Passage des Indes ; chroniques de vie à Pondichéry Passage des Indes ; chroniques de vie à Pondichéry
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Passage des Indes ; chroniques de vie à Pondichéry

À propos

Quand à l'occasion d'une mutation professionnelle, Saïd Mohamed pose ses valises du côté de Pondichéry, c'est sûr, son regard verra et sa plume dira des choses différentes de ce que l'on peut trouver dans bien des guides ou des récits pour touristes goguenards. Avec ce voyageur-narrateur on croise des familles d'intouchables, on côtoie mendiants et lépreux, on passe un moment dans une salle de cinéma, film Bollywood garanti : romantisme dégoulinant et sensualité bien trop suggestive à l'écran pour une jeunesse à la libido bridée. On se retrouve au coeur d'un mariage où le Blanc fait figure de porte-bonheur. Au marché aux poissons, les femmes vendent leur camelote à même le sol. L'orphelinat de soeur Dolorès ne manque ni de surprises ni d'enseignements. Ajoutez un petit tour aux urgences ou dans un commissariat... Tout cela ne manque pas de surprendre ou d'étonner comme ces scènes rapportées dans les gares, les trains ou les bus.

Rayons : Tourisme & Voyages > Tourisme & Voyages Asie > Inde > Beaux livres illustrés / Carnets de voyage

  • EAN

    9782916271781

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    178 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    14.5 cm

  • Poids

    240 g

  • Distributeur

    Expressediteur

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Saïd Mohamed

Saïd Mohamed, une réincarnation de Marceline Desbordes-Valmore ? Me voilà fort embarrassé par l'aimable demande par un ami-écrivain et poète qui insiste pour que je veuille bien écrire une préface pour son recueil de poésie. Normalement, mon indolence ne me permet pas de faire ce genre d'efforts mais une amitié qui date de la période des dinosaures me pousse à ce genre d'exploits et de louanges qui ne se méritent que sur les champs de bataille après une mort héroïque. Ici pas question de mort ni de héros mais une grande amitié vaut bien quelques champs de batailles. Et puis je crains surtout les colères des dieux et de l'auteur que certains, dont moi, considèrent déjà comme le nouveau Villon bien qu'on ne soit pas tous unanimes sur les raisons. Alors quoi de plus facile de me mettre à l'abri, dès le début en choisissant l'autorité d'un grand penseur qui, malgré quelques fâcheuses fréquentations, a cru pouvoir nous éclairer notamment en matière de langage et de poésie. Je suis certain que la majorité de lecteurs et lectrices auront déjà deviné que je parle de Martin Heidegger. Petit-bourgeois comme moi nous partageons les mêmes opinions au sujet de la poésie et donc nous prétendons, haut et fort que « la poésie abrite la vérité secrète de ce qui n'apparaît d'abord que comme rythme ».Voilà, une entrée en fanfare et pas n'importe laquelle. Une fanfare des grands stades de foot. Je relis vite quelques lignes de l'auteur pour vérifier si Martin et moi sommes dans le bon : « La poésie cette langue de dimanche écrite avec les mots de nos vies de dix sous ». Purée, c'est plutôt un pétard mouillé notre fanfare. Finalement je n'ai fait que citer Heidegger et je n'y suis donc pour rien. Mais bon, je préviens quand-même que celles et ceux qui ressentent de l'empathie pour les Bovary de ce monde feraient mieux de continuer à lire et à relire La Sévigné. Ils deviendront plus aisément un bodhisattva du canapé et auront une vie tranquille, sereine et surtout ennuyante. Tandis que celles et ceux qui se jettent dans la lecture de notre petit Villon des temps modernes risquent quand-même une certaine forme de clochardisation de leur esprit et aussi de leur corps. Moi-même je ne me sentirai jamais capable de faire une comparaison fondée de l'œuvre de Saïd Mohamed avec l'œuvre d'autres écrivains. Une seule personne pourtant me vient à l'esprit et en plus une grande dame de la poésie française. Il s'agit de Notre Dame des Pleurs, Marceline Desbordes-Valmore. Elle aussi compensait une instruction limitée par son grand travail d'autodidacte. Et je dois admettre que les belles paroles d'Honoré de Balzac s'appliquent également à Saïd Mohamed tout simplement en mettant le il à la place de elle et monsieur à la place de madame. Je cite Honoré : « Elle a donc conservé le souvenir d'un cœur dans lequel elle a pleinement retenti, elle et ses paroles, elle et ses poésies de tout genre, car nous sommes du même pays, Madame, du pays des larmes et de la misère ». J'ignore si Balzac avait une boule de cristal mais j'avoue qu'il avait le sens de l'actualité du futur. Il y a également une autre similitude frappante dans la comparaison de l'œuvre de Notre Dame des Pleurs et celle de Saïd Mohamed. Si certains textes de Saïd ont été mis en musique Marceline aussi a mis en musique elle-même l'Alouette, un de ses textes les plus connus dans toute la francophonie. Il serait dangereux de croire que toutes ces similitudes soient le fruit du hasard et il serait temps que des éminents spécialistes de la littérature sous l'autorité de quelques immortels se penchent sur cet énigme. Personnellement je crois dans une forme de réincarnation. Surtout pour les génies de tous genre. Nous constatons par exemple un renouveau constant du génie Bonapartiste. Pourquoi ne pas croire qu'un phénomène identique puisse avoir lieu dans la littérature ? Notre monde a besoin de leurs talents et je crois que d'une certaine façon Saïd Mohamed est une réincarnation de Madame Desbordes-Valmore. Oui je sais que je serai critiqué pour cette théorie assez hasardeuse et j'invite les lectrices et lecteurs à se former leur propre opinion. Il suffira d'écouter par exemple Julien Clerc qui a repris en 2002 un poème de Madame Marceline intitulé « n'écris pas ». Vous pourrez aisément faire la comparaison avec les affriolants textes que vous découvrirez ici. Je suis convaincu que l'immense talent de Saïd Mohamed vous fera passer des heures de lecture tout aussi inoubliables que les heures que j'ai passé avec mon ami Saïd en compagnie de feu Jacques Izoard, de Robert Varlez et Bob De Groof en Outre-Meuse à Liège, il y a longtemps quand les reptiliens ne dirigeaient pas encore la terre. Finalement rien ne nous empêchera de constater que si un écrivain comme Dorgelès fût un jour lauréat du prestigieux prix de la Vie Heureuse avec son célèbre roman de guerre « Les Croix de Bois », rien n'arrêtera Saïd Mohamed d'être lauréat du prochain grand Prix Femina. Et je terminerai par une recommandation de ma part au grand jury du Femina et également du Goncourt, que « sans espèce de prétention de ma part j'attire leur attention qu'il est du devoir de l'homme de lettres d'attirer l'attention de qui de droit sur les œuvres qui en valent la peine, dont celle-ci ». Guido Kuyl Panégyriste retraité.

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