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  • "Le premier traité de psychologie écrit au Moyen Âge par le grand philosophe Maïmonide. Un texte précurseur qui s'apparente à un véritable guide de « développement personnel ».

    Le Traité des Huit chapitres occupe une place particulière dans l'oeuvre de Maïmonide. Premier traité de psychologie, ce texte précurseur - rédigé en arabe en 1168 - s'apparente à un véritable guide de « développement personnel ».

    Conciliant sagesses juives, grecques et arabes, ce philosophe, talmudiste et médecin, invite à « écouter la vérité d'où qu'elle vienne ». Curieux de toutes les formes de connaissances, il s'attache à conceptualiser la vertu. Qu'est-ce qu'un homme juste ? Comment exercer son libre arbitre ? Pourquoi a-t-on besoin d'humour, d'imagination, de contemplation ? Comment soigner les maladies de l'âme ?

    Avec cette nouvelle traduction, Ariel Toledano nous propose une version contemporaine et commentée de ce Traité. Elle nous ouvre l'accès à la modernité de ce texte majeur. Une véritable initiation à une éthique de vie intérieure."

  • La Haggada met en scène quatre types d'enfants auxquels il s'agit de transmettre la mémoire de la sortie d'Égypte : l'érudit, le rebelle, le simple et celui qui ne sait pas questionner. Cette allégorie des quatre enfants témoigne de l'immense gageure que constitue la transmission d'une mémoire millénaire.
    Expression de l'espérance face à l'oppression, la Haggada de Pâque constitue un legs pour la conscience juive comme pour tout peuple épris de liberté. Paradoxe : d'entre tous les textes liturgiques, la lecture de la Haggada au soir de la Pâque est probablement la plus partagée par le peuple juif, et pourtant le lecteur rencontre des enseignements énigmatiques et ne dispose pas toujours des codes pour déchiffrer le sens des rites.
    La Haggada aux quatre visages vise à relever ce défi : doter les convives du soir de Pâque d'un livre traditionnel complet, didactique et instructif, rigoureux dans sa traduction et ses explications et qui soit aussi un beau livre, grâce aux planches originales de Gérard Garouste spécialement réalisées pour cet ouvrage.

  • Le premier monothéisme  En 1760 avant notre ère, Abraham, venu de Mésopotamie, part en quête de la fameuse "Terre de Canaan" que Dieu a promise à sa postérité. Après y avoir vécu sous la conduite des patriarches, les Hébreux, ses descendants en sont chassés par la famine et s'installent en Égypte, où pendant des siècles ils vont subir l'asservissement. Sur le chemin du retour en Israël, ils reçoivent de Dieu leur loi, la Torah.
    La tumultueuse histoire des Hébreux va continuer de s'écrire tout au long des siècles, alternant les périodes de gloire et de décadence, les changements de régimes politiques, les périodes d'occupation étrangère et les sursauts révolutionnaires. Dans cet ouvrage, Bernard Baudouin aborde toutes les facettes du judaïsme, sa doctrine, ses rites et ses pratiques cultuelles, les épisodes de sa longue histoire, jusqu'à la constitution de la nation d'Israël. Et, bien sûr, l'étude de la Bible (l'Ancien Testament), le livre sacré, qui occupe une place centrale dans l'histoire du peuple hébreu.

  • Depuis la nuit des temps, les hommes se demandent si Dieu, le destin ou le déterminisme physique ne contraignent pas leur devenir et, notamment, leur liberté d'agir.
    Les théologiens juifs - mais cela vaut autant pour les chrétiens et les musulmans - ont pris conscience dès le Moyen Âge de la contradiction entre deux croyances fondamentales : l'omniscience divine et le libre arbitre humain. La première est la faculté divine d'embrasser tout le savoir possible dont les événements futurs. C'est au fondement de la providence, de l'orientation optimale que Dieu est censé dispenser au monde. La seconde est le pilier de la dignité et de la responsabilité.
    Mais croire en la libre volonté humaine n'est-ce pas défier toute prédiction et remettre en cause la perfection divine ? Et croire en la prescience divine ou même seulement en l'universalité de la causalité, n'est-ce pas tenir le libre arbitre pour illusoire ? C'est le sens même de la foi qui se trouve suspendu aux tentatives de dénouer cette tension.
    Comment les penseurs juifs à travers les âges se sont-ils mesurés à cette contradiction déconcertante ?

