• Le 29 août 2016, la présidente Dilma Rousseff prononce un discours historique devant le Sénat brésilien. Alors qu'elle est l'objet d'une procédure de destitution pour des opérations comptables liées à la gestion du déficit de l'État brésilien, son ultime plaidoirie ne parvient pas à convaincre la chambre haute de son innocence. Son éviction met fin à un règne de treize ans du Parti des Travailleurs à la tête de l'exécutif fédéral, et constitue une étape essentielle dans la profonde crise qui touche le Brésil depuis 2013.
    Dilma Rousseff, qui avait succédé à Lula dans un climat d'euphorie économique et sociale, a vu la situation du pays se dégrader et les scandales de corruption toucher jusqu'à son propre camp. Au lendemain de sa réélection surprise, l'opposition conservatrice se lance à corps perdu dans des procédures juridiques visant à la renverser, pendant que s'amorce l'essor irrésistible de l'extrême droite fondé sur le rejet de la classe politique.
    Ce discours est un témoignage solennel laissé à l'histoire. Il affirme, au delà de ses erreurs et des compromissions de son parti, que la présidente a été victime d'un coup d'État dont la forme juridique est adaptée au discrédit qui frappe la violence politique explicite. En rappelant son parcours personnel et les principes de la Constitution, Dilma Rousseff incarne la résistance au nom de l'État de Droit et de la souveraineté populaire. En s'élevant à la hauteur de son mandat et de la postérité, elle encourage à surmonter l'injustice et à préparer les prochaines luttes.

  • Depuis le début du XXIe siècle, les opérations extérieures de la France (opex), c'est-à-dire les interventions de ses forces armées à l'étranger, se sont multipliées. Des milliers de soldats sont aujourd'hui déployés sur plusieurs théâtres extérieurs, notamment au Sahel et au Levant. Alors que ces opérations doivent faire face à des défis croissants dans une période d'intensification et de diversification des menaces, cet ouvrage fait le point sur le cadre d'intervention des opex et tire quelques leçons de retours d'expérience. Croisant des regards militaires et civils, théoriques et pratiques, dans une approche globale et pluridisciplinaire (histoire, droit, science politique, sociologie), il permet de mieux saisir cette dimension importante et pourtant méconnue de la politique étrangère de la France.

  • Cette enquête réalisée par trois grands journalistes turcs du Daily Sabah révèle les secrets les plus terribles de l'assassinat de Jamal khashoggi, éditorialiste du Washington Post, au sein même du consulat de l'Arabie Saoudite d'Istanbul, meurtre qui a plongé le monde dans la consternation la plus totale. Ce que les Saoudiens ne savaient pas, c'est que les services spéciaux turcs dirigés par hakan Fidan, avaient criblé les murs du consulat de micros, grâce auxquels le crime et surtout le rôle de Mohammed Ben Salmane, prince dirigeant l'Arabie Saoudite, a pu être prouvé.
    On apprend ainsi ce qui s'est passé pendant les 7 dernières minutes de la vie de khashoggi entre le moment où il est entré dans le consulat et sa mort, grâce aux enregistrements que Ferhat Ünlû, Abdourrahman Simsek et nazif Karaman se sont procurés : - ce qui s'est précisement dit entre Khassoggi et ses tortionnaires. - comment son meurtre a été conduit, étape par étape... et nié par le consulat. - comment son corps a été démembré et dispatché dans des valises.
    - ce que les 15 assassins se sont dit pendant l'opération, leur identité et leur spécialité... - comment les services secrets turcs du MIT ont conduit leur enquête. - ce qui s'est passé ensuite au plus haut niveau du royaume saoudien et comment celui-ci a tenté de nier son implication. Cette enquête est un monument de travail journalistique écrit par les journalistes qui furent les premiers à révéler le scandale de ce meurtre diplomatique au monde.

  • Le livre prend le contre-pied du discours habituel sur Trump, dominant dans les média américains et français, qui présentent le président US sous un jour aberrant, monstrueux, imprévisible, absurde, fou... L'auteur en fait le symptôme banal, trop banal, du monde actuel : signe d'une Trumpisation ordinaire de nos sociétés qui va bien au-delà du cas Trump.

  • L'affaire Epstein

    Dylan Howard

    Pour la première fois, voici la vie détraquée du milliardaire Jeffrey Epstein, confident de Bill Clinton, qui a piégé, pendant 20 ans, pour le compte des services israéliens, des milliers de députés, sénateurs, hommes d'affaires, journalistes, stars de cinéma, scientifiques de renom, recteurs et doyens d'universités, premiers ministres, princes et princesses (dont le prince Andrew), et même des présidents avec son réseau de prostitution de jeunes filles.

