• Qu'est-ce que la civilisation musulmane et ses valeurs ? En quoi peut-on les comparer à l'héritage européen ? Quels réflexes mentaux l'histoire de l'Islam a-t-elle enracinés chez ses fidèles ? Sont-ils en contradiction profonde avec l'esprit de « l'homme européen » ? Celui-ci existe-t-il d'ailleurs au-delà des slogans politiques ?
    Une incompréhension culturelle autant que religieuse semble imprégner les rapports entre l'Europe et le monde musulman, qui seraient incompatibles et hostiles. Pourtant, il existe entre eux de nombreux parallèles - mystiques, éthiques ou philosophiques -, souvent méconnus. À travers l'histoire croisée de l'Europe et de l'Islam, puisant dans les grands textes religieux, littéraires et politiques qui ont construit les deux civilisations, Olivier Hanne peint le tableau de la naissance et de la croissance de deux sentiments d'appartenance, montre leurs antagonismes profonds, tout en soulignant ce qu'ils ont pu avoir en commun dans le passé, afin de préparer l'avenir.

  • L'islamologue se trouve dans un champ de mines. D'un côté, grincement de dents : pas de doute, le Coran fait bien partie de notre histoire et il faut inclure ses savoirs historiques dans une réflexion commune. De l'autre : encore faut-il que les musulmans intégristes mais aussi les traditionnalistes l'acceptent et se soumettent à la loi commune de la république.

    Olivier Hanne raconte sa spécialité et son métier, qui d'expert en voie de disparition est revenu au coeur des connaissances décisives depuis les attentats de 2015. Il raconte ses rapports houleux avec les salafistes et autres croyants antirépublicains, et ses moments possibles avec la communauté musulmane. Il affronte le terrorisme islamique et défend ses convictions à l'épreuve des tragédies qui ensanglantent la France.

  • L'Europe découvre l'islam avec la conquête de l'Espagne au VIII siècle, mais c'est avec les croisades que s'améliore la connaissance de la culture arabe au XII siècle.
    Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l'on appelle à l'époque l'Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l'adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se risquent en Orient. Les traductions se multiplient, accompagnées de dossiers polémiques. Pourtant, malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières.
    L'arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu'à susciter une véritable fascination au XIX siècle à travers l'orientalisme.
    Comment les Européens ont-ils appris l'existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l'arabe en Europe avant le XX siècle ?
    Cet ouvrage retrace quatorze siècles d'étude de la langue arabe et du Coran en Europe, montre comment la civilisation occidentale a construit son rapport à l'islam, et pourquoi la question culturelle l'emporte finalement sur la différence religieuse.

  • En 1412, Jeanne d'Arc naît à Domrémy dans une fa- mille de paysans aisés. Adolescente, les voix de plu- sieurs saints l'exhortent à délivrer la France du joug anglais. Elle est présentée au roi Charles VII, qu'elle convainc de sa mission divine. L'épopée de Jeanne d'Arc commence.

    En quelques semaines, la jeune villageoise triomphe des troupes anglaises, Orléans est libérée et le roi sa- cré à Reims. Rompant avec les traditions sociales, elle est capturée par les Bourguignons en 1430 et vendue aux Anglais. Jugée pour hérésie, elle est condamnée au bûcher à l'âge de 19 ans.

    Son élan à la fois politique et religieux en a fait une chef de guerre et sainte de l'Église catholique. Deve- nue peu à peu figure majeure de l'histoire de France, celle qu'on surnomme « La Pucelle » est aujourd'hui le symbole de la nation.

  • Mahomet naît à la fin du VIe siècle au sein des tribus du Hedjâz, dans l'ouest de l'Arabie. Orphelin dès l'enfance, il se lance dans le commerce caravanier, s'enrichit, mais s'avère insatisfait des cultes païens. Son existence bascule en 610 lorsqu'il entend une voix céleste lui ordonner de réciter un texte mystérieux, le Coran. Il devient alors le lecteur divin, celui qui appelle les gens de la Mekke à changer de vie devant l'éminence du Jugement. Raillé puis banni de sa cité, il trouve refuge à Médine, où son message rencontre un succès inespéré. Malgré les résistances des chefs tribaux, il organise la vie de la communauté, légifère et lance ses troupes à l'assaut de la Mekke, prélude à l¹unification de toute la péninsule.
    Les sources qui narrent son épopée et justifient son titre prophétique ne cessent d'interroger l'historien, car elles sont essentiellement musulmanes, donc partiales, et tardives, puisque rédigées entre le VIIIe et le Xe siècle. L'étude critique de cette documentation par la recherche moderne dévoile de multiples contradictions dans les récits, mettant au jour les « zones grises » de cette biographie officielle, parfois en opposition avec le Coran.
    La figure de Mahomet ressort de ces analyses plus complexe, moins monolithique.