  • Et si Rachi, le plus grand commentateur de la Bible, était aussi un médecin ? Une plongée dans l'univers de ce grand humaniste, toujours moderne. Rachi (1040-1105), le célèbre rabbin de Troyes, est connu dans le monde entier comme le plus grand commentateur de la Bible et de la grande majorité du Talmud, l'exégète, le penseur, le grammairien, le linguiste, l'enseignant... Ce symbole du génie français et du judaïsme était-il aussi un médecin ? Et si c'était le cas, quelle formation avait-il suivie ? Comment ne pas s'interroger quand on constate la précision avec laquelle Rachi aborde de nombreux domaines médicaux : la prévention, l'hygiène, l'anatomie, la nutrition, la fertilité...
    Si l'on réunit ses commentaires liés à la santé, on relève l'étendue de ses connaissances médicales et sa grande érudition dans ce domaine. Se dessine alors le portrait du praticien qu'il aurait pu être : une importante connaissance livresque associée à un vrai sens clinique, qui laisse supposer qu'il a lui-même réalisé des actes médicaux. Une facette méconnue de Rachi. Une plongée dans l'univers de ce grand humaniste, symbole toujours moderne d'un judaïsme ouvert sur le monde.

  • Réparer, tel est le fil rouge de cet ouvrage : soigner les corps, apaiser les souffrances d'autrui, redonner espoir. Mais cette vocation du médecin ne s'inscrit-elle pas dans une perspective plus vaste ? Espérer n'est pas une simple consolation, c'est une réparation du présent. Une réparation d'un monde imparfait. A partir de son vécu de soignant et de sa grande connaissance des textes de la sagesse juive, Ariel Toledano nous invite à une réflexion sur le sens de l'existence, le temps, notre rapport à l'autre mais aussi sur ces ambitions individuelles et collectives qui nous incitent à nous dépasser, à trouver en nous la force d'affronter les épreuves de la vie.
    Un voyage initiatique à travers 8 portes qui sont autant d'entrées pour percevoir la vie autrement : sauver le monde par le langage, choisir la vie, l'éveil de soi, l'appel de la nature, se renouveler... Ce livre nous encourage à apprécier chaque instant du quotidien, écouter son corps, ses émotions, étudier pour se dépasser, combattre la tristesse, savoir transformer une influence négative en une source d'événements positifs...
    Et toujours espérer. Un ouvrage passionnant et profondément humaniste, véritable hymne à la vie

  • La modernité a vu la naissance d'une laïcité juive, d'abord déclinée en termes diasporiques, puis en termes nationaux dans l'État d'Israël. Elle a opéré une transformation culturelle qui a construit le cadre dans lequel se déploie aujourd'hui le monde juif.

    Si cette sécularisation a marqué la vie des Juifs, la question du judaïsme y est restée entière. Objet d'accommodement, de déni ou de rejet, celui-ci est resté opaque à la lueur des « Lumières » juives. Le statu quo qui définit sa position dans la société israélienne, de même que le dilemme étrange de l'État « juif et-ou démocratique », en sont les expressions les plus imagées.

    Et si l'on renversait la perspective, en se demandant s'il recèle des ressources intrinsèques, dans sa littérature et comme absolu de la pensée, pour penser une laïcité qui ne serait plus seulement « juive », mais aussi « judaïque », inscrite dans les fondements mêmes du judaïsme ? La capacité du judaïsme à concevoir, en vertu de ses propres valeurs et lois, la possibilité d'un espace public, non prédéterminé, et où on s'exercerait, pour les individus, la liberté de penser et de se comporter.

    LES AUTEURS : Thierry Alcoloumbre, David Banon, Mickael Benadmon, Max Benhamou, Oury Cherki, David Lavi Halewa, Hanna Gaëlle Serero, Yaakov Shavit, Elyakim Simsovic, Éric Smilevitch, Sandrine Swarc, Shmuel Trigano, Michaël Wygoda, Shmuel Wygoda.