    De son ascension en tant que professeur de mathématiques en passant par une carrière ratée à Wall Street, on le suit jusqu'à sa gloire et sa déchéance, en passant par sa rencontre capitale avec Ghilaine Maxwell, la fille d'un autre très grand espion du Mossad, Robert Maxwell qui avait acheté les médias britanniques pour le compte d'Israël.

    Alors qu'il se prétendait millionnaire grâce à Wall Street, en réalité Epstein s'était transformé en proxénète spécialisé pour les seuls ultra-riches et tout-puissants qui n'exigent qu'une seule chose: la discrétion la plus totale. Il invitait tout ce qui était célèbre dans ses différentes luxueuses propriétés, îles privées ou encore à Paris, où toutes les chambres étaient sonorisées et équipées de caméras très discrètes. En leur fournissant régulièrement des gamines, Epstein avait monté le plus grand réseau international de pédophiles, au point que son avion a été surnommé par les contrôleurs aériens le "Lolita Express", avion que prenaient régulièrement Bill Gates comme Bill Clinton. Et ensuite il vendait les vidéos aux services.

    Arrêté par la police américaine une seconde fois pour "trafic de mineures" il a été retrouvé mort dans des conditions spectaculaires en août 2019 dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de New York. Un suicide qui a arrangé toutes les célébrités dont les noms se trouvent dans son fameux "Carnet Noir".

    Cette enquête, menée par le grand reporter Dylan Howard et aidé par deux autres journalistes américains, apporte des révélations incroyables sur les activités d'Epstein, de sa "Madame" Ghislaine Maxwell et sur la manière dont ils mettaient ces jeunes filles en esclavage pour les ultra-riches, et les abus qu'elles vivaient.

  • À l'heure où l'Algérie s'embrase, le présent recueil rassemble quelques-uns des textes situationnistes et post-situationnistes rédigés des années 1960 à nos jours par des auteurs comme Mohamed Dahou et Mezioud Ouldamer.
    Bien que très minoritaire, cette ultragauche algérienne qui rejetait aussi bien les généraux que le soleil soviétique a produit des écrits qui méritent d'être rappelés et convoqués.

  • L'histoire de la politique étrangère de la France est étroitement liée à la construction de la nation. De la monarchie et l'empire napoléonien, la diplomatie hérite la souveraineté et une certaine idée de la grandeur (en témoigne, encore aujourd'hui, le protocole des ambassades). Mais à partir du Congrès de Vienne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, le voisin allemand, devenu prépondérant en Europe, a largement rebattu les cartes face à une France diminuée. Depuis 1945, la position de cette dernière est celle d'une puissance moyenne, certes, mais d'influence mondiale, engagée dans la construction européenne.
    Maxime Lefebvre revient sur cette histoire, et plus largement sur les fondamentaux de notre politique étrangère : les forces et faiblesses de la puissance frança ise ; les acteurs et la chaîne de décision ; les orientations stratégiques.

  • L'Amérique se replie, l'Europe s'effondre et l'OTAN se délite. Il est temps de faire le bilan précis de ce vieillissant mariage transatlantique et de dresser les comptes de cette cohabitation autant subie que désirée.
    C'est l'Atlantisme tel qu'il a été et qu'il va, dans ses dimensions historiques et idéologiques, avec ses dessous diplomatiques, et au regard de ses conséquences stratégiques, qu'interrogent ici, en experts de la géopolitique, Les Hurons. Leur livre dévoile comment l'américanisation culturelle prépare la reddition de Paris au modèle communautariste et racialiste qui ronge Washington de l'intérieur.
    Par-delà les paroles et les postures, la France semble en effet avoir tout fait pour amadouer une Maison-Blanche plus imprévisible et arrogante que jamais. Pourra-t-elle s'en remettre ? Alors que la planète s'émancipe chaque jour un peu plus des États-Unis, ne serait-il pas temps pour notre pays, chantre du multilatéralisme et de la souveraineté européenne, de faire de même ?

    Une enquête passionnante. Un appel à la lucidité.

