• Clivages politiques et inégalités sociales ; une étude de 50 démocraties (1948-2020) Nouv.

    Depuis les années 1980, les inégalités sont reparties à la hausse dans la plupart des régions du monde, après une période relativement égalitaire dans l'après-guerre. Faut-il y voir la conséquence implacable de la mondialisation et de la technologie, ou bien plutôt un phénomène proprement politique et idéologique ? Pourquoi de nouvelles coalitions électorales unies par d'ambitieux programmes de redistribution des richesses tardent-elles à se développer, et quel est le lien avec la montée de nouveaux conflits identitaires, incarnée par les succès de Trump aux États-Unis, Le Pen en France, Modi en Inde ou encore Bolsonaro au Brésil ?
    Cet ouvrage collectif offre des pistes de réponses à ces questions en retraçant la transformation des clivages politiques dans 50 pays entre 1948 et 2020. À partir de l'exploitation d'enquêtes électorales couvrant de manière inédite les cinq continents, l'ouvrage étudie le lien entre les comportements de vote et les principales caractéristiques des électeurs telles que le revenu, le diplôme, le genre ou l'identité ethno-religieuse. Cette analyse permet de comprendre comment les mouvements politiques sont amenés à coaliser des intérêts et identités multiples dans les démocraties contemporaines. Une telle perspective historique et mondiale s'avère indispensable pour mieux appréhender l'avenir de la démocratie au XXIe siècle.

    Toutes les données rassemblées sont mises à la disposition des personnes intéressées dans le cadre de la World Political Cleavages and Inequality Database (www.wpid.world).

  • Un essai essentiel et foisonnant qui, remettant en perspective l'histoire de la dette depuis 5000 ans, renverse magistralement les théories admises. Il démontre en particulier que l'endettement a toujours été une construction sociale fondatrice du pouvoir. Aujourd'hui encore, les économistes entretiennent une vieille illusion : celle que l'opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers. Et si l'unique moyen d'éviter l'explosion sociale était justement. d'effacer les dettes ?

  • Dans le prolongement de l'Occupation du monde paru en 2018, Généalogie de la morale économique expose quelques-unes des voies par lesquelles s'est constitué l'imaginaire économique qui gouverne les sociétés occidentales et entrave l'appréciation de la catastrophe environnementale produite par l'expansion du capitalisme industriel et financier. Nous avons à déchiffrer, pour parler comme Walter Benjamin, l'affinité qui a permis au capitalisme de proliférer comme un parasite sur le christianisme.

  • Le terme « décroissance » est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ?
    Si la croissance est une croyance en un progrès infini - pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète -, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus .
    David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que « serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ». La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • Avant que la corporation des économistes n'en monopolise abusivement le sens et la portée, le mot «économie» a reçu plusieurs significations du domaine des sciences, des arts et de maintes pratiques sociales.
    N'est pas économie ce qu'on croit. Cette collection d'ouvrages semestriels vise à restaurer les différentes acceptions du terme « économie » et à en faire valoir toute l'actualité, pour ensuite synthétiser ces usages dans une définition conceptuelle, en lieu et place de celle, idéologique, qui s'est imposée à nous.
    6 volumes à paraître: L'économie de la nature (oct. 2019) L'économie de la foi (oct. 2019) L'économie esthétique (fév. 2020) L'économie psychique (oct. 2020) L'économie conceptuelle (oct. 2020) L'économie politique (fév. 2021)

  • L'économie de demain ; les 25 grandes tendances du XXIe siècle Nouv.

    L'économie mondiale est en perpétuelle évolution. Alors que les décennies qui ont précédé la Grande Récession de 2008 ont été marquées par une mondialisation toujours plus puissante, par une faible prise en compte des enjeux environnementaux, par la montée des inégalités dans les pays riches mais aussi par une baisse de la pauvreté dans les pays émergents, l'économie mondiale pourrait connaître des évolutions très différentes au XXIe siècle.
    Cet ouvrage illustré présente 30 grandes tendances qui dessineront l'économie au XXIe siècle : le vieillissement de la population, les conséquences économiques du changement climatique, globalisation et dé-globalisation, la digitalisation/robotisation, la perte de pouvoir de négociations des employés, un endettement toujours plus élevé , la financiarisation du financement des entreprises, la fragile intégration européenne.