  • "Depuis des temps immémoriaux, l'identité d'un être humain s'est inscrite dans une généalogie conjuguant la maternité et la paternité en les enroulant dans une longue suite de générations que la mémoire devait conserver aussi longtemps que possible. La création de l'homme est ainsi suivie dans le Livre de la Genèse du rappel des générations d'avant et d'après le déluge.

    Cette institution a bien sûr des dimensions biologiques, mais elle est avant tout culturelle et l'on peut aller jusqu'à dire que toute la condition humaine repose sur elle, non seulement comme dispositif assurant la vie de la société, mais surtout sur le plan du sens. Quel est le sens de cette mémoire pour l'humanité de l'homme ? c'est la question que pose cet ouvrage. Aujourd'hui, ces fondements sont en effet susceptibles d'être remis en cause par l'évolution technologique et par des doctrines politiques, voire l'action de l'État et de la Justice.

    Que représenterait un tel développement pour la condition humaine mais aussi pour la société dans laquelle il se verrait instituer ? Une très grave rupture s'annonce dans les sociétés démocratiques, où ce scénario se répète. Qui a l'autorité de s'arroger la maîtrise de la définition de l'humain ?

    Une contribution à une réflexion sur la figure du père et de la mère à la lumière du judaïsme et de la pensée juive confrontés aux défis contemporains."

  • Le livre de Nagi Gergi Zeïdan sur l'histoire des Juifs du Liban est une patiente collecte d'informations historiques sur une communauté libanaise qui a été très importante dans le développement du Liban et qui a malheureusement pratiquement disparu au 21e siècle. En 2020, cette ancienne communauté juive était réduite à 29 personnes contre 3500 un siècle auparavant.

    Le but de ce livre est de sauvegarder les archives perdues, oubliées et ignorées relatives à leur présence historique au Liban.

    Le titre du livre fait référence à Abraham, en voici la raison : dans la Genèse au chapitre 14 : 14 de la Bible, Abraham a sauvé son frère à Dan. Cet endroit se trouvait historiquement dans la province de Marjayoun au Sud du Liban.

    Dans les Évangiles, on lit que Jésus est passé avec sa mère à Sidon où il y avait un quartier juif avec sa synagogue et son cimetière, ce qui conforte, s'il était nécessaire, l'ancienneté de la présence des Juifs au Liban.

    Ce livre, le premier du genre à effectuer des recherches aussi fouillées sur cette communauté, s'adresse à tous les publics soucieux de connaître leurs origines. Beaucoup de Libanais de la diaspora y retrouveront leurs racines et de nombreux souvenirs inédits.

  • Un nouveau discours s'impose dans le débat public qui annonce le « transhumain », le « post-humain », l'« homme augmenté », le « cyborg », en tout cas « la fin de l'humain », pour reprendrew le titre d'un livre.
    Quelle est la nature de ce nouvel évangile, de ce nouveau « Grand récit » sur fond de tous les mondialismes et de tous les progressismes ? Quel est le sens de son apparition aujourd'hui ?
    Puisqu'il promeut une refondation de l'humain, il nous intime la nécessité de revenir aux fondements, c'est-à-dire au Livre de la Genèse et à sa construction de l'humain, ne serait-ce que parce que les tenants de la déshumanisation objective de l'homme s'insurgent souvent contre son supposé enseignement, son naturalisme, son moralisme, son déterminisme...
    Que recèle la philosophie du Livre de la Genèse face à ces enjeux et l'appel de l'infini qu'ils donnent à entendre ? Que pourrait recéler la Genèse d'inattendu, d'inédit pour le débat contemporain ?

  • Israël est l'un des pays les plus multiculturalistes du monde : de nombreuses origines, langues, religions, etc., s'y trouvent réunies. Cet ouvrage offre un panorama de cette marqueterie d'identités.

    La démocratie israélienne est sans doute un des pays les plus multiculturalistes du monde. De nombreuses religions et origines, toutes les langues du monde s'y trouvent réunies avec tous les enjeux que cette assemblée rencontre dans le cadre d'un État national, de surcroît menacé d'annihilation par la puissance iranienne.

    Laïcs, religieux, Arabes israéliens, Chrétiens, Bédouins, Russes, Éthiopiens... le principe de ce numéro de Pardès est de rendre compte de chacun de ces groupes, sur le plan statistique, identitaire et des problèmes rencontrés sur le plan politique afin de présenter le paysage de cette marqueterie d'identités... Israël comme on ne l'a jamais vu.