  • Des Frères musulmans à l'EIIL, des Ouïghours indépendantistes de Chine aux islamistes d'Indonésie, mais aussi de France, d'Angleterre et des États-Unis, l'onde de choc islamiste fait parler d'elle dans le monde entier.
    Et si le terrorisme djihâdiste est au centre de toutes les préoccupations, l'islamisme ne saurait s'y réduire :
    Depuis 2011, des groupes islamistes ont pris la direction d'États de manière démocratique (en Turquie, en Tunisie, au Maroc, brièvement en Égypte).
    En somme, qu'il soit politique, terroriste ou missionnaire, l'islamisme grandit, mais l'idée d'une internationale islamiste est bien une illusion. Prendre en compte cette pluralité est indispensable à la compréhension de ce phénomène.
    Cet ouvrage explicite les origines et les fondements des doctrines islamistes sunnites comme chiites et donne les bases nécessaires à toute réflexion sur le sujet. Il montre surtout combien appréhender les islamismes d'aujourd'hui exige une étude géographiquement et politiquement ancrée de chaque mouvance.

  • Aux portes de l'Europe se déploie un monde arabe et musulman en pleine mutation depuis 2011, l'année des « printemps arabes ». Cet ouvrage invite à une (re)découverte de l'Iran à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture.
    Héritier d'une histoire millénaire, l'Iran, théocratie constitutionnelle depuis 1979, est aujourd'hui à la croisée des chemins.

    Sur le plan national, la situation est préoccupante. Les atteintes aux droits de l'Homme et une économie chancelante, malgré les richesses en hydrocarbures, pèsent sur la population - en particulier la jeunesse et les femmes de plus en plus éduquées - et donnent lieu à des manifestations auxquelles le régime répond par la répression.

    Sur le plan international, malgré une position géostratégique privilégiée au Moyen-Orient, l'influence de l'Iran et ses interventions dans la région sont contestées et ses ambitions questionnées par la communauté internationale. Par ailleurs, les espoirs ouverts par la signature, en 2015, des Accords sur le nucléaire ont pris fin, notamment en raison du retrait des États-Unis et de la gestion douteuse du pouvoir iranien. Cette situation ne fait que complexifier les problèmes auxquels fait face la République islamique.

    3 Autres éditions :

  • A la mort de Chávez, et afin de neutraliser définitivement la « révolution bolivarienne », les secteurs radicaux de l'opposition ont entrepris d'empêcher à n'importe quel prix son successeur Maduro, bien qu'élu démocratiquement, de consolider son pouvoir.
    Pas à pas, jour par jour, presque minute par minute, cet essai, comme dans un roman à suspense, raconte cette « mère de toutes les déstabilisations », mais aussi comment dans sa défense de la « symbolique chaviste » et de sa projection continentale, et fort de son soutien populaire, Caracas ne lâche rien.

  • Loin des fantasmes révolutionnaires européens et loin du soutien au régime turc affiché par la presse occidentale, ce livre revient sur la « sale guerre » coloniale de l'État turc au Kurdistan, en donnant directement la parole à celles et ceux qui là-bas combattent inlassablement pour la liberté et l'autonomie. A la volonté d'autogestion, au refus de l'État-nation, au mouvement des femmes, et au rejet du capitalisme qui s'expriment au sein du mouvement kurde, le régime de l'islamo-conservateur Erdogan oppose les arrestations, les tanks, les sièges sans fin des villes kurdes, les massacres... Le collectif Ne var ne yok propose donc une série d'entretiens, réalisés à l'hiver 2016, avec des camarades kurdes du sud-est de la Turquie qui ne baissent pas la tête. Serhildan !

  • Depuis sa victoire en novembre 2016, le président américain Donald Trump livre une guerre quotidienne aux médias traditionnels qu'il a érigés en "ennemis du peuple". Il ne cesse de les attaquer au fil de discours qui incitent ses électeurs à la violence physique, mais aussi sur Twitter dans des messages rageurs où il condamne leur supposée malhonnêteté. Trump dénigre et harcèle les journalistes, menace les rédactions de mesures de rétorsion, portant à croire que le premier amendement à la Constitution, qui garantit la liberté de la presse, est en sursis.

    Pour autant, quatre ans plus tard, les grands médias nationaux n'ont pas été terrassés. Ils connaissent au contraire des records de ventes et d'audience en jouant les gardiens de la liberté de la presse, argument éthique et commercial qui a trouvé un écho favorable parmi les opposants à Trump. Ils ont, en outre, renoué avec la tradition du journalisme d'investigation, mus par le devoir d'informer les citoyens dans une Amérique où le président est devenu le premier pourvoyeur de contre-vérités. Ces déconvenues apparaissent comme autant de défaites pour Trump qui poussent à se demander s'il n'aurait pas perdu la guerre qu'il a lui-même initiée.

    Pour Alexis Pichard, l'ambition de l'actuel locataire de la Maison-Blanche ne serait pas tant de vaincre ceux qu'il appelle les "Médias Fake News", mais plutôt de maintenir l'illusion d'une guerre qu'il exploite habilement à des fins politiques et électorales. C'est là ce qu'il entend démontrer au fil d'une analyse d'ampleur qui apporte une compréhension précise des relations complexes et instrumentalisées entre Trump et les médias.