  • Ce livre dresse le tableau d'un siècle d'inégalités en France. Contrairement à une idée reçue, l'inégalité des salaires est restée assez stable tout au long du xxe siècle. L'inégalité totale des revenus a, quant à elle, fortement diminué de 1914 à 1945, en raison des chocs subis par les revenus du capital (destructions, inflation, crise des années 1930). La concentration des fortunes et des revenus du capital n'a par la suite jamais retrouvé le niveau astronomique qui était le sien en 1914. La fiscalité progressive a empêché le retour à une société de rentiers. L'ouvrage décrit aussi l'évolution des politiques en matière de redistribution et celle de la perception des inégalités.

    Explorant systématiquement les sources fiscales mais aussi les représentations des inégalités, ce livre fait apparaître la question des inégalités comme une grille de lecture de l'histoire générale de la France au XXe siècle.

    Thomas Piketty.

  • Avant que la corporation des économistes n'en monopolise abusivement le sens et la portée, le mot «économie» a reçu plusieurs significations du domaine des sciences, des arts et de maintes pratiques sociales.
    N'est pas économie ce qu'on croit. Cette collection d'ouvrages semestriels vise à restaurer les différentes acceptions du terme « économie » et à en faire valoir toute l'actualité, pour ensuite synthétiser ces usages dans une définition conceptuelle, en lieu et place de celle, idéologique, qui s'est imposée à nous.
    6 volumes à paraître: L'économie de la nature (oct. 2019) L'économie de la foi (oct. 2019) L'économie esthétique (fév. 2020) L'économie psychique (oct. 2020) L'économie conceptuelle (oct. 2020) L'économie politique (fév. 2021)

  • La grande evasion

    Angus Deaton

    Né en Écosse, enseignant à Princeton, Angus Deaton s'est vu décerner le Prix Nobel 2015 pour ses travaux basés sur la mesure économétrique fine des comportements individuels dans le domaine de la consommation et de la pauvreté en relation avec le bien-être.
    En 380 pages non académiques, cet ouvrage expose sa méthode pour sortir des inégalités : il nous apprend que la volonté politique est primordiale pour avoir raison des inégalités de santé dans le monde, détruisant le mythe d'une relation causale entre croissance du revenu et amélioration de la santé. À l'origine de la notion de « seuil de pauvreté », le Prix Nobel 2015 se distingue par son optimisme tempéré.
    Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

  • Emmanuel Macron, 15 octobre 2017 : « Pour que notre société aille mieux, il faut des gens qui réussissent ! [...] Je ne crois pas au ruissellement, mais je crois à la cordée. [...] Si l'on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole. » Le 6 janvier 2018, le porte-parole du gouvernement enfonce le clou : « Ce n'est pas un gouvernement qui fait des cadeaux aux riches ! C'est un gouvernement qui permet à l'argent d'être investi dans les entreprises pour nos emplois en France. » Un résumé saisissant de la notion de trickle-down effect (effet de ruissellement) avancée en 1981 par le directeur du budget de Ronald Reagan : « Donner les réductions d'impôts aux tranches supérieures, aux individus les plus riches et aux plus grandes entreprises, et laisser les bons effets «ruisseler» à travers l'économie pour atteindre tout le monde. » Telle semble bien la logique des mesures adoptées depuis 2017 par le gouvernement Macron/Philippe, même s'il affirme le contraire. Et même si aucun économiste n'a jamais produit une « théorie du ruissellement ». Alors comment expliquer que cette idée si décriée soit encore mise en oeuvre ? En analysant son fonctionnement comme celui d'un mythe, c'est-à-dire une construction imaginaire largement partagée. C'est ce que propose Arnaud Parienty dans cet essai enlevé et pédagogique. Il y décortique avec méthode les clichés répétés sur les plateaux de télévision : « trop d'impôts tue l'impôt », ils favorisent l'évasion fiscale, etc. Et il remet en perspective la façon dont les politiques néolibérales ont conduit, partout dans le monde, à une explosion des inégalités, sans pour autant favoriser la croissance et l'emploi, contrairement à ce que prônent les adeptes du ruissellement.