  • Quand la parole spirituelle nous guérit.

    Quatre mystiques juifs du Talmud font le voyage vers le Paradis. Le premier meurt aussitôt, le deuxième devient fou, le troisième perd la foi, et enfin le quatrième y entre et en sort en paix.
    Cet ouvrage permet de donner un éclairage et une explication à ce texte fondamental du judaïsme. Pour bien comprendre ce conte, il faut savoir que le mot PARADIS se dit en hébreu PARDÈS, soit l'acronyme P.R.D.S., les quatre niveaux d'interprétation de la Torah, du plus simple au plus secret. Ce qui veut dire que, pour les Juifs, le Paradis n'est pas une île tropicale avec hamac et fruits succulents, mais l'interprétation.
    Confrontées à une réelle expérience mystique, que deviennent toutes les spéculations que l'on a pu faire de son vivant ? Bien interpréter les textes sacrés est essentiel, mais aussi tout ce qui nous entoure, les évènements de notre vie comme les grands moments de notre actualité.
    L'interprétation permet de faire d'un même événement, soit un poison, soit un médicament. Or, le Paradis n'est-il pas le meilleur des médicaments ?

  • "Encore inconnue il y a quelques mois, une maladie infectieuse appelée Covid-19 a bouleversé nos vies. Transmise par un virus de la famille des coronavirus, le Sars-CoV-2, l'épidémie est devenue mondiale, touchant les cinq continents.
    Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ? Quelle leçon peut-on en tirer sur les causes du mal, sur notre lien à la vie, à la mort ? Le soin est-il en mesure de réparer ce monde qui vacille ?
    À partir de son vécu de soignant et de sa grande connaissance des textes de la sagesse juive, Ariel Toledano nous invite à penser la période inédite que nous traversons : irruption de l'imprévisible, contagiosité, confinement, humilité, soin, reconstruction...
    Puisant aux sources de la réflexion talmudique, il nous aide à méditer des paroles de sagesse qui ont aidé tant d'hommes et de femmes à traverser des périodes difficiles. Un puissant message pour conjurer l'adversité, continuer à vivre et de nouveau espérer."

  • Qu'en est-il des connaissances médicales dans le Talmud?? Quelle influence ont eu les médecins grecs ou romains sur ceux de l'époque talmudique?? Comment ce savoir médical - retranscrit entre l'an 200 et 500 après J.-C. - pourrait-il être précurseur des sciences modernes??
    Pour répondre à ces questions, Ariel Toledano nous entraîne dans une plongée au coeur de cet océan de connaissances qu'est le Talmud, véritable encyclopédie des traditions du peuple juif, où le médecin est un des acteurs de la société juive de l'époque.
    Anatomie, règles d'hygiène et de nutrition, sexualité, grossesse, naissance, maladies, traitements. les sages du Talmud nous instruisent sur chacun de ces aspects. Bien des fois, leurs observations et leurs conseils nous saisissent par leur intuition, leur justesse et leur modernité.
    Étudier les maladies en fonction de l'atteinte de tel ou tel organe, c'est exactement l'objet de la médecine moderne. Ainsi, le but religieux que poursuivaient les rabbins du Talmud les a guidés sur le chemin des sciences modernes et de la médecine d'aujourd'hui. Une formidable aventure médicale, intellectuelle et humaine que ce livre se propose d'explorer.

  • L'actualité récente nous renvoie l'écho de tensions et de malentendus entre Noirs et Juifs. Il n'en fut pas toujours ainsi. Tout au long de l'histoire, des rencontres et des convergences autrement plus constructives se sont produites. Ce numéro de Pardès propose de guider le lecteur sur les traces d'une histoire marquée de liens forts entre Noirs et Juifs. Le monde noir, en Afrique ou aux Amériques, a souvent trouvé dans les symboles culturels et religieux du judaïsme une source d'inspiration pour forger son identité : de l'histoire des amours du roi Salomon et de la reine de Saba, au récit fondateur du peuple juif - la sortie d'Égypte et la libération de l'esclavage - qui fut aussi un récit libératoire pour la condition noire. Comment et à travers quels éléments Juifs et Noirs se sont-ils rencontrés ? Comment se sont-ils transmis des savoirs, se sont-ils aidés à se construire ? Comment et pourquoi aujourd'hui tensions et malen-tendus prennent-ils le pas ? Convergences, divergences : du mythe à la réalité, les auteurs de ce livre dressent le parcours d'une relation riche et complexe. Un ouvrage qui répond à des questionnements au coeur de l'actualité.