  • Pourquoi l'OTAN continue-t-elle à exister alors que l'ennemi qui a justifié sa création, l'Union soviétique, a disparu ? Ce livre répond de manière novatrice à cette question fort débattue, en traitant du développement du contre-terrorisme à l'OTAN dans les années 2000-2010.
    L'ouvrage prend le contre-pied des approches rationalistes et dominantes qui soumettent l'évolution de l'OTAN à une adaptation mécanique à un nouvel environnement international davantage instable. Ce livre propose une immersion sociologique dans le monde des pratiques professionnelles dites « contre-terroristes », qui sont à la source des mutations de l'Alliance euro-atlantique.
    À partir d'une enquête de terrain approfondie, combinant une centaine d'entretiens et des observations ethnographiques, l'auteur explique que la continuité post-Guerre froide de l'OTAN procède de l'institutionnalisation transnationale d'une logique de traitement préemptive de risques multiformes. La démonstration explore deux changements indissociables. Le premier réfère à la structure sociale portant la production du pouvoir au sein de l'OTAN, qui disperse la logique d'action multilatérale le long de possibilités sécuritaires très différentes (guerre en Afghanistan, surveillance en Méditerranée, développement d'armements). Le deuxième a trait au politique, à savoir l'exercice de la violence et la fabrication des figures de l'ennemi qui prolifèrent, s'imaginent et se banalisent à mesure que les initiatives de sécurité se multiplient. En proposant de renouveler les termes du débat sur les raisons de l'existence contemporaine de l'OTAN, l'ouvrage apporte aussi un éclairage original sur le travail quotidien des organisations internationales et les transformations en cours dans les politiques de sécurité contemporaines.

  • Voici un ouvrage qui, pour la première fois, raconte les coulisses de 70 ans de relations franco-israéliennes. Grâce à des centaines de documents inédits, provenant notamment des archives françaises, israéliennes et américaines, et grâce à des témoignages d'acteurs de premier plan, Vincent Nouzille révèle des conversations secrètes des chefs d'État (publiées ici pour la première fois), des accords confidentiels, des guérillas clandestines et des confidences - parfois sévères - de dirigeants israéliens et français.

    Que se sont dit De Gaulle et Ben Gourion lors de leurs entretiens ? Quel a été le rôle du Mossad durant la guerre d'Algérie ? Pourquoi De Gaulle a-t-il rompu avec Israël en 1967 ? Pourquoi Chirac fut-il tour à tour adulé puis détesté en Israël ? Comment Sarkozy et Hollande se sont-ils alignés sur certaines positions diplomatiques d'Israël et comment des coopérations secrètes se sont nouées contre le terrorisme ? Pourquoi Macron est-il attendu au tournant par les Israéliens... ?

    Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, la France entretient avec l'État hébreu des relations passionnelles et contrariées. Une succession de hauts et de bas, de tentatives de réconciliations et d'incompréhensions réciproques, qui alimentent les controverses et donnent à ce sujet un caractère ultra-sensible. Il est vrai que la France a une histoire spéciale avec Israël, du fait de l'importance de la communauté juive sur son territoire, de ses liens avec les pays arabes et de sa volonté de s'impliquer dans les affaires du Proche-Orient où son influence a pourtant décliné. Mais les conseils des Français agacent souvent les Israéliens qui reprochent en retour à la France de ne pas les comprendre, ni de les soutenir assez...

  • La France dispose d'un arsenal de 300 têtes nucléaires. Cela fait d'elle le troisième possesseur mondial, loin derrière les États-Unis et la Russie. L'arme nucléaire constitue un élément essentiel de sa grandeur et de sa défense. Pourtant, elle n'a pas vocation à être employée et n'est aujourd'hui dirigée contre personne. Arme paradoxale, elle repose sur un principe, celui de la dissuasion : on la possède pour ne pas avoir à l'utiliser.
    Comme elle renvoie à un imaginaire de destruction globale, l'arme nucléaire pose des problèmes éthiques évidents. Pour la rendre acceptable, la France l'érige en arme strictement défensive. Mais quel est son avenir dans un contexte international incertain et dangereux ?
    Développement du programme nucléaire français, défis présents, entre prolifération et contrôle, modernisation des arsenaux, interdiction éventuelle : voici quelques-uns des thèmes abordés dans cet ouvrage rassemblant les meilleurs spécialistes.

