• Yoram Hazony, grand philosophe conservateur israélien, défend l'idée que le nationalisme est la seule garantie de liberté dans le monde d'aujourd'hui.
    Le nationalisme est la question centrale de notre époque.
    Du Donald Trump de l' « Amérique d'abord » au Brexit et à la montée de la droite en Europe, les événements récents ont imposé le débat : Devenons-nous aller vers un gouvernement mondial ? Les Nations doivent-elles conserver leur indépendance ?
    Dans Les vertus du nationalisme, Yoram Hazony affi rme que la cohabitation de nations souveraines est la seule option pour ceux qui souhaitent un monde de liberté personnelle et collective. Il rappelle comment, depuis le XVIe siècle, les protestants anglais, hollandais et américains se sont appuyés sur l'Ancien Testament pour promouvoir l'indépendance nationale, et montre comment leur vision a apporté la liberté à nombre de peuples, de la Pologne à l'Inde en passant par Israël. C'est cette tradition que nous devons retrouver, plaide-t-il, si nous voulons limiter les confl its et permettre l'épanouissement de la diversité et de l'innovation.

  • L'État d'Israël s'est constitué il y a moins de 60 ans partiellement sur un modèle dessiné à grands traits par Theodor Herzl dans son livre L'État des Juifs. Mais la question d'un État juif, et donc de l'inscription d'une dimension "religieuse" dans l'État a, depuis les origines du mouvement sioniste, fait l'objet d'un très vif débat, qui a pris un tour nouveau ces dernières années, avec les publications des "nouveaux historiens" (Tom Segev, Benny Morris) et l'émergence du "post-sionisme". Le livre de Yoram Hazony est le premier ouvrage d'envergure sur le mouvement "post-sioniste", qui s'est largement développé en Israël au cours de ces dernières années et dont les thèses sont très largement relayées par la presse internationale. Son ton ouvertement polémique a suscité de très vives réactions à la fois dans le monde anglo-saxon et en Israël. Il permet de mieux comprendre les paradoxes d'une société complexe qui a produit en un court laps de temps les auto-critiques les plus virulentes au nom d'une idée "radicale" de la démocratie.

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