  • « Soigner, c'est donner de l'espoir à ceux qui sont malades. Et pour aider mes patients, pour trouver la force d'exercer mon métier, être pleinement à leur écoute, j'ai besoin de renouveler cette étude émerveillée des textes sacrés qui refusent toute forme de résignation. »Les textes de la sagesse juive apportent de précieuses informations médicales qui surprennent par leur diversité et leur modernité. À travers la Bible, le Talmud et la Kabbale, Ariel Toledano nous propose un voyage au coeur des textes sacrés du judaïsme.Emprunt d'une pensée soucieuse d'altérité, il explore les textes et dévoile leur infinie richesse en matière de connaissance médicale afin de les inscrire dans une vaste réflexion éthique et philosophique du soin. Découverte de concepts précurseurs de la médecine moderne dans le Talmud, interprétation du pouvoir des lettres de l'alphabet hébraïque dans la Kabbale et portraits inédits de personnages bibliques : ce triptyque constitue une étude approfondie des textes anciens sous le regard d'un médecin du xxie siècle. Une passionnante aventure médicale, intellectuelle et humaine, et une redécouverte des textes fondateurs du judaïsme.

  • La disparition d'un être cher nous place brutalement dans l'urgence. En plein désarroi et chagrin, il nous faut assumer des décisions importantes et entreprendre des tâches déconcertantes : régler les modalités pratiques liées au décès, s'enquérir des coutumes relatives au deuil et décider de celles que l'on souhaite ou non observer. Mais que faut-il faire ? À qui faut-il s'adresser ? Comment agir dans le respect de la volonté du défunt ? Et comment manifester son affection et son soutien à des proches ou amis endeuillés ? La présente épître apporte des indications concises sur les us et coutumes de la Tradition juive, notamment sur les prières qu'il convient de réciter, et leur sens. Il propose aussi des informations pratiques telles que les procédures à suivre et les personnes à contacter lorsqu'un proche vient à mourir. Loin d'énoncer laconiquement les règles traditionnelles, elle prodigue des conseils adaptés aux endeuillés, sur ce qu'il leur est possible de faire quand ils ne se sentent pas en mesure d'appliquer les coutumes à la lettre. L'aspect psychologique et spirituel de l'accompagnement du malade ou de l'endeuillé, et de ses proches, y est largement pris en compte. Parmi les questions abordées : Doit-on informer un malade de la gravité de son état ? Que dire aux enfants ? Devraient-ils assister aux obsèques ? Qu'enseigne le judaïsme sur la vie après la mort ? Les femmes peuvent-elles réciter la prière du Kaddich pour un parent décédé ? Que dit la Tradition juive sur l'incinération ? Peut-on rendre les honneurs funèbres à une personne suicidée ? Que peut faire un membre juif pour partager le deuil de la famille non juive, et inversement ?Un guide qui offre des clés d'accompagnement spirituel et moral et aide au travail de deuil.

  • Cette livraison de Pardès, singulière, rassemble des textes sur l'oeuvre de Shmuel Trigano, la plupart présentés lors de colloques en son honneur à l'Université de Bar Ilan (Israël) et à l'Alliance Israélite Universelle à Paris. Elle présente aussi des textes de son cru dans lesquels il s'essaie à clarifier son cheminement intellectuel, dont les nombreux livres qu'il a écrits témoignent.
    Cette réflexion qui a tenté de répondre présent aux défis du retour du peuple d'Israël dans l'arène de l'existence contemporaine expose en fait la trajectoire de toute une génération et les enjeux d'une époque.
    Publié avec le soutien du CNL.