  • Au Moyen-Orient, les frontières héritées du xxe siècle sont fragiles. En témoignent les drames vécus par les populations locales et l'avènement de Daech.Le problème est ancien, tant la mosaïque ethnique et religieuse est complexe. La région a une histoire plurimillénaire : les premiers États sumériens, la conquête d'Alexandre le Grand, les Empires perse, arabe et ottoman y ont laissé des traces.Lieu de fractionnements permanents, de frontières mouvantes, de conflits incessants, le Moyen-Orient est cependant un espace de construction d'États et de systèmes politiques puissants. Ici, les frontières ne sont pas de simples traits sur une carte, mais définissent des territoires, des communautés et des identités changeantes. L'étude de cette histoire millénaire permet une meilleure compréhension des fractures culturelles et géopolitiques contemporaines.L'auteur invite à un voyage à travers l'histoire et la géographie du Moyen-Orient pour en dévoiler les « seuils », c'est-à-dire les barrières mentales et géographiques.Riche de 140 cartes et schémas, ce livre est la référence pour aborder les enjeux du Moyen-Orient. Olivier Hanne est agrégé et docteur en histoire. Chercheur-associé à l'université d'Aix-Marseille, il est islamologue et professeur aux Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages sur le Moyen-Orient et l'islam.

  • en 1429, anglais et bourguignons se sont partagé la france et s'apprêtent à déferler sur les derniers territoires tenus par le dauphin, charles vii.
    portée par un élan mystique, jeanne quitte alors son village alors qu'elle n'a que seize ans et s'en va rejoindre le dauphin auquel elle confie le message de ses voix. à son arrivée, la guerre se retourne brusquement et les troupes anglaises se dérobent devant la " pucelle " et son étendard. en quelques mois, orléans est libérée, le roi sacré à reims, tandis que l'armée royale marche sur paris. mais jeanne rompt avec les traditions politiques, les coutumes sociales, et suscite les hostilités jusque dans son propre camp.
    charles vii l'abandonne alors, à moins qu'elle ne soit elle-même allée trop loin. capturée devant compiègne, elle est vendue aux autorités anglaises. jugée comme hérétique par l'inquisition, elle meurt sur le bûcher en 1431, avant de devenir une figure mythique du sentiment national français.

  • La guerre est un phénomène majeur dans l'Europe occidentale au Moyen Age. Les conflits entre royaumes, la violence sociale, la mise en place de la féodalité et le pouvoir donné à la chevalerie rendent omniprésente la réalité militaire. Toutefois, à partir des XIe-XIIe siècles, l'Eglise tente d'encadrer les débordements des soldats par sa législation religieuse et morale, tandis que les monarques cherchent à se faire reconnaître comme les seuls dépositaires du droit de guerre. Si chacun connaît les noms de quelques grandes batailles du Moyen Age, comme Hastings, Crécy ou Azincourt, on ignore souvent les sources elles-mêmes ; pourtant, le retour aux textes médiévaux permet de comprendre les enjeux historiques autour de la guerre, et de goûter la saveur et la diversité de ces écrits.

    Cette anthologie propose donc plus de deux cents extraits, traduits et commentés, de sources évoquant le monde de la guerre entre les vine et XVe siècles, en Europe occidentale. Les grandes thématiques militaires y sont illustrées par les auteurs médiévaux eux-mêmes : les croisades, les batailles, les valeurs chevaleresques, les questions de ravitaillement, de tactique de combat, d'armement, d'éthique de la guerre.