  • De Keynes à Bourdieu en passant par Braudel et Friedman, 100 fiches de lecture est l'ouvrage de référence qui permet d'accéder à l'essentiel des oeuvres majeures des XXe et XXIe siècles en économie, sociologie, histoire et géographie économiques. Ces fiches sont classées par thème et émaillées de citations. Après avoir replacé les oeuvres dans leur contexte, elles en restituent de façon structurée les idées essentielles puis en précisent la portée.

  • «Le projet de nationalisation des banques et de grandes entreprises stratégiques de l'économie nationale a été un moment de grande passion et de grande tension politique dans notre pays. Pendant neuf années, les nationalisations avaient alimenté le débat politique, et cette idée avait galvanisé les socialistes jusqu'à l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir. Que quelques années après leur mise en application, elles aient été complètement balayées par les privatisations du gouvernement de Jacques Chirac avait de quoi susciter de fortes interrogations sur le processus même de ces nationalisations.» Par un étonnant concours de circonstances, l'économiste et universitaire François Morin s'est trouvé engagé en 1981 au cabinet de Jean Le Garrec, secrétaire d'État chargé de l'«extension du secteur public», c'est-à-dire des nationalisations, dont celle des banques. S'appuyant sur ses archives personnelles et ses souvenirs, l'auteur raconte les coulisses de cet épisode extraordinaire de l'histoire récente de la France et s'interroge sur les raisons de l'échec de cette ambitieuse politique de socialisation du capital. Il démontre ainsi que les nationalisations de 1981 et leur échec ont encore beaucoup à nous apprendre, et que ces leçons pourraient nous permettre de réfléchir aujourd'hui aux voies d'une refondation démocratique radicale.

  • A l'ère du tout numérique et de la tyrannie de l'actualité, ce manuel fournira aux étudiants les moyens d'éclairer les principaux enjeux économiques actuels et à venir. Ce livre d'histoire des faits économiques est conçu spécialement pour les étudiants de premier cycle universitaire et grandes écoles dont le cursus comprend cette matière. Il couvre la période qui s'étend des origines de la Révolution industrielle à nos jours.
    L'approche est à la fois chronologique et thématique, ce qui permet une mémorisation facile. Pour aider dans la préparation des révisions et faciliter la mémorisation, des questions et des QCM corrigées sont disponibles à l'adresse https : //www.deboecksuperieur.com/site/326361. " Quand le passé n'éclaire plus l'avenir, l'esprit marche dans les ténèbres ", écrivait Alexis de Tocqueville en 1840. A l'ère du tout numérique et de la tyrannie de l'actualité, ce livre fournira aux étudiants les moyens d'éclairer les principaux enjeux économiques actuels et à venir.

  • La dissociété est cette force centrifuge qui éclate en éléments rivaux les composants autrefois solidaires d'une société humaine. Un processus de destruction des liens sociaux, au profit du culte de la performance individuelle et de la compétition. Nation éclatée en « communautés », ghettoïsation, guerre économique imposée entre les travailleurs comme entre les régions, exclusion des perdants, repli sur soi... Pourquoi résistons-nous si peu à l'idéologie néolibérale d'une société de marché où les liens se racornissent en simples échanges ou connexions ? En partie parce celle-ci puise ses sources dans une erreur anthropologique fondatrice de la culture moderne et qui a contaminé la plupart des courants de pensée politique du XVIIe siècle à nos jours : la conception de l'humain comme un individu existant par lui-même hors de ses liens sociaux.

  • Un récit vivant et attrayant de l'histoire de l'économie, relatée à travers ses événements marquants de l'Antiquité à nos jours et les idées des grands penseurs de la discipline.
    Un récit vivant et attrayant de l'histoire de l'économie, relatée à travers ses événements marquants - de l'Antiquité à nos jours - et les idées des grands penseurs de la discipline.

    À quoi est due la pauvreté ? Les crises économiques sont-elles inévitables dans le système capitaliste ? L'intervention de l'État dans l'économie est-elle bénéfique ou désastreuse ? Les réponses à ces questions basiques d'économie concernent tout le monde, mais le jargon et les mathématiques hermétiques de la science économique peuvent sembler rébarbatifs. Ce livre clair, accessible et non dénué d'humour est idéal pour les jeunes lecteurs découvrant la science économique comme pour tous ceux qui souhaitent mieux comprendre toute l'étendue de son histoire et de ses idées.