  • Au lendemain de la Shoah, le monde juif né de l'émancipation, ainsi que le paysage des Lumières dans lequel une époque entière de la condition juive s'était déployée, s'effondraient.
    Le retour des Juifs dans la citoyenneté et la modernité posait alors un certain nombre de questions vitales pour leur identité, leur continuité, leur résurgence, leur confiance, mais aussi pour le monde où ils revenaient. Ces questions se posaient autant sur le plan de leur condition sociale, politique et culturelle que sur le plan du judaïsme comme pensée, système religieux, vécu existentiel et espérance.
    En France, une mouvance intellectuelle est née pour répondre présent et relever un défi qui n'était pas seulement politique et humain, mais aussi et avant tout métaphysique, religieux et philosophique. L'Europe entrait elle-même dans un nouvel âge de la pensée qui appelait une redéfinition du judaïsme. Ce fut le temps de ce que l'on a appelé « l'École de pensée juive de Paris ».
    Quel est l'avenir de cette réponse intellectuelle au défi de la Shoah ? Quels enseignements essentiels et durables ont-ils été tirés ? En quoi préparent-ils, ou pas, à faire face à un autre défi : l'expérience inédite de la souveraineté politique d'un État juif ? Les modes de pensée, les idées-force d'alors, gardent-ils toujours leur pertinence dans l'âge nouveau qui s'est ouvert ?
    Si l'univers de pensée et de politique qui a fait suite à la Seconde Guerre mondiale s'est définitivement effacé, comment répondre présent au nouveau défi que lance au judaïsme, à la pensée juive, au destin juif, la reconstruction de la Cité juive ?

  • Avec les années 2000, une nouvelle forme d'antisémitisme est apparue, modifiant la compréhension qu'on en avait depuis deux siècles, quand l'antisémitisme avait "pris la suite" de l'antijudaïsme. Cette mutation accompagnait l'entrée dans la modernité politique et l'amoindrissement de la prégnance du motif religieux dans la haine des Juifs. La mutation contemporaine signale l'entrée dans la mondialisation.
    La cible de la haine est à la hauteur de son envergure : l'Etat d'Israël, en tant qu'il symbolise le destin collectif juif dans le monde contemporain et notamment depuis la deuxième guerre mondiale. Or l'opinion publique reconnaît ce phénomène, bien installé et statistiquement documenté, avec difficulté. Comment le définir ? Comment comprendre ce décalage entre les faits et les représentations en la matière ? Qu'est-ce qui se trame dans ce qui est un symptôme d'une très vaste crise qui touche le régime démocratique et dont l'Union Européenne, où se produit le choc des migrations internationales, est le théâtre ? Cette livraison tente de le comprendre, tant sur le plan global que sur le plan propre à la France, en s'attachant à mieux saisir le phénomène.

  • L'ouvrage propose une enquête sur les représentations de la territorialité en dehors de la Judée et sur les relations avec les peuples entourant Israël. Les mentions de Sichem, Béthel, des territoires de la Transjordanie, d'Edom, de la Philistie et d'Égypte y sont étudiées attentivement. Cette recherche conduit au constat d'une représentation largement positive de ces territoires et de ces peuples depuis la Genèse jusqu'à Josué. Ces présentations xénophiles et reconnaissantes des autres populations et pays voisins proviennent de milieux producteurs liés aux communautés yahwistes de Samarie ainsi que de la Diaspora de la fin de l'époque perse et du début de la période hellénistique. Prenant en compte les données archéologiques, et en particulier la présence sur le mont Garizim d'un temple yahwiste de la fin du Ve siècle av. J.-C., l'étude mesure les conséquences littéraires et historiques qu'impliquent de telles représentations pour les notions de pays promis, d'élection, et pour l'achèvement de la Torah.

  • Le prochain numéro de la revue Pardès analyse les formes dans lesquelles la Divinité est abordée dans la pensée juive. Il s'intéresse particulièrement à la figure de l'ange, comme expression du Divin. La dimension théologique est souvent méconnue sur la foi de l'idée que le Divin relève de l'ineffable et de l'irreprésentable. Ce n'est pas tout à fait vrai sur le plan du discours, à commencer par le discours biblique. C'est son statut qui est l'objet de l'investigation. On s'attachera à la question des attributs divins, celle de la perfection divine, le Dieu jaloux, Job face à Dieu, mais aussi la figure de l'ange, le combat de Jacob avec l'ange...

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