  • Avant la naissance de Tsahal en 1948, des groupes de colons idéalistes ont réussi à créer des systèmes de milices qu'ils ont érigées au rang d'armée conventionnelle, tout en faisant naître un État juif cerné de pays arabes hostiles. Depuis lors, Israël s'est appuyée sur son armée pour fédérer et fusionner des populations juives disparates, et a ainsi placé Tsahal au coeur de la nation.
    L'intérêt de l'ouvrage porte sur le rôle que l'armée Israélienne joue et a pu jouer dans les différents secteurs de la société israélienne : mémoire, cohésion nationale, économie, sociologie. En analysant la construction de l'outil militaire israélien dès les débuts du sionisme, l'ouvrage dégage les différentes évolutions que Tsahal a pu connaître au fil des conflits du XXe siècle.
    L'originalité de l'ouvrage est de commencer l'histoire de Tsahal avant 1948 et de montrer comment les élites des kibboutz ont conçu cette nouvelle armée. Les parties sociologiques posent de façon inédite la question des doutes autour de l'armée, ainsi que le problème de l'intégration des minorités druze et bédouine. Le livre réalise enfin un utile bilan de 70 ans de relations entre l'armée et la nation, leurs apports réciproques, leurs limites, et ce dans un contexte tendu qui peut faire l'objet de comparaisons avec la France.
    Au regard systémique de l'universitaire Olivier Hanne fait écho celui de deux officiers qui analysent Tsahal avec l'enthousiasme de la jeunesse et une approche de professionnels de l'armée.

  • Né dans une Arabie à la civilisation archaïque, Mahomet proclame au début du VI siècle, au nom d'un Dieu unique, une vérité révélée qui doit rassembler les messages antérieurs et les dépasser. Aussitôt persécuté par les notables de la Mekke, le nouveau Prophète fuit à Médine, où il emporte rapidement la conviction de populations assoiffées d'idéal. Législateur, commerçant, diplomate mais aussi guerrier, Mahomet devient le modèle de l'homme accompli, inspiré par Allâh, seul digne d'en recevoir le texte sacré, le Coran. Désormais seigneur de tribus, respecté et rassembleur, le Prophète peut alors rentrer triomphalement à la Mekke, avant d'achever sa vie et son destin en unifiant le monde nomade. Au-delà des convictions et des incompréhensions, il demeure possible d'écrire une vie de Mahomet qui respecte les exigences de l'histoire et les sensibilités des croyants. Son existence, qui pose les insolubles questions des révélations divines et de la difficulté d'incarner un message religieux dans la sphère terrestre, permet de comprendre l'adhésion qu'il suscita en son temps et jusqu'à aujourd'hui.

  • Olivier est aumônier catholique en maison d'arrêt. Chaque semaine, il fait le tour des cellules en lançant : "Bonjour, c'est l'Aumônier ?" La plupart des détenus l'accueillent pour une chicorée et un moment de discussion, quelques-uns veulent prier, tous se confient. D'une cellule à l'autre, on lui raconte la vie de famille, les addictions, le procès, les espoirs ; on ment, on s'énerve, on pleure.
    Sans rien cacher des difficultés et de ses moments de doute, l'auteur croque la vie carcérale et ses rayons de soleil : la sortie, la messe, le rappel du pardon. Dans les couloirs de la prison, on croise avec lui une multitude de personnages hauts en couleurs : un proxénète repenti, un vieillard libidineux, un musulman qui va à la messe, un Sicilien manipulateur, un évangéliste vengeur, un gitan à la gâchette facile, un gardien anticlérical qui force les détenus à aller à la messe, et même un cannibale muet ! Tous cherchent une porte de sortie dans leur vie.

  • 1429. La France est plongée dans les affres de la guerre et Orléans est assiégée. Vaincu par les armées anglaises et méprisé par le duc de Bourgogne, le roi Charles VII peine à établir sa légitimité. Arrive alors à la cour de Chinon une jeune villageoise qui parvient à convaincre le roi qu'elle est envoyée par Dieu.

    L'épopée de Jeanne d'Arc commence. En quelques semaines, les troupes anglaises sont vaincues, Orléans libérée et le roi sacré à Reims.

    Les sources historiques permettent de retracer le parcours de la jeune fille, portée par un élan à la fois politique et religieux. L'abondante documentation conservée au Moyen Âge sur la "Pucelle" présente aussi un tableau nuancé de son action, car Jeanne rompt avec trop de traditions sociales, s'affranchit des règles du jeu politique et prend même des libertés à l'égard de ses "voix". Devenue une héroïne encombrante, continuant la guerre malgré le roi, elle est capturée devant Compiègne et livrée aux Anglais.