    L'historien de l'économie Niall Kishtainy organise chronologiquement de courts chapitres consacrés aux notions principales et événements cruciaux. Il relate les contributions de penseurs clés tels qu'Adam Smith, David Ricardo, Karl Marx, John Maynard Keynes et bien d'autres, tout en explorant des sujets qui vont de l'invention de la monnaie à la Grande Dépression, en passant par l'apparition de la société agraire, l'entrepreneuriat, la destruction de l'environnement, les inégalités et l'économie comportementale. Il en résulte un ouvrage unique qui parvient avec brio à mettre en lumière les concepts économiques et les forces qui façonnent notre monde.

  • Le culte de l'individu et la mondialisation du capitalisme n'ont pas accompli la promesse moderne de l'émancipation. Ils ont défait les liens sociaux, sans lesquels aucune liberté ne peut grandir. Après ce diagnostic posé dans La Dissociété, le défi du xxie siècle est de penser une autre société instituant des liens sociaux qui libèrent les individus. Généreux renoue ici avec l'essence du projet socialiste, mais en le refondant sur ce que l'anthropologie, la psychologie, la sociologie et la biologie nous apprennent quant au fonctionnement des êtres humains et des sociétés. À la lumière des sciences de l'homme, et à l'opposé d'une gauche « moderne » qui court derrière des idées libérales dépassées, l'auteur dessine une République sociale et écologique, une « société du progrès humain » qui dépasse la modernité pour en accomplir la promesse.

  • La dissociété est cette force centrifuge qui éclate en éléments rivaux les composants autrefois solidaires d'une société humaine. Un processus de destruction des liens sociaux, au profit du culte de la performance individuelle et de la compétition. Nation éclatée en « communautés », ghettoïsation, guerre économique imposée entre les travailleurs comme entre les régions, exclusion des perdants, repli sur soi... Pourquoi résistons-nous si peu à l'idéologie néolibérale d'une société de marché où les liens se racornissent en simples échanges ou connexions ? En partie parce celle-ci puise ses sources dans une erreur anthropologique fondatrice de la culture moderne et qui a contaminé la plupart des courants de pensée politique du XVIIe siècle à nos jours : la conception de l'humain comme un individu existant par lui-même hors de ses liens sociaux.

  • L'année 2015 marquera l'histoire de la Grèce, de l'Europe et de la gauche. Ce livre constitue un guide pour les lecteurs et les lectrices qui ne se contentent pas de la narration dominante présentée par les grands médias et les créanciers, qui ne se satisfont pas non plus de la version donnée par Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances du premier gouvernement Syriza, dans son livre Conversations entre adultes et adapté au cinéma par Costa-Gavras.
    Il est essentiel de prendre le temps d'analyser la politique mise en oeuvre par Yanis Varoufakis et le gouvernement d'Alexis Tsipras car, pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale a été élu en Europe pour former un gouvernement. Comprendre les échecs et tirer les leçons de la manière dont ce gouvernement a affronté les problèmes qu'il a rencontrés sont de la plus haute importance si on veut éviter un nouveau fiasco.
    Éric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la Commission d'audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont secoué l'Europe cette année-là, il en maîtrise les tenants et les aboutissants.
    Comme l'écrit l'historien britannique Adam Tooze, auteur de Crashed : « Que l'on sympathise ou non avec l'orientation qui y est défendue, le livre de Toussaint permet à tout un chacun d'approfondir la compréhension de la scène politique grecque dans laquelle Varoufakis et Tsipras ont opéré. » Un objectif majeur du livre est de montrer qu'à chaque étape cruciale du chemin de croix qui va de février à juillet 2015, il y avait la possibilité d'opter pour une alternative. Les mesures qu'il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu'il était possible de prendre sont bien identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre national et alimentent la réflexion stratégique sur les batailles politiques pour l'émancipation sociale. L'auteur démontre de manière convaincante qu'une victoire était possible et que ce qui s'est passé n'était pas inéluctable.

