• On présente aujourd'hui l'abolition de la peine de mort comme un progrès majeur de civilisation. En est-il vraiment ainsi ? S'inscrivant en faux contre la vulgate ambiante, Jean-Louis Harouel propose une lecture iconoclaste et profondément originale.
    Il montre que, contrairement aux apparences -et à ce que bien des gens croient sincèrement -, la phobie de la peine de mort qui caractérise aujourd'hui l'Europe occidentale ne procède pas du Tu ne tueras pas de la Bible, mais est un des effets d'une religion séculière ayant pris le relais du communisme comme projet universel de salut terrestre : la religion des droits de l'homme. Or celle-ci est la continuatrice de vieilles hérésies oubliées qui manifestaient une grande désinvolture à l'égard de la vie des innocents tout en professant un amour préférentiel envers les criminels, considérés comme d'innocentes victimes.

  • Dès l'aube des années 1980, Marcel Gauchet avait eu conscience que si les démocraties européennes faisaient des droits de l'homme leur politique, la conséquence en serait pour elles de « se promettre à l'impuissance collective ». C'est de cette impuissance installée que les pays d'Europe occidentale - et la France plus que tous les autres - sont en train de mourir par incapacité à donner une réponse politique au grand défi de la confrontation sur leur sol avec l'islamisme conjugué à l'islam de masse.
    . Jadis conçus pour protéger les membres des nations occidentales contre leurs gouvernants, les droits de l'homme « nouveaux» sont devenus une machine de guerre contre ces nations. Cette nouvelle religion séculière, centrée sur l'obsession de la non-discrimination, trace aux Européens le devoir de disparaître en souriant pour faire place à d'autres peuples et à d'autres civilisations. En somme, c'est une invitation implicite à une euthanasie collective, à un suicide forcément heureux puisque conforme aux exigences de la vertu.
    Jean-Louis Harouel démonte avec une logique implacable les ressorts de ce mécanisme pervers. Nous ne sommes plus dans le cas de figure des droits d'un peuple face à son État, nous dit-il avec force, mais du droit d'un peuple d'être défendu par son État.

  • Existe-t-il une différence de nature entre la droite et la gauche ? Les clivages politiques historiques ont-ils encore une raison d'être ? Derrières des conflits d'idées que l'on pense de nature purement séculière et remontant tout au plus à deux siècles, se cachent des conflits religieux millénaires dont le souvenir est perdu pour la plupart des protagonistes. Développant cette thèse originale, l'auteur défend l'idée que la gauche est l'héritière des grandes hérésies chrétiennes comme la gnose et le millénarisme tandis que la droite reste l'héritière sécularisée du christianisme légitime. Un essai vigoureux et argumenté à la jonction de la philosophie politique, de la sociologie, du droit et de l'histoire.

  • Alors que le modèle de l'État-Nation est actuellement dominant dans le monde, les nations européennes sont captives des chaînes qu'elles se sont elles-mêmes données. Tout particularisme leur est interdit. On ne leur reconnaît qu'un devoir d'universalisme. Or la folie de l'amour cosmique n'est pas la justice. Le juste exige un cadre humain et territorial déterminé : bref, un État-Nation.
    Les Européens sont aujourd'hui victimes d'un déni de nation. Pour la survie des peuples européens, restaurer la souveraineté des nations européennes est vital et urgent. Le salut de l'Europe passe par la réintroduction d'un nécessaire et légitime particularisme national.
    Le modèle historiquement le plus pertinent à l'heure actuelle est sans doute l'État d'Israël. Et cela pour deux raisons :
    Tout d'abord, l'idée biblique de peuple élu a présidé à la formation des nations européennes dès le Moyen-Âge. Ensuite, le sionisme est l'héritier des grands principes des nationalités exprimés au cours du XIXe siècle.
    Dans un passé proche, l'idée de communauté de sang a débouché sur trop d'inquiétantes dérives. Le secret de la réussite nationale passe par un certain équilibre entre particularisme et universalisme.
    Venant en plein débat sur les élections européennes, ce livre qui fera polémique veut revivifier le sentiment d'appartenance nationale dans un esprit de fraternité avec les autres nations européennes.

  • L'exemple du système français d'expropriation a influencé de nombreux autres pays européens. Son histoire montre la variété des réponses apportées au problème d'un dédommagement équitable ainsi que les vicissitudes de la propriété privée sous l'effet de courants idéologiques hostiles.

  • La collection " Droit fondamental " est dirigée par Stéphane Rials, professeur à l'Université de Paris II - Panthéon-Assas. Cette collection de manuels et de précis destinée aux étudiants de premier, deuxième et même pour certains titres de troisième cycle, est subdivisée en différentes sections : Droit juridictionnel - Droit politique et théorique - Droit administratif - Droit civil - Droit financier - Droit commercial - Droit international et communautaire - Droit pénal - Droit social.

  • Philosophie, économie, histoire, sociologie, littérature, histoire de l'art, psychanalyse ... autant de sciences humaines qui délimitent les champs du savoir. Autant de disciplines fondamentales présentes de bout en bout dans la collection "Quadrige", à travers les plus grands auteurs, les plus grands titres, les plus grands textes. Quadrige : des ouvrages d'hier et d'aujourd'hui qui sont aussi des textes pour demain.
    La collection se divise en quatre sections : -- Références (dictionnaires, histoire générale ...) jaune pantone 116 -- Textes (Bachelard, Bergson, Durkheim ...) rouge 2718 -- Essais (Laplanche, Levinas ...) bleu 2728 -- Manuels (Ellul, Denis ...) vert green c .