    Son procès à charge est mené de bout en bout par l'évêque Pierre Cauchon, jusqu'à sa condamnation au bûcher en 1431. Elle devient alors peu à peu une figure majeure du sentiment national français, provoquant l'imaginaire et nourrissant les légendes les plus fantaisistes.

  • Cet ouvrage d?histoire, rédigé par un universitaire attaché à une vulgarisation de qualité, aborde cinq thèmes qui ont tous un rapport avec la question de la violence commise par l?Église dans le passé, et nuancent le regard souvent déformé qu?en ont les médias et nos contemporains. Le catholicisme a-t-il été un instrument de contrainte et d?oppression de la société et des individus ?

  • 1429.
    La France est plongée dans les affres de la guerre et Orléans est assiégée. Vaincu par les armées anglaises et méprisé par le duc de Bourgogne, le roi Charles VII peine à établir sa légitimité. Arrive alors à la cour de Chinon une jeune villageoise qui parvient à convaincre le roi qu'elle est envoyée par Dieu. L'épopée de Jeanne d'Arc commence. En quelques semaines, les troupes anglaises sont vaincues, Orléans libérée et le roi sacré à Reims.
    Les sources historiques permettent de retracer le parcours de la jeune fille, portée par un élan à la fois politique et religieux. L'abondante documentation conservée au Moyen Age sur la "Pucelle" présente aussi un tableau nuancé de son action, car Jeanne rompt avec trop de traditions sociales, s'affranchit des règles du jeu politique et prend même des libertés à l'égard de ses "voix".
    Devenue une héroïne encombrante, continuant la guerre malgré le roi, elle est capturée devant Compiègne et livrée aux Anglais. Son procès à charge est mené de bout en bout par l'évêque Pierre Cauchon, jusqu'à sa condamnation au bûcher en 1431. Elle devient alors peu à peu une haute figure du sentiment national français.

  • Au milieu du VIIIe siècle, du fond des vallées rhénanes, s'élance à la conquête de l'Occident un jeune roi germanique.
    Charlemagne, prince exubérant et volontaire, portera le peuple franc jusqu'à son apogée après un demi-siècle à sa tête. A la fois conquérant, bâtisseur et réformateur, Charlemagne est partout présent dans son immense royaume, y laissant une empreinte d'homme d'Etat et de chef de clan. Défenseur de l'Eglise et de la papauté, il est porté par son clergé à prendre la couronne impériale, qu'aucun prince n'avait pu ceindre à Rome depuis le Ve siècle.
    Arrivé au faîte de sa puissance, le 25 décembre 800, il est acclamé empereur par ses guerriers francs. Mais l'empire de Charlemagne n'a plus rien de romain. Déjà l'autorité de ce grand monarque faiblit aux frontières et, plus grave, dans le coeur de ses sujets. Sa légende n'en traversera pas moins les siècles.

  • En 1198, alors que la chretiente est ebranlee par la chute de Jerusalem et par les appels a une reforme morale et religieuse, les cardinaux elisent un nouveau pape sous le nom d'Innocent III. Issu de la noblesse romaine, theologien de renom et ecrivain spirituel, le jeune pontife . il avait trente-sept ans . s'engage aussitot dans la lutte contre les abus. Il s'attaque aux contestations dans le clerge, aux debordements des princes laics contre les prerogatives de l'Eglise, et lance un nouveau projet de croisade.
    Mais l'ambitieux pontife est confronte a des multiples resistances et jusque dans la ville de Rome. Esprit religieux peu a l'aise dans les tractations diplomatiques, il doit prendre position dans la guerre civile en Allemagne, contre les rois de France et d'Angleterre et assumer la guerre contre les heretiques en Languedoc. Des 1204, la croisade qu'il avait organisee lui echappe et s'empare de Constantinople au lieu de liberer Jerusalem.
    Pourtant, en quelques annees, Innocent III parvient a reaffirmer l'autorite de l'Eglise romaine, a etendre son influence politique et temporelle et a convoquer le grand concile de Latran IV qui reforma en profondeur la vie chretienne. Il laisse a sa mort, en 1216, une papaute redressee, une Eglise assainie, mais aussi compromise dans les affaires du temps.

