il est le reflet d'une expression de gens pauvres, souvent isolés, qui n'hésitent pas à passer de nombreuses heures à fabriquer et embellir leurs ustensiles, leurs outils, leurs instruments...

    Ces objets usuels décorés sont dispersés dans des centaines de petits musées régionaux, chez des amateurs passionnés, ils passent de main en main au hasard des vide-greniers, des achats chez des brocanteurs ou encore lors de ventes aux enchères. Ce livre les réunit pour la première fois, afin de faire connaître et reconnaître cet art oublié dans les greniers de nos campagnes ou dans les réserves des musées. Il se propose ainsi, modestement, de redonner ses lettres de noblesse à cet art véhiculé par des milliers de paysans, bergers, potiers, forgerons et ouvriers, pour le plus grand nombre.
    -1 000 entrées répertoriées -800 illustrations -100 planches de dessins

  • Sous forme de dictionnaire, « Symboles dans l'art populaire » nous présente visuellement les principaux symboles que l'on retrouve sur les frontons ou les piliers des églises ou dans l'art populaire de nos régions et sur les outils des Compagnons.

    Aux figures notoires de l'Ancien Testament, Abraham, Noé, etc., s'ajoutent celles du Nouveau Testament, parfois mélan- gées à des personnages grotesques ou des diables vengeurs.
    Mais aussi des scènes très crues, femmes urinant, hommes au pénis dressé, animaux s'accouplant, signes du zodiaque ou personnages de la mythologie grecque, le tout parsemé de croix, de roues, de coeurs, de flèches au-dessus des évêques, chevaliers ou paysans aux champs. Ces sculptures ne sont pas le fruit du hasard, mais sont nées d'une volonté d'éducation précise pour une population en majorité illettrée, acceptée et voulue par l'Église. Dans ce florilège poétique, les métiers et les corporations sont omniprésents.

    Orné de plus de 200 illustrations et de 50 superbes planches dessinées pleine page en noir et blanc, ce nouvel ouvrage de Daniel Boucard nous révèle toute la richesse de l'imaginaire populaire.

  • C' était il n'y a pas si longtemps, à peine deux générations.
    Tous ces métiers exercés dans nos villages se pratiquaient avec de beaux outils, le plus souvent réalisés sur place. C'est à travers eux que le grand spécialiste qu'est Daniel Boucard évoque le quotidien des campagnes. Se nourrir d'abord : faire son beurre, son miel, son pain, son cidre, pêcher l'anguille, tuer le cochon. Mais aussi mieux vivre : faire son toit, ses paniers, tondre ses moutons ou s'éclairer.

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