  • De nos jours, le système économique que nous appelons capitalisme nous apparaît comme universel et intemporel. Aux fondements de notre société, il est la source de changements et de renouvellements permanents, parfois restreints et prévisibles, parfois profonds et incontrôlés. Pourtant, à ses débuts au XVIIe siècle dans une Angleterre en pleine modernisation, son développement était improbable puisqu'il reposait sur la conjugaison de plusieurs facteurs. Fruits de changements d'abord isolés dans les techniques agricoles, d'inventions et de progrès technologiques dans le domaine du commerce et dans celui de l'industrie, son essor est intimement lié aux mentalités : ce sont les décideurs politiques qui, remarquant ces changements, ont commencé à élargir ses pratiques au niveau de l'État.

  • Cette nouvelle édition de l'ouvrage d'Ivan Berend offre une vue d'ensemble des régimes économiques et de la performance économique depuis le début du XXe siècle à nos jours, avec une mise à jour complète tenant compte des événements récents, en ce compris les causes et impacts de la crise financière et économique de 2008.
    Cette nouvelle édition de l'éminente étude des régimes économiques et de leurs résultats, du début du XXe siècle à nos jours, est intégralement remise à jour, de manière à intégrer les évolutions récentes, y compris les causes et les conséquences de la crise économique et financière de 2008.

    Loué pour la clarté de son écriture et son style analytique épuré autant que pour ses éclairantes études de cas, ce manuel expose - de manière intégrée et comparative - le développement économique de l'Europe, tant au travers de l'évolution du capitalisme que de l'émergence, puis de la chute, des régimes fascistes et communistes, et ce jusqu'au problèmes économiques auxquels l'Europe fait face aujourd'hui.

    L'ouvrage examine à la fois les réussites et les échecs de cette période troublée par les crises, mais aussi particulièrement marquée par les succès. Il présente les principaux facteurs qui ont permis la croissance économique et les différents régimes économiques qui ont été inventés et essayés. Il montre enfin comment la grande disparité existant entre les régions européennes a commencé à graduellement s'amenuiser à la suite de leur intégration de plus en plus poussée.

    Cet ouvrage s'adresse non seulement aux étudiants en histoire, économie, sciences sociales ou sciences politiques soucieux de comprendre les clivages politico-économiques qui parcourent le XXe siècle et les défis que le XXIe siècle va devoir relever, mais aussi au public plus large et diversifié de ceux qui veulent saisir les grandes options qui ont façonné la société européenne au cours du dernier siècle, leurs faiblesses, mais aussi leurs forces.

  • Voici le guide utile et pratique pour comprendre la métamonnaie qui pourrait bien redéfinir en profondeur les règles de notre économie globalisée.

    Créée en 2009, cette monnaie décrite par les uns comme virtuelle mais considérée par d'autres comme un véritable or numérique s'échange en pair à pair sur Internet en dehors du réseau bancaire traditionnel.

    Quelles sont les propriétés spécifiques de cet objet numérique infalsifiable ? Quelles sont les caractéristiques monétaires d'un jeton informatique émis sans autorité centrale, sans banque, sans État ? Que nous dit Bitcoin des nouveaux usages économiques, de la cybercriminalité, de la société de surveillance ainsi que de l'évolution du cyberespace ?

    Bitcoin accompagne en effet à la fois Internet dans son évolution et la société dans sa décentralisation, grâce à son architecture et à son registre, la blockchain.

    La première grande synthèse en français, claire et accessible, sur la nouvelle monnaie du troisième millénaire.

  • Marignan en 1515, tout le monde connaît ! Mais la date de la création du franc sous Jean le Bon (1360) ou la nomination de Colbert comme contrôleur général des Finances (1665) ? Avec les lois d'Allarde et Le Chapelier en 1791, l'abolition de l'esclavage en 1848, les tarifs Méline de 1892 ou encore les grèves de 1936, ces dates sont autant d'événements clés qui ont marqué de manière profonde l'histoire longue de la France. De l'an mil à la création du ministère du Redressement productif, ces dates sont aussi révélatrices de mouvements de fond dans la société, comme l'installation d'un chômage structurel. Mais elles marquent surtout l'action des êtres humains sur la société : car l'histoire économique et sociale du pays n'est pas tant soumise à l'obscure loi du marché qu'à la volonté des hommes, à leurs intérêts divergents, aux conflits qu'ils déclenchent et aux compromis qu'ils concluent.

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