  • Depuis l'été 2014, situé à cheval sur la Syrie et l'Irak, s'est constitué avec une rapidité étonnante l'Etat islamique, une entité politique et religieuse dont la définition échappe encore à toutes les hypothèses. Mais cet Etat spontané n'est pas né du hasard, et un retour sur l'histoire du Proche Orient dévoile les racines de cette organisation sanguinaire.
    Le califat est une résurgence de l'islam médiéval qui puise à un fanatisme religieux revendiqué par ses combattants. Même leurs violences obéissent à un programme d'action tiré du passé où la kalachnikov a remplacé le sabre.
    Recrutant les candidats au martyre dans tout le monde musulman jusqu'en Europe et en Inde, l'Etat islamique maîtrise parfaitement les tactiques militaires, la communication de guerre et déploie une terreur inédite pour s'imposer. Son émergence est en train de recomposer la carte du Moyen Orient et bouleverse les équilibres géopolitiques jusqu'au coeur de l'Afrique et de l'Asie.

  • La "Grande Syrie" désignait autrefois les territoires actuels de la Syrie, du Liban, de la Jordanie et de la Palestine. Cet espace, que les géographes arabes appelaient le Shâm, et les Français le Levant, fut fractionné après la Première Guerre mondiale par les puissances européennes qui lui imposèrent ses frontières. Pourtant, la Grande Syrie est héritière d'une civilisation brillante, depuis la cité de Palmyre jusqu'au califat omeyyade. Cet espace, qui assura pendant des siècles une cohabitation entre religions, sectes et minorités ethniques, devint au XIXe siècle le foyer du renouveau culturel et du nationalisme arabes. Depuis les révoltes de 2011, la Syrie est menacée dans son existence même, brisée par les bouleversements géopolitiques du Moyen-Orient. Le Liban lui-même est ébranlé par ses fragilités internes et les appétits des puissances régionales.

    En exhumant le passé du Levant à travers ses sources, ses hommes et ses lieux, les auteurs redonnent vie à cette région du Proche-Orient, afin qu'elle ne soit pas abandonnée à elle-même. Loin d'être une épitaphe sur un tombeau, l'ouvrage est une invitation à un voyage imaginaire dans la Grande Syrie et un plaidoyer pour sa renaissance.

  • Revendications de salles de prière, d'horaires adaptés, relations tendues avec les femmes ; depuis une vingtaine d'années, des entreprises évoquent un malaise autour de la place de la religion musulmane dans le monde du travail, et plus particulièrement autour de l'islamisme, sans savoir y répondre. Par peur de stigmatiser des salariés compétents, ou d'être accusé d'islamophobie, on préfère ignorer le problème. Pourtant, la question de la présence de certains rituels dans le cadre professionnel se pose, ainsi que le confirment les récentes affaires médiatiques autour des crèches ou des cantines.

    De nombreux signaux issus des entreprises indiquent que la pratique cultuelle musulmane, quand elle est vécue avec rigorisme, peut induire des comportements chez certains salariés qui déstabilisent la collaboration professionnelle, voire contestent la culture propre au monde du travail, et même le "vivre ensemble" français.

    Loin de s'en prendre à une religion, l'ouvrage analyse une multitude de cas concrets et de témoignages, rappelle les traits de la pratique religieuse musulmane qui peuvent avoir une incidence au travail, et propose une grille de résolution des conflits au regard d'un management culturel équilibré.

  • Toute la journée, les médias, les élus, nous parlent de la dette publique. L'homme s'est fi xé pour absolu la préservation de son confort immédiat, au détriment de tout choix responsable.
    Il en résulte une infl ation inédite de la dette, qui opère comme une ponction di. érée sur les générations à venir et entraîne une destruction accélérée de l'environnement. Jadis maîtrisée, la dette se voit aujourd'hui subtilement encouragée, que ce soit à l'échelle des individus ou des États.
    Qui aurait intérêt à cette fuite en avant ? Tout simplement ceux qui tirent un revenu immédiat d'un assainissement à jamais di. éré ! Les auteurs exposent ce processus et nous mettent en garde sur ses conséquences, notamment dans le champ géopolitique.

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