  • Le néant artistique abusivement appelé art contemporain est la lointaine suite de la crise de la peinture déclenchée par le progrès technique dans la seconde moitié du XIXe siècle. Sous l'effet de cette crise, la religion de l'art inventée par le romantisme s'est trouvée privée de sens. La délirante sacralisation de l'artiste par la philosophie allemande, qui lui conférait le statut de voyant, de messie, de philosophe, a basculé au XXe siècle dans l'absurde, le dérisoire, voire l'abject.

    Tel est le prétendu art contemporain : une religion séculière de la falsification de l'art, où l'adoration de l'art a fait place à celle du soi-disant artiste, et où l'oeuvre d'art se trouve remplacée par n'importe quoi pourvu qu'il ne s'agisse pas d'art. Aussi bien tout cela est-il aujourd'hui très vieux. Dès les débuts du XXe siècle, les figures les plus radicales des avant-gardes avaient été au bout de la logique du remplacement de l'art par n'importe quoi. Tout ce qui s'est fait depuis dans ce sens n'est qu'une fastidieuse rabâcherie.

    Né de la volonté politique de la classe dirigeante américaine au temps de la guerre froide, le succès mondial du prétendu art contemporain est à beaucoup d'égards un accident de l'histoire. Il n'en reste pas moins que l'aberrant triomphe de cet ersatz d'art renvoie les sociétés occidentales actuelles à leur profonde déculturation.

    Prix Renaissance 2010

  • Le néant artistique abusivement appelé art contemporain est la lointaine suite de la crise de la peinture déclenchée par le progrès technique dans la seconde moitié du XIXe siècle. Sous l'effet de cette crise, la religion de l'art inventée par le romantisme s'est trouvée privée de sens. La délirante sacralisation de l'artiste par la philosophie allemande, qui lui conférait le statut de voyant, de messie, de philosophe, a basculé au XXe siècle dans l'absurde, le dérisoire, voire l'abject.

    Tel est le prétendu art contemporain : une religion séculière de la falsification de l'art, où l'adoration de l'art a fait place à celle du soi-disant artiste, et où l'oeuvre d'art se trouve remplacée par n'importe quoi pourvu qu'il ne s'agisse pas d'art. Aussi bien tout cela est-il aujourd'hui très vieux. Dès les débuts du XXe siècle, les figures les plus radicales des avant-gardes avaient été au bout de la logique du remplacement de l'art par n'importe quoi. Tout ce qui s'est fait depuis dans ce sens n'est qu'une fastidieuse rabâcherie.

    Né de la volonté politique de la classe dirigeante américaine au temps de la guerre froide, le succès mondial du prétendu art contemporain est à beaucoup d'égards un accident de l'histoire. Il n'en reste pas moins que l'aberrant triomphe de cet ersatz d'art renvoie les sociétés occidentales actuelles à leur profonde déculturation.

  • La tendance actuelle est de réduire l'antithèse entre la droite et la gauche à une affaire de positionnement dans des affrontements d'idées au contenu changeant. Mais cette définition en termes de dynamisme abstrait est loin d'être satisfaisante. Il y a bien une différence de nature qui oppose radicalement la droite et la gauche. Obsédée par les valeurs de progrès (moral, matériel, etc.), la gauche est la continuation sécularisée des millénarismes, ces mouvements révolutionnaires religieux qui prétendaient instaurer le paradis sur la terre.
    Nourrie d'idées évangéliques devenues folles car détournées de leur sens originel, la gauche est un post-christianisme. Inversement, la droite cultive des valeurs de durée. La part décisive dans celles-ci d'une tradition biblique aujourd'hui sécularisée et devenue souvent inconsciente d'elle-même fait que l'on peut qualifier la droite de post-judaïsme.

  • La liberté intellectuelle, le progrès scientifique, économique et social, la tolérance, l'individualisme, la sécularisation de la société (ou laïcité) sont historiquement des inventions de la civilisation chrétienne occidentale. Ce sont les fruits du dualisme chrétien : le royaume de Dieu est céleste et non terrestre ;
    Dieu et l'État sont séparés. D'où la disjonction du spirituel et du temporel, qui a procuré à l'individu une liberté sans équivalent dans les autres civilisations, en excluant la sacralisation d'un quelconque ordre terrestre.
    Cependant, l'autonomie réciproque du politique et du religieux ne s'est imposée qu'au prix de longs et violents conflits. D'autant que le rêve d'un royaume terrestre parfait, issu du messianisme juif, a nourri les millénarismes jalonnant l'histoire du christianisme.
    Ce courant messianique et millénariste a eu pour postérité les « religions séculières ». Certaines fondèrent les totalitarismes. Aujourd'hui, des valeurs d'origine chrétienne forment la « religion civile » des droits de l'homme, qui a pris la suite du communisme comme « moyen d'échapper à un regard vrai sur la politique » (F. Furet).
    Avec cette religion séculière d'État assortie de sanctions judiciaires, les sociétés occidentales renoncent à la séparation du politique et du religieux, qui fit leur réussite historique. Le triomphe de valeurs issues du christianisme se fait dans la trahison de son vrai génie : le dualisme. L'État ne doit être au service d'aucune religion - y compris séculière - si on veut sauver la liberté de l'esprit et l'avenir des nations européennes.

  • La collection " Droit fondamental " est dirigée par Stéphane Rials, professeur à l'Université de Paris II - Panthéon-Assas. Cette collection de manuels et de précis destinée aux étudiants de premier, deuxième et même pour certains titres de troisième cycle, est subdivisée en différentes sections : Droit juridictionnel - Droit politique et théorique - Droit administratif - Droit civil - Droit financier - Droit commercial - Droit international et communautaire - Droit pénal - Droit social.

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