  • ""Le Brexit consommé, l'axe franco-allemand déséquilibré, - l'Union européenne aborde à bout de souffle les années 2020. - Un vent de fronde souffle sur l'Europe centrale, où Viktor - Orbán dessine depuis dix ans une alternative politique qui inquiète - l'Europe de l'Ouest. - - Premier ministre de Hongrie une première fois de 1998 à 2002, - son retour en 2010 marque un véritable tournant européen. - En une décennie d'exercice continu du pouvoir, Viktor Orbán - a fait exploser tous les clivages : avocat de l'unité européenne, - mais bête noire de Bruxelles ; à la fois démocrate et illibéral ; - rigoureux en économie, mais opposé au libre-échange global ; - défenseur de l'Occident chrétien et diplomate empressé auprès - de la Chine, la Turquie et la Russie... - - L'Union européenne prendra-t-elle le visage de l'homme fort - de Budapest dans les années à venir ? Thibaud Gibelin retrace - l'histoire du groupe de Visegrád - la Hongrie, la Pologne, la - Slovaquie et la Tchéquie - pour mieux comprendre ce qui se - joue aujourd'hui en Europe centrale et éclairer la personnalité - d'un chef d'État parmi les plus décriés et certainement les plus - expérimentés du continent."" - "

  • Avec l'élection surprise de Donald Trump, l'Amérique est retournée dans son passé. La plus grande surprise, en réalité, se trouve dans le constat incontournable que persistent ces démons qu'on croyait disparus : l'Amérique reste torturée et se cherche toujours un destin avec une ambitiongrandiose et qu'elle voudrait exemplaire.
    On s'est donc trompé lorsqu'on croyait que la boucle avait été bouclée dans cette Amérique qui avait fini par élire un président noir, après avoir dû lutter pour des droits aussi basiques que de s'asseoir dans le même bus, déjeuner ou diner dans les mêmes restaurants ou fréquenter les mêmes écoles. Car voilà que reviennent sur le devant de la scène les créationnistes,les suprématistes,le Ku Klux Klan. Toutserait-il donc à recommencer ?
    /> 1968-2018 résonnent comme le yin et le yang de l'histoire d'un pays qui ne cesse de fasciner et qui nous surprend toujoursautant.

  • Ce recueil inédit de textes offre enfin l'opportunité de découvrir « en direct » la nature à la fois morale et politique des principes qui ont orienté de manière inébranlable les choix de cette si controversée héritière idéologique de Churchill, première femme à avoir exercé le pouvoir dans un pays occidental. On ne pouvait jusqu'alors lire en français que des biographies.
    Un contexte nouveau en France y invite : un vif regain d'intérêt éditorial pour la pensée conservatrice et son lien avec le libéralisme, l'apparition de projets qualifiés de « thatchériens » en vue des présidentielles de 2017 (dans des circonstances rappelant celles du Royaume-Uni quand Thatcher vint au pouvoir) et les interrogations sur l'Angleterre post-« Brexit » (dont « Maggy » fut la lointaine inspiratrice).
    C'est donc à partir de ses propres mots que l'on voit ici comment, dans tous ses combats (contre des syndicats tout-puissants, un travaillisme ayant ruiné l'économie britannique, la bureaucratie supranationale de Bruxelles, etc.), la très conservatrice Mme Thatcher a voulu avec originalité allier libéralisme économique, valeurs morales traditionnelles mises à jour et un ardent patriotisme.
    C'est aussi l'occasion de retrouver dans le texte les circonstances dans lesquelles elle revendiqua d'être effectivement une Iron Lady, opposa un célèbre « No, no, no ! » à l'Europe de Bruxelles, ou accabla de sarcasmes légendaires l'opposition de Sa Majesté. Autant de contributions (parmi tant d'autres) à une meilleure connaissance de cette femme d'État exceptionnelle et à l'histoire politique contemporaine.

  • Les analyses contemporaines sur l'Iran se contentent souvent d'évaluer sa grandeur en termes purement matériels. Certes, l'Iran se trouve aujourd'hui au centre géopolitique du monde dans la mesure où il peut contrôler les réserves majeures d'hydrocarbures de la mer Caspienne et du golfe Persique.
    De même, il se présente comme un intermédiaire idéal entre la Chine et l'Occident ainsi que comme la clef des paix yéménite, irakienne et syrienne.
    Mais dans l'équilibre entre ses capacités d'innovation et les limites démographiques, psychologiques et navales qui s'imposent à lui, force est de constater que l'Iran fait figure d'empire confiné. En réalité, seule une politique d'alliances multilatérales lui permettrait d'échapper au pillage énergétique et de renouer in fine avec la puissance.

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