• Les mots du chat

    Philippe Geluck

    Après Socrate et Confucius, un incontournable de la philosophie de comptoir !

    Prince du bon mot, Le Chat dispense ses aphorismes chocs depuis presque 40 ans. Grand bavard au pays des images, il agite nos neurones et met nos zygomatiques en feu.
    L'oeuvre graphique de Philippe Geluck est unanimement saluée, mais sa création littéraire mérite autant les honneurs. C'est chose faite avec Les Mots du Chat. Le héros n'apparaît qu'en première et en dernière page de l'ouvrage mais y est omniprésent par sa pensée, parfois tortueuse et cependant imparable.
    Après les Essais de Montaigne ou les Maximes de La Rochefoucauld, Les Mots du Chat s'impose en pierre angulaire de la pensée universelle. Et, contrairement à ses illustres prédécesseurs, Les Mots du Chat est illustré par un florilège de tout ce que Geluck griffonne quand il ne dessine pas son matou.

  • Après une tournée d'été du théâtre du "Loup en slip", Sophie et Antoine rentrent au bercail... pour découvrir leur charmant village en pleine effervescence ! Le projet d'extension de l'entreprise Garan-Servier, qui relancerait l'économie de la région, est menacé... par une mystérieuse "magicienne dentelée" occupant le terrain. Branle-bas de combat pour les zadistes ! Cela dit, c'est un coup de bol pour les vieux fourneaux, qui peuvent enfin partir à la recherche de leur trésor oublié...

    Quant à Sophie, elle apprend une délicate vérité au sujet de son père...Confidence pour confidence, révélera-t-elle enfin l'identité du père de sa fille, Juliette ?

  • Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette. Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C'est du moins ce qui est prévu... Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s'occuper ensemble de Juliette jusqu'au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l'accompagner au match. Or, Pierrot l'anarchiste mène un nouveau combat : il s'est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu'assister à un match opposant la France, qui refuse d'accueillir les migrants, à l'Australie, qui ne pense qu'à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l'homme, c'est hors de question ! Mimile n'a plus pour seule compagnie que ses désillusions... Et si lui aussi était bon pour l'asile ?

  • Après deux albums en 2014, voici le troisième tome, très attendu, des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet se penchent cette fois sur le cas de Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, entre bourre-pifs, rugby et amitiés au long court. Pirate un jour, pirate toujours ! En parallèle : Pierrot et son collectif "Ni Yeux Ni Maître" jouent les abeilles tueuses, et Sophie apprend qu'à la campagne, on ne prend pas ses oeufs de poule chez les vieilles chouettes. Bref, les « vieux fourneaux » sont de retour, pétant la forme !

  • Déjà le deuxième tome des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet décrivent avec toujours autant de drôlerie la chute libre de notre société. Restent Mimile, Antoine, Pierrot et ses anars malvoyants pour redresser la barre. Un versement inattendu de la « finance carnassière » arrive à point nommé, mais réveille également de douloureux souvenirs pour Pierrot. Sa muse libertaire, Ann Bonny, réapparaît... Wilfrid Lupano et Paul Cauuet persistent et signent des scènes et dialogues savoureux qui resteront dans les mémoires !

  • Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un oeil tourné vers un passé qui fout le camp, l'autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le coeur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel.

  • Les Vieux Fourneaux raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance: Antoine, Emile et Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de vies (presque) passées. Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps.

    Les Vieux Fourneaux, à travers d'incessants va-et-vient entre les années cinquante et les années 2010, raconte sur un mode tragi-comique notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise.

  • Faut pas prendre les cons pour des gens t.3 Nouv.

    Après deux années de travail à manipuler la mécanique de l'absurde pour mieux tordre les clichés de notre société, Emmanuel Reuzé approfondit son analyse de la bêtise humaine et publie un troisième opus toujours aussi drôle et grinçant.
    Dans ce nouvel album, il aborde par l'absurde des grands sujets de société tels que l'enseignement, la pauvreté, le racisme ordinaire, l'intelligence artificielle, la radicalisation, le dopage, l'eugénisme, le harcèlement publicitaire, la corrida, les services après vente, les déserts médicaux...Chaque gag est construit avec intelligence, dans un style réaliste dont la répétition de cases creuse le décalage comique entre dialogues et situations. Mais s'il a bien conservé son style réaliste, Reuzé a continué à développer son dessin sur ce troisième tome pour nous offrir de superbes pages qui fourmillent de détails. Avec un humour absurde et féroce, Emmanuel Reuzé, Nicolas Rouhaud, Bernstein et Haudiquet font une fois de plus la démonstration de la bêtise du réel, et dénoncent sa violence.

  • Louca t.9 ; game over

    Bruno Dequier

    • Dupuis
    • 8 Octobre 2021

    Louca et son coach fantôme Nathan sont bien décidés à reconstituer une équipe de foot digne de ce nom. Tant bien que mal, ils arrivent à recruter un bon nombre d'anciens coéquipiers de Nathan, en battant chacun d'eux dans son sport de prédilection (la fin justifiant les moyens, Louca n'hésite pas à se faire aider de manière éhontée par Nathan !).
    Pour finaliser cette dream team, il ne leur reste plus qu'à convaincre Joe et Kilian. Ceux-ci acceptent d'intégrer l'équipe... à condition que Louca les batte dans une compétition de e-sport !
    Le parcours homérique et le sacrifice héroïque de Louca suffiront-ils à lui faire gagner ces épreuves redoutables ?
    Louca arrivera-t-il enfin à conquérir le coeur de la belle Julie ?
    Et échappera-t-il indéfiniment à l'impitoyable tueur à gages qui le poursuit inlassablement depuis trois albums ?
    Toutes les réponses dans ce passionnant tome 9 !

  • Pico et ses copains vont devoir réfléchir à la question de la violence. Comment l'éviter, lui faire face, et finir par en rire...
    Le treizième album de notre petit héros, toujours aussi drôle, tendre et malin !

  • Succès surprise de 2019 (60 000 ex. GfK), Faut pas prendre les cons pour des gens revient en octobre pour un tome 02 toujours aussi absurde, hilarant et terriblement efficace. En ces temps où tout le monde se demande si l'on peut encore rire de tout, Reuzé et Rouhaud font fît de ces questions et nous offre un bijou d'humour noir et absurde que n'aurait pas renié Desproges. Chaînon manquant entre l'implacable lucidité des Idées noires et l'absurdité de Fabcaro, cette série fera date dans l'histoire de la BD.

  • En République française, les anciens présidents sont obligés de devenir des super héros au service d'une société secrète.
    À la fin de son mandat, l'ancien président de la République française François Hollande découvre qu'il a l'obligation de devenir un super héros. Pour l'assister dans sa mission de sauver le monde, il fait appel au dessinateur Mathieu Sapin, déjà initié aux coulisses du pouvoir. Le premier tome d'un feuilleton à l'humour explosif où se mêlent géopolitique et science-fiction, avec dans leurs propres rôles Poutine, Cantona, Sarkozy, le prince Albert de Monaco et la grand-mère de Mathieu Sapin.

  • Le 2 juin dernier, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. La réalisation d'un rêve d'enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour... Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour - sa marque de fabrique - le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu'à sa mission dans l'ISS et son retour sur Terre.

  • Le ministère secret t.2 ; trembler en France Nouv.

    Le célèbre dessinateur Mathieu Sapin, récemment recruté par le Ministère Secret, se remet à peine de ses aventures avec le super-héros américain Yaacov Kurtzberg, Nicolas Sarkozy et François Hollande, que déjà sa vie replonge dans le chaos ! Car alors qu'il anime une bonne vieille partie de Cthulhu en famille, voilà que l'ancien président socialiste défonce sa porte au lance-flammes. Mathieu doit le suivre. Vite. Car Dijon est en flammes. Et il se pourrait bien que la cause n'en soit pas terrestre... Accompagnant l'agent Hollande à dos de scooter jusque dans la capitale de la moutarde, Mathieu va découvrir que de surprenants aliens ont fait de la Terre un espace de conflit. Peut-être même ont-ils infiltré les plus hautes sphères de la République... Une mission taillée pour le Ministère secret ! Un album « politicomique » ciselé par Mathieu Sapin et Joann Sfar !

  • En deux mots : Faut pas prendre les cons pour des gens est un album d'humour absurde sur la bêtise ordinaire, de plus en plus présente autour de nous.
    À la manière d'un Goossens ou d'un Fabcaro, il tord et maltraite les clichés de la société dans une BD hilarante et grinçante à souhait. Racisme ordinaire, mesures gouvernementales ubuesques, maisons connectées, quotas policiers, surpopulation carcérale, rejet des laissés-pour-compte...
    Reuzé n'épargne rien ni personne pour notre plus grand plaisir. Côté dessin, il singe la BD contemporaine qui n'hésite pas à reprendre le même dessin sur plusieurs cases.
    Comme vous l'aurez compris, ce bougre ne prend vraiment rien au sérieux, pas même son éditeur !

  • Eddy Mitchell et la raclette sont-ils compatibles avec une vie intime amoureuse ? Peut-on assumer le fait d'avoir un père manager conseil ? Comment s'assurer que les parents resteront bien jusqu'à la fin de la kermesse de l'école ? Qui gagnera la compétition d'enfilage de housse de couette ? Des questions fondamentales auxquelles Fabcaro apporte une réponse implacable, surprenante et finalement évidente.

  • De retour de mission, Blutch découvre qu'Arabesque, sa précieuse jument capable de faire la morte pendant les charges, a été réquisitionnée par une autre unité nordiste ! Ivre de rage, il détruit tout sur son passage, y compris le mess des officiers, mais parvient à convaincre Chesterfield de partir à la recherche de son cheval. Un dangereux et hilarant road movie attend le célèbre duo, au cours duquel ils vont mettre en lumière les affres de la guerre de Sécession, croiser un vieil ennemi, manquer trépasser à plusieurs reprises... et faire mourir de rire leurs lecteurs ! Un album à savourer tout particulièrement, puisque Lambil s'y montre plus que jamais remarquable dans l'art des dessiner les équidés. Mais aussi parce qu'il s'agira du tout dernier Tuniques Bleues écrit par Raoul Cauvin, après 64 albums entrés dans l'Histoire de la BD !

  • Que fait un bébé éléphant dans la salade ? Quels sont les ingrédients pour s'assurer un horrible voyage en TGV ? L'Inde ou le Yémen, quel pays visiter pour pouvoir mieux frimer ? On découvre sous un angle inédit, à la sauce Fabcaro, la rentrée littéraire, la rentrée sociale, l'alimentation bio, la radicalisation, tout ce qui fait notre quotidien, qui deviendra bien plus supportable et léger après la lecture du livre.

  • Idulfania Nouv.

    Toute la "fantasy" de Brecht Evens dans un livre facile pour des temps difficiles ! Idulfania est une terre imaginaire où se rencontrent rois, chevaliers, sorcières, hommes et femmes des temps modernes, personnages de contes de fées et créatures mythiques.

    La fascination du pouvoir et la dévastation qu'il provoque sont au coeur de cette série de strips qui tend vers l'humour noir, le non-sens et le surréalisme.

  • Chroniques acides de la vie de couple.

    Acceptez-vous d'être débordés par les tâches du quotidien ? D'aller déjeuner chez vos beaux-parents chaque premier dimanche du mois ? De mettre une liste sur le frigo pour savoir qui fait quoi dans la maison ? Et d'avoir des idées divergentes sur l'éducation de vos enfants ? Alors félicitations, vous voici unis par les liens d'un mariage précaire et conflictuel !
    Auteur du désormais culte Zaï Zaï Zaï Zaï, Fabcaro nous offre dans ce nouvel ouvrage un portrait acide et décomplexé des relations de couple. Situations cocasses, moments absurdes, incompréhensions, quiproquos, confidences sur l'oreiller... une série de strips qui nous fait autant méditer sur la société que sur nous-même mais qui, surtout, n'oublie jamais de nous faire rire.

  • Game over t.20 ; deep impact

    Midam

    • Dupuis
    • 20 Août 2021

    On fait difficilement plus simple comme jeu vidéo : un petit héros particulièrement maladroit, une princesse stupide, hystérique et presque aussi gaffeuse que son sauveur, et puis un tas de Blorks plus laids, cruels et vicieux les uns que les autres, qui n'ont qu'un but dans leur vie virtuelle : empêcher le premier de délivrer la seconde. Et si, au passage, ils peuvent les massacrer joyeusement, ils ne vont pas se gêner, entraînant ainsi l'inéluctable "Game Over" qui rythme chaque fin de page de la série. C'est sur ce canevas pourtant simple que Midam nous régale de gags muets et gore d'une efficacité redoutable.

  • Le premier tome de "Thérapie de Groupe", "L'Étoile qui danse" (1), mettait en scène un auteur de bande dessinée en plein désarroi à la recherche de l'inspiration.
    Dans le second tome de cette trilogie, "Ce qui se conçoit bien" (2), l'auteur, toujours en panne, poursuit sa quête de l'idée du siècle afin de redevenir l'auteur à succès qu'il était.
    Après ses échecs répétés il est désormais hébergé par la Clinique des Petits Oiseaux Joyeux (« Clinique Psychiatrique pour fous, gros et demi-gros. »).
    Il y expérimente la vie en communauté et va donc participer, ou non, aux animations proposées : sport (« De vous à moi, c'est pas pour critiquer, mais on ne fait pas une équipe de foot potable avec des sociopathes. »), atelier de dessin, rencontre avec le psychiatre (« J'aime bien les psychiatres, ce sont les seuls à écouter sérieusement les fous... », distribution de médicaments («la drogue y est gratuite et en plus - et je n'ai jamais vu ça ailleurs - il y a toujours quelqu'un pour s'assurer qu'on prenne bien toute notre drogue. C'est bien simple, je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de monde.»).
    En décrivant un Manu Larcenet en manque d'idées, l'auteur ouvre des dizaines de pistes qu'il explore avant de les refermer et démontre paradoxalement une imagination débordante.
    Il continue d'explorer l'histoire de l'Art, fréquente Jérôme Bosch et Brueghel l'Ancien, convoque Boileau et Nietzche à un débat télévisé, dialogue avec Baudelaire et réinvente le western.
    Le séjour à la clinique porte ses fruits et l'auteur, pas forcément guéri mais apaisé, retrouve sa famille. Une happy end provisoire en quelque sorte : « Aux Petits Oiseaux Joyeux, si on met de côté quelques suicidaires, en général tout se finit bien . » Un album dense d'une originalité absolues. C'est riche, débridé, foisonnant, intelligent, drôle, décalé et désespéré.
    Mais l'auteur est aussi un artiste et, en revisitant les grands maîtres, il démontre une incroyable virtuosité graphique.
    Manu Larcenet, le dessinateur, peut tout dessiner, jongler avec les couleurs, le noir ou le sépia, adopter tous les styles ; c'est un créateur torturé et complet.
    Les lecteurs familiers de l'auteur ont évidemment déjà lu le premier tome de cette série hors-norme. Pour ceux qui sont en première année de Larcenet, il est recommandé de le découvrir en commençant par lire le sensationnel "Combat Ordinaire", son premier très grand succès.
    (1) « Il faut du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse ». (Frédéric Nietzche) « Le problème avec le chaos en soi, c'est que c'est pas marrant tous les jours. » (Thérapie de Groupe tome 1) (2) « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. » (Nicolas Boileau) « Je découvre que, si je veux trouver les mots pour dire mon chaos, il faudrait que je le conçoive bien. Or par définition si je le concevais bien ce ne serait plus du chaos... » (Thérapie de Groupe, tome 2)

  • A quelque chose malheur est bon !

    Sans pandémie, il n'y aurait pas eu de confinement, et sans confinement, il n'y aurait pas eu cet album qui arrive comme l'enfant qu'on n'attendait pas, comme la surprise joyeuse de cette fin d'année calamiteuse! On s'explique : Philippe Geluck devait présenter en avril son exposition de sculptures monumentales sur les Champs-Élysées, mais l'expo et son catalogue ont été reportés à 2021. Sachant qu'il ne pouvait abandonner ni ses lecteurs ni son éditeur ni les libraires, l'artiste a mis à profit son enfermement pour concocter un nouveau Chat qui regorge de gags hilarants, de gravures détournées et de dessins politiquement très incorrects.
    Alors, merci qui ? Merci le coronavirus !

  • "Thérapie de Groupe" met en scène de façon éblouissante un auteur de bande dessinée à la recherche de l'inspiration. Dans une quête inlassable il parcourt l'univers de la création. Il remonte l'Histoire, fait appel aux plus grands peintres, interpelle Boileau, Nietzsche ou Dieu Lui-même.

    Faire rimer humour et désarroi n'est pas à la portée de tous les poètes. Avec cet album drôle et émouvant, cultivé et percutant, c'est pourtant l'exploit que réalise l'auteur.

    Ce voyage aux sources de la création est l'occasion pour le lecteur de constater l'extraordinaire talent graphique de Larcenet et l'ampleur de sa palette. Mais aussi d'entrevoir la douleur d'un artiste se cognant aux murs de l'incompréhension et de la solitude. Au bout du voyage, à chaque fois, l'impasse de la souffrance.

    Avec une lucidité féroce, l'auteur ne s'épargne jamais et dépeint de façon poignante un artiste à la dérive. Sauf que cet artiste, Manu Larcenet, est aussi le maître de l'autodérision. Et qu'il réussit à rendre chaque dessin, chaque page, chaque échec, aussi hilarants que bouleversants.

    Face à l'angoisse de la création, sans artifice ni dissimulation, il se met à nu dans une exploration d'une richesse et d'une profondeur rare et d'une vérité souvent déchirante. Et d'une drôlerie surprenante.

    Dialogues ciselés, mise en scène au cordeau, dessin incroyablement abouti, le dernier avatar d'une oeuvre originale et dense, "Thérapie de Groupe" enchantera évidemment la cohorte des fidèles de Larcenet. Et sera un vrai choc pour ceux qui le découvrent.

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